Au deuxième trimestre, sur un an le flux de placement des ménages a, selon la Banque de France, atteint près de 182 milliards d’euros, en hausse de 28 milliards par rapport au trimestre précédent, en raison de l’épargne contrainte accumulée depuis le mois de mars. Dans les prochains mois, la barre des 200 milliards d’euros pourrait être franchi.
En glissement annuel, l’épargne investie en produits de taux augmente nettement (149,7 milliards après 123,2 milliards), en particulier sous forme de dépôts à vue ou de livrets d’épargne (135,6 milliards). Les placements en produits de fonds propres progressent plus modérément (32,6 milliards après 25,4). Ces derniers sont, malgré le contexte boursier volatil, en hausse.
Les premières données disponibles pour le troisième trimestre montrent, avec la reprise, une moindre augmentation du numéraire et des dépôts après le point haut observé au deuxième trimestre (34,1 milliards au 3e après 63,8 au 2e). ce flux est néanmoins près de deux fois supérieur à la moyenne constatée entre 2017 et 2019. Les flux trimestriels en assurance-vie et épargne retraite en euros rebondissement légèrement, tout en restant peu dynamiques (2,4 milliards d’euros au 3e trimestre après -0,7 au 2e), et ceux en supports unités de compte se réduisent (0,9 milliard d’euros au 3e trimestre, contre 3,1 au 2e).
A la fin du deuxième trimestre, le patrimoine financier des ménages s’élevait à 5431 milliards d’euros, contre 5160 milliards d’euros à la fin du premier trimestre. Avec 3584,1 milliards d’euros, les produits de taux représentaient 66 % du patrimoine financier des ménages. Le numéraire et les dépôts ont atteint 677,1 milliards d’euros, soit 12,5 % du patrimoine financier. Les dépôts bancaires rémunérés ont un encours de 1077,2 milliards d’euros, soit près de 20 % du patrimoine financier. L’épargne réglementée en représente les trois quarts. Les fonds euros de l’assurance vie et des produits d’épargne retraite s’élevaient, toujours à la fin du deuxième trimestre, 1703 milliards d’euros (30 ù du patrimoine financier). Les ménages disposaient à la fin juin de 281 milliards d’euros d’actions cotées et de 357 milliards d’euros d’unités de compte. Les actions détenues à travers les Organismes de Placement Collectif s’élevaient à 102,4 milliards d’euros. Les actions non cotées et autres participations qui comprennent les parts détenues par les entrepreneurs atteignaient 993,2 milliards d’euros.
Le taux d’épargne des ménages au deuxième trimestre était de 18,6 % du revenu disponible brut dont 9,9 % au titre de l’épargne financière. En 2019, ces taux étaient respectivement de 14,8 et 5,3 %
La saison 2 du confinement devrait être moins violente que la saison 1, l’économie s’adaptant au fil du temps à ces circonstances très particulières. Si en mars, l’arrêt sur image avait été de mise, en novembre, le système économique fonctionne en mode dégradé mais il fonctionne. Le télétravail a été organisé, les entreprises appliquent les protocoles sanitaires, les droits de retrait restent faibles. L’ouverture des écoles a permis a facilité l’acclimatation du confinement pour les activités économiques.
Dans son analyse économique du mois de novembre, l’INSEE estime que la baisse d’activité est en novembre de 15 % quand, en avril dernier, elle atteignait 30 %. La construction et l’industrie enregistrent des pertes moindres qu’au printemps même si la moitié des entreprises industrielles soulignent de fortes pertes de productivité.
Une consommation en recul en novembre mais moins fortement qu’au printemps
La consommation des ménages pourrait reculer plus fortement que le PIB en novembre. Le déficit se situerait, toujours selon l’INSEE, autour de 15 % par rapport au niveau d’avant-crise, soit la moitié de la chute enregistrée au moment du premier confinement. Au troisième trimestre, la consommation des ménages se situait à 2 % de celui d’avant-crise. Ce chiffre surprend au regard du maintien d’un fort taux d’épargne et des restrictions qui pesaient alors sur le secteur des loisirs.
En octobre, la consommation des ménages se serait légèrement dégradée par rapport aux trois mois précédents, s’établissant à 4 % en deçà de son niveau du quatrième trimestre 2019. Les couvre-feu décidés à partir du milieu du mois d’octobre ont réduit les dépenses de restauration des ménages. a consommation de biens manufacturés serait restée dynamique malgré de moindres achats de matériels de transports. Les ventes de véhicules sont en repli depuis le mois d’août. L’éventail des commerces ouverts est un peu plus large qu’au printemps ; la vente à distance et les services de livraison à domicile se sont beaucoup développés, mais ils sont néanmoins loin de compenser les pertes de consommation liées à la fermeture des activités et d’un grand nombre de commerces Preuve que la population s’est familiarisée avec le confinement et que le deuxième est moins strict que le premier, les achats de précaution (alimentation, carburant) n’ont pas donné à un phénomène de stockage.
L’instauration du deuxième confinement le 30 octobre a provoqué une baisse sensible des transactions dans les commerces de détail dès la première semaine de novembre avec un report sur les ventes en ligne. Si la consommation en biens industriels était supérieure depuis le mois de juin à son niveau du quatrième trimestre 2019, elle se situerait nettement en deçà de ce niveau en novembre (–13 %). Cette forte diminution serait due notamment au recul de la consommation de carburant, en lien avec les restrictions de déplacement, et de biens manufacturés tels que l’habillement-chaussure ou l’équipement du foyer, en lien avec la fermeture des commerces dits « non essentiels ». La consommation de produits électriques et électroniques, en revanche, resterait au-dessus de son niveau d’avant-crise, prolongeant la dynamique amorcée depuis mai. La consommation de services principalement marchands serait inférieure de 19 % à son niveau du quatrième trimestre 2019. Le recul des dépenses d’hébergement et de restauration constituerait la principale contribution à cette chute, du fait des mesures de restriction d’activité. Les dépenses de loisirs seraient évidemment fortement réduites, ainsi que les dépenses en services de transport. Dans les services principalement non marchands, le recul de la consommation serait de 8 %. Le maintien de l’accueil dans les établissements scolaires et de l’accès à l’ensemble des soins de ville notamment, permettrait une baisse de la consommation non marchande moins forte que celle observée en avril.
Des situations contrastées au niveau de la production
En novembre, sans surprise, les pertes d’activité les plus fortes sont enregistrées dans le secteur de l’hébergement-restauration (–60 % par rapport au niveau d’avant-crise, après un mois d’octobre déjà affecté par le couvre-feu), dans celui des spectacles et loirs du fait de la fermeture des musées, bibliothèques et des salles de sport et les services de transport (–28 %, du fait des restrictions sur les voyages touristiques et les déplacements professionnels. L’agro-alimentaire est touchée en raison de la disparition des commandes des restaurants et des hôtels. A la différence du premier confinement, les ménages ne se sont pas rués dans les magasins pour constituer des réserves.
Dans le secteur du bâtiment, le deuxième confinement n’a pas donné lieu comme lors du premier à un arrêt des chantiers. La baisse d’activité devrait être mesurée.
Les travaux chez les particuliers seraient en recul en raison des craintes de contamination qu’ils génèrent (–12 %). Les activités scientifiques et techniques ainsi que les services administratifs et de soutien enregistrent une contraction de leur chiffre d’affaires de 16 %. Dans d’autres branches, comme la fabrication d’équipements ou de matériels de transport, l’activité se maintiendrait.
Un PIB en recul de 2 à 4,5 % au dernier trimestre 2020
L’INSEE, en fonction du scénario de déconfinement qui sera choisi par le Gouvernement, l’activité du mois de décembre pourrait se situer entre -4 et -13 % par rapport à son niveau d’avant crise. Dans le scénario le plus optimiste qui serait un retour rapide à la normale, l’économie retrouverait son niveau d’octobre. Si le déconfinement intervenait vers le 10 décembre, l’activité serait en-deçà de 8 %, contre -15 % en cas de poursuite en l’état du confinement. Pour l’INSEE, le PIB au dernier trimestre 2020 pourrait reculer entre – 2 ½ et – 6 %, selon les scénarios (avec – 4 ½ % pour le scénario médian).
L’année 2020 sera donc marquée par trois trimestres de recul du PIB pour un en hausse avec au total une contraction sans précédent. L’INSEE prévoit un recul du PIB de 9 à 10 %. De son côté, le Ministre de l’Economie a révisé sa prévision de croissance à -11 % mais il a déclaré, le 18 novembre, que « cela pourrait être meilleur au final » au vu des premiers retours qui montrent un second confinement moins destructeur pour l’économie que le premier .
2021, en plein doute
Pour 2021, le Ministre de l’Economie a également révisé à la baisse les prévisions officielles, le rebond passant de +8 à +6 % en pariant qu’il n’y aurait pas de troisième confinement. Ce dernier estime toujours qu’un retour fin 2022 du PIB à son niveau d’activité d’avant-crise est possible. L’écart de production fin 2021 avec 2019 serait de -4 %, quand Bercy espérait en septembre dernier pouvoir le ramener à -2,7 %.Pour le moment, le ministère des comptes publics n’a pas réévalué le déficit public pour 2021. Les prévisions pour l’année prochaine dépendent de l’évolution dé l’épidémie, de la capacité à déployer rapidement un vaccin et des effets des différents plans de relance. Le plan européen de 750 milliards d’euros ainsi que celui de la France portant sur 100 milliards d’euros devraient commencer à porter leurs fruits au cours de l’année 2021.
Au niveau des finances publiques, la Commission de Bruxelles commence à souligner les risques de certaines dérives. Elle a ainsi indiqué que « certaines mesures présentées par la France, l’Italie, la Lituanie et la Slovaquie semblent ne pas être temporaires ni compensées par d’autres mesures budgétaires ». Ces dépenses sont ainsi porteuses de déficits structurels. Ces remarques ne remettent pas en cause la position prise au printemps par la Commission de suspendre les règles de discipline budgétaire mais elle invite les gouvernements à une certaine vigilance. En France, la Commission vise notamment les hausses de salaires dans les hôpitaux et la baisse des impôts de production des entreprises. En Italie, une extension des crédits d’impôts pour les particuliers et une réduction des charges sociales dans les régions les plus défavorisées auront « un impact budgétaire au moins jusqu’en 2023 ».
Avec la crise sanitaire, les ménages de manière contrainte et par précaution épargnent des sommes conséquentes. Depuis le début de l’année, l’épargne dite covid-19 dépasse 55 milliards d’euros (épargne supplémentaire qui s’ajoute à celle qui aurait été de toute façon réalisée). Sur l’année, l’épargne des ménages dépassera 200 milliards d’euros contre 143 milliards d’euros en 2019. Cette épargne est essentiellement placée sur les comptes courants et sur les livrets d’épargne réglementés. Les épargnants privilégient la sécurité et la liquidité au détriment du rendement. Afin de favoriser la consommation, certains préconisent d’accroître la taxation de l’épargne au risque d’accentuer la défiance et de générer des comportements contre-productifs, d’autres veulent encourager l’épargne de long terme afin d’accélérer la transition énergétique ou pour augmenter les fonds propres des entreprises françaises. Dans les prochains mois, quels sont les placements qui seront porteurs et utiles pour les ménages et l’économie ? suite de l’étude
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) introduit le 1er janvier 2018 et le Plan d’Épargne Retraite de la loi PACTE constituent les deux principales réformes concernant la sphère de l’épargne depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Le PFU, combiné à la suppression de l’impôt sur la fortune sur le patrimoine financier, vise à faciliter la réorientation de l’épargne vers des placements dits productifs et à attirer des capitaux en France. Les résultats, après deux ans d’application, apparaissent globalement positifs tant sur l’attractivité de la France et sur le plan des recettes fiscales. Les pertes fiscales ont été bien moins importantes que celles attendues en raison d’une augmentation des produits financiers (dividendes en hausse) et du retour de certaines exilés fiscaux. Cette réforme semble en l’état actuel prouver une nouvelle fois le bienfondé de la courbe de Laffer qui a mis en évidence le fait qu’à partir d’un certain taux de taxation les recettes fiscales diminuent.
Une attractivité améliorée
La France se classait, en 2019, au 7e rang mondial pour les flux entrants avec 52 milliards d’euros (+40 % en un an), derrière le Royaume-Uni (-6 % en un an) en Europe mais devant l’Allemagne (source : Ministère de l’Économie). Business France souligne que le nombre d’emplois créés ou maintenus en France par les investissements des groupes étrangers a augmenté de 30 % en 2019, à 39 542 contre 30 302 en 2018.
Une évaluation délicate du fait d’un contexte fluctuant
La mesure de l’efficacité des réformes fiscales en faveur de l’épargne, en 2017/2018, est difficile à réaliser en raison de l’évolution du contexte économique et financier. L’instauration du PFU est intervenue dans un climat de hausse de l’épargne des ménages en raison de la multiplication des incertitudes (« gilets jaunes ») et de vieillissement de la population. Les ménages ont, selon la Banque de France, mis de côté 143 milliards d’euros 2019 contre 95 en 2018 et 112 milliards d’euros en 2017.
Les recettes issues du PFU dépendent de l’évolution des marchés. Après une forte chute des cours en 2018 (-10,95 %), ces derniers ont fortement progressé en 2019 (+26,37 % pour le CAC 40). Le PFU est également fonction des taux d’intérêt. Leur recul entraîne une baisse des revenus de taux pour les ménages (4,2 milliards d’euros en 2019, contre 4,7 milliards d’euros en 2018 et 5,3 milliards en 2017). Cette érosion devrait se poursuivre dans les prochaines années notamment avec la baisse du rendement des fonds euros.
Une forte hausse des dividendes perçus
En 2019, les ménages ont déclaré pour 23 milliards d’euros de dividendes au titre de 2018, contre 14 milliards en 2017. Cette hausse est, en volume, comparable à la baisse de 2013 générée par l’assujettissement au barème de l’impôt sur le revenu des produits financiers perçus dans le cadre d’un compte titres. Selon les premières données concernant les dividendes de 2019, une nouvelle hausse de 3 milliards d’euros aurait été enregistrée. Les indépendants ont privilégié à nouveau le versement des dividendes à compter de 2018 quand auparavant ils avaient opté pour un accroissement des charges de leurs entreprises. Par ailleurs, de 2013 à 2017, pour échapper aux contraintes fiscales pesant sur les SARL, les indépendants avaient privilégié la forme de la société par actions simplifiée pour la création d’entreprises.
En 2018, 11 % des anciens redevables de l’ISF ont déclaré une valeur de biens immobiliers inférieure à celle de 2017. Le manque de données ne permet pas d’affirmer qu’il s’agit d’une réa llocation de leur patrimoine. Par ailleurs, avec la hausse des prix de l’immobilier, les recettes de l’IFI ont progressé en 2019 (1,56 milliard d’euros après 1,25 milliard en 2018, hors contrôle fiscal).
Une baisse du nombre d’expatriations et une hausse du nombre d’impatriations fiscales de ménages français fortunés ont été constatées. Le nombre de départs à l’étranger de redevables à l’ISF est passé de 400 à 150 de 2017 à 2018. Les retours de contribuables français disposant d’un patrimoine élevé sont en augmentation depuis deux ans. Le nombre est passé de 100 à 250. Depuis deux ans, le nombre de retour est supérieur à celui des départs, phénomène qui n’avait été constaté qu’une seule fois en vingt ans.
Des pertes fiscales moins importantes que prévues
Le coût budgétaire du PFU établi au moment de son adoption avait été évalué entre 1,4 et 1,7 milliards d’euros. Du fait de l’accroissement des dividendes, la moins-value fiscale serait, selon France Stratégie, estimée 500 millions d’euros. Des études en cours de finalisation considèrent que la perte de recettes pourrait être nulle (travaux en cours de l’INSEE).
L’IFI, mis en place pour remplacer l’impôt sur la fortune (ISF), a rapporté 2,1 milliards d’euros en 2019, soit 600 millions de plus qu’initialement prévu dans la loi de finances. En 2018, les recettes de cet impôt avaient atteint 1,3 milliard d’euros, contre 800 millions d’euros initialement prévues. En 2017, pour sa dernière année de perception avant sa suppression, l’ISF, avec une assiette bien plus large et donc un nombre de redevables bien plus important avait rapporté 4,1 milliards d’euros. Le nombre de foyers assujettis à l’IFI était, en 2019 de 139 149 alors que près de 358 200 foyers étaient assujettis à l’ISF en 2017.
| Résultats 13 novembre 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 5 380,16 | +8,45 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 29 479,81 | +4,08 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 11 829,29 | -0,55 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 13 076,72 | +4,78 % | 13 249,01 |
| Footsie | 6 316,39 | +6,88 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3 432,07 | +7,12 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 25 385,87 | +4,36 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 310,10 | +0,80 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,310 % | +0,047 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,549 % | +0,072 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,886 % | +0,066 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1823 | -0,42 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 891,264 | -3,09 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 42,880 | +8,17 % | 66,300 |
La Bouse de Paris a connu en cette mi-novembre sa meilleure semaine depuis le mois de juin avec un gain de 8,45 %. Les valeurs « actions » ont été portées par l’espoir d’une reprise économique rendue possible par le lancement d’un vaccin contre la Covid-19 et par l’arrivée de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Les craintes liées à la dégradation de la situation sanitaire et la prolongation des restrictions en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis sont passées, ces derniers jours, au second plan. Les investisseurs espèrent, par ailleurs, de nouvelles mesures de soutien budgétaires et monétaires. Dans leur communication, les banques centrales appellent au calme en soulignant que la situation économique demeure très compliquée à court terme. Le Président de la FED, Jerome Powell, a ainsi prévenu que « les prochains mois pourraient être difficiles ». La nécessité d’un nouveau plan de soutien du Congrès demeure toujours d’actualité aux Etats-Unis. Les parlementaires républicains ont, une nouvelle fois, rejeté les appels des responsables démocrates à voter un paquet de relance budgétaire. Aux Etats-Unis, la détérioration de la situation sanitaire préoccupe de plus en plus les élus. La maire de Chicago, Lori Lightfoot, a imposé jeudi un confinement de 30 jours, tandis que les gouverneurs de l’Illinois, du Maryland et de l’Etat de Washington envisagent publiquement de faire de même. Le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies a déclaré que quasiment aucun Etat n’était épargné par la recrudescence de la pandémie.
