Au mois d’avril, le climat des affaires, en France, connaît un nouveau recul. L’indicateur de l’INSEE qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, perd deux points. À 95, il se situe en deçà de sa moyenne de longue période (100).

Ce repli modéré résulte de la détérioration des perspectives dans le tertiaire, en partie contrebalancée par une nouvelle amélioration du climat des affaires dans l’industrie.
Dans le secteur des services, le climat perd 3 points, du fait de la baisse de la plupart des soldes prospectifs, et se situe lui aussi nettement en deçà de sa moyenne. Dans le commerce de détail, le climat perd 5 points et se situe au-dessous de sa moyenne de longue période. Dans ce secteur, tous les soldes prospectifs sont affectés, en lien la fermeture des commerces, des bars et des restaurants. En revanche, dans l’industrie, le climat des affaires gagne 5 points. À 104, il repasse au-dessus de sa moyenne (100). Dans ce secteur, les soldes d’opinion sur les carnets de commande, sur les perspectives personnelles de production et sur la production passée progressent. Dans le bâtiment, l’opinion des entrepreneurs sur l’évolution récente de leur activité s’améliore quand celle sur l’activité prévue se dégrade. Ces deux soldes demeurent nettement au-dessus de leurs moyennes respectives.
En avril, le climat de l’emploi est stable. À 92, il reste en deçà de sa moyenne de longue période (100). La hausse des soldes d’opinion sur l’évolution passée des effectifs dans les services hors agences d’intérim et dans le commerce de détail compense la baisse des soldes sur l’évolution attendue des effectifs dans les agences d’intérim, le commerce de détail et l’industrie.
En mars pour le troisième mois consécutif, le Livret A a, selon les résultats de la Caisse des Dépôts et Consignation, enregistré une abondante collecte de 2,80 milliards d’euros faisant suite aux 2,86 milliards de février et aux 6,32 milliards de janvier. Sur l’ensemble du premier trimestre, la collecte du Livret A a ainsi atteint près de 12 milliards d’euros, soit quatre milliards de plus que lors de la même période en 2020.
Dans un contexte encore marqué par les restrictions sanitaires, les ménages sont toujours en mode «épargne forcée » ce dont bénéficie le Livret A. En mars, les bars, les restaurants et de nombreux lieux de loisirs étaient fermés à quoi s’ajoutaient le couvre-feu a pesé sur la consommation. Par ailleurs comme le soulignent les enquêtes de l’INSEE, les Français estiment qu’il est opportun d’épargner par précaution compte tenu des incertitudes sanitaires et économiques.
Comme lors des mois précédents, les Français ont donné, en mars, la priorité à la sécurité et à la liquidité Le Livret A continue à jouer son rôle traditionnel de valeur refuge. Du mois de mars 2020 à celui de 2021, En un an, la collecte atteint 30 milliards d’euros, ce qui est néanmoins inférieure à la progression des dépôts à vue (plus de 50 milliards d’euros).
L’encours du Livret A n’en finit pas de battre record sur record. En mars, il s’est élevé à 338,5 milliards d’euros. De son côté, le Livret de Développement Durable a également battu un nouveau record avec un encours de 124,4 milliards d’euros en enregistrant une collecte positive de 870 millions d’euros en février.
Avec le troisième confinement, le Livret A et le LDSS devraient enregistrer des collectes importantes en avril. Le déconfinement devrait se traduire, à partir du mois de mai, par une diminution des versements. Comme lors des précédentes crises, l’épargne réglementée ne devrait pas revenir à son niveau d’avant covid, les ménages ayant tendance à augmenter leur épargne de précaution. La succession des crises, la montée des précarités et le vieillissement son autant de facteurs qui contribuent à la progression de cette épargne. Une partie d’entre elle sera réorientée vers des placements de plus long terme en parallèle à la normalisation de la situation économique et sanitaire.

En mars pour le troisième mois consécutif, le Livret A a, selon les résultats de la Caisse des Dépôts et Consignation, enregistré une abondante collecte de 2,80 milliards d’euros faisant suite aux 2,86 milliards de février et aux 6,32 milliards de janvier. Sur l’ensemble du premier trimestre, la collecte du Livret A a ainsi atteint près de 12 milliards d’euros, soit quatre milliards de plus que lors de la même période en 2020.
Dans un contexte encore marqué par les restrictions sanitaires, les ménages sont toujours en mode «épargne forcée » ce dont bénéficie le Livret A. En mars, les bars, les restaurants et de nombreux lieux de loisirs étaient fermés à quoi s’ajoutaient le couvre-feu a pesé sur la consommation. Par ailleurs comme le soulignent les enquêtes de l’INSEE, les Français estiment qu’il est opportun d’épargner par précaution compte tenu des incertitudes sanitaires et économiques.
Comme lors des mois précédents, les Français ont donné, en mars, la priorité à la sécurité et à la liquidité Le Livret A continue à jouer son rôle traditionnel de valeur refuge. Du mois de mars 2020 à celui de 2021, En un an, la collecte atteint 30 milliards d’euros, ce qui est néanmoins inférieure à la progression des dépôts à vue (plus de 50 milliards d’euros).
L’encours du Livret A n’en finit pas de battre record sur record. En mars, il s’est élevé à 338,5 milliards d’euros. De son côté, le Livret de Développement Durable a également battu un nouveau record avec un encours de 124,4 milliards d’euros en enregistrant une collecte positive de 870 millions d’euros en février.
Avec le troisième confinement, le Livret A et le LDSS devraient enregistrer des collectes importantes en avril. Le déconfinement devrait se traduire, à partir du mois de mai, par une diminution des versements. Comme lors des précédentes crises, l’épargne réglementée ne devrait pas revenir à son niveau d’avant covid, les ménages ayant tendance à augmenter leur épargne de précaution. La succession des crises, la montée des précarités et le vieillissement son autant de facteurs qui contribuent à la progression de cette épargne. Une partie d’entre elle sera réorientée vers des placements de plus long terme en parallèle à la normalisation de la situation économique et sanitaire.

Le CAC 40 ne connait pas de temps mort en ce début de printemps en enchaînant une troisième semaine consécutive de hausse et en se rapprochant de la barre des 6200 points. Tous les grandes indices « actions » ont progressé cette semaine. Le S&P 500 a battu de nouveaux records.
Les marchés « actions » profitent de la baisse des taux d’intérêt et des bons indicateurs aux Etats-Unis ainsi que des résultats de la croissance chinoise au premier trimestre. Les investisseurs font fi des menaces sanitaires qui demeurent importantes avec la montée en puissance des variants. La recrudescence du nombre de cas de Covid-19 dans le monde les laisse pour le moment de marbre. Le maintien de prévisions de croissance élevées pour le second semestre continue de porter favorablement les marchés.
La Chine toujours en mode offensif
Au premier trimestre 2021, la Chine a enregistré une croissance record de 18,3 %. Sur la même période de l’année dernière en pleine épidémie, le PIB avait reculé de 6,8 %, sa plus mauvaise performance économique en quarante-quatre ans. Depuis un an, le rebond économique est net, la Chine étant appelé à fournir le monde en produits sanitaires et en produits électroniques. Le pays a été l’un des rares en 2020 à dégager une croissance positive (+ 2,3 %). La croissance du premier trimestre est la plus forte enregistrée depuis l’établissement de statistiques trimestrielles en 1992. Cette forte croissance doit être relativisée. Elle est en partie liée à la faible activité de l’année 2020. Hors effet de rattrapage, la croissance aurait été de 5 % pour les trois premiers mois de l’année 2021, en retrait par rapport à la croissance de 2019. Selon le FMI, la croissance pourrait dépasser 8 % sur l’ensemble de l’année 2021.
Les exportations demeurent le principal moteur de la croissance chinoise. En mars, les exportations chinoises ont augmenté de + 30,6 % sur un an, profitant des difficultés rencontrées par l’Occident. La consommation des ménages demeure étale. Certains secteurs comme les transports sont toujours en retrait avec un déficit d’activité de 40 %.
Le taux de chômage, seulement calculé pour les urbains, est en baisse constante. Il est passé de 6,2 % de la population active en février 2020 à 5,3 % en 2020. Ce résultat ne prend pas en compte près de 300 millions de travailleurs migrants, d’origine rurale, qui sont confrontés à un problème de sous-activité.
| Résultats 16 avril 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 287,07 | +1,91 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 200,67 | +1,18 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 052,34 | +1,09 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 459,75 | +1,48 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 019,53 | +1,50 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 032,99 | +1,36 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 683,37 | -0,28 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 426.62 | -0,70 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,010 % | +0,033 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,261 % | +0,039 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,585 % | +0,063 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1979 | +0,66 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 777,520 | +1,98 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 66,880 | +6,16 % | 51,290 |
Après plus de 400 000 nouveaux actionnaires en 2020, l’année 2021 démarre sur les chapeaux de roues pour les marchés actions. Selon l’Autorité des Marchés Financiers, de début janvier à la fin mars 2021, quelque 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, un nombre en hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Plus de 600 000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019 (hors quatrième trimestre). Le nombre de nouveaux investisseurs, n’ayant jamais passé d’ordre de Bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018, s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.
Dans le prolongement des volumes élevés constatés en 2020, le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a également atteint un niveau record au premier trimestre, soit 18,2 millions. Plus de 60 millions de transactions avaient été alors enregistrées sur l’année, contre 25 millions les années précédentes. La bonne tenue des marchés « actions » incite les Français à acquérir des actions surtout dans un contexte de taux bas. Par ailleurs, la crise sanitaire ayant accru leur épargne, de plus en plus de Français optent pour l’affectation de celle-ci, en partie, en actions. Ce comportement est en rupture avec celui qui était constatée lors des précédentes crises. Les Français avaient tendance à vendre en période de récession et à mettre beaucoup de temps pour revenir sur les marchés « actions ». La crise situation de 2021 diffère de celle de 2008 ou de 2012. Elle n’est pas financière, elle est sanitaire. La baisse des indices « actions » a été brutale mais courte avec une compensation très rapide par rapport aux crises précédentes. Les ménages n’ont pas jusqu’à maintenant subi de pertes de pouvoir d’achat, ce dernier ayant même augmenté en 2020. De ce fait, un nombre non négligeable de ménages disposent de marges financières pour placer leur épargne sur le long terme. Une nouvelle clientèle se fait également jour sur les marchés « actions »; elle est plus jeune, plus connectée et plus prompte à réaliser des plus-values en misant sur les valeurs de marché.
Avec la mutation des marchés financiers initiée dans les années 1980, leur digitalisation et la baisse des taux d’intérêt, la capitalisation boursière connait une forte croissance. Elle est passée de 24 à 70 % du PIB au sein de la zone euro et de 50 à 175 % du PIB aux États-Unis de 1995 à 2021. Les marchés « actions » assument plusieurs fonctions. Ils sont censés faciliter le financement des entreprises, rendre le système économique plus transparent et donc plus efficient. Il convient, par ailleurs, de distinguer le marché des actions cotées et celui des actions non-cotées. Du fait des exigences comptables, des obligations d’information, de la stratégie des actionnaires, les émissions nettes des actions cotées tendent à diminuer que ce soit aux États-Unis ou en Europe. La baisse des émissions est également la conséquence du faible coût de l’endettement qui incite les entreprises à privilégier ce mode de financement. Le taux d’intérêt sur les crédits aux entreprises est de 7 à 10 points inférieurs à la rentabilité des capitaux propres (ROE). Le nombre annuel d’introductions en bourse a chuté depuis la crise financière de 2008. La moyenne aux États-Unis était de 179 par an entre 2009 et 2016, contre près de 700 par an entre 1995 et 2000. Le nombre d’entreprises cotées est passé de 1998 à 2018 de 7 500 à 4 500 aux États-Unis. En Europe, la baisse est de 20 % (16 % en France). Les Offres Publics d’Achat qui se sont multipliées ont réduit le nombre d’entreprises cotées. Les rachats d’actions raréfient l’offre. Depuis 1997, ils sont plus élevés que les augmentations de capital. En vingt ans, l’écart atteindrait au sein de l’OCDE, 3 600 milliards de dollars. Avec un nombre d’acteurs de plus en plus faible sur le marché des actions cotées, ces derniers sont très volatils.
L’essor du « private equity »
De 2000 à 2020, le nombre d’entreprises non cotées a été multiplié par quatre aux États-Unis pour atteindre 9 000. En 2020, la zone euro comptait 8 000 entreprises non-cotées, contre 4 000 en 2006. En France, la loi Pacte qui a abaissé le seuil autorisant un actionnaire à retirer une entreprise de la Bourse à 90 % du capital, contre 95 % auparavant, devrait permettre aux fonds de « private equity » de faire leur marché en Bourse.
Les fonds d’investissement jouent un rôle de plus en plus important dans le financement des entreprises. Ce choix est dicté par la simplicité. Une cotation en Bourse exige entre six mois et un an quand la solution du « private equity » ou du crédit bancaire est bien plus rapide. En 2019, 3 milliards d’euros ont été levés lors d’introductions en Bourse à Paris quand les acteurs français du « private equity » ont apporté plus de 14 milliards d’euros aux entreprises.
Selon les économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) les Français auraient épargné environ 160 milliards d’euros entre 2020 et 2021. De son côté, la Banque de France retient un chiffre de 165 milliards d’euros pour les années 2020 et 2021 dont 110 pour la première. Cette année, le taux d’épargne devrait rester élevé, autour de 19,5 % du revenu disponible brut après avoir atteint 21,3 % en 2020.