En gagnant plus de 8 % sur la semaine, le baril de pétrole (Brent) est revenu au-dessus de 40 dollars, le prix étant soutenu par les espoirs d’un redémarrage de la croissance grâce à l’éventuel vaccin.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) introduit le 1er janvier 2018 et le Plan d’Épargne Retraite de la loi PACTE constituent les deux principales réformes concernant la sphère de l’épargne depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Le PFU, combiné à la suppression de l’impôt sur la fortune sur le patrimoine financier, vise à faciliter la réorientation de l’épargne vers des placements dits productifs et à attirer des capitaux en France. Les résultats, après deux ans d’application, apparaissent globalement positifs tant sur l’attractivité de la France et sur le plan des recettes fiscales. Les pertes fiscales ont été bien moins importantes que celles attendues en raison d’une augmentation des produits financiers (dividendes en hausse) et du retour de certaines exilés fiscaux. Cette réforme semble en l’état actuel prouver une nouvelle fois le bienfondé de la courbe de Laffer qui a mis en évidence le fait qu’à partir d’un certain taux de taxation les recettes fiscales diminuent.
Une attractivité améliorée
La France se classait, en 2019, au 7e rang mondial pour les flux entrants avec 52 milliards d’euros (+40 % en un an), derrière le Royaume-Uni (-6 % en un an) en Europe mais devant l’Allemagne (source : Ministère de l’Économie). Business France souligne que le nombre d’emplois créés ou maintenus en France par les investissements des groupes étrangers a augmenté de 30 % en 2019, à 39 542 contre 30 302 en 2018.
Une évaluation délicate du fait d’un contexte fluctuant
La mesure de l’efficacité des réformes fiscales en faveur de l’épargne, en 2017/2018, est difficile à réaliser en raison de l’évolution du contexte économique et financier. L’instauration du PFU est intervenue dans un climat de hausse de l’épargne des ménages en raison de la multiplication des incertitudes (« gilets jaunes ») et de vieillissement de la population. Les ménages ont, selon la Banque de France, mis de côté 143 milliards d’euros 2019 contre 95 en 2018 et 112 milliards d’euros en 2017.
Les recettes issues du PFU dépendent de l’évolution des marchés. Après une forte chute des cours en 2018 (-10,95 %), ces derniers ont fortement progressé en 2019 (+26,37 % pour le CAC 40). Le PFU est également fonction des taux d’intérêt. Leur recul entraîne une baisse des revenus de taux pour les ménages (4,2 milliards d’euros en 2019, contre 4,7 milliards d’euros en 2018 et 5,3 milliards en 2017). Cette érosion devrait se poursuivre dans les prochaines années notamment avec la baisse du rendement des fonds euros.
Une forte hausse des dividendes perçus
En 2019, les ménages ont déclaré pour 23 milliards d’euros de dividendes au titre de 2018, contre 14 milliards en 2017. Cette hausse est, en volume, comparable à la baisse de 2013 générée par l’assujettissement au barème de l’impôt sur le revenu des produits financiers perçus dans le cadre d’un compte titres. Selon les premières données concernant les dividendes de 2019, une nouvelle hausse de 3 milliards d’euros aurait été enregistrée. Les indépendants ont privilégié à nouveau le versement des dividendes à compter de 2018 quand auparavant ils avaient opté pour un accroissement des charges de leurs entreprises. Par ailleurs, de 2013 à 2017, pour échapper aux contraintes fiscales pesant sur les SARL, les indépendants avaient privilégié la forme de la société par actions simplifiée pour la création d’entreprises.
En 2018, 11 % des anciens redevables de l’ISF ont déclaré une valeur de biens immobiliers inférieure à celle de 2017. Le manque de données ne permet pas d’affirmer qu’il s’agit d’une réa llocation de leur patrimoine. Par ailleurs, avec la hausse des prix de l’immobilier, les recettes de l’IFI ont progressé en 2019 (1,56 milliard d’euros après 1,25 milliard en 2018, hors contrôle fiscal).
Une baisse du nombre d’expatriations et une hausse du nombre d’impatriations fiscales de ménages français fortunés ont été constatées. Le nombre de départs à l’étranger de redevables à l’ISF est passé de 400 à 150 de 2017 à 2018. Les retours de contribuables français disposant d’un patrimoine élevé sont en augmentation depuis deux ans. Le nombre est passé de 100 à 250. Depuis deux ans, le nombre de retour est supérieur à celui des départs, phénomène qui n’avait été constaté qu’une seule fois en vingt ans.
Des pertes fiscales moins importantes que prévues
Le coût budgétaire du PFU établi au moment de son adoption avait été évalué entre 1,4 et 1,7 milliards d’euros. Du fait de l’accroissement des dividendes, la moins-value fiscale serait, selon France Stratégie, estimée 500 millions d’euros. Des études en cours de finalisation considèrent que la perte de recettes pourrait être nulle (travaux en cours de l’INSEE).
L’IFI, mis en place pour remplacer l’impôt sur la fortune (ISF), a rapporté 2,1 milliards d’euros en 2019, soit 600 millions de plus qu’initialement prévu dans la loi de finances. En 2018, les recettes de cet impôt avaient atteint 1,3 milliard d’euros, contre 800 millions d’euros initialement prévues. En 2017, pour sa dernière année de perception avant sa suppression, l’ISF, avec une assiette bien plus large et donc un nombre de redevables bien plus important avait rapporté 4,1 milliards d’euros. Le nombre de foyers assujettis à l’IFI était, en 2019 de 139 149 alors que près de 358 200 foyers étaient assujettis à l’ISF en 2017.
Mercredi 18 novembre 2020 à 10 heures, en vous inscrivant (lien ci-dessous) vous pourrez assister à la réunion en ligne organisée par AG2R LA MONDIALE, LE CERCLE DE L’EPARGNE et AMPHITEA avac la participation d’André Renaudin, Jérôme Jaffré, Alain Mergier et Philippe Crevel. Le débat sera animé par Wendy Bouchard

Après un bon troisième trimestre, +18,2 %, la France est, à nouveau, avec un deuxième confinement, à une rechute de son activité économique. La Banque de France estime que le recul d’activité devrait atteindre 12 % en novembre, cette prévision étant un peu plus faible que celle du Ministère de l’Economie (-20 %). L’une comme l’autre ne prennent pas en compte le maintien éventuel d’un confinement en décembre qui aurait des effets bien plus importants par effets cumulatifs et par le fait que la fin d’année est pour de nombreux secteurs cruciale pour la réalisation du chiffre d’affaires.
En octobre, l’activité était en retrait, en France en raison du durcissement des mesures sanitaires et du poids des incertitudes économiques. Au niveau de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production était, en octobre de 73 %, contre 79 % avant la crise. Avant le confinement, une légère progression est observée dans l’automobile (de 71 à 73 % de septembre à octobre). La fermeture des concessions si elle perdurait devrait provoquer l’arrêt des sites de production et donc se traduire par une forte montée du chômage partiel dans ce secteur. Dès le mois d’octobre, la production chimique était orientée en baisse (de 77 à 75 %), tout comme celles de la métallurgie (de 67 à 66 %) et de l’habillement (de 69 à 68 %).Si l’industrie pharmaceutique fonctionne à plein régime (taux d’utilisation des capacités de production de 81 %), en revanche le secteur aéronautique à 65 de ses capacités. Avant le deuxième confinement, la situation dans les services était très diverse en fonction des secteurs. La restauration et l’hébergement étaient en net sous-activité (47 % de l’activité normale pour l’hébergement et 62 % pour la restauration en octobre), l’édition, les services d’information ou les activités juridiques et comptables avaient retrouvé un niveau normal. Au total, les services marchands fonctionnaient à 87 % en octobre, contre 89 % en septembre. Dans le bâtiment, l’activité était, en octobre, proche de la normale.
Dans le cadre de l’enquête mensuelle de la Banque de France, les chefs d’entreprise ont fait part, en octobre, que leur trésorerie se dégradait et qu’elle était inférieur à son niveau d’avant crise.
Avec le reconfinement, les chefs d’entreprise s’attendent à une chute d’activité pour le mois de novembre. Le repli serait modéré dans l’industrie et le bâtiment et serait beaucoup plus marqué dans les services, à l’exception de certains services aux entreprises. Les effets de ce deuxième confinement seront moindres en raison de l’expérience acquise avec le premier et du fait qu’il est moins strict. Plusieurs secteurs devraient néanmoins être fortement touchés, la restauration, l’hébergement, le commerce de détail (produits non-essentiel), les transports, la location de voitures, etc. Plus le confinement durera, plus la baisse d’activité s’accentuera en raison des difficultés rencontrées pour écouler la marchandise produite.
Le deuxième confinement aura, selon la Banque de France, comme conséquence une contraction d’activité de 12 % pour le mois de novembre. Lors du premier confinement, la perte était de 31 % pour les semaines du mois d’avril.
| Résultats 6 novembre 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 4 960,88 | +7,98 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 28 323,40 | +6,87 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 11 888,97 | +8,96 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 12 480,02 | +7,99 % | 13 249,01 |
| Footsie | 5 910,02 | +5,97 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3 204,05 | +8,31 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 24 325,23 | +5,87 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 312,16 | +2,72 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,357 % | -0,012 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,621 % | +0,009 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,820 % | -0,039 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1890 | +2,11 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 953,070 | +4,00 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 39,480 | +3,91 % | 66,300 |
Les indices « actions » ont effacé en grande partie leurs pertes de la semaine dernière. Les hausses atteignent en moyenne plus de 7 %. Le CAC 40 a ainsi gagné près de 7,98 %, revenant à quelques encablures des 5000 points qui constituent pour le moment une barre difficile à franchir sur la durée. En cinq jours, l’indice des valeurs technologies, le Nasdaq, a gagné près de 9 %.
Les marchés semblent plébisciter une victoire mesurée de Joe Biden qui devrait composer avec un Sénat demeuré Républicain. Les investisseurs escomptent que le nouvel exécutif sera contraint de modérer ses ardeurs sur le terrain économique et social.
En Europe, la succession de confinements qui avait fortement marqué les marchés la semaine dernière semble être digérée malgré les conséquences en termes budgétaires et de croissance qu’ils induisent.
L’épidémie aux Etats-Unis ne connaît pas des courbes aussi sinusoïdales qu’en Europe, ce qui pour le moment favorise la reprise. L’amélioration du marché de l’emploi se poursuit mais à un rythme plus lent. En octobre, 638 000 postes ont été créés après 672 000 en septembre. Le taux de chômage baisse d’un point à 6,9 %. Il s’élevait à 14,7 % en avril et à 3,5 % en février de cette année, taux qui était alors le plus bas jamais enregistré depuis cinquante ans.
Au mois d’octobre, 6,7 millions d’Américains travaillaient en temps partiel contraint en hausse par rapport à septembre. L’arrêt des mesures de soutien à l’économie du fait de l’absence d’accord au Congrès sur un nouveau plan de relance fait craindre une détérioration de la situation à compter du mois de novembre, surtout si l’épidémie s’accélère à nouveau.
Lors des dernières crises économiques et financières, les ménages ont accru le montant de leurs liquidités. Avec l’épidémie de covid-19, la progression de l’encours de dépôts à vue est à la hauteur du choc subi. Il a, en effet, augmenté de 50 milliards d’euros entre le début de l’année 2020 et le mois de septembre. Le précédent record datait de la crise financière de 2008/2009 avec une augmentation des dépôts à vue de 26 milliards d’euros. Lors de la récession de 1993 et lors de l’éclatement de la bulle Internet, la progression avait été d’une petite dizaine de milliards d’euros. La crise des dettes souveraines de 2011/2013 avait également donné lieu à une hausse des dépôts à vue de 12 milliards d’euros. En 2020, le contexte est évidemment très différent par rapport aux crises précédentes, les ménages étant amenés à épargner de manière contrainte en raison de la mise en œuvre de confinements.

Malgré la crise sanitaire, le Plan d’Epargne Retraite se fraie son chemin. Selon l’Association Française de Gestion, l’ensemble des produits collectifs d’épargne retraite, PERCO et PER d’entreprise collectifs issus de la Loi
PACTE, bénéficie à plus de 3,1 millions de porteurs de parts. Au total, plus de 274 000 entreprises se sont dotées d’un produit d’épargne retraite collectif, PERCO ou PER. En un an, la progression atteint 11 % en et de près de + 4% sur le premier semestre 2020)

Les encours du PERCO et du PER collectif s’élevaient à fin juin à 20,5 milliards d’euros en hausse de 8,5% sur un an. Les versements sur les dispositifs collectifs d’épargne retraite s’établissent à 1,75 milliard d’euros (+0,5% sur un an) et les rachats sont en baisse de 8%, p
Depuis le 1er octobre 2020, il n’est plus possible pour une entreprise de souscrire un PERCO. Elle doit passer par le PER. En revanche, les anciens contrats restent valides.
Depuis la commercialisation le 1er octobre 2019, des nouveaux PER, plus de 130 000 entreprises et 530 000 salariés en bénéficient. L’encours du seul PER collectif est de 4,8 milliards d’euros à fin juin 2020.
Sur le premier semestre de l’année, selon l’AFG, près de 31 000 entreprises ont transformé leur ancien dispositif PERCO en nouveau PER d’entreprise collectif et près de 7 000 ont mis en place ce nouveau dispositif pour leurs salariés.
Selon la Banque de France, au mois de septembre, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est identique à celui du mois d’août (0,46 %). Cette stabilité est le reflet d’une rémunération inchangée pour les dépôts des ménages (0,69%) comme pour ceux des SNF (0,16%). Le taux de rémunération des livrets bancaires fiscalisés était de 0,12 % contre 0,13 % en août.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| sept-19 | juil-20 | août-20 (e) | sept-20 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,59 | 0,47 | 0,46 | 0,46 |
| Ménages | 0,84 | 0,69 | 0,69 | 0,69 |
| dont : – dépôts à vue | 0,03 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,74 | 0,56 | 0,57 | 0,57 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,34 | 1,10 | 1,07 | 1,06 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,78 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,21 | 0,12 | 0,13 | 0,12 |
| – plan d’épargne-logement | 2,66 | 2,63 | 2,63 | 2,63 |
| SNF | 0,23 | 0,16 | 0,16 | 0,16 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,08 | 0,08 | 0,08 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,22 | 0,17 | 0,16 | 0,15 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,16 | 1,00 | 0,98 | 0,97 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,42 | -0,44 | -0,48 | -0,49 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,63 | -0,54 | -0,56 | -0,60 |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
Les indices « actions » des pays occidentaux ont fortement reculé au mois d’octobre malgré la publication de nombreux résultats d’entreprises moins catastrophiques que prévu et l’annonce de taux de croissance record pour le troisième trimestre. La survenue d’une deuxième vague plus massive et rapide que prévue a refroidi les marchés. Les mesures de reconfinement prises en Europe laissent présager un nouveau recul du PIB pour la fin de l’année et un nouveau recours aux dépenses publiques. Les tensions internationales autour de la Turquie, la perspective d’un Brexit dur et les incertitudes concernant l’élection américaine ont également pesé sur les cours. Le recul des principaux indices est important, notamment pour le DAXX allemand, près de 10 %. Le CAC 40 cède près de 5 %. Le Nasdaq perd de son côté 1,57 % en un mois. Dans ce contexte économique peu porteur, le baril de pétrole (BRENT) a perdu plus de 8 % de sa valeur en un mois et passe en-dessous de 40 dollars.
La Banque centrale européenne a décidé de ne pas modifier sa politique monétaire et ses taux malgré la deuxième vague de covid-19 qui frappe l’Europe. Elle a indiqué dans son communiqué de presse que dans un environnement de risques « clairement orientés à la baisse, le conseil des gouverneurs évaluera soigneusement » les informations à venir, et notamment la dynamique de la pandémie et la perspective du déploiement d’un vaccin. Les nouvelles projections économiques de décembre permettront à la banque centrale de « recalibrer ses instruments de façon appropriée ».
Au mois de juin dernier la BCE avait ajouté une rallonge de 600 milliards d’euros au programme d’urgence de 750 milliards d’achat de dettes. Une nouvelle augmentation de ce programme est désormais prévue pour le mois de décembre. Une possible baisse du taux de dépôt, actuellement à -0,5 %, est également envisagée.

Le Plan d’Epargne Logement n’est pas un livret comme le Livret A et le LDDS. C’est un contrat associant l’Etat, un établissement financier et un épargnant. En vertu du droit des contrats, ce sont les clauses signées au moment qui s’appliquent durant toute la vie du contrat. De ce fait, les modifications relatives au PEL ne peuvent pas être rétroactives. Ainsi, le taux de rémunération est fixé à la signature et court jusqu’à la fin du contrat. Celle-ci n’a été bornée qu’à compter de 2011. Elle ne peut excéder 10 ans pour les versements et 15 ans pour la rémunération au taux initial. Tous les contrats signés avant 2011 sont donc toujours ouverts. Du fait du contexte de taux de l’époque, ils sont bien rémunérés et d’autant plus qu’une prime d’Etat pouvait s’appliquer, prime supprimée en 2018. Hors prime, les contrats d’avant 2011 peuvent être rémunérés entre 2,5 et 4,75 %.

Selon l’Observatoire de l’Epargne Réglementée, le taux moyen de la rémunération des PEL était de 2,65 % en 2019 mais pour ceux ceux des PEL ouverts avant 2011, ce taux est de de 4,4 %. Le rapport 2019 de cet observatoire souligne que « cette rémunération élevée au regard des taux d’intérêt actuels pèse sur l’économie française, en accroissant le coût des ressources disponibles pour le financement de l’économie par les établissements bancaires ».
L’Observatoire indique que l’application d’un taux de 1 % à tous les PEL souscrits avant 2011 pourrait permettre aux banques d’économiser et de reverser dans l’économie 4 milliards d’euros par an.
L’adoption d’une telle réforme est délicate à mener. Elle serait impopulaire et juridiquement osée. Le PEL étant considéré comme un contrat comme l’assurance vie, le législateur a veillé jusqu’à maintenant à ne pas adopter de mesures rétroactives de peur d’une censure du Conseil constitutionnel. La réforme prévue par la loi de finances pour 2011 qui institue une durée de placement de 10 ans pour les PEL en est une des manifestations. Pour modifier les règles rétroactivement, il faudrait donc compter sur la mansuétude du Conseil constitutionnel. Le Gouvernement pourrait arguer que la remise en cause du contrat se justifie au nom de l’intérêt général. Ce n’est pas évident à plaider. Il pourrait décider l’arrêt des versements à compter d’une date sans fermeture des plans, cela serait néanmoins une modification substantielle du contrat. Il pourrait fiscaliser davantage les PEL mais cela ne serait guère populaire et cela frapperait tous les titulaires. Ce ne serait pas très juste. L’Etat et surtout les banques doivent faire face au problème des taux garantis, ce qui est interdit au niveau des contrats d’assurance vie. En Allemagne, le problème s’est posé pour les contrats d’assurance vie. Le Gouvernement a obtenu l’abandon des taux garantis après validation législative. Le risque était alors très important pour les compagnies compte tenu des encours en jeu, ce qui n’est pas le cas avec le PEL.
L’Observatoire de l’Épargne Réglementée, qui dépend de la Banque de France, a présenté son rapport annuel 2019, le 27 octobre dernier.
L’épargne réglementée correspond aux produits d’épargne (comptes et livrets) dont les conditions de fonctionnement sont fixées par les pouvoirs publics comme le livret A, le livret de développement durable, le livret d’épargne populaire, le plan épargne logement et le livret jeune. Ces produits ont généralement une fiscalité attractive. Dans le cas du livret A, les intérêts générés par l’argent déposé sur le livret A ne sont pas sujets à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. En 2019, l’épargne réglementée des ménages français est en hausse de 2,7%. Elle atteignait à la fin de l’année dernière 772 milliards d’euros
En 2019, l’épargne réglementée représentait près de 14,2 % du patrimoine financier des Français contre environ 15 % les années précédentes. Cet état des lieux sera amené à évoluer en 2020, l’épargne bancaire cumulée par les Français entre le début du mois de mars et la fin du mois de septembre ayant été de 83 milliards d’euros. Sur les neufs premiers mois de l’année, la collecte du Livret A a atteint 25,76 milliards d’euros, ce qui constitue un record.
Malgré un rendement négatif, le livret A a contribué à la hausse de l’épargne règlementée en 2019
Fin 2019, près de 82 % des Français (soit 54,9 millions des Français) détenaient un livret A, soit une légère diminution par rapport à l’année précédente. L’argent déposé sur le livret A est en hausse de 20,3 milliards d’euros (+5,2%) par rapport à 2018. Son encours total était de 298,4 milliards d’euros et son encours moyen de 5 100 euros contre 4 800 euros en 2018.
En 2019, le rendement réel du livret A était négatif pour la troisième année consécutive. Le taux inflation ayant été de 1,1 % en 2019 et le taux du livret A de 0,75 % son rendement réel s’établissait à (-0,35 %) en 2019. Sa rémunération est passé à 0,5 % début 2020.
Ce rendement négatif n’est cependant pas inédit. Comme le souligne Olivier Garnier, directeur général des statistiques, études économiques et internationales de la Banque de France « Depuis sa création, en 1818, le livret A n’a connu que 79 années de rendements réels négatifs ». La banque de France met également en évidence dans son rapport que « le rendement de l’épargne réglementée reste, même dans ce contexte, compétitif relativement aux autres produits d’épargne financière, et représente un équilibre entre des produits de taux très peu rémunérateurs et des produits de fonds propres à la volatilité forte ».
Les encours des livrets de développement durable et solidaire et des plans d’épargne-logement sont en hausse contrairement à ceux des livrets d’épargne populaire
Les sommes déposées sur les livrets de développement durable et solidaire ont progressé de 4% à 111,9 milliards d’euros.
En revanche, les encours des livrets d’épargne populaire (LEP) ont baissé de 9,2 % à 38,7 milliards d’euros. La Banque de France précise que cette baisse tient à « l’arrivée à échéance, en 2019, de la dérogation légale qui a permis à certains détenteurs de conserver un LEP entre 2014 et 2019 alors qu’ils n’en respectaient pas les nouveaux critères d’éligibilité ». Pour la Banque de France, « sans cette évolution réglementaire, le nombre de LEP aurait progressé pour la première fois depuis 2015 ».
Les encours des plans d’épargne logement (PEL) sont en hausse de 2,2 % à 282,5 milliards d’euros malgré un nombre de comptes en baisse en 2019 de 6,1 %.
Dans un contexte de taux structurellement faibles, les PEL sont néfastes pour l’économie française
Dans ce rapport annuel, la Banque de France évoque la problématique du coût du stock de plans épargne logement (PEL) dont l’encours total était presque similaire fin 2019 à celui du livret A. Près de 20 % des français détiennent un PEL.
Le taux moyen de la rémunération des PEL était de 2,65 % en 2019 mais ceux des PEL ouverts avant 2011, ont une rémunération de près de 4,4 %. Pour la banque de France, « Cette rémunération élevée au regard des taux d’intérêt actuels pèse sur l’économie française, en accroissant le coût des ressources disponibles pour le financement de l’économie par les établissements bancaires ».
La banque centrale de la France estime que l’application d’un taux de 1 % à tous les PEL souscrits avant 2011 pourrait permettre aux banques d’économiser et de reverser dans l’économie 4 milliards par an.
Le PEL a été l’objet de plusieurs réformes au cours de la dernière décennie
L’année 2011 avait été marquée par un durcissement des règles avec l’établissement d’une durée de vie maximale fixée à 15 ans et d’une révision annuelle de la rémunération des nouveaux PEL. Les PEL ouverts avant 2011 correspondaient en 2019 à près d’un tiers des encours totaux, avec 115,5 milliards d’euros.
Les taux du PEL ont été modifié en 2016. Le taux appliqué aux nouveaux PEL souscrits depuis 2016 est de 1%. Mais pour la Banque de France, il devrait être de 0,3%. Cette diminution des taux en 2016 a eu des conséquences sur la collecte nette qui est depuis continuellement en baisse et même négative depuis 2018. Cependant les primes acquises et la capitalisation des intérêts ont conduit à une poursuite de l’augmentation des encours.
Une réforme des plus anciens PEL s’annonce toutefois délicate étant donné que les rémunérations sont inscrites dans les contrats. Une modification pourrait conduire à des contentieux.
Avant les annonces de reconfinement prononcées par le Président de la République, la confiance des ménages dans la situation économique s’érodait. L’indicateur de l’INSEE mesurant cette confiance a perdu un point, en octobre par rapport à septembre. À 94, il retrouve son niveau de juillet et août et demeure en dessous de sa moyenne de longue période (100).

Cercle des Epargne – données INSEE
En octobre, les ménages sont moins optimistes sur leur situation financière future. L’indicateur est en baisse de trois points et repasse en dessous de sa moyenne de longue période. En revanche, le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée est stable et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période.
Par ailleurs, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est stable. Le solde correspondant est malgré tout inférieur à sa moyenne de longue période.
En octobre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est en baisse. Le solde correspondant perd deux points, mais demeure très au-dessus de sa moyenne de long terme. Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future baisse quant à lui légèrement. Il perd un point et se maintient bien au-dessus de sa moyenne de longue période.

Cercle de l’Epargne – données INSEE
En octobre, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois diminue. En revanche, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois reste stable.
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage s’accentuent un peu en octobre. Le solde correspondant augmente de deux points et demeure très au-dessus de sa moyenne de longue période.
Après la période l’estivale, les ménages au courant du mois d’octobre commençaient à rendre conscience de l’arrivée de la deuxième vague. Au regard de la situation sanitaire et économique, le moral des Français mesurés par l’INSEE peut apparaître comme relativement correct. Les mesures de soutien décidées par les pouvoirs publics peuvent expliquer cet état d’esprit qui néanmoins s’accompagne d’une forte défiance à l’égard de ces derniers. Quatre fois moins d’a
Le rythme de constitution de dépôts bancaires par les ménages a de nouveau augmenté, selon la Banque de France en septembre (+ 5,4 milliards d’euros, contre + 3 milliards d’euros en août). Ce montant se rapproche néanmoins de celui qui avait cours avant la phase de confinement du printemps. De janvier 2017 à février 2020, le rythme mensuel de progression était de 5,9 milliards d’euros. Les Français n’ont pas réduit leur poche de liquidités après le premier confinement.
Les flux nets de crédits bancaires, après un mois de faible progression en août, ont repris en septembre le dynamisme observé de mai à juillet pour s’établir à 8,9 milliards d’euros, au-dessus de la moyenne pré-covid, de janvier 2017 à février 2020 (+ 6,2 milliards d’euros. Le crédit à la consommation contribue positivement en septembre (200 milions d’euros aux flux de crédit totaux, qui restent néanmoins portés principalement par le crédit à l’habitat (8,8 milliards d’euros. Au total, le flux net d’épargne bancaire (c’est-à-dire hors placements non bancaires, calculé comme la différence entre les dépôts y compris numéraire et les crédits) est négatif en septembre de 3,3 milliards d’euros pour la première fois depuis mars. Ce flux net entre mars et septembre atteint ainsi 83,3 milliards d’euros, en recul par rapport au cumul à fin août (86,6 milliards d’euros).
Lundi 26 octobre
La Commission européenne publiera pour l’Union européenne et la zone euro les indicateurs avancés qui mesurent la confiance des consommateurs et la confiance dans l’industrie pour le mois d’octobre.
Le PIB pour le troisième trimestre en France sera connu.
Les indices IFO d’octobre sur la situation économique en Allemagne seront communiqués.
Publication de l’enquête pour le chômage au troisième trimestre 2020 en Espagne.
Aux États-Unis, il faudra suivre l’indice sur l’activité économique de la FED de Chicago pour le mois de septembre.
Mardi 27 octobre
L’indicateur de la masse monétaire M3 de la zone euro pour le mois de septembre et le troisième trimestre sera connu.
Aux États-Unis, l’indice manufacturier de la FED de Richmond d’octobre sera dévoilé.
Mercredi 28 octobre
Publication du niveau des stocks de gros en septembre aux États-Unis.
Jeudi 29 octobre
Décision sur les taux de la Banque centrale européenne (BCE). Conférence de presse de la BCE.
Le PIB pour le troisième trimestre dans la zone euro sera dévoilé par Eurostat.
Le taux de chômage pour le mois d’octobre en Allemagne sera connu tout comme le PIB allemand pour le troisième trimestre.
Publication en Italie de l’indice de confiance des consommateurs pour octobre.
Annonce par la Banque du Japon de sa décision sur les taux.
Le Ministère de l’économie, du Commerce et de l’industrie japonais dévoilera le niveau de la production industrielle en septembre.
Vendredi 30 octobre
Le PIB pour le troisième trimestre en Allemagne sera publié.
Le taux de chômage en Italie en septembre sera connu.
Lundi 2 novembre
Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats des indices ISM Manufacturier, ISM Manufacturing Employment Index, ISM Manufacturing New Orders Index et ISM prix payés d’octobre.
Publication au Japon du PMI Manufactuier Nikkei pour le mois d’octobre.
La production industrielle en septembre sera publiée par l’Insee.
Mardi 3 novembre
La production industrielle en septembre en Allemagne sera dévoilée.
Election présidentielle américaine.
Mercredi 4 novembre
Les balances commerciales allemandes et américaines pour le mois d’octobre seront dévoilées.
L’indice PMI des services pour le mois d’octobre sera publié dans la zone euro, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni.
L’indice Markit- PMI composite pour le mois d’octobre sera publié dans la zone euro, en France, en Allemagne et aux États-Unis.
En Chine, le PMI des services Caixin pour le mois d’octobre sera donné.
Jeudi 5 novembre
Publication par la Bundesbank d’Allemagne de l’indicateur des commandes d’usine pour le mois de septembre.
Décision sur les taux de la Fed. Déclaration de la politique monétaire de la Fed et conférence de presse du Federal Open Market Committee (FOMC).
La production industrielle en septembre en Espagne sera dévoilée.
Publication du taux de chômage en octobre aux États-Unis. Le niveau des stocks des grossistes en septembre sera publié par le Bureau américain.
Samedi 7 novembre
La balance commerciale chinoise pour le mois d’octobre sera connue.
Lundi 9 novembre
L’indice Sentix relatif à la confiance des investisseurs dans la zone euro sera publié pour le mois de novembre.
Les réserves de change de la Chine pour le mois d’octobre seront connues.
| Résultats 23 octobre 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 4,909.64 | -0,53 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 28 335,57 | -0,95 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 11 548,28 | -1,06 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 12 645,75 | -2,04 % | 13 249,01 |
| Footsie | 5 852,81 | -1,13 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3 198,86 | -1,44 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 23 516,59 | +0,45 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 276,98 | -0,72 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,300 % | +0,051 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,574 % | +0,052 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,851 % | +0,102 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1839 | +1,05 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 896,585 | -0,12 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 41,880 | -2,10 % | 66,300 |
La bourse de Paris a cédé du terrain les trois premiers jours de la semaine avec la succession de mauvaises nouvelles sur le plan de l’épidémie. La publication de résultats moins dégradés que prévus pour le troisième trimestre et de plusieurs indicateurs européens ainsi qu’américains ont rassuré les investisseurs qui récusent le scénario du pire, une croissance en W sur fond de reconfinement. Le CAC 40 sur la semaine ne lâche que 0,53 %.
L’indice PMI IHS Markit composite (synthèse entre l’industrie et les services) du secteur privé a progressé de 1,6 point 54,5 en octobre outre-Rhin, contre 53,2 attendu. L’accélération de la croissance de l’activité manufacturière à 58 points, au plus haut depuis début 2018, contrebalance en effet la contraction observée dans les services (48,9). Un chiffre supérieur à 50 traduit une croissance de l’activité, tandis qu’un indice inférieur signale une contraction. Aux Etats-Unis, le même indice composite PMI IHS Markit a progressé de 1,2 point à 55,5, soutenu aussi bien par l’activité manufacturière (53,2) que par celle des services (+1,4 point à 56).
Les taux d’intérêt sur les obligations d’Etat ont augmenté de 50 à 100 points de base. Aux Etats-Unis, entre la proximité des élections et l’accroissement attendu de la dette publique en raison de la conclusion d’un nouveau plan de relance, les taux ont vivement augmenté. Le mouvement est identique mais dans une moindre proportion en Europe, toujours en lien avec la reprise de l’épidémie qui devrait se traduire par une moindre croissance. Les investisseurs commencent à regarder avec plus d’attention le risque souverain. François Villeroy de Galhau, le Gouverneur de la Banque de France est alarmiste sur le sujet, « nous ne savons pas si, ni quand la tragédie – un choc de confiance majeur, par exemple – peut se produire. Mais nous savons avec certitude que l’augmentation de la dette publique est un risque croissant qui pèse sur nous, et encore plus sur nos enfants et nos petits-enfants ». Une dette publique élevée accroît mécaniquement la sensibilité des finances publiques à la hausse des taux d’intérêt due à un resserrement de la politique monétaire. L’abaissement du ratio de la dette sera un exercice d’autant plus difficile que le niveau de départ est élevé et que de mauvaises habitudes ont été prises. A un moment ou un autre, les investisseurs demanderont une prime de risque, qui poussera à la hausse les coûts d’emprunt et compliquera la stabilisation de la dette .Le risque n’est pas immédiat en raison des politiques mises en œuvre par les banques centrales. A la fin des processus de rachats, l’appréciation des risques changera. Certes, certains imaginent la poursuite sans fin des mécanismes de rachat ou l’inscription en dette perpétuelle des obligations ainsi rachetées. Quoi qu’il en soit, les Etats seront dans le futur en situation de fragilité en cas de survenue de récession compte tenu des niveaux atteints par l’endettement. Les marges de manœuvre seront réduites pour de nombreuses années.