Dans son programme de stabilité publié le mercredi 14 avril dernier, le gouvernement considère que « le taux d’épargne des ménages devrait se normaliser progressivement en 2022 avec la levée des contraintes sanitaires. Il demeurerait toutefois supérieur à son niveau de 2019 du fait des comportements prudents des ménages, face à la dégradation du marché du travail notamment ». Le taux d’épargne devrait ainsi se stabiliser autour de 16 % en 2022. Avant la crise sanitaire, il atteignait 15 %. Pour les économistes de l’OFCE, l’épargne liée à la crise sanitaire en France passerait de 5,8 à 3,3 % du revenu disponible brut de 2020 à 2021. Ils estiment que si un cinquième du surcroît d’épargne accumulé depuis le début de la crise (28 milliards d’euros), équivalent à près de 2 % du revenu disponible des ménages, était dépensé d’ici 2022, la croissance française atteindrait 6 %, contre 4,3 % si l’argent mis de côté par les Français n’était pas dépensé l’année prochaine. Toujours selon l’OFCE, le taux de chômage serait de 8,7 % de la population active en cas de réduction de l’épargne tandis qu’il atteindrait 9,4 % si les ménages ne puisaient pas dans leur cagnotte. Une augmentation des prélèvements obligatoires aurait un effet négatif sur le comportement des ménages qui seraient tentés d’accroître leurs efforts d’épargne. Les craintes d’augmentation des impôts et taxes pourraient générer un effet d’anticipation conduisant les Français à mettre d’avantage d’argent de côté.
Après plus de 400 000 nouveaux actionnaires en 2020, l’année 2021 démarre sur les chapeaux de roues pour les marchés actions. Selon l’Autorité des Marchés Financiers, de début janvier à la fin mars 2021, quelque 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, un nombre en hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Plus de 600.000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019 (hors quatrième trimestre). Le nombre de nouveaux investisseurs, n’ayant jamais passé d’ordre de Bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018, s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.
Le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a également atteint un niveau record au premier trimestre, à 18,2 millions, dans le prolongement des volumes élevés constatés en 2020. Plus de 60 millions de transactions avaient été alors enregistrées sur l’année, contre 25 millions les années précédentes. La bonne tenue des marchés « actions » incite les Français à acquérir des actions surtout dans un contexte de taux bas. Par ailleurs, la crise sanitaire ayant accru leur épargne, de plus en plus de Français optent pour l’affectation de celle-ci, en partie, en actions. Ce comportement est en rupture avec celui qui était constatée lors des précédentes crises. Les Français avaient tendance de vendre en période de récession et à mettre beaucoup de temps pour revenir sur les marchés « actions ». La crise situation de 2021 diffère de celle de 2008 ou de 2012. Elle n’est pas financière, elle est sanitaire. La baisse des indices « actions » a été brutale mais courte avec une compensation très rapide par rapport aux crises précédentes. Les ménages n’ont pas jusqu’à maintenant subi de pertes de pouvoir d’achat, ce dernier ayant même augmenté en 2020. De ce fait, un nombre non négligeable de ménages disposent de marges financières pour placer leur épargne sur le long terme. Une nouvelle clientèle se fait également jour sur les marchés « actions »; elle est plus jeune, plus connectée et plus prompte à réaliser des plus values en misant sur les valeurs de marché.
Les sénateurs Vanina PAOLI-GAGIN, Claude MALHURET, Emmanuel CAPUS, Daniel CHASSEING et plusieurs autres de leurs collègues ont déposé une proposition de loi visant à orienter l’épargne des Français vers des fonds souverains régionaux. A cette fin, ils entendent créer un nouveau produit d’épargne le « livret de développement des territoires ». Sur le modèle du
livret A, le produit d’épargne serait collecté par les banques au niveau
national et serait ensuite affecté entre les différentes régions selon une clé
de répartition répondant à une logique de péréquation économique. Les Français pourraient placer et retirer comme ils le veulent mais la rémunération serait progressive avec le temps. le taux de rémunération serait celui du livret A majoré de 25% au terme de cinq années et de 50% au bout de neuf ans. En 2022, les souscripteurs pourraient transférer en franchise fiscale l’épargne placée sur d’autres produits.
La proposition de loi prévoit la création de « Fonds souverain régional ». qui serait placé sous l’autorité des Conseils régionaux. Les
investissements réalisés par ce fonds sont définis par référence aux
objectifs établis par les schémas régionaux d’aménagement, de
développement durable et d’égalité des territoires.
Au niveau régional, il existe déjà les Fonds d’Investissement de proximité. Si la création de fonds souverains régionaux répond à un souci louable de mobilisation de l’épargne des ménages, le niveau choisi ne permet pas une mutualisation des risques. Les conseils régionaux ne sont certainement pas les mieux placés pour allouer des ressources issues de l’épargne. Il conviendrait de travailler au niveau européen afin de créer de véritables supports de financement des entreprises.
L’indice parisien termine la semaine à 6 169,41 points, au plus-haut depuis la fin du mois de novembre 2000. Depuis le 1er janvier, la hausse est de plus de 11 %. Il se rapproche de son record historique datant de plus de vingt ans (le 4 septembre 2000 à 6 944,77 points). Les marchés ont été portés par les propos du Président de la FED, Jerome Powell, confirmant le jeudi 8 avril que la banque centrale américaine n’était pas près de réduire son soutien à l’économie, répétant qu’une hausse des prix attendue cette année serait probablement temporaire, et prévenant qu’une recrudescence des cas de COVID-19 pourrait ralentir la reprise. Aux Etats-Unis, après une embellie de quelques semaines, le nombre de cas augmente à nouveau. Le Président de la FED estime que la reprise pourrait pénalisée par la survenue de cette nouvelle vague. De son côté, le président de la FED de Saint-Louis, James Bullard, a déclaré que l’institution ne devrait même pas débattre de changements de politique monétaire tant qu’il n’y avait pas la certitude d’avoir surmonté la crise sanitaire, liant étroitement les futures discussions de la Fed au succès d’un programme de vaccination.
Après l’adoption par le Congrès d’un important plan de relance budgétaire, la FED a révisé à la hausse ses prévisions de croissance et d’inflation pour cette année mais Jerome Powell a souligné que cela ne se traduirait pas nécessairement par un changement de politique. « Nous ne regardons pas vraiment les prévisions à cette fin, nous regardons les progrès réels » en matière d’inflation et d’emploi, pour déterminer s’il est temps de réduire les achats d’actifs, a-t-il souligné. Il a précisé que neuf ou dix millions d’Américains sont toujours sans emploi et qu’il conviendra de les aider dans les prochains mois. Dans ce contexte, les indices américains ont enregistré cette semaine une forte hausse battant de nouveaux records. Le Nasdaq a gagné en cinq jours de plus de 3 %. Le taux d’intérêt de l’obligation à dix ans du Trésor américain est reoassé de son côté en-dessous de 1,7 %.
Les résultats publiés notamment en Chine ces derniers jours confortent l’idée d’une forte reprise de l’économie mondiale, ce qui conduit à la hausse des cours.
| Résultats 9 avril 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 169,41 | +1,09 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 33 800,60 | +1,95 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 900,19 | +3,12 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 234,16 | +0,84 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 915,75 | +2,65 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3,978,84 | +0,83 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 768,06 | -0,29 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 450,68 | -0,93 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,043 % | +0,038 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,300 % | +0,027 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,648 % | -0,023 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1894 | +1,12 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 745,700 | +0,63 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 62,940 | -2,72 % | 51,290 |
Avec la multiplication des mesures de confinement, les Européens ont épargné un peu plus au dernier trimestre. Le taux d’épargne des ménages est ainsi passé de 17,3 à 19,8% du troisième trimestre au quatrième trimestre 2020. Il s’agit du deuxième niveau le plus élevé depuis le début de la série en 1999 (le plus élevé était à 25,0% au deuxième trimestre 2020).

La hausse du taux d’épargne des ménages dans la zone euro s’explique par une diminution de leurs dépenses de consommation (-3,7%), à un taux plus élevé que le revenu disponible brut des ménages (-0,8%).
Dans le même temps, le taux d’investissement des ménages dans la zone euro a augmenté de 8,7% à 9,1 % au quatrième trimestre 2020, valeur la plus élevée depuis 2011.

Cercle de l’Epargne – données Eurostat
Au cours du quatrième trimestre 2020, le prix des logements a augmenté de 5,4% dans la zone euro et de 5,7% dans l’UE par rapport au même trimestre de l’année précédente. Pour la zone euro, ceci est la plus forte augmentation annuelle depuis le quatrième trimestre 2006. Au troisième trimestre 2020, les prix des logements avaient augmenté respectivement de 4,9% et 5,3%.

Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes augmentations annuelles du prix des logements au quatrième trimestre 2020 ont été observées au Luxembourg (+16,7%), au Danemark (+9,8%) et en Lituanie (+9,4%). Par rapport au trimestre précédent, les plus fortes hausses ont été observées à Chypre et au Luxembourg (+4,7% chacun), en Lituanie (+3,9%) et en Estonie (+3,8%), tandis que des baisses ont été observées seulement en Espagne (-0,8%) et en Hongrie (-0,7%),
La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) a avec la circulaire du 30 mars 2021 a publié la grille des montants des rachats de trimestres retenus pour le calcul des pensions. La CNAV a modifié les tranches de salaires ou revenus prises en compte pour le calcul du montant de ces rachats. Les tranches applicables pour les demandes de 2021 sont les suivantes :
Le barème évolue en fonction du Plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass).
Les rachats sont limités à 12 trimestres. Leur montant est fixé en fonction de la rémunération de l’assuré, de son âge et de l’option de rachat choisie (taux seul ou taux et durée d’assurance). Ils permettent de racheter les années d’études ou les périodes de non activité .
A partir de 67 ans et plus, le montant des cotisations de rachat est déterminé sur la base du montant prévu pour les assurés âgés de 62 ans et diminué de 2,5 % par année révolue au-delà de cet âge (62 ans), sans limitation de durée. Le montant d’un rachat varie entre 1055 et 6684 euros par trimestre.
Taux d’usure et taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement (%)
| Catégorie | Taux effectif moyen pratiqué au 1er trimestre 2021 | Taux d’usure applicable au 1er avril 2021 |
| CRÉDITS DE TRÉSORERIE Crédits de trésorerie aux ménages et prêts pour travaux d’un montant inférieur ou égal à 75 000 euros | ||
| Prêts d’un montant inférieur ou égal à 3 000 euros | 15,80 | 21,07 |
| Prêts d’un montant supérieur à 3 000 euros et inférieur ou égal à 6 000 euros | 7,43 | 9,91 |
| Prêts d’un montant supérieur à 6 000 euros | 3,92 | 5,23 |
| CRÉDITS IMMOBILIERS Crédits immobiliers et prêts pour travaux d’un montant supérieur à 75 000 euros | ||
| Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans | 1,89 | 2,52 |
| Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans | 1,89 | 2,52 |
| Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus | 1,95 | 2,60 |
| Prêts à taux variable | 1,90 | 2,53 |
| Prêts relais | 2,29 | 3,05 |
| Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | ||
| Prêts à taux fixe d’une durée initiale supérieure à 2 ans | 1,26 | 1,68 |
| Prêts à taux variable d’une durée initiale supérieure à 2 ans (3) | 1,23 | 1,64 |
| Prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament | 1,53 | 2,04 |
| Découverts en compte | 11,13 | 14,84 |
| Autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à 2 ans | 1,05 | 1,40 |
| Prêts aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | ||
| Découverts en compte | 11,13 | 14,84 |
Avec le Vendredi Saint, les marchés ont fermé jeudi. Au cours de cette courte semaine, les indices « actions » ont peu évolué tout comme les taux d’intérêt. Les marchés financiers n’ont pas surréagi aux annonces de reconfinement en France et au plan d’investissement de Joe Biden. Les investisseurs ont privilégié les indices PMI définitifs du secteur manufacturier pour le mois de mars dans la zone euro qui témoignent d’un fort rebond économique. Celui-ci est très net en Allemagne. L’indice PMI pour l’ensemble de la zone euro a atteint 62,5 en mars, après 57,9 en février. Il s’agit de son plus haut niveau depuis juin 1997. En Allemagne, la statistique a été confirmée à 66,5 points, et elle a été révisée en hausse à 59,3 points en France. Aux Etats-Unis, le secteur manufacturier est également en forte hausse. La production industrielle a enregistré un pic de croissance qui n’avait pas été atteint depuis 37 ans, grâce à une forte hausse des nouvelles commandes. L’indice ISM manufacturier a progressé à 64,7, un plus haut depuis décembre 1983, contre 60,8 le mois précédent. Pour les services, la situation s’améliore, Le PMI dans les services est passé de 45,7 à 58,8 de février à mars pour la zone euro, après plusieurs mois de stagnation, mais reste inférieur à 50, soit en territoire de contraction.
Face à la recrudescence de l’épidémie, les gouvernements européens ont été contraints de prendre de nouvelles mesures restrictives. Leurs conséquences sur la croissance devraient être faibles. Les entreprises se sont adaptées depuis un an à évoluer en mode dégradée tout comme les ménages. Les confinements devraient néanmoins se traduire par le maintien d’un fort taux d’épargne. Plusieurs indicateurs confirment la résilience de l’économie européenne. La production industrielle de la zone euro et notamment celle de la France se redresse, l’activité dans le secteur des services marchands, non soumis aux fermetures administratives également. La consommation des ménages européens reste bien orientée grâce au maintien du pouvoir d’achat. La réduction de l’écart avant la situation d’avant crise passe par une accélération du programme de vaccination. Les politiques publiques resteront accommodantes en attendant la normalisation des conditions économiques. La Banque centrale européenne, en particulier, confirme qu’elle maintiendra des conditions de financement favorables pour les agents économiques. La remontée de l’inflation en Europe est liée essentiellement aux prix des matières premières et de l’énergie ; elle devrait s’achever avec la stabilisation de ces derniers.
Le jeudi 1er avril, les pays producteurs de pétrole liés par l’accord OPEP + – emmenés par l’Arabie saoudite et la Russie – ont décidé d’accroître progressivement leur production du fait d’une prévision de demande en hausse en lien avec la reprise de la croissance. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses dix alliés (Russie, Mexique, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, Malaisie, Oman, Soudan et Soudan du Sud) augmenteront leur production de 350 000 barils par jour en mai et juin, puis de 441 000 barils en juillet. Après la chute des cours au mois d’avril 2002, les membres de l’OPEP + avaient opté pour une contraction de leur production de 10 millions de barils jour, soit l’équivalent de 10 % de la production mondiale. Cette régulation a été ramenée depuis à 7 millions. Elle fait l’objet d’ajustement mensuel afin de maintenir le prix du baril au-delà de 60 dollars. Du fait d’une reprise qui a été retardée par les nouvelles vagues, l’Arabie Saoudite retire depuis le mois de février un million de barils jour. Cette autolimitation saoudienne devrait prendre fin progressivement. Les Etats-Unis souhaitent que les prix du pétrole n’augmentent pas trop dans les prochains afin de conforter la remontée de la croissance. Ils se satisfont d’un prix de 60 dollars le baril et ont demandé à l’Arabie Saoudite d’accepter une augmentation de la production pétrolière.
| Résultats 2 avril 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 102,96 | +0,25 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 33 153,21 | -0,05 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 480,11 | +3,22 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 107,17 | +0,66 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 737,30 | -0,51 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 945,96 | +0,50 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 854,00 | +2,32 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 466.33 | +1,40 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,081 % | +0,024 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,327 % | +0,020 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,681 % | +0,030 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1777 | -0,13 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 734,820 | +0,23 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 64.610 | +0,37 % | 51,290 |
Le CAC 40 a au cours du premier trimestre 2021 effacé en grande partie les pertes du printemps 2020 marqué par le premier confinement. L’indice parisien a rattrapé, en partie, le retard pris sur les autres grands indices. A la même période l’an dernier, le CAC 40 accusait une baisse de 26,46 %. Toutes les composantes de l’indice affichaient alors un bilan négatif. Depuis le 1er janvier le CAC 40 a progressé de 9,29 % avec un gain de 6,38 % pour le seul mois de mars. Le Daxx Allemand a gagné 9,40 % sur trois mois et 8,86 % pour le dernier mois du premier trimestre. L’indice Foostsie britannique est en retrait avec une appréciation de 3,92 %. Les indices américains ont du faire face au cours du première trimestre à la hausse des taux d’intérêt. Le Nasdaq n’a progressé que de 2,78 %. Sur un an, les valeurs technologiques sont les grandes gagnantes, le Nasdaq affichant un gain de plus de 70 %. Le Dow Jones de son côté a augmenté de près de 8 % en trois mois et de plus de 47 % en un an.
Le pétrole a lors de ce premier trimestre retrouvé son niveau d’avant crise en atteignant les 70 dollars le baril de Brent avant de redescendre à la fin du mois de mars à 64 dollars. Depuis le début de l’année, la hause a été de plus de 27 %. Sur un an, elle atteint 177,46 %. La demande de pétrole est en hausse notamment en Asie. Par ailleurs, l’accord de régulation de l’OPEP et de la Russie contribue à faire augmenter le prix du pétrole.
L’euro avec la hausse des taux d’intérêt américains a perdu du terrain sur les trois premiers de l’année 2021. Il a cédé un peu plus de 4 % par rapport au dollar. Le premier trimestre a été, en effet marqué par la hausse des taux d’intérêt sur les titres publics sur fond de crainte de retour de l’inflation. Les plans de relance, en premier lieu aux Etats-Unis, pourraient déboucher sur une remontée des prix. L’importance du déficit américain qui pourrait se situer autour de 15 points de PIB alimente cette tendance. Le taux américain à 10 ans est passé de 0,915 à 1,710 de fin décembre 2020 à fin mars 2021. En Europe, la Banque Centrale Européenne s’est engagée à accélérer le programme de rachats d’obligations pour peser sur les taux. Le taux de l’OAT à 10 ans est passé de -0,343 à 0,046 % quand son homologue allemand est passé de -0,575 à -0,292 %
Quelle sera la tendance au début du deuxième trimestre ? Tout dépend de l’évolution de l’épidémie en Europe. La France doit gérer une troisième vague qui pourrait déboucher sur une levée des restrictions grâce à l’amplification de la vaccination. Aux Etats-Unis, le Président américain entend, de son côté, accélérer la reprise. Après le plan de soutien de 1900 milliards de dollars destiné à venir en aide aux ménages et aux entreprises, un plan d’investissement de 2 000 milliards de dollars sur huit ans dans les infrastructures a été présenté. 650 milliards de dollars de dépenses sont prévues pour les routes, les ponts, les autoroutes et les ports du pays. En contrepartie, le taux d’imposition sur les sociétés devrait passer de 21 % à 28 %. Selon la Maison-Blanche, cette hausse d’impôt, combinée à des mesures destinées à stopper la délocalisation des bénéfices, est censée financer le plan d’infrastructures en 15 ans. Si ces plans doivent porter la croissance, ils peuvent contribuer à la hausse des prix et donc à celle des taux d’intérêt, ce qui pèsera sur les valeurs « actions ».
Les marchés au premier trimestre 2021

En février 2021, selon la Fédération Française d’Assurance, 68 000 Plan d’Epargne Retraite ont été souscrits dont 17 000 issus de contrats d’anciens épargne retraite transférés. 879 millions d’euros ont été versés dont 557 millions d’euros issus de transferts. En qui concerne la production nouvelle, hors transfert, la progression par rapport à février 2020 est nette, +51 % pour les nouveaux plans et +125 % pour les cotisations.
Pour mémoire, entre le mois octobre 2019 et la fin janvier 2021, selon les statistique de la Fédération Française de l’Assurance, 1,24 million de Plans d’Épargne Retraite (PER) ont été souscrits soit à titre individuel, soit par l’intermédiaire d’un employeur. Fin janvier, l’encours du PER a atteint 13,4 milliards d’euros dont la moitié en unités de compte. En janvier, 88 400 nouveaux assurés ont ouvert un PER, soit une hausse de 185 % par rapport à la même période l’année dernière. 147 220 personnes ont, par ailleurs, transféré leurs anciens contrats vers des nouveaux PER.
Selon la Banque de France, en février, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires s’établit à 0,45% pour le troisième mois consécutif. Celui des livrets bancaires fiscalisés était stable à 0,11%. Le taux moyen de rémunération des Plans d’Epargne Logement était de 2,61 %.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| févr- 2020 | déc- 2020 | janv- 2021 (e) | févr- 2021 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,52 | 0,45 | 0,45 | 0,45 |
| Ménages | 0,73 | 0,67 | 0,68 | 0,67 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,65 | 0,51 | 0,47 | 0,46 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,19 | 1,01 | 1,00 | 0,99 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,53 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,50 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,14 | 0,12 | 0,11 | 0,11 |
| – plan d’épargne-logement | 2,59 | 2,61 | 2,61 | 2,61 |
| SNF | 0,22 | 0,16 | 0,15 | 0,15 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,08 | 0,08 | 0,09 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,21 | 0,15 | 0,14 | 0,14 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,06 | 0,92 | 0,89 | 0,87 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,41 | -0,54 | -0,55 | -0,54 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,52 | -0,66 | -0,63 | -0,54 |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
Au mois de février, l’assurance vie a, selon la Fédération Française de l’Assurance, enregistré une collecte nette positive pour le troisième mois consécutif confirmant ainsi son regain de forme. Cette collecte nette a atteint, en février, 1,6 milliard d’euros faisant suite à celle de 2 milliards d’euros du mois de janvier. Le résultat du mois de février 2021 est proche de celui de 2020 (1,5 milliard d’euros), intervenue juste avant le début de la crise sanitaire. Traditionnellement, février réussit à l’assurance vie, aucune décollecte n’a été constatée lors de ces dix dernières années. Février donne lieu comme pour janvier à des arbitrages au sein du patrimoine des ménages.
Après avoir privilégié les livrets d’épargne réglementée et les dépôts à vue en 2020, les ménages français commencent, depuis la fin de l’année dernière, à réallouer une partie des sommes économisées sur des placements longs, ce qui profite à l’assurance vie. Cette dernière avait connu, en 2020, neuf mois consécutifs de décollecte. Le premier confinement qui avait entraîné la fermeture des réseaux bancaires et d’assurances avait provoqué une chute de la collecte brute de manière brutale. De janvier à avril 2020, elle était passée de 12,1 à 5,7 milliards d’euros. Au mois de février 2021, cette dernière a atteint 12,1 milliards d’euros, soit un milliard de plus qu’en février 2020. La proportion d’unités de compte dans la collecte s’est élevée à 38 %, contre 34 % au mois de janvier. Les prestations ont été, en février 2021, en recul, 10,5 milliards d’euros, contre 11,6 milliards d’euros en janvier 2021. L’encours de l’assurance vie a, en février, battu un nouveau à 1795 milliards d’euros.
La reprise de l’épidémie et l’adoption de restrictions sanitaires ne semblent donc pas porter ombrage à l’assurance vie. Les ménages estiment, selon l’INSEE, qu’il est opportun d’épargner dans les prochains mois. Ils devraient, de ce fait, continuer la réorientation d’une partie de leurs liquidités sur des supports plus longs. L’espoir d’une sortie de la crise sanitaire et d’une reprise économique forte attendues pour le second semestre ne peuvent que les conforter dans ce choix. La bonne tenue des marchés « actions » les encourage, par ailleurs, à opter pour une part plus élevée d’unités de compte que dans le passé.
Au mois de mars, la confiance des ménages dans la situation économique est en progrès malgré les mesures de confinement qui concerne trois départements. À 94, l’indice de l’INSEE qui la synthétise a gagné trois points mais demeure sous sa moyenne de longue période.

Les ménages sont plus confiants en mars qu’en février sur leur situation financière à venir. L’indice de l’INSEE est passé au-dessus de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée augmente légèrement. Il gagne un point et demeure supérieur à sa moyenne.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est également en progrès. Le solde correspondant gagne deux points mais demeure sous sa moyenne.
Les ménages sont toujours en mode épargne. En mars, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner continue d’augmenter. Le solde correspondant gagne trois points, et atteint un nouveau plus haut historique mais le solde d’opinion des ménages relatif à leur capacité d’épargne future perd deux points. Le solde relatif à leur capacité d’épargne actuelle est quant à lui stable. Ces deux soldes demeurent bien au-dessus de leurs niveaux moyens.