Les ménages français, après les vacances et malgré les dépenses de la rentrée scolaire continuent à renforcer leur poche d’épargne de précaution. Le Livret A reste avec les dépôts à vue le principal bénéficiaire de cette propension quand l’assurance vie demeure en retrait sans connaître de réelle remise en cause.
Le Livret A toujours en pointe
Au mois de septembre, pour la neuvième fois consécutive, le Livret A enregistre, selon la Caisse des Dépôts et Consignation, une collecte positive de 1,26 milliard d’euros. Ce résultat est en retrait par rapport à celui du mois d’août, 2,25 milliards d’euros, mais proche de celui du mois de septembre 2019 (1,06 milliard d’euros). Progressivement, le Livret A retrouve ainsi son rythme normal de collecte. Ce recul intervient après un semestre de forte collecte générée par le confinement et la chute de la consommation qui en a résulté. Ce retour à la normale est encore plus marqué pour le LDDS dont la collecte n’est que de 200 millions d’euros en septembre contre 600 millions en août. L’année dernière, en septembre, ce produit avait connu une décollecte de 40 millions d’euros. Le mois de septembre était traditionnellement un mauvais mois pour l’épargne réglementée. Le Livret A a enregistré cinq décollectes en dix ans. Septembre est synonyme de rentrée scolaire et s’accompagne de dépenses incontournables pour les ménages qui sont donc amenés à puiser dans leur épargne de court terme. Jusqu’en 2018, le versement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu pesait également sur les résultats du mois de septembre. Le résultat de cette année souligne le souhait des ménages de disposer d’un montant important de liquidités afin de faire face à toute menace. Cette volonté était déjà l’œuvre en 2019, année post gilets jaunes et année de réforme des retraites. Ces deux évènements déstabilisants pour une partie de l’opinion avaient entraîné un rebond de l’épargne de court terme.
Sur les neufs premiers mois de l’année, la collecte du Livret A a atteint 25,76 milliards d’euros, ce qui constitue un record. Celle du LDDS s’est élevé à 6,98 milliards d’euros. Les encours de ces deux produits restent à des niveaux historiques à 324,3 milliards d’euros pour le Livret A et 119,3 milliards d’euros pour le LDDS. Pour retrouver un tel résultat, il faut remonter en 2012, année du relèvement des plafonds du Livret a et du LDDS ainsi que de la crise des dettes souveraines
L’assurance vie plie mais ne rompt pas
Pour le septième mois consécutif, l’assurance vie enregistre, selon la Fédération Française de l’Assurance, une décollecte au mois de septembre, de 800 millions d’euros. Sur les neufs premiers mois de l’année, la décollecte s’établit à -7,3 milliards d’euros quand, en 2019, la collecte nette était de 20,8 milliards d’euros sur la même période. Depuis le début de la crise sanitaire, l’assurance vie doit faire face à une raréfaction des cotisations, les rachats se maintenant à un niveau classique. Le produit ne souffre pas d’une défiance des épargnants mais de leur préférence absolue pour la liquidité.
En septembre, les cotisations brutes se sont élevées à 9,4 milliards d’euros, soit un montant supérieur à celui d’août (8,0 milliards d’euros). Elles sont, en revanche, nettement inférieures à celles du mois de septembre 2019 (12,4 milliards d’euros). Depuis le début de l’année, la collecte brute a atteint 82,2 milliards d’euros, contre 109,5 milliards d’euros sur la même période en 2019. Le cap est maintenu en ce qui concerne les unités de compte qui représentaient en septembre 33 % de la collecte. Ce taux est conforme à la moyenne observée depuis le début de l’année (34 %). Cette proportion de 33 % correspond aux objectifs que les assureurs se sont assignés. Les assurés acceptent en partie le défi. L’incitation à la souscription d’unités de compte peut expliquer en partie la baisse de la collecte brute.
Le montant des prestations versées a été en légère hausse en septembre à 10,2 milliards d’euros contre 8,1 milliards d’euros en août. L’année dernière, elle avait atteint 9,3 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les prestations versées par les sociétés d’assurance s’élèvent à 89,5 milliards d’euros (88,8 milliards d’euros sur la même période en 2019).
Le poids des incertitudes
Le haut niveau d’incertitudes sanitaires et économiques dissuade les ménages de s’engager sur le long terme. Ils privilégient la liquidité totale avec les dépôts à vue et les comptes courants. Par crainte d’une baisse de revenus ou d’une perte d’emploi, l’épargne de précaution est de mise. L’assurance vie placement de moyen et long terme est dans ce contexte délaissé. Elle reste néanmoins de loin le premier placement avec un encours de 1760 milliards d’euros.
Si la consommation de biens a retrouvé, en août, son niveau d’avant crise, celle de services est en retrait en raison des contraintes qui pèsent sur les activités de loisirs et de tourisme. Le déficit de consommation entre mars et mai n’a pas été comblé dans les mois qui ont suivi. Les ménages ne sont pas en mode consommation mais en mode prudence. Ils veillent à ne pas s’engager dans des dépenses importantes en attendant l’évolution de la situation sanitaire et économique. Avec les nouvelles mesures prises pour limiter la diffusion du virus (couvre-feu, fermeture des bars, restrictions sur les évènements sportifs, culturels, etc.), les dépenses de consommation devraient ressortir en baisse à compter du mois d’octobre. Le supplément d’épargne généré par l’épidémie a atteint 55 milliards d’euros selon le Conseil d’Analyse Economique. Au total, les Français pourraient épargner plus de 200 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année. Les ménages auront tout intérêt de se poser la question de la réorientation d’une partie de cette cassette d’ici la fin de l’année en particulier pour bénéficier d’éventuels allègements fiscaux. Les arbitrages en faveur du Plan d’Epargne Retraite, des Fonds d’Investissement de Proximité ou des Fonds Communes de Placement pour l’Innovation devront intervenir d’ici le 31 décembre.
À la fin du deuxième trimestre marqué par les confinements ainsi par les réponses économiques apportées à ceux-ci, la dette publique a enregistré une forte progression au sein de l’Union européenne. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est établi à 95,1 % dans la zone euro, contre 86,3% à la fin du premier trimestre. Pour l’ensemble de l’Union, le ratio a augmenté, passant de 79,4 % à 87,8 %. Par rapport au deuxième trimestre 2019, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a augmenté tant dans la zone euro (de 86,2 % à 95,1 %) que dans l’UE (de 79,7 % à 87,8 %). Les augmentations importantes sont imputables à deux facteurs, soit la forte hausse de la dette publique et la diminution du PIB.

Pour le septième mois consécutif, l’assurance vie enregistre, selon la Fédération Française de l’Assurance, une décollecte au mois de septembre, de 800 millions d’euros. Sur les neufs premiers mois de l’année, la décollecte s’établit à -7,3 milliards d’euros quand, en 2019, la collecte nette était de 20,8 milliards d’euros sur la même période. Depuis le début de la crise sanitaire, l’assurance vie doit faire face à une raréfaction des cotisations, les rachats se maintenant à un niveau classique. Le produit ne souffre pas d’une défiance des épargnants mais de leur préférence absolue pour la liquidité.
Des cotisations en retrait
En septembre, les cotisations brutes se sont élevées à 9,4 milliards d’euros, soit un montant supérieur à celui d’août (8,0 milliards d’euros). Elles sont, en revanche, nettement inférieures à celles du mois de septembre 2019 (12,4 milliards d’euros). Depuis le début de l’année, la collecte brute a atteint 82,2 milliards d’euros, contre 109,5 milliards d’euros sur la même période en 2019.
Les unités de compte toujours sur la barre des 33 %
Le cap est maintenu en ce qui concerne les unités de compte qui représentaient en septembre 33 % de la collecte. Ce taux est conforme à la moyenne observée depuis le début de l’année (34 %). Cette proportion de 33 % correspond aux objectifs que les assureurs se sont assignés. Les assurés acceptent en partie le défi. L’incitation à la souscription d’unités de compte peut expliquer en partie la baisse de la collecte brute.
Des prestations dans la norme
Le montant des prestations versées a été en légère hausse en septembre à 10,2 milliards d’euros contre 8,1 milliards d’euros en août. L’année dernière, elle avait atteint 9,3 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les prestations versées par les sociétés d’assurance s’élèvent à 89,5 milliards d’euros (88,8 milliards d’euros sur la même période en 2019).
Un climat peu porteur pour l’assurance vie
Le haut niveau d’incertitudes sanitaires et économiques dissuade les ménages à s’engager sur le long terme. Ils privilégient la liquidité totale avec les dépôts à vue et les comptes courants. Par crainte d’une baisse de revenus ou d’une perte d’emploi, l’épargne de précaution est de mise. L’assurance vie placement de moyen et long terme est dans ce contexte délaissé. Elle reste néanmoins de loin le premier placement avec un encours de 1760 milliards d’euros.
Avec la multiplication des restrictions dans le cadre de la seconde vague, le cycle de légère décollecte devrait se poursuivre dans les prochains mois, les ménages préférant attendre avant de réorienter l’épargne engrangée depuis le mois de mars.
Pour le septième mois consécutif, l’assurance vie enregistre, selon la Fédération Française de l’Assurance, une décollecte au mois de septembre, de 800 millions d’euros. Sur les neufs premiers mois de l’année, la décollecte s’établit à -7,3 milliards d’euros quand, en 2019, la collecte nette était de 20,8 milliards d’euros sur la même période. Depuis le début de la crise sanitaire, l’assurance vie doit faire face à une raréfaction des cotisations, les rachats se maintenant à un niveau classique. Le produit ne souffre pas d’une défiance des épargnants mais de leur préférence absolue pour la liquidité.
Des cotisations en retrait
En septembre, les cotisations brutes se sont élevées à 9,4 milliards d’euros, soit un montant supérieur à celui d’août (8,0 milliards d’euros). Elles sont, en revanche, nettement inférieures à celles du mois de septembre 2019 (12,4 milliards d’euros). Depuis le début de l’année, la collecte brute a atteint 82,2 milliards d’euros, contre 109,5 milliards d’euros sur la même période en 2019.
Les unités de compte toujours sur la barre des 33 %
Le cap est maintenu en ce qui concerne les unités de compte qui représentaient en septembre 33 % de la collecte. Ce taux est conforme à la moyenne observée depuis le début de l’année (34 %). Cette proportion de 33 % correspond aux objectifs que les assureurs se sont assignés. Les assurés acceptent en partie le défi. L’incitation à la souscription d’unités de compte peut expliquer en partie la baisse de la collecte brute.
Des prestations dans la norme
Le montant des prestations versées a été en légère hausse en septembre à 10,2 milliards d’euros contre 8,1 milliards d’euros en août. L’année dernière, elle avait atteint 9,3 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les prestations versées par les sociétés d’assurance s’élèvent à 89,5 milliards d’euros (88,8 milliards d’euros sur la même période en 2019).
Un climat peu porteur pour l’assurance vie
Le haut niveau d’incertitudes sanitaires et économiques dissuade les ménages à s’engager sur le long terme. Ils privilégient la liquidité totale avec les dépôts à vue et les comptes courants. Par crainte d’une baisse de revenus ou d’une perte d’emploi, l’épargne de précaution est de mise. L’assurance vie placement de moyen et long terme est dans ce contexte délaissé. Elle reste néanmoins de loin le premier placement avec un encours de 1760 milliards d’euros.
Avec la multiplication des restrictions dans le cadre de la seconde vague, le cycle de légère décollecte devrait se poursuivre dans les prochains mois, les ménages préférant attendre avant de réorienter l’épargne engrangée depuis le mois de mars.
Le 24 mars 2020, Daniel Labaronne et plusieurs de ses collègues députés, ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à diminuer le phénomène de déshérence sur les contrats d’assurance de retraite supplémentaire. Leur proposition, modifiée par l’Assemblée, a été transmise le 22 juin 2020 au Sénat. Ce texte propose de confier au groupement d’intérêt public (GIP) Union retraite, à travers son portail en ligne Info retraite, une mission d’information sur les produits de retraite supplémentaire détenus par un assuré. La proposition de loi consacre, pour toute personne, un droit à l’information sur les produits d’épargne retraite détenus par celle-ci. Le texte prévoit la mise en œuvre d’une campagne de communication sur le relevé de situation individuelle récapitulant les droits acquis au titre de l’épargne retraite. Il ajoute au sein de l’état récapitulatif que reçoit le salarié lors de son départ de l’entreprise les sommes et valeurs mobilières épargnées ou transférées sur l’un des produits de retraite supplémentaire préexistant à la réforme de 2019 instituant le PER. La proposition de loi créé une expérimentation en matière de recherche de bénéficiaires de contrats en déshérence.
La Commission des affaires sociales du Sénat a souhaité clarifier l’intention du dispositif afin de renforcer l’accès à certaines informations relatives aux contrats de retraite supplémentaire. Elle a également souhaité mieux encadrer les échanges d’informations prévus entre le groupement et les gestionnaires et la mise à disposition de ces informations par le groupement. Elle a supprimé le dispositif expérimental mentionné ci-dessus
Le Sénat en séance publique, le 21 octobre 2020, a adopté la proposition de loi ainsi modifiée. Les sénateurs ont en séance levé l’interdiction inscrite en commission relative à la transmission au groupement, par les gestionnaires, de données financières sur les contrats de retraite supplémentaire.
Au mois de septembre, pour la neuvième fois consécutive, le Livret A enregistre, selon la Caisse des Dépôts et Consignation, une collecte positive de 1,26 milliard d’euros. Ce résultat est en retrait par rapport à celui du mois d’août, 2,25 milliards d’euros, mais proche de celui du mois de septembre 2019 (1,06 milliard d’euros). Progressivement, le Livret A retrouve ainsi son rythme normal de collecte. Ce recul intervient après un semestre de forte collecte générée par le confinement et la chute de la consommation qui en a résulté. Ce retour à la normale est encore plus marqué pour le LDDS dont la collecte n’est que de 200 millions d’euros en septembre contre 600 millions en août. L’année dernière, en septembre, ce produit avait connu une décollecte de 40 millions d’euros.
Le mois de septembre est traditionnellement un mauvais mois pour l’épargne réglementée. Le Livret A a enregistré cinq décollectes en dix ans. Septembre est synonyme de rentrée scolaire et s’accompagne de dépenses incontournables pour les ménages qui sont donc amenés à puiser dans leur épargne de court terme. Jusqu’en 2018, le versement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu pesait également sur les résultats du mois de septembre. Le résultat de cette année souligne le souhait des ménages à disposer d’un montant important de liquidités afin de faire face à toute menace. Cette volonté était déjà l’œuvre en 2019, année post gilets jaunes et année de réforme des retraites. Ces deux évènements déstabilisants pour une partie de l’opinion avaient entraîné un rebond de l’épargne de court terme.
En septembre, le contexte sanitaire et économique continue de peser sur les résultats de l’épargne. Ces dernières semaines, les ménages n’ont pas puisé dans la cagnotte constituée depuis le mois de mars. Ils ont, au contraire, continué à mettre de l’argent de côté. L’arrivée de la deuxième vague de l’épidémie et la hausse probable du chômage expliquent ce comportement. Si la consommation de biens a retrouvé, en août, son niveau d’avant crise, celle de services est en retrait en raison des contraintes qui pèsent sur les activités de loisirs et de tourisme. Par ailleurs, le déficit de consommation entre mars et mai n’a pas été comblé dans les mois qui ont suivi. Les ménages ne sont pas en mode consommation mais en mode prudence. Ils veillent à ne pas s’engager dans des dépenses importantes en attendant l’évolution de la situation sanitaire et économique.
Sur les neufs premiers mois de l’année, la collecte du Livret A a atteint 25,76 milliards d’euros, ce qui constitue un record. Celle du LDDS s’est élevé à 6,98 milliards d’euros. Les encours de ces deux produits restent à des niveaux historiques à 324,3 milliards d’euros pour le Livret A et 119,3 milliards d’euros pour le LDDS. Pour retrouver un tel résultat, il faut remonter en 2012, année du relèvement des plafonds du Livret a et du LDDS et de la crise des dettes souveraines.
Avec les nouvelles mesures prises pour limiter la diffusion du virus (couvre-feu, fermeture des bars, restrictions sur les évènements sportifs, culturels, etc.), les dépenses de consommation devraient ressortir en baisse à compter du mois d’octobre. Cette situation associée à un haut niveau d’anxiété au sein de la population devrait se traduire par le maintien d’un fort volant d’épargne de précaution. La cassette covid-19 devrait donc continuer à se remplir.
Au mois de septembre, pour la neuvième fois consécutive, le Livret A enregistre, selon la Caisse des Dépôts et Consignation, une collecte positive de 1,26 milliard d’euros. Ce résultat est en retrait par rapport à celui du mois d’août, 2,25 milliards d’euros, mais proche de celui du mois de septembre 2019 (1,06 milliard d’euros). Progressivement, le Livret A retrouve ainsi son rythme normal de collecte. Ce recul intervient après un semestre de forte collecte générée par le confinement et la chute de la consommation qui en a résulté. Ce retour à la normale est encore plus marqué pour le LDDS dont la collecte n’est que de 200 millions d’euros en septembre contre 600 millions en août. L’année dernière, en septembre, ce produit avait connu une décollecte de 40 millions d’euros.
Le mois de septembre est traditionnellement un mauvais mois pour l’épargne réglementée. Le Livret A a enregistré cinq décollectes en dix ans. Septembre est synonyme de rentrée scolaire et s’accompagne de dépenses incontournables pour les ménages qui sont donc amenés à puiser dans leur épargne de court terme. Jusqu’en 2018, le versement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu pesait également sur les résultats du mois de septembre. Le résultat de cette année souligne le souhait des ménages à disposer d’un montant important de liquidités afin de faire face à toute menace. Cette volonté était déjà l’œuvre en 2019, année post gilets jaunes et année de réforme des retraites. Ces deux évènements déstabilisants pour une partie de l’opinion avaient entraîné un rebond de l’épargne de court terme.
En septembre, le contexte sanitaire et économique continue de peser sur les résultats de l’épargne. Ces dernières semaines, les ménages n’ont pas puisé dans la cagnotte constituée depuis le mois de mars. Ils ont, au contraire, continué à mettre de l’argent de côté. L’arrivée de la deuxième vague de l’épidémie et la hausse probable du chômage expliquent ce comportement. Si la consommation de biens a retrouvé, en août, son niveau d’avant crise, celle de services est en retrait en raison des contraintes qui pèsent sur les activités de loisirs et de tourisme. Par ailleurs, le déficit de consommation entre mars et mai n’a pas été comblé dans les mois qui ont suivi. Les ménages ne sont pas en mode consommation mais en mode prudence. Ils veillent à ne pas s’engager dans des dépenses importantes en attendant l’évolution de la situation sanitaire et économique.
Sur les neufs premiers mois de l’année, la collecte du Livret A a atteint 25,76 milliards d’euros, ce qui constitue un record. Celle du LDDS s’est élevé à 6,98 milliards d’euros. Les encours de ces deux produits restent à des niveaux historiques à 324,3 milliards d’euros pour le Livret A et 119,3 milliards d’euros pour le LDDS. Pour retrouver un tel résultat, il faut remonter en 2012, année du relèvement des plafonds du Livret a et du LDDS et de la crise des dettes souveraines.
Avec les nouvelles mesures prises pour limiter la diffusion du virus (couvre-feu, fermeture des bars, restrictions sur les évènements sportifs, culturels, etc.), les dépenses de consommation devraient ressortir en baisse à compter du mois d’octobre. Cette situation associée à un haut niveau d’anxiété au sein de la population devrait se traduire par le maintien d’un fort volant d’épargne de précaution. La cassette covid-19 devrait donc continuer à se remplir.
Réunion du FMI
Lundi 19 octobre
Le produit intérieur brut chinois pour le troisième trimestre sera dévoilé par le bureau national des statistiques de Chine. La production industrielle chinoise pour le mois de septembre sera aussi connue.
Mardi 20 octobre
Le nombre de permis de construire pour de nouveaux projets de construction aux États-Unis en septembre sera dévoilé.
Annonce par la Banque populaire de Chine de sa décision PboC sur les taux d’intérêt.
Mercredi 21 octobre
Au Royaume-Uni, l’indice des prix à la consommation pour le mois d’octobre sera rendu public.
Publication du livre beige de la FED.
Jeudi 22 octobre
Pour la zone euro, l’indice de confiance des consommateurs pour le mois d’octobre sera publié.
En France, sera connu l’indice sur le climat des affaires du mois d’octobre.
En Allemagne, sera publié l’indice GfK sur la confiance des consommateurs pour le mois de novembre.
L’indice manufacturier de la FED du Kansas d’octobre sera dévoilé.
L’indice des prix à la consommation au Japon pour le mois d’octobre sera connu.
Vendredi 23 octobre
Les indices PMI manufacturiers et de services seront publiés pour le mois d’octobre pour la zone euro, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Le PMI manufacturier Nikkei pour le mois d’octobre sera aussi connu au Japon.
Lundi 26 octobre
La Commission européenne publiera pour l’Union européenne et la zone euro les indicateurs avancés qui mesurent la confiance des consommateurs et la confiance dans l’industrie pour le mois d’octobre.
Le PIB pour le troisième trimestre en France sera connu.
Les indices IFO d’octobre sur la situation économique en Allemagne seront communiqués.
Publication de l’enquête pour le chômage au troisième trimestre 2020 en Espagne.
Aux États-Unis, il faudra suivre l’indice sur l’activité économique de la FED de Chicago pour le mois de septembre.
Mardi 27 octobre
L’indicateur de la masse monétaire M3 de la zone euro pour le mois de septembre et le troisème trimestre sera connu.
Aux États-Unis, l’indice manufacturier de la FED de Richmond d’octobre sera dévoilé.
Mercredi 28 octobre
Publication du niveau des stocks de gros en septembre aux États-Unis.
Mercredi 29 octobre
Décision sur les taux de la Banque centrale européenne.
Le PIB pour le troisième trimestre dans la zone euro sera dévoilé par Eurostat.
Le taux de chômage pour le mois d’octobre en Allemagne sera connu tout comme le PIB allemand pour le troisième trimestre.
Publication en Italie de l’indice de confiance des consommateurs pour octobre.
Annonce par la Banque du Japon de sa décision sur les taux.
Le Ministère de l’économie, du Commerce et de l’industrie japonais dévoilera le niveau de la production industrielle en septembre.
Vendredi 30 octobre
Le PIB pour le troisième trimestre en Allemagne sera connu.
| Résultats 16 octobre 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 4 935,86 | -0,22 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 28 606,31 | +0,07 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 11 671,56 | +0,79 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 12 908,99 | -1,09 % | 13 249,01 |
| Footsie | 5 919,58 | -1,61 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3,245.47 | -0,84 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 23 410,63 | -0,89 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 336,36 | +1,96 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,351 % | -0,082 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,626 % | -0,092 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,749 % | -0,025 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1716 | -0,95 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 898,790 | -1,59 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 42,780 | +0,05 % | 66,300 |
Les marchés financiers ont cherché leur nord. Entre les mauvaises nouvelles sur le front de l’épidémie et les informations moins négatives que prévues concernant les résultats des entreprises, les investisseurs ne savent pas sur quel pied danser. En fin de semaine, des mauvaises nouvelles ont néanmoins jeté un froid. Les incertitudes entourant un nouvel accord sur des mesures de relance aux Etats-Unis, les craintes sur l’économie induites par les restrictions sanitaires en Europe, sans oublier les discussions commerciales enlisées entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sont autant de points négatifs. Dans ce contexte, les taux d’intérêt ont repris le chemin de la baisse. Le taux de l’emprunt à 10 ans allemand est ainsi passé en-dessous de -0,6 point quand son équivalent français tombait à -0,35 %.
Depuis le mois de mars, la cassette de la covid-19 – une cinquantaine de milliards d’euros selon le Conseil d’analyse économique d’euros mis de côté – serait le produit des ménages les plus aisés. 70 % de l’épargne supplémentaire aurait été constitué par les 20 % des ménages les plus aisés. Les 10 % les plus riches en termes de revenus auraient été à l’origine de 54 % du supplément d’épargne. Ces résultats ne sont en rien surprenants car, covid ou pas, l’épargne est en France avant tout constituée par le quintile le plus aisé des ménages. Durant le confinement, les ménages ont réduit leurs dépenses, les achats se limitant à l’essentiel : nourriture, abonnements, loyer, etc. Parmi les seules postes de dépenses en augmentation figurait celui des achats de matériels informatiques. Les ménages les plus aisés consacrent, par nature, une part plus importante que les autres à des dépenses non obligatoires, loisirs, tourisme, etc. Ces activités étant rendues impossibles, leurs capacités d’épargne ont automatiquement progressé. Si depuis le déconfinement, la consommation de biens a retrouvé, voire dépassé, son niveau d’avant crise, celle de services demeure encore très en retrait du fait de la forte contraction des activités culturelles, de loisirs, de restauration et d’hébergement.
Pour les économistes du Conseil d’analyse économique, les 10 % les plus pauvres se seraient endettés ou du moins auraient désépargné pour faire face à une baisse de leurs revenus par ailleurs majoritairement constitués de revenus de transferts. Les ménages du premier décile ont été les plus affectés par la forte contraction de l’intérim, des contrats à durée déterminée et de la suppression des heures supplémentaires. En revanche, il convient de souligner que la collecte du Livret d’épargne populaire qui était en baisse depuis plus d’une décennie est de nouveau positive depuis le mois de mars. Ce produit qui ouvre droit à une rémunération de 1 point est réservé aux personnes globalement non imposables à l’impôt sur le revenu. De même, la collecte du Livret jeune est depuis six mois positive.
L’épargne subie qui s’est muée en épargne de précaution n’est pas exclusivement une épargne de riches.
Dans les propos de certains commentateurs et de certains économistes, cette épargne serait illégitime. A demi-mot, les pouvoirs publics devraient punir les épargnants d’avoir épargner, de ne pas consommer et de ne pas contribuer à la relance du pays. Si les Français mettent de l’argent de côté, c’est avant tout par peur des lendemains qui pourraient déchanter. L’absence de visibilité sur le cours de l’épidémie n’incite pas à se lancer dans des achats inconsidérés, la prudence est de mise. Ce phénomène est constaté à chaque crise, que ce soit en 1993, en 2009 ou en 2012. Le Conseil d’analyse économique estime qu’il conviendrait d’accorder des prestations supplémentaires aux plus modestes afin qu’ils puissent consommer davantage. Sans nier la faiblesse de leurs revenus et des difficultés que peuvent rencontrer au quotidien les 10 % des ménages les plus modestes, il convient de se remémorer qu’en 2018/2019, dans le cadre du règlement de la crise des Gilets Jaunes, le gouvernement avait alors prévu 17 milliards d’euros d’aides aux ménages à faibles revenus. Or, ces 17 milliards d’euros n’ont aucun effet sur la consommation ; en revanche, la collecte du Livret A a fortement augmenté. Les Français du premier quintile qui sont menacés de perdre leur emploi sont les premiers à tenter de mettre de l’argent de côté.
L’épargnant est de plus en plus mis au ban de l’empire ; autrefois loué, il est devenu un mauvais patriote. Mettre de l’argent de côté était un signe de bonne gestion, de prévoyance, de bonne santé morale. La fourmi l’emportait sur la cigale à tous les coups. Aujourd’hui, l’épargnant devrait cesser de l’être afin de défendre l’économie. Pour autant, il doit consommer responsable, faire attention à la planète, aux animaux, et ne pas émettre de gaz à effet de serre. Consommer sans le faire peut amener l’épargnant citoyen à l’inaction ou à la schizophrénie.
L’épargne a encore de nombreuses qualités. Elle permet de préparer l’avenir, de financer l’État, les entreprises, le logement social avec le Livret A et l’économie sociale et solidaire avec le livret de développement durable et solidaire (LDDS). Si les Français n’épargnaient en moyenne plus de 15 % de leur revenu disponible brut, la notation de la France et les capacités d’emprunt de l’État seraient tout autres.
Pour certains, le dégonflement de la cagnotte liée à l’épidémie passe par l’augmentation des prélèvements. Puiser dans l’épargne covid de manière fiscale aurait comme conséquence des retraits massifs avec une préférence absolue pour la liquidité immédiate, le compte courant ou la monnaie fiduciaire. Par ailleurs, l’augmentation des prélèvements sur l’épargne a, en règle générale, l’effet inverse, en conduisant les ménages à épargner davantage afin d’effacer la perte subie sur le patrimoine.
La question de la réorientation de l’épargne se pose évidemment. Aujourd’hui, essentiellement liquide, elle pourrait être réorientée vers des placements longs. Le Plan d’épargne retraite lancé le 1er octobre 2019 constitue un outil répondant tout à la fois à la crainte de baisse des revenus après la liquidation des droits à pension et à la nécessité de financer les entreprises en recourant moins aux crédits bancaires. L’assurance vie et le plan d’épargne en action sont les deux autres enveloppes permettant une réelle transformation de l’épargne liquide.
La diabolisation de l’épargne serait une erreur au moment où le rétablissement d’un minimum de confiance en ces temps troublés est une ardente obligation. Les pouvoirs publics doivent accompagner les épargnants afin de les inciter en douceur à surmonter la peur du lendemain. Les injonctions et les menaces ne sont pas de mises en la matière. L’épargne pourrait être mobilisée de manière positive pour contribuer au financement des recherches sur la santé, sur les nouvelles énergies, sur les nouveaux moyens de transports. Les sujets ne manquent pas sous réserve de ne pas rejeter le progrès.
Lors de la séance du 15 octobre 2020, le Conseil d’Orientation des Retraites présentera un rapport d’étape en vue du rapport annuel qui sera publié en novembre. Ce rapport est attendu car le Gouvernement entend ouvrir à nouveau le dossier de la réforme systémique. Le Président de la République comme le Premier Ministre souhaitent valider la réforme avant la fin du quinquennat. Le calendrier laisse peu de marges. Au printemps prochain sont programmées les élections départementales et régionales. La campagne présidentielle commencera certainement à l’automne prochain. Par ailleurs, le contexte sanitaire et économique a changé la donne. Les 7 milliards d’euros de déficits à combler en 2014 ont été multiplié certainement par deux ou trois. Les partenaires sociaux qui étaient déjà peu enclins à accepter la réforme avant la crise estiment qu’elle n’est plus depuis d’actualité. Ils considèrent que l’emploi est la seule vérité qui vaille.
| Résultats 9 octobre 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 4 946,81 | +2,53 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 28 586,90 | +3,27 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 11 579,94 | +4,56 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 13 051,23 | +2,85 % | 13 249,01 |
| Footsie | 6 016,65 | +1,94 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3 271,50 | +2,52 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 23 619,69 | +2,56 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 272,08 | +1,68 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,269 % | -0,009 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,534 % | +0,002 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,774 % | +0,072 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1824 | +0,94 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 928,825 | +1,46 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 42,720 | +9,01 % | 66,300 |
Les investisseurs ont préféré ignorer les mauvais résultats sanitaires pour croire en un futur accord entre Républicains et Démocrates sur un plan de relance pour les Etats-Unis. Si, mardi 6 octobre, Donald Trump avait écarté l’option du plan global au profit de mesures centrées sur les compagnies aériennes (25 milliards de dollars), les petites entreprises (enveloppe de 135 milliards) et une aide directe aux foyers, via un chèque de 1 200 dollars. Le Congrès a néanmoins poursuivi son travail pour l’élaboration sur un paquet budgétaire. Les investisseurs estiment que l’élection présidentielle du 3 novembre prochain devrait se conclure par une large victoire de Joe Biden ce qui faciliterait l’adoption de ce plan au Congrès. Ce regain d’optimisme a contribué à la hausse du cours du pétrole qui est repassé au-dessus de 40 dollars le baril en hausse de 9 % en une semaine.
Au premier semestre 2020, le revenu disponible brut des ménages a atteint 734 milliards d’euros. Malgré la contraction de l’activité et grâce à l’appui de l’État, la baisse n’a été que de 7 milliards d’euros comparé à celui du second semestre 2019. Depuis le début du confinement, les ménages ont réduit leurs dépenses de consommation. Ils ont dépensé ainsi 562 milliards d’euros premier semestre 2020 contre 631 milliards d’euros au second semestre 2019, soit une baisse de 69 milliards d’euros. De ce fait, leur épargne a connu un bond sans précédent atteignant en montant brut 173 milliards d’euros. En outre, les ménages ont réduit leurs investissements depuis le mois de mars, de près de 13 milliards d’euros par rapport au second semestre 2019. L’épargne financière est donc en forte hausse passant de 33 milliards d’euros au second semestre 2019 à 110 milliards d’euros au premier semestre 2020, soit une augmentation de 77 milliards d’euros. De subie, l’épargne est devenue de précaution. Les ménages par peur du chômage et des faillites ont continué à épargner après le confinement. Le taux d’épargne est ainsi passé de 15 % du revenu disponible brut à la fin de l’année 2019 à 27 % à la fin du second trimestre. Il devrait diminuer entre 17 et 20 % au troisième trimestre.

En août, selon la Banque de France, l’endettement des entreprises continue à augmenter rapidement. La hausse a atteint 13,1 % contre +12,8 % en juillet. L’endettement s’élevait à 1187 milliards d’euros en augmentation de 137 milliards d’euros en un mois. Le financement de marché a atteint 698 milliards d’euros en progrès de 83 milliards d’euros sur un mois.
Le coût moyen du financement des entreprises à 5 ans diminue de 22 points de base en août.