En mars, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois est en net progrès. . Le solde correspondant gagne seize points mais reste éloigné de sa moyenne de longue période. En revanche, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois poursuit sa baisse. Le solde correspondant perd quatre points et atteint son plus bas niveau depuis juillet 2013.
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage diminue. Le solde correspondant perd huit points mais reste très au-dessus de sa moyenne.
En mars, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont un peu plus nombreux qu’en février Le solde correspondant gagne cinq points, et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. La part des ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois est quasi stable. Le solde correspondant gagne un point tout en restant encore nettement en dessous de sa moyenne de longue période.
Entre multiplication des cas de covid-19 et la diffusion accélérée du vaccin, les investisseurs ont préféré ne pas choisir. Les cours sont restés relativement stables sur les grandes places. Après avoir effacé les pertes du mois du premier confinement, la bourse de Paris fait du surplace en restant en-dessous des 6000 points. La pause de ces derniers pourrait perdurer dans l’attente de la confirmation de la réalité de la reprise. Les incertitudes sur l’évolution des taux d’intérêt et l’éventuel retour de l’inflation incitent à la prudence.
Plusieurs indicateurs traduisent néanmoins l’amélioration du moral des acteurs économiques. L’indice de confiance de l’Université du Michigan est ressorti en hausse tout comme l’indicateur sur le climat des affaires en France. Le blocage du Canal de Suez n’a pas eu d’effets notables sur les marchés « action » malgré les surcoûts et les retards de livraison qu’il pourrait générer. Le pétrole qui était en baisse en début de semaine est remonté vendredi retrouvant son niveau de la semaine dernière.
| Résultats 26 mars 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 988,81 | -0,15 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 33 072,88 | +1,36 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 138,73 | -0,58 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 14 748,94 | +0,88 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 740,59 | +0,48 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 866,68 | +0,77 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 176,70 | -2,07 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 418,33 | -4,43 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,104 % | -0,059 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,347 % | -0,055 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,651 % | -0,070 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1798 | -0,87 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 733,360 | -0,66 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 64,690 | +0,28 % | 51,290 |
Avec la légère remontée des taux d’intérêts, les valeurs « actions » connaissent une évolution plus incertaine depuis la fin du mois de février. Certains estiment que l’amélioration du rendement des obligations devrait amener les investisseurs à réarbitrer une partie de leurs actifs ; d’autres considèrent que les cours ont augmenté de manière exagérée, nécessitant une correction. Cette thèse de la baisse des actions pourrait être contredite par la force de la reprise économique qui n’aurait pas été réellement appréciée à sa juste mesure par les investisseurs. Par ailleurs, la hausse des taux devrait être limitée avec le maintien de politique monétaire expansive.
Aux Etats-Unis, les indices ont battu des records jusqu’au mois de février. En un an, le Dow Jones a gagné plus de 70 %, le Nasdaq, plus de 90 % et le S&P 500, plus de 36 %. L’Euro Stoxx, de son côté a progressé de plus de 50 %.
Le PER (rapport entre le cours des actions et le bénéfice net par action) sur résultats futurs est passé de 25 à 30 pour le Nasdaq et de 18 à 25 pour le S&P de 2010 à 2020. Pour l’Euro Stoxx, il atteint 20, contre 15 il y a un an. Si pour les valeurs technologiques, l’appréciation est assez importante, elle reflète néanmoins la puissance des entreprises de ce secteur qui ont profité de la crise pour renforcer leurs positions.
Le marché « actions » dispose encore d’un potentiel de progression. La reprise estivale de l’année 2020 avait surpris les analystes. Il est envisageable que le rebond dans les prochains mois soit également important du fait de l’accumulation des plans de relance. Les déficits demeureront élevés en 2021 et dans les prochaines années. Ils devraient dépasser 15 points de PIB aux Etats-Unis, soit trois fois la perte de 2020. Pour la zone euro, ils s’élèveront à 6 points de PIB, soit l’équivalent du manque à gagner de l’année dernière. La vitalité de la croissance en Asie ainsi que celle du commerce international semblent prouver la résilience de l’économie mondiale. Cette croissance pourrait rapidement s’exprimer compte tenu de la montée en puissance des campagnes de vaccination.
La croissance pourrait être également soutenue par le niveau élevé de l’épargne mondiale. Elle a atteint 27 % du PIB en 2020 quand elle ne dépassait pas 25 % en 2007. Avec le repli de l’épidémie, cette épargne actuellement très liquide pourrait alimenter la consommation ou être réorientée vers des placements de long terme.
En raison des restrictions sanitaires, plusieurs secteurs importants de l’économie sont pénalisés en bourse. L’hôtellerie, le tourisme, le transport aérien, l’aéronautique, la distribution traditionnelle, l’automobile devraient se redresser avec la disparition des contraintes sanitaires, certainement à compter de l’été 2021. Les indices boursiers de ces secteurs en difficulté pourraient connaître une forte hausse d’autant que plusieurs des secteurs concernés enregistraient de forte croissance avant la crise. Aux Etats-Unis qui sont en avance sur la vaccination et sur la reprise par rapport à l’Europe, ces indices sont déjà en hausse.
Les taux d’intérêts réels à long terme devraient rester négatifs durant plusieurs années. Les récentes prises de position de deux principales banques centrales, la FED et la BCE, confortent l’idée que les politiques monétaires demeureront accommodantes au moins jusqu’en 2023. Des taux bas devraient favoriser l’investissement. Tant que les taux d’intérêt à long terme restent nettement inférieurs à la croissance potentielle en valeur (celle-ci est de l’ordre de 4,5 % aux États-Unis, de 3,5 % dans la zone euro), la somme actualisée des dividendes futurs est infinie, et la valeur fondamentale des actions ne limite pas leur hausse.
La forte croissance de l’économie mondiale attendue au second semestre 2021 et en 2022 devrait porter les valeurs « actions » dans un contexte de taux d’intérêt bas. La crainte de l’inflation est en l’état exagéré. La hausse des prix liée essentiellement aux matières premières, à l’énergie et à quelques biens intermédiaires, devrait être passagère.
Avec le couvre-feu et le confinement relatif de plusieurs départements, les ménages français consomment moins. Par ailleurs, par prudence, ils diffèrent la réalisation d’achats importants. Dans ce contexte, ils recourent moins aux crédits à la consommation et cela d’autant plus qu’ils disposent d’une poche d’épargne importante.
Durant le dernier trimestre 2020, l’encours des crédits à la consommation aux particuliers est ainsi resté, selon la Banque de France, stable 188 milliards d’euros (+0 % après +0,5 % en septembre 2020). Dans la zone euro, l’encours des crédits à la consommation a même diminué (-1,7 % au 4ème trimestre 2020). Les taux d’intérêt moyens français des crédits renouvelables, découverts et divers (+4,7 %) et des nouveaux crédits amortissables (+3,5 %) restent faibles en France et sont inférieurs aux niveaux enregistrés en zone euro (respectivement +6 % et +5,1 %).

Au mois de mars, le climat des affaires s’est amélioré en France. L’indicateur de l’INSEE qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise a gagné 7 points et se situe à 97 proche de son niveau moyen de longue période. Il se situe au plus haut niveau depuis le début de la crise sanitaire. Les climats des affaires dans les services et dans le commerce de détail ont progressé, respectivement, de 6 et 5 points par rapport à février et, dans le commerce de gros, de 3 points par rapport à janvier. Dans l’industrie, après trois mois d’amélioration, le climat des affaires est resté stable en mars. Dans le bâtiment, l’opinion des entrepreneurs sur leur activité, tant récente que prochaine, s’améliore assez nettement en mars. L’enquête menée par l’INSEE a été réalisée avant l’annonce des nouvelles mesures de confinement. Elle n’en témoigne pas moins qu’un nombre croissant de dirigeants d’entreprise croit en la reprise.

Sur le terrain de l’emploi, l’optimisme est également de mise. L’indicateur de l’INSEE a augmenté de six points et retrouve, à 92, un niveau équivalent à celui de septembre dernier. Il reste néanmoins au-dessous de sa moyenne (100).
Avec le développement des cartes de paiement et du paiement en ligne, l’usage du numéraire, des billets et des pièces est en baisse constante, -6 % de 2016 à 2019. Malgré tout le nombre de billets en circulation continue d’augmenter. En 2020, le montant des billets en circulation a augmenté de 11 % en un an, soit 1 435 milliards d’euros, contre 1 293 milliards en 2019. Ces dix dernières années, la hausse moyenne était de 5 %. En France, le numéraire a progressé de 30 milliards d’euros en 2020.
Si les achats en espèces reculent, ils restent dominants avec un total, en 2019, de transactions de 1 993 milliards d’euros pour 117 milliards d’opérations. Cela correspond à 72 % des paiements en point de vente. Ces transactions seraient réalisées qu’avec environ 20 % du montant des billets en circulation, soit environ 260 milliards d’euros.
Entre 30 à 50 %, des billets seraient en dehors de l’Union européenne, principalement dans des pays en développement, où l’euro est perçu comme une monnaie sûre, contrairement à certaines devises locales ou à certains systèmes bancaires.D
De 28 % à 50 % seraient au sein des ménages des entreprises ou des administrations. Chaque ménage aurait entre 1 270 et 2 310 euros d’euros de cash à domicile. Durant les périodes de crise, les ménages conservent une part plus importante de liquide à la maison. Cela a été constaté en 1993, en 2000 avec la peur du bug Internet ou en 2008.
Les institutions financières monétaires de la zone euro, comme les banques détenaient par ailleurs, en 2020 environ 90 milliards d’euros, ce montant est en forte hausse du fait de l’application de taux négatifs sur leurs dépôts à la Banque centrale européenne.
Le Livret A le grand gagnant de la renonciation à la consommation
Au mois de février, sans surprise, le Livret A a, selon les résultats de la Caisse des Dépôts et Consignation, enregistré une abondante collecte de 2,86 milliards d’euros faisant suite aux 6,32 milliards d’euros du mois de janvier. En deux mois, 9,2 milliards d’euros ont été ainsi placés sur le Livret A.
En temps normal, le deuxième mois de l’année est moyen pour le Livret A. Lors de ces dix dernières années, il a enregistré trois décollectes, en février 2014, 2015 et 2016. La collecte moyenne sur dix ans est de près d’un milliard d’euros. Avec 2,86 milliards d’euros, la collecte de 2021 est donc nettement supérieure à la moyenne ; elle est plus de deux fois élevée qu’en 2020 (1,17 milliard d’euros). Elle constitue la collecte la plus élevée jamais enregistrée par le Livret A pour le deuxième mois de l’année.
La valeur refuge par excellence
Dans un contexte de restrictions sanitaires, les ménages sont toujours en mode «épargne forcée » dont bénéficie, en premier lieu, le Livret A. Le couvre-feu en vigueur en février avec la fermeture des bars, des restaurants et de nombreux lieux de loisirs pèse par définition sur la consommation. En outre, la situation économique et sociale demeurant incertaine, les Français donne la préférence à la sécurité et à la liquidité. Le Livret A joue ainsi son rôle traditionnel de valeur refuge. Il est le grand gagnant, pour l’épargne, avec les dépôts à vue, de la crise sanitaire. En un an, son encours a augmenté de près de 32 milliards d’euros. En février, il a atteint un nouveau sommet historique à 335,7 milliards d’euros. De son côté, le Livret de Développement Durable a également battu un nouveau record avec un encours de 123,5 milliards d’euros. Il a bénéficié tout comme le Livret A d’une collecte positive de 910 millions d’euros en février.
Le Livret A et le LDSS devraient continuer d’enregistrer des collectes importantes dans les prochains mois en raison du maintien des restrictions sanitaires. Une décollecte ne pourra intervenir qu’en cas de retour à la normale escomptée à la fin du deuxième trimestre et plus surement au second semestre. Il est peu probable que les Français néanmoins réduisent rapidement leur épargne « covid ». Les sorties seront fonction de l’évolution de la situation sanitaire et économique. Après les crise en 2000, en 2008 ou en 2012, l’épargne de précaution des ménages n’est pas revenue à son niveau initial. L’épargne liquide crante à un niveau plus élevé, les ménages craignant la survenue d’une nouvelle crise ; d’autres facteurs plus structurels comme le vieillissement de la population ou la montée de la précarité peuvent également expliquer cette tendance.