Au premier semestre 2020, le revenu disponible brut des ménages a atteint, selon l’INSEE, 734 milliards d’euros. Malgré la contraction de l’activité et grâce à l’appui de l’Etat, la baisse n’a été que de 7 milliards d’euros comparé à celui du second semestre 2019. Depuis le début du confinement, les ménages ont réduit leurs dépenses de consommation. Ils ont dépensé ainsi 562 milliards d’euros premier semestre 2020 contre 631 milliards d’euros au second semestre 2019, soit une baisse de 69 milliards d’euros. De ce fait, leur épargne a connu un bond sans précédent atteignant en montant brut 173 milliards d’euros. En outre, les ménages ont réduit leurs investissements depuis le mois de mars, de près de 13 milliards d’euros par rapport au second semestre 2019. L’épargne financière est donc en forte hausse passant de 33 milliards d’euros au second semestre 2019 à 110 milliards d’euros au premier semestre 2020, soit une augmentation de 77 milliards d’euros. De subie, l’épargne est devenue de précaution. Les ménages par peur du chômage et des faillites ont continué à épargner après le confinement. Le taux d’épargne est ainsi passé de 15 % du revenu disponible brut à la fin de l’année 2019 à 27 % à la fin du second trimestre. Il devrait diminuer entre 17 et 20 % au troisième trimestre.

Fête nationale en Chine
Eurostat publiera les résultats des ventes au détail du mois d’août pour la zone euro.
L’indice Sentix relatif à la confiance des investisseurs dans la zone euro sera publié pour le mois d’octobre.En septembre, l’indice avait progressé pour le cinquième mois d’affilée mais demeurait à un niveau faible.
L’indice PMI des services et l’indice PMI Composite Markit d’août seront publiés pour la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la zone euro, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Réunion du Conseil Ecofin.
La production industrielle italienne pour le mois d’août sera connue.
Aux États-Unis, la balance commerciale pour le mois d’août et l’indice mensuel des ventes au détail Johnson Redbook seront publiés.
Publication par le ministère des Finances japonais du niveau des réserves étrangères du Japon pour le mois de septembre.
Les résultats de la balance commerciale de la France du mois d’août et les réserves officielles de change pour le mois de septembreseront connus.
Les indicateurs de la production industrielle en Allemagne et en Espagne pour le mois d’août seront dévoilés.
Publication des minutes du Federal Open Market Committee (FOMC).
La balance commerciale du mois d’août du Japon sera publiée.
Au Japon, plusieurs indicateurs sur la situation de l’économie seront publiés.
En Allemagne, la balance commerciale d’août sera publiée.
Publication du compte rendu de réunion de politique monétaire de la BCE.
Les réserves de change de la Chine en septembre seront dévoilées.
La production industrielle et la balance commerciale totale au Royaume-Uni pour le mois d’août seront communiquées.
Publication aux États-Unis du stock des grossistes pour le mois d’août.
Le PMI des services chinois Caixin pour le mois de septembre sera donné.
Fête nationale en Espagne
Réunion de l’Eurogroupe.
En France, le taux d’inflation de septembre sera connu.
Le niveau des investissements direct étrangers en Chine pour le mois de septembre sera dévoilé.
L’indice des prix du mois de septembre sera publié pour l’Allemagne.
Le taux de chômage trimestriel sera publié pour le Royaume-Uni.
Les indicateurs ZEW pour l’Allemagne et la zone euro sur la situation économique seront publiés.
Aux États-Unis, le taux d’inflation de septembre sera connu.
La balance commerciale de septembre pour la Chine sera rendue publique.
L’indice des prix en Espagne sera communiqué pour le mois de septembre.
La production industrielle d’août pour la zone euro sera rendue publique.
La production industrielle d’août du Japon sera publiée.
Réunion du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement.
Pour l’Italie, la balance commerciale d’août sera connue.
Le taux d’inflation de septembre pour la Chine sera publié.
Deuxième jour du Conseil européen.
Le taux d’inflation de l’Italie pour septembre sera dévoilé.
Pour l’Union européenne, seront publiés les résultats de la balance commerciale d’août et le taux d’inflation de septembre.
La production industrielle américaine de septembre sera communiquée. L’indicateur sur le moral des consommateurs du Michigan pour octobre sera publié.
Réunion du FMI
| Résultats 2 octobre 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 4 824,88 | +2,01 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 27 682,81 | +1,87 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 11 075,02 | +1,48 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 12 689,04 | +1,76 % | 13 249,01 |
| Footsie | 5 902,12 | +1,02 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3 190,93 | +1,72 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 23 320,07 | +0,50 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 218,05 | -0,04 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,260 % | -0,005 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,536 % | -0,008 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,702 % | +0,049 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1719 | +0,77 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 902,520 | +2,30 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 39,540 | -5,45 % | 66,300 |
A un mois de l’élection, après un premier débat d’une rare violence, la campagne présidentielle prend une nouvelle tournure avec l’annonce de la contamination de Donald Trump par la covid-19. L’évolution de l’état de santé du Président sortant âgé de 74 ans sera donc suivi avec attention dans les prochains jours.
Sur le front de l’emploi, l’amélioration se poursuit mais en ralentissant. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) a annoncé vendredi 2 octobre la création de 661 000 emplois en septembre, contre 859.000 anticipés par le consensus Bloomberg, après 1,48 million (révisé de 1,37 million) en août. Le taux de chômage continue sa baisse ; il a diminué de 0,5 point en septembre à 7,9 % de la population active, contre 8,2 % attendu. Il était de 14 % en avril dernier. Le taux de participation à l’emploi diminue de 0,3 point à 61,4 %, d’où la baisse plus forte que prévu du taux de chômage. L’indice définitif de confiance du consommateur de l’Université du Michigan s’est amélioré de 1,5 point à 80,4 en septembre, contre 79 estimé.
Devant la multiplication des incertitudes économiques, sanitaires et politiques, les investisseurs ont plutôt fait bonne figure cette semaine. Les indices « actions » sont en hausse, mettant fin en Europe à un cycle de plusieurs semaines de retrait. La contamination de Donald Trump a peu pesé sur le cours des marchés vendredi. En revanche, le pétrole est repassé en-dessous des 40 dollars traduisant les doutes sur la vigueur de la reprise compte tenu des menaces de nouvelles mesures de limitation des déplacements au sein de plusieurs pays.
La Banque de France a publié les taux d’usure applicables à partir du 1er octobre 2020.
Taux d’usure et taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement (%)
| Catégorie | Taux effectif moyen pratiqué au 3éme trimestre 2020 | Taux d’usure applicable au 1er octobre 2020 |
| CRÉDITS DE TRÉSORERIE Crédits de trésorerie aux ménages et prêts pour travaux d’un montant inférieur ou égal à 75 000 euros (1) | Séries | Séries |
| Prêts d’un montant inférieur ou égal à 3 000 euros | 15,62 | 20,83 |
| Prêts d’un montant supérieur à 3 000 euros et inférieur ou égal à 6 000 euros | 7,62 | 10,16 |
| Prêts d’un montant supérieur à 6 000 euros | 3,89 | 5,19 |
| CRÉDITS IMMOBILIERS Crédits immobiliers et prêts pour travaux d’un montant supérieur à 75 000 euros (2) | Séries | Séries |
| Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans | 1,81 | 2,41 |
| Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans | 1,89 | 2,52 |
| Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus | 2,01 | 2,68 |
| Prêts à taux variable | 1,81 | 2,41 |
| Prêts relais | 2,26 | 3,01 |
| Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | Séries | Séries |
| Prêts à taux fixe d’une durée initiale supérieure à 2 ans | 1,25 | 1,67 |
| Prêts à taux variable d’une durée initiale supérieure à 2 ans (3) | 1,17 | 1,56 |
| Prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament | 1,76 | 2,35 |
| Découverts en compte | 10,90 | 14,53 |
| Autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à 2 ans | 1,01 | 1,35 |
| Prêts aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | Séries | Séries |
| Découverts en compte | 10,90 | 14,53 |
(1) Définition – Crédits de trésorerie : crédits aux ménages n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant inférieur ou égal à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien.
(2) Définition – Crédit Immobiliers : crédits aux ménages entrant dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien
(3) Taux moyen pratiqué (TMP) : le taux moyen pratiqué est le taux effectif des prêts aux entreprises d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable, d’un montant inférieur ou égal à 152 449 euros. Ce taux est utilisé par la Direction générale des impôts pour le calcul du taux maximum des intérêts déductibles sur les comptes courants associés.
Définition du TEG
En vertu de l’article L. 314-6 du code de la consommation, « constitue un prêt usuraire tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global qui excède, au moment où il est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit et les sociétés de financement pour des opérations de même nature comportant des risques analogues ».
Pour la détermination du taux effectif global du prêt, « sont ajoutés aux intérêts les frais, les taxes, les commissions ou rémunérations de toute nature, directs ou indirects, supportés par l’emprunteur et connus du prêteur à la date d’émission de l’offre de crédit ou de l’avenant au contrat de crédit, ou dont le montant peut être déterminé à ces mêmes dates, et qui constituent une condition pour obtenir le crédit ou pour l’obtenir aux conditions annoncées » (article L. 314-1 du code de la consommation).
Ainsi, l’article R. 314-11 du code de la consommation dispose que « sont compris dans le taux annuel effectif global du prêt, lorsqu’ils sont nécessaires pour obtenir le crédit ou pour l’obtenir aux conditions annoncées, notamment :
1° Les frais de dossier ;
2° Les frais payés ou dus à des intermédiaires intervenus de quelque manière que ce soit dans l’octroi du prêt, même si ces frais, commissions ou rémunérations correspondent à des débours réels ;
3° Les coûts d’assurance et de garanties obligatoires ;
4° Les frais d’ouverture et de tenue d’un compte donné, d’utilisation d’un moyen de paiement permettant d’effectuer à la fois des opérations et des prélèvements à partir de ce compte ainsi que les autres frais liés aux opérations de paiement ;
5° Le coût de l’évaluation du bien immobilier, hors frais d’enregistrement liés au transfert de propriété du bien immobilier. »
Source Banque de France
En août les taux de rémunération des dépôts bancaires et livrets d’épargne sont restés, selon la Banque de France, à des niveaux toujours historiquement bas. Le taux des livrets bancaires fiscalisés était de 0,13 % contre 0,12 % en juillet.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| août-2019 | juin-2020 | juil- 2020 | août-2020 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,59 | 0,47 | 0,47 | 0,46 |
| Ménages | 0,84 | 0,70 | 0,69 | 0,69 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,75 | 0,58 | 0,56 | 0,56 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,37 | 1,11 | 1,10 | 1,07 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,78 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,23 | 0,13 | 0,12 | 0,13 |
| – plan d’épargne-logement | 2,65 | 2,63 | 2,63 | 2,62 |
| SNF | 0,23 | 0,17 | 0,16 | 0,16 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,08 | 0,08 | 0,08 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,23 | 0,18 | 0,17 | 0,15 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,18 | 1,01 | 0,99 | 0,98 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,41 | -0,38 | -0,44 | -0,48 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,70 | -0,46 | -0,54 | -0,56 |
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
La rentrée de septembre a été difficile pour les investisseurs. La résurgence de l’épidémie et les doutes sur la vitalité de la reprise ont entraîné des arbitrages défavorables aux actions. Par ailleurs, après avoir connu une phase de progression irrationnelle, les valeurs technologiques ont fait l’objet d’un mouvement de correction. L’indice Nasdaq a reculé de plus de 5 % mais la hausse sur un an demeure supérieure à 39 %.

Sécurité sociale, des comptes dégradés pour plusieurs années
Le déficit de la Sécurité sociale devrait s’élever à 44,4 milliards d’euros en 2020 (régime général plus fonds de solidarité vieillesse) avant de revenir à 27,1 milliards d’euros en 2021. D’ici quatre, il devrait encore atteindre 22 milliards d’euros traduisant bien l’impact structurel de la crise actuelle sur les comptes de la Sécurité sociale qui étaient censés être à l’équilibre dans les prochaines années. Le précédent record pour la Sécurité sociale date de 2010 avec un déficit de 28 milliards d’euros
En 2021, l’Assurance-maladie serait déficitaire de 19 milliards d’euros, et l’Assurance-vieillesse de 7,3 milliards d’euros.
L’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) après une augmentation de7,6 % en 2020 devrait connaitre une hausse de 3,5 % en 2021. Les dépenses d’assurance maladie passeraient ainsi à 224,6 milliards d’euros. 4,3 milliards d’euros ont été prévus sous forme de provisions pour acheter des tests, des vaccins et des masques en 2021. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale prévoit, par ailleurs, 12,5 milliards pour financer la mise en œuvre des accords du « Ségur de la santé » de juillet dernier. 5,8 milliards d’euros ont été attribués sous forme de revalorisations des rémunérations des personnels des hôpitaux publics, privés, et des Ehpad. Des financements seront également consacrés à l’investissement dans ces établissements et à la reprise d’une partie de leur dette. 4 milliards d’euros d’économies ont été retenus pour l’assurance maladie en 2021. Une réduction d’un milliard d’euros est prévue sur la pertinence des prescriptions et des tarifs de biologie, de radiologie et des antibiotiques. Des économies sont également attendues par un recours accru aux génériques . 800 millions d’euros d’économies sont espérées avec le développement des alternatives à l’hospitalisation et l’amélioration de la performance interne des établissements de soin Par ailleurs, en 2020 et 2021, les complémentaires santé sont mis à contribution abec un prélèvement exceptionnel d’un milliard d’euros et de 500 millions euros révisables. Adroitement présentée comme une « recette en atténuation de dépenses.
L’Assurance retraite devrait enregistrer une perte de 7,9 milliards d’euros pour 2020 e te 8 milliards d’euros en 2021.ce déficit serait atténué par le versement d’une soulte de 5 milliards d’euros en provenance du régime des industries électriques et gazières. La branche famille finira l’année avec une perte de 3,3 milliards d’euros, mettant ainsi fin à plusieurs années d’excédents. Cette branche devra, en 2021, supporter la prise en charge de l’allongement du congé paternité à 28 jours, contre 14 jours actuellement, Cette mesure entrera en vigueur le 1er juillet 2021 et coûtera 250 millions l’année prochaine puis 500 millions en 2022. Malgré cette nouvelle dépense, la branche famille devrait être en 2021 en excédent (+0,9 milliard d’euro). Le Ministre en charge des comptes publics a indiqué lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 que les pensions des régimes de base seraient revalorisées comme l’inflation ce qui pourrait amener une hausse de 0,4 % au 1er janvier 2021. A priori, il n’y aura pas l’année prochaine d’indexation différenciée en fonction des revenus pour les retraités. En 2020 les pensions ont été revalorisées de 0,3% pour ceux gagnant plus de 2 000 euros et de 1% pour ceux gagnant moins. En 2021 tous les retraités seront traités de la même façon.
Selon la synthèse des comptes de la Sécurité sociale, publiée ce mardi 29 septembre, “ les pensions seraient indexées sur l’inflation et revalorisées à hauteur de 0,4% pour tous les retraités”.
La branche accidents du travail connaîtra, cette année, un déficit de 0,3 milliard d’euros avant un retour à l’équilibre en 2021 ( +0.5 milliard d’euros).
Par ailleurs, cet été, 136 milliards d’euros de dette passée des régimes sociaux ont été transférés à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) dont la durée de vie a été, une nouvelle fois repoussée à 2033 en lieu et place de 2024.
Le Ministre en charge des comptes publics a indiqué lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 que les pensions des régimes de base seraient revalorisées comme l’inflation ce qui pourrait amené une hausse de 0,4 % au 1er janvier 2021. A priori, il n’y aura pas l’année prochaine d’indexation différenciée en fonction des revenus pour les retraités. En 2020 les pensions ont été revalorisées de 0,3% pour ceux gagnant plus de 2 000 euros et de 1% pour ceux gagnant moins. En 2021 tous les retraités seront traités de la même façon. D
Selon la synthèse des comptes de la Sécurité sociale, publiée ce mardi 29 septembre, “ les pensions seraient indexées sur l’inflation et revalorisées à hauteur de 0,4% pour tous les retraités”.
Les pouvoirs publics aiment créer des produits d’épargne surtout en période de crise. Avec une cagnotte de près de 100 milliards d’euros constituée depuis le début de la crise sanitaire, les pouvoirs publics n’ont pas résisté à la tentation. Le Ministre de l’Economie a prévu la création d’un fonds « Bpifrance Entreprises 1 » visant à faciliter le financement des PME. Ce fonds prendra la forme d’un Fonds Commun de Placement et sera géré par la Banque Publique d’Investissement. Il permettra d’investir dans un portefeuille de 1 500 PME et start-up « majoritairement françaises et non cotées ». Le ticket d’entrée sera de 5000 euros. et sera réservée aux personnes physiques résidentes fiscales en France. La durée de vie du fonds « Bpifrance Entreprises 1″ est de 6 ans, prorogeable d’une année supplémentaire ». Les parts détenus par un épargnant pourront être logés sur un compte-titres, un PEA ou sous-forme d’unités de compte dans une assurance-vie.
Ce fonds en faveur des PME de nature publique s’ajoute aux Fonds d’Investissement Proximité, aux fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et aux fonds éligibles au PEA-PME.
La création d’une cinquième branche en charge de l’autonomie donne lieu à des transferts de crédits et de ressources au sein de la sphère sociale. Elle se voit ainsi doter, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 31,2 milliards d’euros. La nouvelle branche, pilotée par la Caisse de solidarité pour l’autonomie (CNSA), répartira les fonds à la place des départements ou l’Assurance-maladie. Elle recevra dans le cadre de ce grand mercato les 24 milliards d’euros de crédits des Ehpad et des établissements pour handicapés. Fort logiquement, elle reçoit la part de l’allocation personnalisée d’autonomie et de prestation de compensation du handicap qui transite par les départements (2,9 milliards) et l’allocation d’éducation pour enfant handicapé (1,2 milliard). 2,1 milliards d’euros de nouveaux financements issus du « Ségur de la santé » du mois de juillet sont également prévus. En revanche, l’allocation adulte handicapé (10,6 milliards) reste logée dans le budget de l’Etat.