Selon l’Association Française de gestion, les encours des plans d’épargne salariale et des plans d’épargne retraite entreprise s’élevaient fin 2020 à 147 milliards d’euros en hausse de 1,5 % sur un an, et + 7,5 % sur les 6 derniers mois. L’encours de l’épargne retraite collective (PERCO et PER entreprise) a atteint 22,5 milliards d’euros, en croissance de + 12,5 % sur un an.
Parmi les dispositifs d’épargne retraite collectif en format compte-titre, les encours des nouveaux PER ont triplé en 2020 et atteignent 7,95 milliards d’euros. Près de 1,15 millions de salariés bénéficient de ces nouveaux dispositifs au sein de 140 000 entreprises signataires.
Les encours de fonds ISR ont augmenté de 18 % en 2020 et représentent désormais plus de 27,2 milliards d’euros ceux des fonds solidaires s’établissant à 11,7 milliards d’euros (+ 21 % sur un an). L’ensemble de ces fonds représente désormais plus de 30 % des encours diversifiés (hors actionnariat salarié) en épargne salariale et épargne retraite.
La collecte brute a été, malgré la crise sanitaire élevé, + 16 milliards d’euros, dont 60 % est issue de l’investissement de la participation et / ou de l’intéressement reçu par les salariés.
En 2020, 341 000 entreprises étaient doté d’au moins un instrument d’épargne salariale. Ce nombre a augmenté de 4 % par rapport à 2019. 172 000 entreprises disposent d’un PERCO ou d’un EPER entreprise, soit une hausse de 7 % en un an.
Dans les années 1970, nous avions connu une diminution de la croissance et l’inflation qui donna lieu au mot « stagflation ». Depuis quelques semaines, la crainte d’un retour de l’inflation, du fait de la multiplication des plans de relance, inquiète les investisseurs qui craignent également la poursuite de l’épidémie qui retarde d’autant le retour de la croissance, d’où une menace « d’épidémieflation »
Le CAC 40 est repassé au-dessous des 6000 points du fait des annonces de reconfinement de 16 départements sur fond de reprise de l’épidémie. La baisse du CAC 40 est également imputable aux nouvelles tensions observées sur le marché obligataire. La Réserve fédérale américaine a annoncé qu’elle ne prolongera pas les mesures d’assouplissement accordées aux banques en termes d’exigences de réserves obligatoires. Le taux d’intérêt de l’emprunt américain à 10 ans est repassé, par voie de conséquence, au-dessus de 1,7 %. La baisse des indices « actions » demeure néanmoins modeste tant en France qu’aux Etats-Unis. En Allemagne, l’indice Daxx est, de son côté, en très légère hausse.
La FED anticipe que le plan de relance de Joe Biden devrait accroître rapidement et fortement l’activité, rendant non nécessaire le maintien de soutien monétaire dans un contexte qui serait plus inflationniste. La FED a, en effet, relevé sa prévision de croissance du PIB américain à 6,5 % pour 2021 avec une inflation qui pointera temporairement, selon elle, à 2,4 %. Avec un taux d’intérêt supérieur à 1,7 %, les investisseurs sont enclins à privilégier les obligations.
Le pétrole a connu sa plus forte baisse cette semaine depuis le mois de novembre. Le baril de Brent a perdu 7 % et est repassé en-dessous de 65 dollars. Le cours du pétrole a été pénalisé par la reprise de l’épidémie en Europe. Les experts du marché pétrolier estiment néanmoins que l’or noir pourrait connaître une forte hausse de son prix dans le courant de l’été.
| Résultats 19 mars 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 997,96 | -0,80 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 32 627,97 | -0,46 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 215,24 | -0,79 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 14 621,00 | +0,82 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 708,71 | -0,78 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 837,02 | +0,10 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 717,83 | +2,96 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 453,08 | -3,46 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,045 % | +0,022 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,292 % | +0,011 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,721 % | +0,102 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1906 | -0,38 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 743,170 | +0,92 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 64,270 | -7,00 % | 51,290 |
Le décret n° 2021-277 du 12 mars 2021 relatif au contrôle de la détention des produits d’épargne réglementée publié au Journal officiel du samedi 13 mars simplifie grandement la souscription et la conservation d’un Livret d’épargne populaire (LEP). Ce décret comprend deux parties : la première concerne le Livret d’Épargne Populaire et traduit réglementairement un engagement pris par le ministre de l’Économie en 2019 ; la seconde vise à lutter contre la possession de plusieurs livrets d’épargne réglementée du même type.
Pour le LEP, l’épargnant n’a plus besoin chaque année de présenter à la banque son avis d’imposition. L’établissement gestionnaire du compte sur livret d’épargne populaire, ou auprès duquel une demande d’ouverture d’un tel compte a été formulée, peut interroger l’administration fiscale par voie électronique afin de savoir si les conditions pour son ouverture sont remplies par le titulaire du compte ou par la personne qui en demande l’ouverture.
Pour rappel, pour pouvoir détenir un LEP, un contribuable doit justifier, lors de la demande d’ouverture puis, chaque année, que ses revenus de la dernière ou avant-dernière année ne dépassent pas certains montants. Ces derniers atteignent, en 2021, 20 017 euros pour un célibataire (plus 5 344 euros par demi-part fiscale supplémentaire). En cas de non-respect du seuil pendant deux années consécutives, le livret doit être clôturé.
Cette simplification vise à inciter les ayants-droits à ouvrir un LEP. Selon la Banque de France, au 31 décembre 2019, seuls 7,3 millions de LEP étaient ouverts. Seuls 14,3 % des Français ont un LEP quand près d’un sur deux y a potentiellement droit. Le LEP est actuellement rémunéré à 1 % net, soit deux fois plus que le Livret A qui compte 55 millions de souscripteurs.
Le décret précise « quand l’administration fiscale n’est pas en mesure d’indiquer si ce titulaire ou cette personne remplit les conditions (…), ou quand l’établissement de crédit ne sollicite pas l’administration fiscale, la justification du montant des revenus est apportée par la production, par le titulaire du compte sur livret d’épargne populaire ou par le contribuable demandant l’ouverture d’un tel compte, de l’avis d’impôt sur le revenu ou de l’avis de situation déclarative à l’impôt sur le revenu de son foyer fiscal permettant à l’établissement de s’assurer ». La banque pourra ainsi continuer à demander l’avis d’impôt chaque année.
Comme en 2020, la date à laquelle les banques sont tenues de clôturer les comptes dont les titulaires ne respectent plus les plafonds de revenus est reportée du 31 mars au 30 novembre 2021. Le décret modifie également la date limite pour procéder à cette clôture pour les années à venir, celle-ci interviendra alors au 30 avril.
Interdiction de la multi-détention des livrets d’épargne réglementée
Les pouvoirs publics renforcent les dispositifs de contrôle pour éviter la multi-détention de livrets d’épargne réglementée. Le Gouvernement a décidé d’étendre le dispositif en vigueur pour le Livet A. Pour chaque catégorie (Livret A, LDDS, Compte Épargne Logement, Plan d’Épargne Logement, Livret d’Épargne Populaire et Livret Jeune), il n’est possible que d’en posséder qu’un par personne. Lors d’une demande d’ouverture d’un tel livret, l’établissement bancaire doit rappeler au déposant à l’origine de la demande qu’il ne peut détenir qu’un seul produit de la même catégorie. L’établissement doit également interroger l’administration fiscale afin de vérifier si la personne détient déjà un produit d’épargne réglementée de la même catégorie.
Si le client a refusé que les informations relatives à d’autres produits d’épargne réglementée de la même catégorie qu’il détiendrait déjà soient communiquées à l’établissement de crédit par l’administration fiscale, et si celle-ci répond que le client est déjà détenteur d’un ou plusieurs produits d’épargne réglementée de la même catégorie, l’établissement de crédit ne procède pas à l’ouverture demandée et informe le client des motifs du refus. Les personnes ayant plusieurs livrets d’épargne réglementée d’une même catégorie a deux mois pour régulariser sa situation. En l’absence d’une telle régularisation, les produits d’épargne réglementée maintenus irrégulièrement ouverts sont soldés d’office par l’établissement et les sommes y figurant sont transférées sur un autre compte ouvert dans le même établissement au nom du même titulaire ou, à défaut, sur un compte d’attente.
Epargne réglementée, des mesures en faveur du Livret d’Epargne Populaire et contre la multi-détention
Le décret publié n° 2021-277 du 12 mars 2021 relatif au contrôle de la détention des produits d’épargne réglementée a été publié au Journal officiel du samedi 13 mars simplifie grandement la souscription et la conservation d’un Livret d’épargne populaire (LEP). Ce décret comprend deux parties. La première concerne le Livret d’Epargne Populaire et traduit législativement un engagement pris par le Ministre de l’Economie en 2019. La seconde vise à lutter contre la possession de plusieurs livrets d’épargne réglementée du même type.
Pour le LEP, l’épargnant n’a plus besoin chaque année de présenter à la banque son avis d’imposition. L’établissement gestionnaire du compte sur livret d’épargne populaire, ou auprès duquel une demande d’ouverture d’un tel compte a été formulée, peut interroger l’administration fiscale par voie électronique afin de savoir si les conditions pour son ouverture sont remplies par le titulaire du compte ou par la personne qui en demande l’ouverture »,
Pour rappel, pour pouvoir détenir un LEP, un contribuable doit justifier, lors de la demande d’ouverture puis chaque année, que ses revenus de la dernière ou avant-dernière année ne dépassent pas certains montants. Ces derniers atteignent, en 2021, 20 017 euros pour un célibataire (plus 5 344 euros par demi-part fiscale supplémentaire). En cas de non-respect du seuil pendant deux années consécutives, le livret doit être clôturé.
Cette simplification vise à inciter les ayants-droits à ouvrir un LEP. Selon la Banque de France, au 31 décembre 2019, seuls 7,3 millions de LEP étaient ouverts. Seuls 14,3 % des Français ont un LEP quand la moitié y a potentiellement droit. Le LEP est actuellement rémunéré à 1 % net, soit deux fois plus que le Livret A qui compte 55 millions de souscripteurs.
Le décret précise quand l’administration fiscale n’est pas en mesure d’indiquer si ce titulaire ou cette personne remplissent les conditions (…), ou quand l’établissement de crédit ne sollicite pas l’administration fiscale, la justification du montant des revenus est apportée par la production, par le titulaire du compte sur livret d’épargne populaire ou par le contribuable demandant l’ouverture d’un tel compte, de l’avis d’impôt sur le revenu ou de l’avis de situation déclarative à l’impôt sur le revenu de son foyer fiscal permettant à l’établissement de s’assurer. La banque pourra ainsi continuer à demander l’avis d’impôt chaque année.
Comme en 2020, la date à laquelle les banques sont tenues de clôturer les comptes dont les titulaires ne respectent plus les plafonds de revenus est reportée du 31 mars au 30 novembre 2021. Le décret modifie également la date limite pour procéder à cette clôture pour les années à venir, celle-ci interviendra alors au 30 avril.
Interdiction de la multi-détention des livrets d’épargne réglementée
.Les pouvoirs publics renforcent les dispositifs de contrôle pour éviter la multi-détention de livrets d’épargne réglementée. Le Gouvernement a décidé d’étendre le dispositif en vigueur pour le Livet A. Pour chaque catégorie de livrets, Livret A, LDDS, Compte Epargne Logement, Plan d’Epargne Logement, Livret d’Epargne Populaire et Livret Jeune, il n’est possible que d’en posséder un par personne. Lors d’une demande d’ouverture d’un tel livret, l’établissement bancaire doit rappeler au déposant à l’origine de la demande qu’il ne peut détenir qu’un seul produit de la même catégorie. L’établissement doit également interroger l’administration fiscale afin de vérifier si la personne détient déjà un produit d’épargne réglementée de la même catégorie.
Si le client a refusé que les informations relatives à d’autres produits d’épargne réglementée de la même catégorie qu’il détiendrait déjà soient communiquées à l’établissement de crédit par l’administration fiscale et si celle-ci répond que le client est déjà détenteur d’un ou plusieurs produits d’épargne réglementée de la même catégorie, l’établissement de crédit ne procède pas à l’ouverture demandée et informe le client des motifs du refus. Les personnes ayant plusieurs livrets d’épargne réglementée d’une même catégorie a deux mois pour régulariser sa situation. En l’absence d’une telle régularisation, les produits d’épargne réglementée maintenus irrégulièrement ouverts sont soldés d’office par l’établissement et les sommes y figurant sont transférées sur un autre compte ouvert dans le même établissement au nom du même titulaire ou, à défaut, sur un compte d’attente.
La semaine aura été marquée par l’évolution des taux et par l’adoption du plan de Joe Biden. Tous les grands indices « actions » ont gagné du terrain avec des gains importants. L’indice des valeurs technologiques américain, le Nasdaq, qui avait pâti, au début du mois de mars, de la hausse des taux d’intérêt et de sa forte progression des mois passés, a augmenté de plus de 3 %. Le pétrole après avoir atteint 71 dollars le 8 mars s’est stabilisé autour de 69 dollars le baril.
Le BCE joue les taux à la baisse
Face à la légère augmentation des taux d’intérêt provoquée, en grande partie, par le plan de relance de Joe Biden qui génère des anticipations inflationnistes, la Banque Centrale Européenne n’a pas modifié, lors de sa réunion du 11 mars dernier, ses taux et le montant des programmes d’achat d’obligations. Néanmoins, le Conseil des Gouverneurs a annoncé que la réalisation de ce programme serait accélérée.au cours du trimestre à venir par rapport aux premiers mois de l’année. Le programme, PEPP, de 1 850 milliards d’euros, n’a été utilisé jusqu’ici que pour la moitié de son montant. L’augmentation des rachats est censée faire baisser la pression sur les taux longs. Christine Lagarde a, écarté la perspective d’un retour en force de l’inflation. Cette annonce a suffi pour provoquer un léger fléchissement des taux européens et une hausse du cours des actions. Le CAC 40 a ainsi dépassé les 6 000 points, jeudi 11 mars, pour la première fois depuis le 21 février 2020. A 6 033,76 points en clôture, il n’est plus qu’à 1,3 % de son pic de 6 111 points du mois de février 2020. Depuis le 1er janvier 2021, il a gagné près de 9 % rattrapant légèrement son retard sur les autres places qui ont compensé bien plus rapidement les pertes enregistrées en mars et avril de l’année dernière. La bourse de Paris a longtemps été pénalisée par le poids des valeurs du secteur du tourisme et de celui de la finance. Ces dernières se sont appréciées ces derniers jours avec la hausse des taux. La bourse de Paris aura été également agitée par le devenir du groupe RTL/M6 qui est tout à la fois un enjeu économique et politique.
L’adoption du plan de relance de Joe Biden, portant sur 1900 milliards de dollars a eu l’effet inverse des annonces de Christine Lagarde et a amené les taux américains au-dessus de 1,6 %. A partir de ce week-end, les ménages américains commenceront à toucher les 400 milliards de dollars qui leurs sont destinés. Le plan prolonge, par ailleurs, jusqu’en septembre les allocations au chômage exceptionnelles. Le seuil de 1,6 % est considéré par de nombreux investisseurs comme une ligne de partage, les actions devenant moins attractives par rapport aux obligations. Les derniers indicateurs américains confirment la petite tendance à la hausse des prix. Ceux de la production aux Etats-Unis ont ainsi augmenté de +0,5 % le mois dernier et de +2,8 % sur un an, ce qui n’était plus arrivé depuis octobre 2018. La hausse des prix de l’énergie, notamment du gaz, explique cette accélération.
| Résultats 12 mars 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 046,55 | 4,56 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 32 778,64 | +4,07 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 316,63 ( | +3,07 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 14 502,39 | +4,18 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 761,47 | +1,97 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 833,36 | +4,46 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 717,83 | +2,96 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 453,08 | -3,46 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,067 % | -0,012 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,303 % | +0,007 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,619 % | +0,060 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1951 | +0,35 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 717,800 | +1,11 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 69,640 | +0,09 % | 51,290 |
En janvier, le taux de croissance annuel de l’endettement des sociétés non financières atteint 12,8 % après 13,0 % le mois précédent. La croissance de l’encours des crédits bancaires est de 13,2 % et celle des titres de marchés de 12,0 %. L’encours total atteint 1900 milliards d’euros au mois de janvier 2021, contre 1695 milliards d’euros au mois de janvier 2020. En un an, la hausse s’élève à 12 %. Le financement par crédits bancaires est en hausse de 13 % et celui par le marché de 11 %.. La hausse de l’endettement des sociétés non financières depuis mars 2020 s’est accompagnée d’une progression de leur trésorerie. La progression de la dette des entreprises est toujours soutenue par les prêts garantis par l’Etat.
Le coût moyen du financement des entreprises est stable à 1,0 %. Le repli du taux actuariel des financements de marché est compensé par le léger renchérissement des crédits bancaires.