La branche Autonomie devrait se voir attribuer 28 milliards d’euros de CSG à sa création en 2021, provenant principalement de la branche maladie. Cela représentera 22 % du total de la CSG. Ses recettes seront dynamiques (1 milliard de plus par an), notamment grâce à un transfert de CSG plus important à partir de 2022 pour financer le coût croissant de la prestation de compensation du handicap. A compter de 2024, 0,15 point de CSG (2,3 milliards d’euros) actuellement dévolu à la CADES sera attribué à la nouvelle branche.
Les besoins supplémentaires pour la dépendance sont évalués à plus de 6 milliards d’euros en 2024, et plus de 9 milliards en 2030. Le projet de loi grand âge, repoussé au premier semestre 2021, devrait fixer la cadre d’évolution de la nouvelle branche et des pistes pour le financement. Après plusieurs rapports (Libault, El Khomri, Vachey), une concertation s’ouvrira prochainement sous l’égide de la secrétaire d’Etat à l’Autonomie, Brigitte Bourguignon. Elle a été baptisée « Laroque de l’autonomie », du nom du fondateur de la Sécurité sociale.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2021 a été présenté, lundi 28 septembre en conseil des ministres. Ce projet de loi qui fait suite à trois lois de finances rectificative pour 2020 intègre en partie le plan de relance. Il est marqué par la récession historique de 2020. Il devrait en contrepartie bénéficié de la reprise en 2021. Compte tenu de l’importance des incertitudes, le projet de loi de finances de l’année prochaine est bâti sur des sables très mouvants.
L’exécutif prévoit une hausse du PIB de 8 % en 2021 après un recul de 10 % en 2020. Ces prévisions de croissance pour 2021 sont toutefois légèrement supérieures à celles de l’OCDE et de la banque de France.
Le ministère de l’Économie et des Finances compte mettre en œuvre rapidement le plan de relance. Sur les 100 milliards prévus sur deux ans, 42 milliards d’euros devront avoir été décaissés d’ici fin 2021 et 10 milliards d’euros dès la fin de cette année notamment pour l’emploi des jeunes. Sur l’ensemble des crédits du plan de relance, 30 milliards doivent permettre d’accélérer la transition écologique et 36 milliards d’euros serviront à financer des mesures de solidarité et de soutien à l’emploi.
Les prélèvements obligatoires seront en baisse en 2021
Le tiers restant des dépenses engagées dans le cadre du plan de relance est destiné à améliorer la compétitivité des entreprises et à permettre la réindustrialisation du pays, notamment via une diminution dès 2021 de 10 milliards d’euros des impôts de production pesant sur les entreprises.
Dans le détail, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) diminuera en 2021 de 50 % soit 7,2 milliards d’euros, ce qui correspond à la part affectée aux régions. La cotisation foncière des entreprises (CFE) sera réduite de 1,5 milliard d’euros et la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) de 1,75 milliard. Le taux de plafonnement de la CET en fonction de la valeur ajoutée, sera abaissé de 3 % à 2 %, pour s’assurer que toutes les entreprises bénéficient de la baisse de la CVAE et de la CFE. La contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) ne diminuera pas car cette baisse aurait profité avant tout aux grandes entreprises étant donné qu’elle avait été supprimée pour les petites et moyennes entreprises au cours du dernier quinquennat.
La réduction progressive de l’impôt sur les sociétés coûtera 3,7 milliards d’euros à l’État en 2021 afin de tenir l’objectif d’un taux d’impôt sur les sociétés à 25 % d’ici 2022.
Par ailleurs, la baisse de la taxe d’habitation commencera bien l’an prochain pour les 20 % des ménages les plus aisés. Ils bénéficieront d’une réduction d’un tiers à l’automne 2021 soit une diminution de 2,4 milliards d’euros.
Le gouvernement a assuré qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts en 2021, mais a programmé pour dégager des recettes, une ponction de l’organisme de financement du logement social Action logement à hauteur d’1,3 milliard d’euros. Les complémentaires santé vont quant à elle devoir payer une contribution exceptionnelle de 1,5 milliard d’euros sur les deux prochaines années dont 1 milliard dès l’année prochaine.
La France prévoit de lever 260 milliards d’euros de dette à moyen et long terme sur les marchés en 2021
Dans la foulée de la présentation du projet de Loi de finances pour 2021, le ministère de l’Économie et des Finance a dévoilé son programme de financement. La France va émettre un montant record de 260 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme l’an prochain. Elle devrait encore bénéficier de conditions favorables. Pour 2021, l’Agence France Trésor fait l’hypothèse d’un rendement français à 10 ans de 0,7 % fin 2021 contre 0,20 % fin 2020. Un chiffre nettement supérieur au taux actuel de -0,26 %.
Les déficits publics et la dette diminueront en 2021 mais resteront à des niveaux très élevés
Le solde structurel présenté par le Gouvernement se dégraderait de 1,2 point entre 2019 et 2021 et s’établirait à – 3,6 points de PIB en 2021.
Concernant le déficit public nominal, le gouvernement estime qu’il sera de 6,7% en 2021, après 10,2 % en 2020. La prévision de solde budgétaire s’établirait à – 152,8 milliards d’euros en 2021, en amélioration de 42,4 milliards d’eurospar rapport à la prévision pour 2020. Le déficit projeté de la Sécurité sociale en 2021 est de 27 milliards (après 44 milliards en 2020). Dans son avis relatif aux projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale pour l’année 2021, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) souligne que « le solde public nominal prévu pour 2020 et 2021 est atteignable mais cette prévision est affectée par les très fortes incertitudes qui entourent les conditions sanitaires et les évolutions macroéconomiques ».
Chiffrée à 98,1 % du PIB fin 2019, la dette publique devrait s’établir selon les prévisions gouvernementales à 116,2 % fin 2021 après 117,5 % fin 2020.
Une quasi-stabilité des effectifs dans la fonction publique en 2021
Concernant les effectifs, le gouvernement prévoit la suppression de 157 postes dans la fonction publique en 2021. Les ministères de la Justice et de l’Intérieur verront leurs effectifs augmenter respectivement de 1 500 et 1 369 postes. En revanche, les effectifs du ministère de l’Économie et des Finances diminueront de 2 163 emplois en 2021.
A noter que le ministère de la Justice voit ses crédits augmenter l’année prochaine de 8 %. Ceux du ministère des Armées sont en hausse de 4,5 % et ceux de la culture de 5 % environ sur un an.
La hausse du pouvoir d’achat programmé en 2021 ne devrait pas se traduire par un retour à la normal du taux d’épargne des Français
Le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter de 1,5 % en 2021 après une baisse de 0,5 % en 2020. Après plus de 21 % en 2020, le taux d’épargne des ménages (rapporté au revenu disponible brut) pourrait être proche de 18 % en 2021. Le taux d’épargne resterait ainsi en 2021 au-dessus du niveau observé au cours des dernières années (le taux d’épargne des Français était de 15 % en 2019).
Le budget recense pour la première fois l’impact environnemental des dépenses du budget de l’Etat
Ce projet de loi de finances pour 2021 est le premier qui comprend une « cotation intégrale des dépenses selon leur impact environnemental ». Les conséquences des mesures du budget 2021 sur l’environnement sont mesurées sur plusieurs axes comme la lutte contre les pollutions, la lutte contre le changement climatique ou encore la gestion des ressources en eau. Une dépense peut ainsi être favorable à un axe mais défavorable à un autre.
Au total, sur les 488,4 milliards d’euros d’objectif total de dépenses de l’État, 52,8 milliards d’euros, en incluant les dépenses fiscales, sont considérés « non neutres», soit 9 % de l’ensemble des crédits du budget pour 2021. Selon les chiffres publiés par le gouvernement, 42,8 milliards d’euros sont décrits comme des dépenses favorables à l’environnement. A l’inverse, 10 milliards sont jugés défavorables pour l’environnement comme les dépenses en faveur du transport aérien. Enfin, 4,7 milliards sont classés « mixtes », ayant un impact positif sur un critère et négatif sur un autre.
Calendrier du projet de loi de finances pour 2021
L’examen de ce projet de loi de finances débutera à l’Assemblée en commission des finances début octobre. Les débats en séance plénière débuteront quant à eux le 12 octobre. La loi sera ensuite publiée au Journal officiel à la fin du mois de décembre 2020.
Le consommateur est moins défiant que le citoyen. Si les Français sont pessimistes sur la situation globale du pays et critiques à l’encontre des gouvernements quels qu’ils soient, phénomène récurrent qui s’amplifie en période de crise, ils sont, en revanche, bien plus confiants e ce qui concerne la situation économique. Malgré le choc important subi par l’économie française depuis le début de la crise sanitaire, les ménages restent relativement optimistes. En septembre, la confiance des ménages dans la situation économique est stable à 95. Ce niveau est certes inférieur à la moyenne de longue période (100) mais l’écart est faible. Le niveau de confiance est supérieur à celui qui prévalait au moment de la crise des subprimes ou au moment de la crise des dettes souveraines.

Cercle de l’Epargne – données INSEE
En septembre, le solde d’opinion des ménages relatif à la situation financière future des ménages est en hausse. Il repasse même légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période pour la première fois depuis février 2020. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée perd un point mais se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période.La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente légèrement. Le solde correspondant gagne un point par rapport au mois précédent, mais demeure inférieur à sa moyenne de longue période.
La peur du chômage augmente en septembre
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent légèrement en septembre et restent à un niveau élevé. Le solde correspondant gagne un point et reste très au-dessus de sa moyenne de longue période.
Niveau de vie, pas d’amplification des craintes
La crainte du chômage et de la baisse des revenus ne se traduit pas au niveau des indicateurs suivis par l’INSEE. Ainsi, en septembre, le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France augmente de cinq points. Il demeure néanmoins en dessous de sa moyenne de longue période. Par ailleurs, la part des ménages considérant que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois diminue légèrement. Le solde correspondant perd deux points et reste largement en dessous de sa moyenne de longue période.
L’épargne, toujours en pointe
En septembre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est en hausse pour le cinquième mois consécutif. Le solde correspondant augmente vivement, gagnant neuf points, et se situe très au-dessus de sa moyenne de longue période. Ce ressenti est en phase avec les actes. Les ménages, depuis le déconfinement, maintiennent un fort taux d’épargne.
Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente un peu. Il gagne un point et se maintient bien au-dessus de sa moyenne de longue période. De même, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle augmente d’un point et reste aussi bien au-dessus de sa moyenne.
Pas de menace inflationniste perçu par les ménages
Les ménages n’estiment pas que l’augmentation des dépenses publiques et la politique monétaire expansionniste devraient se traduire par une augmentation des prix. Ainsi, en septembre, les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont moins nombreux que le mois précédent. Il en est de même pour ceux estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois.
| Résultats 25 sept. 2020 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2019 | |
| CAC 40 | 4 729,66 | -4,99 % | 5 978,06 |
| Dow Jones | 27 173,96 | -1,75 % | 28 538,44 |
| Nasdaq | 10 914,01 | +1,12 % | 8 972,60 |
| Dax Allemand | 12 469,20 | -4,93 % | 13 249,01 |
| Footsie | 5 842,67 | -2,74 % | 7 542,44 |
| Euro Stoxx 50 | 3 137,06 | -4,47 % | 3 745,15 |
| Nikkei 225 | 23 204,62 | -0,67 % | 23 656,62 |
| Shanghai Composite | 3 219,42 | -3,47 % | 3 050,12 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,255 % | -0,032 pt | 0,121 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,528 % | -0,042 pt | -0,188 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 0,653 % | -0,037 pt | 1,921 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1622 | -1,84 % | 1,1224 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 859,610 | -4,61 % | 1 520,662 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 41,700 | -3,20 % | 66,300 |
Avec l’arrivée des premiers frimas de l’automne, les investisseurs sont mus par le pessimisme. La multiplication des mesures restrictives afin de lutter contre l’épidémie et les incertitudes liées à l’élection présidentielle américaine ont eu raison du moral déjà chancelant des acteurs des marchés « actions ».
Le CAC 40 a perdu près de 5 % en une semaine et termine à 4 729,66 points. Depuis le 1er janvier, son recul atteint 20 %. Avec 16 000 cas de covid annoncés jeudi 24 septembre, la France bat record sur record en la matière. Le Premier ministre Jean Castex a prévenu jeudi soir sur France 2 que le gouvernement pourrait être contraint de reconfiner certaines zones si le nombre d’infections ne diminue pas dans les prochaines semaines. Aux Etats-Unis, les nouvelles ne sont guère plus favorables. Le nombre de personnes atteintes dépasse 7 millions, représentant environ 20% des cas signalés dans le monde. Sur le plan macroéconomique, les commandes américaines de biens durables ont augmenté de 0,4% en août aux Etats-Unis (+1,5% attendu après +11,7% en juillet), confortant ainsi le sentiment que la reprise sera lente face à la pandémie. Par ailleurs, la campagne présidentielle devient de plus en plus houleuse avec la crainte plus ou moins avérée d’un coup de force de la part du Président sortant. Dans ce contexte électrique, le projet démocrate de relance portant sur 22000 milliards de dollars a peu de chances d’être adopté par le Congrès.
Au-delà du CAC 40, tous les grands indices « actions » ont reculé cette semaine. Le Daxx allemand a cédé 4,93 %. En revanche, le Nasdaq, après plusieurs semaines difficiles, renoue avec la hausse avec un gain de 1,1 %.
Avec la crise sanitaire amenant à une progression sans précédent des dépenses publiques, la dette publique française ne peut qu’augmenter à vive allure. Selon l’INSEE, elle a atteint 114,1 % à la fin du deuxième trimestre Elle devrait s’élever à 120 % du PIB d’ici la fin de l’année.
Du premier au deuxième trimestre, la dette publique au sens de Maastricht a augmenté de 199 milliards d’euros pour s’établir à 2 638,3 milliards d’euros (+12,7 points de PIB). Cette hausse est la plus importante jamais enregistrée par l’INSEE. La dette publique nette augmente plus modérément (+105,8 milliards d’euros), et s’établit à 100,3 % du PIB.
Au deuxième trimestre, l’État est responsable de plus de la moitié de la hausse de la dette (+113,4 milliards d’euros). Cet endettement résulte de la hausse des dépenses d’interventions (chômage partiel notamment), ainsi que des reports d’imposition et de la contraction des recettes fiscales sous l’effet de la chute de l’activité économique. La progression de l’endettement de l’État s’accompagne d’une augmentation inédite de sa trésorerie de 69 milliards d’euros.
Les administrations de sécurité sociale ont accru leur endettement de près de 85 milliards d’euros. L’Acoss s’est endetté en un trimestre de 59 milliards d’euros, l’Unedic de15,4 milliards d’euros et la Cades de 7,6 milliards d’euros. Les reports et annulations de cotisations ainsi qu’une partie du chômage partiel ont dû être financés par l’Acoss et l’Unedic. L’endettement de la Cades anticipe des reprises de dette de l’Acoss évaluées à 136 milliards d’euros.
La contribution des administrations publiques locales à la dette augmente plus faiblement, 2,7 milliards d’euros. Cette hausse est imputable essentiellement à la Société du Grand Paris (+2,3 milliards d’euros après 2,5 milliards d’euros au premier trimestre).
Cercle de l’Epargne – données INSEE
Pour la sixième fois consécutive, l’assurance vie a enregistré une collecte négative en août de 100 millions d’euros. Celle-ci est la plus faible constatée depuis le début de la crise sanitaire. La décollecte avait atteint 2,2 milliards d’euros en mars et 2,3 milliards d’euros en avril tant qu’en mai. Elle est en baisse progressive depuis (0,8 milliard d’euros en juin et 0,7 milliard d’euros en juillet). Le retour à la normale s’effectue donc à train de sénateur en suivant en retraite le redémarrage de l’économie.
Depuis le début de la crise sanitaire, l’assurance vie a enregistré une décollecte de 8,4 milliards d’euros (de mars à août). Le montant de la décollecte reste inférieur à celle enregistrée durant la crise des dettes souveraines de 2011/2012. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à -6,5 milliards d’euros au cours des huit premiers mois de l’année (18,0 milliards d’euros sur la même période en 2019).
Durant le mois d’août, les Français ont donc pris congés de leur assurance vie en n’y déposant que 8 milliards d’euros contre une moyenne, hors période de confinement, de 12 milliards d’euros par mois (moyenne 2018/2019). Le niveau des prestations a été également très faible à 8,1 milliards d’euros. En 2019, les montants respectifs des cotisations et des rachats s’étaient élevés à 10,1 et à 8,2 milliards d’euros. Les assurés n’ont pas sorti plus d’argent de leurs contrats que les années précédentes mais à coup sur ils n’ont pas voulu s’engager sur le moyen et le long terme en y affectant une partie de l’épargne liquide accumulée depuis le début du confinement, épargne qui s’élève selon les estimations entre 75 et 100 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, le montant des cotisations collectées est en recul de près de 25 milliards d’euros par rapport à 2019 (72,7 milliards d’euros contre 97,5 milliards d’euros) quand celui des prestations est stable (79,3 milliards d’euros contre 79,5 milliards d’euros).