| Résultats 5 mars 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 782,65 | +1,39 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 31 496,30 | +1,82 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 12 922,49 | -2,05 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 13 920,69 | +0,97 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 630,52 | +2,27 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 669,54 | +0,91 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 864,32 | -0,35 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 501,99 | -0,20 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,055 % | -0,030 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,310 % | -0,049 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,549 % | +0,049 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1916 | -1,28 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 698,870 | -2,01 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 69,340 | +7,64 % | 51,290 |
Si le Nasdaq poursuit son mouvement de correction, cette semaine, les grands indices « actions » ont regagné du terrain. Le regain de forme s’explique par les bons résultats économiques et sanitaires, en particulier aux Etats-Unis. L’augmentation des taux d’intérêt semble faire une pause en attendant des données plus précises sur l’inflation et la reprise de l’activité. La hausse des matières premières et de l’énergie pourrait conduire à une reprise du processus dans les prochains jours.
Aux Etats-Unis, le Bureau of Labour Statistics a annoncé, vendredi 6 mars, la création de 379 000 postes dans le secteur non agricole, contre 200 000 anticipées par le consensus établi par Bloomberg. L’amélioration sensible sur le front sanitaire conduisant à la levée progressive des contraintes a conduit à des créations d’emplois dans les secteurs des loisirs et de l’accueil. Le taux de chômage a diminué de 0,1 point à 6,2 %.
Les investisseurs sont dubitatifs face aux résultats de l’emploi américain qui tout en soulignant la résilience de l’économie accroissent le risque inflationniste. L’amélioration sur le marché peut inciter la Réserve fédérale à réduire son soutien à l’économie et accentuer les tensions sur les taux longs américains. Le rendement des Treasuries a dépassé brièvement 1,6 % vendredi 5 mars dans l’après-midi. Le parti pris en faveur du statu quo par Jerome Powell, ne les a pas rassurés. Le Président de la Réserve fédérale (Fed) a, en effet confirmé le maintien d’une politique monétaire accommodante tant que l’économie et le marché de l’emploi aux Etats-Unis ne se seraient pas remis des répercussions de la pandémie de coronavirus. Il estime qu’avec les moyens déployés, les objectifs de plein emploi et d’inflation à 2 % seront atteints mais que cela prendra du temps. Il a souligné que la hausse récente des rendements obligataires américains était « notable » et qu’elle « a attiré attention ». Il ne considère pas néanmoins que ces taux aient atteint un niveau tel que la Fed se doive d’intervenir sur les marchés pour les faire baisser, en augmentant par exemple les achats d’obligations.
Si elle inquiète certains, la repentification de la courbe des taux profite à d’autres dont les banques et les assureurs. La hausse du pétrole a de son côté contribué à l’appréciation des cours des actions des compagnies pétrolières.
Jeudi 4 mars, les vingt-trois États de l’OPEP+ (dont la Russie) qui représentent plus de la moitié de la production mondiale de pétrole, ont décidé, de maintenir leurs volumes de production inchangés pour le mois prochain. Cette décision initiée par l’Arabie Saoudite a provoqué une hausse du cours du baril de pétrole qui est passé pour le Brent au-dessus de 69 dollars pour la première fois depuis janvier 2020. Le prix du pétrole a ainsi retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire.
Riyad continuera également de s’imposer la réduction supplémentaire d’un million de barils par jour, qui représente à elle seule une restriction de 1 % de la production mondiale. Ces décisions sont valables au moins jusqu’au 7 avril, date de la prochaine réunion du cartel et de ses alliés. L’Arabie saoudite estime que le redressement du marché est encore fragile. « L’incertitude qui entoure le rythme de la reprise n’a pas diminué », a déclaré le prince Abdelaziz ben Salmane, ministre de l’Énergie saoudien, à l’ouverture de la réunion jeudi. Il a ajouté qu’il est « difficile de faire des prévisions dans un environnement aussi imprévisible » et « en appelle donc une fois de plus à la prudence et à la vigilance ».
Le maintien des dispositifs de régulation de la production est justifié par l’importance des stocks accumulés l’an dernier qui restent nettement supérieurs à la normale. Ils s’élèveraient à plus de 3,6 milliards de barils, soit 200 millions au-dessus de la moyenne historique.
La position de Ryad qui a prévalu n’était pas partagée par la Russie qui est le deuxième producteur mondial. Ce pays souhaitait un assouplissement des quotas afin de pouvoir augmenter ses ventes, les cours actuels étant suffisamment élevés au regard du Kremlin. À défaut d’avoir obtenu une augmentation des quotas de production, Moscou a obtenu une dérogation. La Russie pourra relever sa production à hauteur de 130 000 barils par jour au mois de mars. Dans les prochaines semaines, le prix du baril pourrait dépasser 70 dollars compte tenu de la progression plus rapide de la demande par rapport à l’offre. Cette augmentation des cours du baril est une bonne nouvelle pour les producteurs américains dont les coûts sont élevés. Comme la production américaine n’est pas concernée par les quotas, une reprise des forages est attendue dans les prochaines semaines.
Au mois de janvier, l’assurance vie signe une deuxième collecte nette mensuelle positive faisant suite à neuf mois consécutifs de décollecte. En janvier, selon la Fédération Française de l’Assurance, la collecte nette s’est élevée à 2 milliards d’euros, supérieure à celle du même mois de 2020 (600 millions d’euros). Le mois de janvier est traditionnellement porteur pour l’assurance vie. Une seule décollecte a été enregistrée ces dix dernières années, en 2012 avec -1,3 milliard d’euros. En moyenne, la collecte nette sur cette période a été de 1,8 milliard d’euros.
En début d’année, les ménages effectuent des arbitrages sur leur épargne. Ils y sont notamment incités par le versement, en décembre, des 13èmes mois et des primes de fin d’année. En 2021, ils ont pu puiser dans leur cagnotte « Covid » plus de 80 milliards d’euros essentiellement placés en produits liquides et sûrs. L’amélioration des résultats d’assurance vie depuis la fin du premier confinement s’explique également par l’adaptation à la crise des professionnels de l’épargne qui ont développé les rendez-vous téléphoniques ou les réunions en visioconférence. Les épargnants recourent également de plus en plus à Internet pour réaliser leurs arbitrages.
Malgré la persistance de l’épidémie et le niveau élevé des incertitudes économiques, les ménages semblent disposés à réorienter en partie leur épargne liquide. L’assurance vie demeure le placement de long terme de référence qui permet de mixer sécurité (avec les fonds euros) et prise de risques (avec les unités de compte). Les faibles rendements des produits de taux, en particulier pour l’épargne réglementée, conduisent les épargnants à se repositionner sur l’épargne de long terme. Cette réorientation est encouragée par les pouvoirs publics.
Le montant des cotisations en janvier a été particulièrement élevé, soit 13,6 milliards d’euros contre 12,1 milliards d’euros en 2020 et 12,7 milliards d’euros en 2019. Il faut remonter au mois de décembre 2015 pour relever un montant de cotisations supérieur (13,7 milliards d’euros). La souscription d’unités de compte reste stable à 34 % et conforme à la moyenne de l’année dernière. Les consignes des assureurs, au minimum 33 % d’unités de compte, sont appliquées et en grande partie acceptées par les assurés, aidées en cela par la bonne tenue des marchés « actions ».
Les prestations se sont élevées, au mois de janvier à 11,6 milliards d’euros, contre 12,3 en décembre et 11,5 en janvier 2020. Sur un an, elles sont stables, la crise sanitaire n’a pas réellement modifié le comportement des assurés en la matière. L’encours de l’assurance vie a atteint, à la fin du mois de janvier 2021, 1 786 milliards d’euros.
Entre le mois octobre 2019 et la fin janvier 2021, selon les statistique de la Fédération Française de l’Assurance, 1,24 million de Plans d’Épargne Retraite (PER) ont été souscrits soit à titre individuel, soit par l’intermédiaire d’un employeur. Fin janvier, l’encours du PER a atteint 13,4 milliards d’euros dont la moitié en unités de compte. En janvier, 88 400 nouveaux assurés ont ouvert un PER, soit une hausse de 185 % par rapport à la même période l’année dernière. 147 220 personnes ont, par ailleurs, transféré leurs anciens contrats vers des nouveaux PER.
Selon la Banque de France, au mois de janvier, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires s’établit à 0,45 %, comme en décembre. Pour les livrets bancaires fiscalisés, le taux de rémunération est passé de 0,12 à 0,11 % de décembre à janvier. Il y a un il s’élevait à 0,16 %.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| janv-20 | nov-20 | déc-20 (e) | janv-21 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,58 | 0,46 | 0,45 | 0,45 |
| Ménages | 0,83 | 0,68 | 0,67 | 0,68 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,68 | 0,53 | 0,51 | 0,47 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,21 | 1,03 | 1,01 | 1,01 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,78 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,16 | 0,12 | 0,12 | 0,11 |
| – plan d’épargne-logement | 2,65 | 2,62 | 2,61 | 2,61 |
| SNF | 0,22 | 0,16 | 0,16 | 0,15 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,08 | 0,08 | 0,08 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,22 | 0,17 | 0,15 | 0,14 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,08 | 0,93 | 0,92 | 0,88 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,39 | -0,52 | -0,54 | -0,55 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,41 | -0,65 | -0,66 | -0,63 |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
Au mois de janvier, l’assurance vie signe une deuxième collecte nette mensuelle positive faisant suite à neuf mois consécutifs de décollecte. En janvier, la collecte nette s’est, en effet, élevée, selon la Fédération Française de l’Assurance, à 2 milliards d’euros, supérieure à celle du même mois de 2020 (600 millions d’euros). Le mois de janvier est traditionnellement porteur pour l’assurance vie. Une seule décollecte a été enregistrée ces dix dernières années, en 2012 avec -1,3 milliard d’euros. En moyenne, la collecte nette a été, sur cette période, de 1,8 milliard d’euros.
Les ménages effectuent, en début d’année, des arbitrages sur leur épargne. Ils y sont notamment incités par le versement, en décembre, des 13e mois et des primes de fin d’année. En 2021, ils ont pu puiser dans leur cagnotte « covid », plus de 80 milliards d’euros essentiellement placés en produits liquides et sûrs. L’amélioration depuis la fin du premier confinement des résultats d’assurance vie s’explique également par l’adaptation à la crise des professionnels de l’épargne qui ont développé les rendez-vous téléphoniques ou les réunions en visioconférence. Les épargnants recourent également de plus en plus à Internet pour réaliser leurs arbitrages.
Malgré la persistance de l’épidémie et le niveau élevé des incertitudes économiques, les ménages semblent disposés à réorienter en partie leur épargne liquide. L’assurance vie demeure le placement de long terme de référence qui permet de mixer sécurité avec les fonds euros et la prise de risque avec les unités de compte. Les faibles rendements des produits de taux, en particulier pour l’épargne réglementée, conduisent les épargnants à se repositionner sur l’épargne de long terme. Cette réorientation est encouragée par les pouvoirs publics.
Le montant des cotisations a été, en janvier, particulièrement élevé, 13,6 milliards d’euros, contre 12,1 milliards d’euros en 2020 et 12,7 milliards d’euros en 2019. Il faut remonter au mois de décembre 2015 pour relever un montant de cotisations supérieur (13,7 milliards d’euros). La souscription d’unités de compte reste stable à 34 % conforme à la moyenne de l’année dernière. Les consignes des assureurs, au minimum 33 % d’unités de compte, sont appliquées et en grande partie acceptées par les assurés aidés en cela par la bonne tenue des marchés « actions ».
Les prestations se sont élevées, au mois de janvier à 11,6 milliards d’euros, contre 12,3 en décembre et 11,5 en janvier 2020. Sur un an, elles sont stables, la crise sanitaire n’a pas réellement modifié le comportement des assurés en la matière.
L’encours de l’assurance vie a atteint, à la fin du mois de janvier 2021, 1 786 milliards d’euros.
| Résultats 26 février 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 703,22 | -1,22 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 30 932,37 | -1,78 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 192.34 | -4,92 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 13 786,29 | -1,48 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 483,43 | -2,12 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 636,44 | -2,07 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 966,01 | -3,50 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 509.08 | -5,06 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,025 % | +0,044 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,261 % | +0,046 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,500 % | +0,162 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2089 | -0,22 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 718,584 | -3,60 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 65,040 | +3,86 % | 51,290 |
Le mois de février avait commencé sur les chapeaux de roues avec un CAC 40 qui avait progressé de 4,82 % lors de la première semaine. Sur l’ensemble du mois, la progression dépasse 4 % mais depuis quinze jours, la tendance s’est inversée avec la remontée des taux longs. Si les investisseurs anticipent une reprise de l’économie à la faveur de la campagne de vaccination, certains craignent une remontée de l’inflation qui inciterait les banques centrales a durcir leur politique monétaire. L’accumulation des plans de relance dont celui de Joe Biden portant sur 1900 milliards de dollars pourrait, en effet, provoquer une surchauffe générale de l’économie où des goulets d’étranglement se font jour. Face à ces menaces, des dégagements ont été observés sur les marchés en fin de semaine avec une augmentation sensible des volumes d’échanges de titres. L’indice du CAC 40 a ainsi abandonné 1,22% sur la semaine. Tous les grands indices ont enregistré une baisse cette semaine laissant présager un mois de mars compliqué. Un an après le début de la crise sanitaire, un nouveau cycle s’amorcerait-il ? A New York, les valeurs technologiques après de nombreux mois de hausse connaissent une correction accentuée par la hausse des taux. Le Nasdaq a abandonné cette semaine près de 5 % entrainant une baisse de plus de 3 % pour le mois de février. Le taux de l’obligation de l’Etat américain à 10 ans a atteint 1,5 %. Il a même franchi brièvement la barre de 1,60% jeudi 25 février. Le rendement à 10 ans avait atteint un plus bas pour l’année 2020, en août, à 0,52 %.
Le marché obligataire est redevenu plus attractif que le marché actions, considéré plus risqué en raison du niveau atteint par les cours. Le rendement des actions du S&P 500 s’établit à 1,47%. Pour le moment, aucun décrochage en Bourse n’est attendu dans les prochaines semaines sauf si un emballement sur les taux se produisait. Si le taux américain était amené à dépasser 2 %, une action concertée des banques centrales pourrait se produire.
Dans les grandes villes et en particulier à Paris, des panneaux d’appartements à louer ou à vendre sont de retour aux fenêtres des immeubles. Ces panneaux avaient presque totalement disparu en raison d’un marché très tendu, les biens proposés disparaissant en quelques jours. Que ce soit pour les ventes ou les locations, les délais s’allongent. Avec la disparition des touristes, les locations saisonnières restent vides incitant leur propriétaire à les mettre en location classique ou à les vendre. Or la demande est plus faible, les ménages ne souhaitant pas engager des dépenses importantes dans une période de fortes incertitudes. Par ailleurs, des résidents du cœur des grandes agglomérations souhaitent déménager pour des villes de taille moyenne ou trouver des maisons en périphérie. Les prix de l’immobilier augmentent désormais plus rapidement en première et deuxième couronnes qu’au cœur des grandes agglomérations.
À Paris, selon le Groupe « SeLoger », les montants des loyers sont orientés à la baisse et les délais de location s’allongent. Sur l’ensemble de la France, la situation est plus contrastée. Ainsi, sur un an, les délais de location se seraient contractés de 37 % et est désormais de 30 jours. L’écart avec Paris tend ainsi à se réduire Dans cette ville le délai est de 19 jours en hausse d’un jour sur un an. Les loyers ont baissé de 1,5 % de 2019 à 2020. Les arrondissements les plus huppés connaissent des allongements des délais de location et les baisses de loyers les plus importants. Ainsi, les délais atteignent 33 jours dans le 1er arrondissement (+67 % en un an) et 24 jours dans le 7e (+23 % en un an). Les arrondissements plus populaires connaissent toujours une forte demande avec à la clef une réduction des délais de location.
Le marché des locations est déstabilisé dans certaines villes par l’arrêt des locations saisonnières. Paris et Bordeaux sont les plus exposées à ce problème. De nombreux propriétaires de ces deux villes ont décidé de reporter leurs offres de locations saisonnières sur le marché des locations meublées. Ainsi, à Bordeaux, le taux de meublés est passé en un an de 37,6 à 63,8 % pour l’ensemble des biens loués, ce qui est le taux le plus élevé de France. À Paris, selon le « Baromètre des Loyers – SeLoger », le taux de meublés atteint 52,5 %.
Le nombre de meublés proposés à la location aurait augmenté en douze mois de 90 %. La hausse est de 350 % à Bordeaux, de 185 % à Paris et de 176 % à Boulogne-Billancourt. Dans plusieurs villes, les loyers demandés pour des locations meublées peuvent être désormais plus faibles que ceux des locations vides.
Sur l’ensemble de l’année 2020, le revenu disponible brut (RDB) des ménages a été en hausse de +1,1 %, après +3,1 % en 2019. Le RDB a continué de progresser au quatrième trimestre malgré la baisse de la masse salariale brute (−0,5 % après +12,2 %) en lien avec la contraction de l’activité et la baisse des heures travaillées.
Les ménages ont bénéficié en fin d’année de l’allègement de la taxe d’habitation et du maintien à un niveau élevé des prestations sociales en espèces. Ces dernières ont progressé de +2,3 % après −7,1 % (chômage partiel, aides exceptionnelles de solidarité liées à l’urgence sanitaire). Les entrepreneurs individuels ont également pu stabiliser leur excédent brut d’exploitation grâce au aidées allouées par le Fonds de solidarité.
Le pouvoir d’achat des ménages a progressé de +0,6 % en 2020 après +2,1 % en 2019, malgré la baisse historique du PIB (−8,2 %). Pour le quatrième trimestre, la hausse a été de +1,5 % après +2,7 %). Mesuré par unité de consommation pour être ramené à un niveau individuel, le pouvoir d’achat est stable en 2020, après +1,5 % en 2019. Pour le quatrième trimestre, il a augmenté de +1,3 % après +2,5 %.
Avec le deuxième confinement qui s’est traduit par une baisse de dépenses de consommation de 5,4 % au quatrième trimestre et le maintien du pouvoir d’achat, le taux d’épargne a augmenté. Il s’est élevé à 22,2 % après 16,5 % au troisième trimestre. En moyenne sur l’année, le taux d’épargne des ménages augmente de 6,4 points (21,3 % en 2020 après 14,9 % en 2019). Le taux d’épargne financière est passé de 4,6 à 12,1 % du revenu disponible brut. Les Français ont consacré 111 milliards d’euros de plus à leur épargne financière en 2002.