Le poids des unités de compte diminue au mois d’août en ne représentant que 27,5 % de la collecte, contre 33 % en juillet. En moyenne, depuis le début de l’année, 34 % de la collecte a été réalisée en UC. Ce taux important explique, certainement, la baisse de la collecte. Des ménages rechignent à placer une partie de leur épargne à risque et préfèrent renoncer à effectuer des versements sur leurs contrats d’assurance vie.
Les résultats de l’assurance de vie depuis six mois traduisent la préférence des ménages pour la sécurité et la liquidité. Ils refusent de s’engager sur la durée et privilégient le Livret A ou les comptes courants. La collecte du Livret A est positive de 24,5 milliards d’euros depuis le mois de janvier (31,46 milliards d’euros avec le LDDS). Compte tenu de l’anxiété des Français, l’engagement sur des placements de long terme n’est pas une priorité. La prise de risque n’est pas récusée comme en témoigne la faiblesse des rachats mais il n’y a pas de réelle appétence en la matière. La modicité des rachats est un signe que pour le moment les ménages n’ont pas besoin de puiser dans leur bas de laine pour maintenir leur pouvoir d’achat.
Dans les prochains mois, compte tenu de la persistance de la crise sanitaire, les collectes mensuelles de l’assurance vie devrait être proche de zéro.
Pour la sixième fois consécutive, l’assurance vie a enregistré une collecte négative en août de 100 millions d’euros. Celle-ci est la plus faible constatée depuis le début de la crise sanitaire. La décollecte avait atteint 2,2 milliards d’euros en mars et 2,3 milliards d’euros en avril tant qu’en mai. Elle est en baisse progressive depuis (0,8 milliard d’euros en juin et 0,7 milliard d’euros en juillet). Le retour à la normale s’effectue donc à train de sénateur en suivant en retraite le redémarrage de l’économie.
Depuis le début de la crise sanitaire, l’assurance vie a enregistré une décollecte de 8,4 milliards d’euros (de mars à août). Le montant de la décollecte reste inférieur à celle enregistrée durant la crise des dettes souveraines de 2011/2012. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à -6,5 milliards d’euros au cours des huit premiers mois de l’année (18,0 milliards d’euros sur la même période en 2019).
Durant le mois d’août, les Français ont donc pris congés de leur assurance vie en n’y déposant que 8 milliards d’euros contre une moyenne, hors période de confinement, de 12 milliards d’euros par mois (moyenne 2018/2019). Le niveau des prestations a été également très faible à 8,1 milliards d’euros. En 2019, les montants respectifs des cotisations et des rachats s’étaient élevés à 10,1 et à 8,2 milliards d’euros. Les assurés n’ont pas sorti plus d’argent de leurs contrats que les années précédentes mais à coup sur ils n’ont pas voulu s’engager sur le moyen et le long terme en y affectant une partie de l’épargne liquide accumulée depuis le début du confinement, épargne qui s’élève selon les estimations entre 75 et 100 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, le montant des cotisations collectées est en recul de près de 25 milliards d’euros par rapport à 2019 (72,7 milliards d’euros contre 97,5 milliards d’euros) quand celui des prestations est stable (79,3 milliards d’euros contre 79,5 milliards d’euros).
Le poids des unités de compte diminue au mois d’août en ne représentant que 27,5 % de la collecte, contre 33 % en juillet. En moyenne, depuis le début de l’année, 34 % de la collecte a été réalisée en UC. Ce taux important explique, certainement, la baisse de la collecte. Des ménages rechignent à placer une partie de leur épargne à risque et préfèrent renoncer à effectuer des versements sur leurs contrats d’assurance vie.
Les résultats de l’assurance de vie depuis six mois traduisent la préférence des ménages pour la sécurité et la liquidité. Ils refusent de s’engager sur la durée et privilégient le Livret A ou les comptes courants. La collecte du Livret A est positive de 24,5 milliards d’euros depuis le mois de janvier (31,46 milliards d’euros avec le LDDS). Compte tenu de l’anxiété des Français, l’engagement sur des placements de long terme n’est pas une priorité. La prise de risque n’est pas récusée comme en témoigne la faiblesse des rachats mais il n’y a pas de réelle appétence en la matière. La modicité des rachats est un signe que pour le moment les ménages n’ont pas besoin de puiser dans leur bas de laine pour maintenir leur pouvoir d’achat.
Dans les prochains mois, compte tenu de la persistance de la crise sanitaire, les collectes mensuelles de l’assurance vie devrait être proche de zéro.
Le patrimoine des ménages représentait en Europe plus de cinq fois le revenu national dans les années 2010, quand ce ratio était inférieur à trois en 1950. Il reste inférieur au niveau des années 1920 où il atteignait sept. Aux États-Unis, ce ratio est plus stable, autour de 4,5 en ayant connu une forte chute de la crise de 1929 jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale. La valeur du patrimoine des ménages aux États-Unis équivaut à quatre années de revenus et a eu tendance à diminuer durant la dernière décennie. Cette différence s’explique par la croissance plus dynamique des revenus aux États-Unis qu’en Europe et par une politique monétaire moins accommodante entre 2015 et 2019.
Le patrimoine vu de France et d’Europe
En France, le patrimoine des ménages représente six fois le montant du revenu national, un montant inédit depuis 1945. Il est porté par l’appréciation des biens immobiliers. Il a retrouvé son niveau d’avant la crise de 1929. L’évolution est identique en Allemagne et au Royaume-Uni mais elle est moins marquée.
La France se différencie par l’importance du patrimoine immobilier. En Allemagne, la proportion de propriétaires y est moindre, 44 % contre 57 % et le prix des logements y est en moyenne inférieur. Ainsi, l’Allemagne est riche en revenus et en épargne mais faible en patrimoine moyen ou médian.
Les habitudes diffèrent au sein des États membres de la zone euro. Les Allemands privilégient les livrets et les obligations, les Italiens les obligations et les fonds communs de placement, les Français la pierre et l’assurance vie qui est aussi largement diffusée en Allemagne. Il convient de souligner que nos voisins d’outre-Rhin privilégient également les liquidités et en particulier le numéraire.
La France se situe dans une position moyenne au niveau des placements en Europe avec néanmoins une particularité, la faiblesse des fonds de pension qui est compensée par l’importance de l’assurance vie.
Les épargnants d’Europe continentale partagent une valeur en commun, une aversion assez élevée à l’encontre des actions. Chez nos partenaires, ce phénomène est corrigé par l’existence de fonds de pension.
La part des produits risqués dans le patrimoine financier détenue par les ménages est de 15 % en France, le ratio le plus faible d’Europe et de 25 % en Italie, le ratio le plus élevé d’Europe. Les dépôts à vue et le numéraire représentent plus de 30 % du patrimoine financier en France et atteint même 45 % en Espagne. Les produits d’assurance vie pèsent 37 % en Allemagne et 30 % en France.
En 2015, les Européens les plus riches, en matière de patrimoine financier, sont, selon l’Observatoire Européen de l’Epargne, les Britanniques (125 000 euros en moyenne par personne) suivis par les Belges (107 000 euros), les Français (71 000 euros), les Italiens (66 000 euros) et les Allemands (64 000 euros).
La progression des inégalités patrimoniales
Les inégalités de patrimoine n’ont jamais été aussi fortes qu’à la veille de la Première Guerre mondiale. Les 10 % les plus riches possédaient alors 80 % du patrimoine aux États-Unis et 90 % en Europe. Une baisse des inégalités s’est engagée au niveau de la détention du patrimoine à partir de 1914 ; elle s’est achevée avec la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis et dans les années 1970 en Europe. En 1970, les 10 % les plus riches possédaient aux États-Unis 70 % du patrimoine contre 65 % au niveau européen. La montée des inégalités est avant tout concentrée sur les 1 % voire les 0,1 % les plus riches. Les 1 % les plus riches aux États-Unis détenaient 40 % du patrimoine américain en 2014 contre 30 % en 1970. En Europe, les 1 % les mieux dotés possèdent 22 % du patrimoine en 2014 contre 20 % entre 1970 et 1980.
L’augmentation des inégalités de patrimoine est la conséquence d’un cycle favorable à la valorisation des actifs qui a démarré au début des années 1980 et qui se poursuit à travers la politique monétaire accommodante en vigueur depuis la crise des subprimes. Cette augmentation trouve également son origine dans l’évolution de la structuration démographique des populations occidentales.
Si le patrimoine est possédé majoritairement par les plus de 55 ans, cela est dû à un double processus ; un processus de constitution et un processus de valorisation. Durant les Trente Glorieuses, les baby-boomers ont bénéficié d’un contexte économique porteur qui s’est caractérisé par une forte augmentation des revenus et par une inflation permettant de réduire le coût de l’endettement. L’indexation des salaires sur les prix permettait de minorer le coût du remboursement du capital des emprunts. La désinflation dite compétitive mise en œuvre dans les pays occidentaux à la fin des années 1970 a mis un terme à ce processus. Si des années 1950 à 1980, l’endettement pesait peu sur les revenus des ménages, ces derniers ne pouvaient guère compter sur leur épargne pour améliorer leur situation. La valeur du patrimoine peinait à suivre l’inflation. Le rapport de forces était alors défavorable aux actionnaires, les entreprises distribuaient de faibles dividendes. La mondialisation, la tertiarisation et la désindexation des salaires de l’inflation ont changé la donne. Les entreprises à la recherche de capitaux ont dû traiter plus favorablement leurs actionnaires. La modernisation des circuits de financement à partir du milieu des années 1980 a également favorisé la valorisation des actifs financiers. La tertiarisation des économies et l’urbanisation des pays ont également joué un rôle en particulier au niveau de l’immobilier.
La baisse des taux d’intérêt entamée dans les années 1980 en lien avec l’augmentation de l’endettement public a évidemment joué un rôle majeur dans la valorisation des actifs immobiliers et des actions.
Les inégalités de patrimoine sont également le produit de celles liées aux revenus. La mondialisation et le développement d’Internet, comme lors de l’essor du secteur pétrolier dans les années 1920, ont généré d’importantes fortunes.
La démographie est un facteur à prendre en compte pour expliquer la montée des inégalités patrimoniales. En France, le flux annuel des transmissions patrimoniales a doublé sur trente ans passant de 6 à 12 % du PIB. Le poids de l’héritage dans le patrimoine des ménages est plus élevé en 2020 que dans les années 1970 mais reste inférieur à celui de 1914. L’héritage intervient de plus en plus tardivement en raison de l’allongement de l’espérance de vie mais il est plus élevé du fait du processus d’accumulation du capital, de l’appréciation de la valeur des actifs, ces vingt dernières années et du fait de la réduction de la taille des familles.
Quand la logique patrimoniale prend le dessus sur celle des revenus
Les Français, enquête après enquête, soulignent leur crainte pour leur pouvoir d’achat à la retraite. Selon l’enquête 2020 du Cercle de l’Épargne, 72 % d’entre eux pensent qu’ils auront (ou ont actuellement s’agissant des retraités) une pension de retraite insuffisante « pour vivre correctement ». Tout en ayant un niveau de vie supérieur à celui de l’ensemble de la population, 63 % des retraités eux jugent que la pension qu’ils reçoivent n’est pas suffisante. On relève une différence très grande entre les retraités hommes. S’agissant des non retraités, l’inquiétude est grande chez les plus de 45 ans. Elle atteint 79 % parmi eux. Par ailleurs, 64 % des ménages aisés estiment que leurs pensions seront insuffisantes en 2020, contre 44 % en 2019. De ce fait, il n’est pas étonnant que les ménages épargnent en vue de leur retraite.
Face la montée de l’inquiétude concernant le niveau de vie de leurs pensions, 53 % déclarent épargner en vue de leur retraite. Ce taux est assez constant depuis de nombreuses années. En période de crise, il tend à légèrement diminuer en raison de la progression de l’épargne de précaution. Toujours, selon la même enquête du Cercle de l’Épargne, 45 % des retraités déclarent épargner pour leur retraite.
Dans les faits, l’épargne en vue de la retraite obéit à des considérations d’ordre patrimonial. En France, les retraités sont épargnants nets jusque vers 75 ans. Cet âge augmente progressivement avec l’arrivée à des âges élevés des baby-boomers mieux dotés en patrimoine que leurs aînés. La crainte de manquer, la volonté de transmettre un héritage expliquent cette situation.
Les retraités éprouvent des difficultés à monétiser leur patrimoine même quand ils ont besoin de liquidités. Les difficultés à se projeter, la complexité des procédures (cession d’un bien immobilier), la peur de se faire avoir constituent autant de freins à cette mobilisation du patrimoine.
La faiblesse de la mobilité patrimoniale est un frein important à l’ascenceur social
Selon l’OCDE, la concentration du patrimoine sur une part restreinte de la population jouerait également un rôle dans la moindre mobilité sociale. Début 2018, la moitié des ménages vivant en France concentre 92 % de la masse de ce patrimoine. Les 5 % des ménages les mieux dotés en patrimoine financier en détiennent plus de la moitié alors que 1 % des ménages en possèdent 31 %. En 2017, le patrimoine maximum des 10 % de ménages les moins pourvus est 160 fois moins élevé que le patrimoine minimum des 10 % de ménages les mieux dotés. La succession des crises depuis 1973 affecte fort logiquement plus durement les ménages modestes. Comme ils disposent d’un faible patrimoine, leur situation en termes de revenus devient délicate en cas de retournement conjoncturel. Durant les Trente Glorieuses, l’absence de crise longue réduisait la dépendance au patrimoine. Depuis vingt ans, la valorisation des actifs immobiliers et financiers a accru les écarts entre les différentes catégories sociales. La part des dépenses de logement a augmenté pour les ménages les plus modestes et tout particulièrement pour ceux ne pouvant pas accéder aux logements sociaux. Cette part peut atteindre 30 % quand la norme, dans les années 1970, était de 20 %. La répartition du patrimoine est plus inégalitaire que celle des revenus. Le patrimoine est majoritairement détenu par les plus de 55 ans. Le poids de l’héritage qui intervient en règle générale après 55 ans a doublé en quarante ans. L’absence de patrimoine familial va souvent de pair avec la pauvreté monétaire. Selon l’OCDE, la moitié des jeunes ne bénéficie pas de l’effet amortisseur du patrimoine en cas de difficultés économiques.
Quelles réformes pour faciliter la mobilité du capital ?
Pour faciliter la transmission du patrimoine et éviter sa concentration, la tentation d’un durcissement de la fiscalité sur les droits de succession est souvent avancée. Pour autant, la France figure déjà parmi les États où les impôts sur la détention et la transmission du patrimoine sont élevés. La circulation plus rapide du capital passe certainement par une amélioration du régime de donation avec une augmentation et un raccourcissement des délais pour procéder à une autre opération. En ligne directe, l’abattement est limité à 100 000 euros pour une période de 15 ans. Un retour à 10 ans serait bienvenu. Un système progressif en fonction de l’âge pourrait être mis en œuvre pour encourager les cessions précoces. Le démembrement de propriété devrait être également encouragé.
Afin de faciliter le transfert du patrimoine, la généralisation de la fiducie serait également une solution. Aujourd’hui, les enfants rencontrent de nombreux problèmes pour gérer le patrimoine des parents quand ceux-ci deviennent des dépendants. Le recours à la tutelle est lourd et complexe. La fiducie sur le modèle britannique ou néerlandais permet le transfert de la propriété des biens sous certaines conditions fixées dans le contrat établi devant le notaire. La fiducie a été introduite dans le droit français en 2007 après de moult tergiversations. En vertu de l’article 2011 du Code civil, la fiducie est « l’opération par laquelle un ou plusieurs constituants transfèrent des biens, des droits ou des sûretés, ou un ensemble de biens, de droits ou de sûretés, présents ou futurs, à un ou plusieurs fiduciaires qui, les tenant séparés de leur patrimoine propre, agissent dans un but déterminé au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires ». Les Pactes Dutreil en vigueur pour les entreprises constituent un outil qui fonctionne bien et qui devrait être adapté pour les transmissions classiques à travers la fiducie. Pour mémoire, le pacte Dutreil Donation permet de bénéficier, pour le calcul des droits de mutation à titre gratuit, d’un abattement de 75 % sur la valeur des titres transmis, soit par donation soit par succession. Cet abattement s’effectue avant l’abattement général de 100 000 euros avec lequel il se cumule pour les donations aux enfants.
Un changement des règles fiscales des plus-values pourrait également faciliter la mobilité du capital. Aujourd’hui, les plus-values sont fiscalement exonérées à 100 % à partir de la 22e année de détention. Pour les prélèvements sociaux, l’exonération intervient après la 30e année de détention. Pour améliorer la circulation du capital, une refonte du barème des abattements serait souhaitable.
La mobilité du capital est un enjeu social et économique. La forte concentration du patrimoine et des revenus qui y sont attachés est très mal perçue par l’opinion publique. Par ailleurs, la mauvaise répartition n’est pas un gage d’efficacité économique. Les sociétés inégalitaires en termes de patrimoine se caractérisent, en règle générale, par de faibles taux de croissance. Par ailleurs, la rentabilité du capital tend à diminuer quand ce dernier est concentré sur un nombre réduit de personnes.
Thibaut Madelin des Echos reprend le Cercle de l’Epargne dans son analyse des résultats du Livret A au mois d’août.
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