Au mois de février, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique est quasi stable. À 91, l’indice calculé par l’institut statistique perd un point et demeure sous sa moyenne de longue période.
En février, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants reste stable. Le solde correspondant demeure sous sa moyenne de longue période.
Les ménages estiment que leur situation financière ne s’est pas dégradé. Ainsi, le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée augmente légèrement. Il gagne un point et demeure supérieur à sa moyenne de longue période. En revanche, ils restent inquiets en ce qui concerne leur situation financière future. L’indice qui le mesure demeure en dessous de sa moyenne de longue période mais est stable en février.

Cercle de l’Epargne – données INSEE
Les ménages pensent que leur capacité d’épargne sera en hausse dans les prochaines semaines. Le couvre-feu voire le confinement réduit le volume des dépenses et accroit par ricoche leurs marges pour épargner. L’indice sur le sujet gagne trois points. Le solde relatif à leur capacité d’épargne actuelle est quant à lui stable. Ces deux soldes s’établissent à leur plus haut niveau historique. La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est stable. Le solde correspondant reste à son plus haut niveau historique.
Cette volonté d’épargner à tout prix n’est pas sans lien avec la crainte des Français sur l’évolution de leurs revenus. En février, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois baisse de nouveau. Le solde correspondant perd trois points et s’éloigne encore de sa moyenne de longue période. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois perd également trois points. Le solde correspondant demeure bien en dessous de sa moyenne de longue période.
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent de nouveau en février. Le solde correspondant gagne trois points et se rapproche de son niveau historique de juin 2009.
En février, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont un peu moins nombreux qu’en janvier : le solde correspondant perd un point, mais se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période.
En revanche, la part des ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois augmente légèrement. Le solde correspondant gagne un point tout en restant nettement en dessous de sa moyenne de longue période.

Un départ en trombe du Livret A
Le Livret A ne connait, au mois de janvier, pas la crise avec une collecte positive de 6,32 milliards d’euros. Il faut remonter à janvier 2013, en pleine période de relèvement du plafond du Livret A, pour avoir une collecte plus élevée (8,21 milliards d’euros). Même en plein confinement, la collecte avait été plus faible, 5,47 milliards d’euros en avril dernier.
Ce résultat est la conjonction de deux facteurs ; l’un est d’ordre structurel lié aux flux des revenus et l’autre est de nature conjoncturelle en lien avec la persistance de la crise sanitaire.
Traditionnellement, le premier mois de l’année réussit assez bien au Livret A avec des collectes qui s’élèvent en moyenne à près de 3 milliards d’euros. Seulement deux décollectes ont été enregistrées lors de ces dix dernières années (en janvier 2015 et 2016). Les détenteurs de Livret A versent traditionnellement en janvier une partie de leurs primes et des étrennes reçues à la fin de l’année précédente.
L’année 2021 débute sur un rythme élevé avec la persistance de la crise sanitaire. Au mois de décembre dernier, une décollecte de 840 millions d’euros avait été constatée. Les ménages après un mois de confinement et en vue fêtes de fin d’année s’étaient fait plaisir comme l’ont prouvé les résultats de la consommation de biens. En janvier, l’instauration du couvre-feu à 18 heures et le maintien des fermetures de bars, des restaurants ainsi que de nombreuses activités de loisirs réduisent mécaniquement le montant des dépenses des ménages. Ces derniers ont arbitré en faveur du Livret A qui offre, à défaut d’un réel rendement, la sécurité et la liquidité, eux valeurs clefs en période de crise . Ce choix pour un placement de court terme témoigne aussi de la prégnance de l’inquiétude au sein de la population comme l’ont souligné la dernière étude du CEVIPOF et l’enquête de l’INSEE sur la confiance des ménages de février. Les Français, par crainte de l’avenir, entendent maintenir un fort taux d’épargne de précaution. Le maintien des revenus qui ont baissé de moins de 5 % depuis un an grâce aux mesures de soutien prises par les pouvoirs publics, permet aux Français de mettre de l’argent de côté.
Le Livret A a de ce fait battu un nouveau record d’encours à 332,9 milliards d’euros. Celui a augmenté de 10 % en un an. De son côté, le Livret de Développement Durable et Solidaire a enregistré une collecte de 870 millions d’euros au mois de janvier portant son encours à 122,6 milliards d’euros.
La persistance de la crise sanitaire, sans nul doute, jusqu’à l’été devrait conduire au maintien d’une forte collecte dans les prochains mois, sachant qu’en temps normal, le premier semestre est plutôt favorable au Livret A. Ce n’est qu’au cours du second semestre, qu’une inversion de tendance pourrait se profiler.


| Résultats 19 février 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 773,55 | +1,23 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 31 494,32 | +0,11 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 874,46 | -1,57 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 13 993,23 | -0,40 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 624,02 | +0,52 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 713,46 | +0,48 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 30 017,92 | +1,69 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 696,17 | +1,12 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,059 % | +0,139 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,307 % | +0,120 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,338 % | +0,151 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2135 | +0,15 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 783,630 | -2,24 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 63,210 | +1,12 % | 51,290 |
L’arrivée prochaine des plans de relance associée à la multiplication des demandes d’aides de la part de secteurs en extrême difficulté, comme celui de l’aérien, conduit à un mouvement général de hausse des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat. Le taux de l’OAT à 10 ans est ainsi revenu proche de zéro. Le taux américain équivalent est passé au-dessus de 1,3 %. Les investisseurs craignent une résurgence de l’inflation qui serait occasionnée par une surchauffe de l’économie et par une augmentation du cours des matières premières et de l’énergie. L’augmentation des taux est également alimentée par des rumeurs de resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis. La nouvelle administration Biden a confirmé sa volonté de relancer massivement l’économie. Dans un entretien accordé jeudi soir à CNBC, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a souligné l’importance d’un plan d’ampleur pour contrecarrer les conséquences économiques de la pandémie. Elle estime qu’une réaction timide « aurait un coût bien plus élevé que celui de faire les choses en grand ». A la question de savoir si la mise en place de toutes les mesures de ce plan était nécessaire après des ventes au détail bien plus dynamiques que prévu en janvier et des niveaux records sur les actions, Janet Yellen a répondu par l’affirmative, ajoutant que la Fed avait les outils nécessaires pour gérer les tensions inflationnistes. La hausse des taux s’est fait ressentir sur le cours des actions. Les indices américains ont marqué le pas. En Europe, la tendance n’était pas uniforme. Paris porté par les résultats du secteur du luxe était en hausse à la différence de Francfort.
Evolution du taux de l’OAT à 10 ans
Dans le compte-rendu de sa réunion de janvier, la Banque centrale européenne a, de son côté, indiqué que si le conseil des gouverneurs surveille la hausse de l’euro, par nature déflationniste, il ne s’alarme pas de la hausse des rendements obligataires.
Aux Etats-Unis, les indicateurs restent bien orientés. La croissance de l’activité du secteur privé américain a ainsi accéléré en février ; l’indice préliminaire PMI composite (synthèse entre l’industrie et les services) établi part IHS Markit a atteint un sommet de près de six ans à 58,8 points, tiré à la fois par les services (+0,6 point à 58,9) et le secteur manufacturier qui marque cependant un léger ralentissement à 58,5 après 59,2 en janvier (le seuil des 50 points marque la frontière entre contraction et expansion de l’activité). Au sein de la zone euro, les restrictions sanitaires pèsent sur l’activité. L’activité du secteur des services s’inscrit toujours à la baisse ; l’indice PMI Markit a reculé à 47,7 points, un plus bas de trois mois. En revanche, l’indice composite s’est redressé de 0,3 point à 48,1 grâce à la forte progression de la composante manufacturière qui a atteint un sommet de trois ans à 57,7.
Volatilité et futilité
La volatilité est devenue de mise sur les marchés. Le prix de certains actifs connait des hausses brutales suivies de baisses rapides. Dernièrement, les cours boursiers de GameStop ou de AMC, le prix de l’argent ou celui du Bitcoin ont donné lieu à des mouvements erratiques. Ces derniers ne sont pas assimilables à des bulles car il s’agit avant tout d’oscillations violentes. Ils se différencient ainsi de la situation qui prévaut par exemple pour les valeurs technologiques américaines. Le cours d’AMC a été multiplié par six entre mars 2020 et janvier 2021 avant de perdre la moitié de sa valeur. Celui de GameStop a été multiplié par 28 de décembre à janvier avant d’être divisé par près de six en février. Le cours de l’argent a gagné en six mois 80 % et celui du Bitcoin a été multiplié par six.
Avec la croissance rapide de l’offre de monnaie et les taux d’intérêt négatifs ou très faibles, un groupe d’investisseurs constitué avec l’appui des réseaux sociaux peut facilement opérer des achats ainsi que des ventes coordonnées sur un actif et provoquer de fortes variations. La base monétaire est, en effet, passée de 14 000 à plus de 22 000 milliards de dollars à l’échelle internationale.
Si ces phénomènes se généralisent, les marchés des matières premières, de l’énergie et des « small caps » pourraient devenir spéculatifs et donner lieu à des scandales financiers dignes de ceux qui ont prévalus au XIXe siècle ou dans les années 1930, surtout sur les marchés acceptant les achats à découvert.
| Résultats 12 février 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 703.67 | +0,78 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 31 458,40 | +1,00 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 095,47 | +1,73 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 14 049,89 | -0,05 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 589,79 | +1,55 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 695,61 | +1,09 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 520,07 | +2,57 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 655,09 | +4,54 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,198 % | +0,031 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,427 % | +0,023 pt | -0,550% |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,187 % | +0,042 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2127 | +0,66 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 824,600 | +0,60 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 62,400 | +4,87 % | 51,290 |
Après plusieurs semaines de forte volatilité, les marchés « actions » se sont calmés cette semaine, du moins en Europe. Après des résultats trimestriels meilleurs que prévus, l’attentisme a été de mise chez les investisseurs, les petits signes d’amélioration sur le front de l’épidémie ayant été largement anticipés. En Italie, les membres du mouvement 5 Etoiles, le premier parti au Parlement, ont apporté leur soutien à l’ancien Président de la BCE, Mario Draghi, lui permettant de devenir Président du Conseil. Ce dernier s’est engagé à faire adopter des mesures de relance budgétaires et à accélérer les réformes structurelles. L’absence de consensus parlementaire sur le contenu de ces dernières, en particulier dans les domaines de la santé, de l’emploi, de l’éducation et de l’environnement, rend leur adoption hypothétique.
Aux Etats-Unis, de nouveaux records ont été battus à Wall Street dans l’espoir d’une reprise de l’économie américaine grâce au plan de relance adopté la semaine dernière. Les investisseurs sur-anticipent les effets des mesures de Joe Biden tout comme l’amélioration attendue des résultats des entreprises. Les flux vers les fonds en actions ont atteint 58 milliards de dollars sur la semaine au 10 février, niveau jamais atteint, selon les données publiées par Bank of America qui prévient qu’une correction pourrait intervenir dans les prochaines semaines. En attendant, le Nasdaq a franchi la barre des 14 000 points contre moins de 10 000 points il y a un an. La hausse sur ces douze derniers mois atteint 46 %.
Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa progression en franchissant la barre des 60 dollars. La diminution des stocks américains explique la progression du prix du pétrole. Cette hausse est intervenue au moment où Total est devenu Total Energies, ce changement de nom marquant la fin du tout pétrole pour cette société. L’entreprise anglo-néerlandaise, Shell, tout en conservant son nom, se prépare à sortir du pétrole.
Les taux d’intérêts des titres publics continuent de leur côté à augmenter. La crainte d’une surchauffe des économies avec la multiplication des plans de relance contribue à cette légère pression à la hausse.
| Résultats 5 février 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 659,26 | +4,82 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 31 148,24 | +3,89 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 856,30 | +6,01 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 14 056,72 | -3,18 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 489,33 | +1,28 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 655,77 | +5,01 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 779,19 | +4,03 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 483,07 | -3,43 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,229 % | +0,035 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,450 % | +0,068 pt | -0,550% |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,145 % | +0,069 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2035 | -0,81 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 813,530 | -1,88 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 59,300 | +7,85 % | 51,290 |
Après un mois de janvier chafouin, le début du mois de février commence sur les chapeaux de roues pour les marchés « actions ». En cinq jours, le CAC a gagné près de 5 %, signant sa meilleure performance hebdomadaire depuis la mi-novembre. Les cours ont été dopés par les résultats satisfaisants compte tenu de la situation économique de BNP Paribas, de Sanofi ou de Vinci. L’Eurostoxx progresse de son côté de plus de 5 % et le Nasdaq de plus de 6 %.
Les marchés ont continué d’être agités par les opérations liées à l’affaire GameStop. Les investisseurs se sont également réjouis des autorisations données à de nouveaux vaccins et de la levée progressive des restrictions sanitaires dans certains pays. La volonté du gouvernement français de ne pas confiner a été également bien reçu.
Aux Etats-Unis, les résultats de l’emploi en janvier ont déçu mais marquent malgré tout un changement de cap. Après 227 000 destructions d’emploi en décembre, l’économie américaine en a créé 49 000 en février. Le consensus espérait mieux avec 100 000. L’industrie manufacturière a détruit 10 000 postes en janvier quand il était attendu 30 000 créations. Le taux de chômage est néanmoins ressorti en forte baisse à 6,3%, en baisse de 0,4 point en un mois. Le taux de participation à l’emploi de janvier s’élevait à 61,4 %. Le salaire horaire moyen n’a progressé que de 0,2 %. La hausse est de 5,4 % sur un an.
Le baril de pétrole de Brent a flirté avec la barre des 60 dollars, retrouvant son plus haut niveau depuis un an. Il a gagné plus de 7 % en une semaine et 14 % en un mois. Son cours a été multiplié par trois par rapport à leur point bas du mois d’avril 2020, en pleine crise sanitaire. Le redémarrage de l’économie mondiale et l’accord de régulation l’Opep+ qui rassemble les Etats membres de l’Opep et la Russie ainsi que ses alliés ont permis de résorber en partie les stocks. Dans un communiqué publié après la e-réunion de l’organisation, le mardi 2 février dernier, l’Arabie saoudite et Moscou « ont souligné l’importance d’accélérer le rééquilibrage du marché sans délai ». Cela signifie que le dispositif de régulation sera maintenu dans les prochains mois. La production cumulée de l’alliance est aujourd’hui inférieure d’un peu plus de 7 millions de barils par jour par rapport à avant la crise, quand le monde en consommait environ 100 millions en une journée. La réduction était de 9,7 millions de barils par jour en mai avant d’être ramenée à 7,7 millions en août. En janvier, elle devait être réduite à 5,8 millions de barils par jour, mais, entre-temps, un nouvel accord a été trouvé et l’Arabie saoudite a choisi, individuellement, de faire un effort supplémentaire en février et mars en réduisant sa production d’encore 1 million par rapport à son quota de 9,1 millions. Les réserves de pétrole baissent aux Etats-Unis et sont au plus bas en Chine depuis un an.
La hausse continue des prix du pétrole depuis quatre mois commence à se faire ressentir sur l’évolution des prix. Dans la zone euro, le taux de croissance des prix en rythme annuel est redevenu positif en janvier, à +0,9% (+0,2% sur un mois), après cinq mois négatifs. Cette remontée de l’inflation n’est pas exclusivement imputable au prix du pétrole. L’inflation sous-jacente ou de base (hors énergie, produits alimentaires non transformés, tabac et alcool), s’élève désormais à 1,4 % sur un an quand elle ne dépassait pas 0,2 % depuis trois mois Plusieurs experts estiment néanmoins que l’augmentation de l’énergie et des matières premières devrait avoir comme conséquence d’élever l’inflation au sein de la zone euro à 2 %, le taux cible de la BCE.
Le taux de rémunération des livrets bancaires fiscalisés reste toujours à un niveau historiquement bas, 0,12 % au mois de décembre 2020, contre 0,16 % un an auparavant. Le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires s’établit à 0,46 %. Ce taux a diminué de 12 points de base entre décembre 2019 (0,58%) et août 2020 (0,46%), puis est resté inchangé depuis. Ce repli sur un an s’explique par la baisse du taux du livret A en février 2020 (0,75% à 0,5%) ainsi que par une moindre rémunération servie sur les comptes à terme (pour les ménages comme pour les SNF).
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| déc- 2019 | oct- 2020 | nov- 2020 (e) | déc- 2020 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,58 | 0,46 | 0,46 | 0,46 |
| Ménages | 0,82 | 0,68 | 0,68 | 0,67 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,71 | 0,54 | 0,53 | 0,51 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,26 | 1,04 | 1,03 | 1,01 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,78 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,16 | 0,12 | 0,12 | 0,12 |
| – plan d’épargne-logement | 2,65 | 2,62 | 2,62 | 2,61 |
| SNF | 0,22 | 0,17 | 0,16 | 0,16 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,09 | 0,08 | 0,08 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,22 | 0,16 | 0,17 | 0,15 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,09 | 0,96 | 0,93 | 0,92 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,40 | -0,51 | -0,52 | -0,54 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,40 | -0,65 | -0,65 | -0,66 |
Le taux du Livret A peut être révisé le 1er février et le 1er août de chaque année.
Depuis le 1er février 2020, le taux du livret A est égal à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme, avec un arrondi calculé au dixième de point le plus proche, sans pouvoir être inférieur à 0,5 %.
Le taux d’inflation sur les six derniers mois connus a été de 0,23 % et les taux interbancaires ont été négatifs de 0,5 point. Dans ces conditions, c’est la valeur plancher de 0,5 point qui joue soit le taux actuel. En l’état actuel des choses, le rendement réel du taux du Livret A est positif.

| Résultats 29 janvier 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 399,21 | -2,88 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 29 982,62 | -3,27 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 070,69 | -3,49 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 13 432,87 | -3,18 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 407,46 | -4,30 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 481,44 | -3,36 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 27 663,39 | -3,38 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 483,07 | -3,43 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,264 % | +0,017 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,518 % | -0,004 pt | -0,550% |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,076 % | -0,015 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2136 | -0,27 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 858,282 | +0,18 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 55,330 | +0,45 % | 51,290 |
Le lancement des campagnes de vaccination est logiquement synonyme de retour prochain à la normale. Cet espoir, largement anticipé par les investisseurs, a été enrayé par l’essor des variants du coronavirus qui contraint de nombreux pays à se claquemurer à nouveau. Ce contexte peu favorable à l’activité a pesé sur le cours des actions qui ont abandonné, pour l’ensemble du mois de janvier, du terrain (plus de 2 % pour le CAC 40), cette légère correction s’est construite dans les derniers jours de janvier. Aux Etats-Unis, si le Nasdaq progresse sur l’ensemble du mois de janvier mais le Dow Jones recule. En revanche, les indices « actions » asiatiques ont enregistrés des hausses.
En cette fin de janvier, le CAC 40 a connu son plus mauvais résultat hebdomadaire depuis octobre en cédant 2,88 %. L’ensemble des indices actions, asiatiques compris, ont baissé cette semaine. Le Daxx allemand baisse de plus de 3 % et le Footsie britannique de plus de 4 %. Les résultats du PIB de 2020 moins mauvais que prévu n’ont pas eu d’incidences. Les mouvements spéculatifs opérés par des investisseurs individuels autour de certains titres « shortés » par les hedge funds ont déstabilisé les marchés. Le FMI s’est inquiété du décalage entre les cours des actions et la situation économique qui demeure très complexe, ce qui peut conduire certains investisseurs à opter pour la prudence. A New York, le Dow Jones et le Nasdaq cèdent plus de 3 %.
Les prévisionnistes tablaient sur une contraction du PIB de l’économie française, en 2020, entre 9 et 10 %. Selon les premiers résultats de l’INSEE publiés vendredi 29 janvier, la baisse n’a été que de 8,3 %. Elle constitue, malgré tout, la plus forte diminution, en France, du PIB enregistrée depuis 1950. En soixante-dix, trois baisses du PIB dont la plus importante datait de 2009 avec un recul de 2,9 % avaient été enregistrées. La moindre contraction du PIB que prévu en France est liée à la solidité de la consommation qui trouve son origine dans la relative stabilité du pouvoir d’achat des ménages.

Le recul du PIB en 2020 est imputable avant tout au premier confinement qui a été marqué par un arrêt brutal de l’activité. La fermeture des écoles doublée de la peur de la contagion ont amené de nombreuses entreprises à restreindre fortement leurs activités. Le deuxième confinement a eu des effets moindres, son intensité étant moindre. Les entreprises se sont, par ailleurs adaptées.
Après une baisse de près de 6 % au premier trimestre, le PIB a connu une contraction de 13,7 % au deuxième, suivi d’un net rebond au troisième de 18,5 %. Le confinement du mois de novembre et les couvre-feux se sont traduits par un nouveau recul du PIB de 1,3 %.

Au quatrième trimestre 2020, le PIB est inférieur de 5,0 % à son niveau un an auparavant alors que le recul sur un an s’élevait à 18,8 % au deuxième trimestre.
Des dépenses de consommation en dents de scie avec un record battu au mois de décembre
Sur l’ensemble de l’année 2020, la consommation des ménages diminue de 7,1 %, après une hausse de +1,5 % en 2019. La consommation en produits alimentaires a progressé de 1 % quand celle des services est en nette baisse, -7,1 %. La consommation en produits énergétiques recule de 7,4 % et celle en produits manufacturés de 8,9 %.
L’évolution de la consommation des ménages est calquée sur celle de l’épidémie. En phase de confinement, elle recule mais rebondit rapidement dès que ce dernier s’arrête. Si les Français ont augmenté de manière importante leur effort d’épargne, ils ont tant durant l’été qu’en décembre retrouvé le chemin des magasins.
En décembre, les ménages ont souhaité se faire plaisir dans la perspective des fêtes de fin d’année. Après le recul de 18 % en novembre, les dépenses de consommation des ménages en biens ont progressé de 23 % en décembre. Elles ont ainsi battu un nouveau record et battu de 3,7 % leur niveau de décembre 2019. Ce surcroit de dépenses est imputable en grande partie aux biens fabriqués avec des achats en hausse de +9,8 % sur un an. Les achats de biens durables ont progressé de +6,9 % et ceux en habillement-textile de +17,8 %. Cette forte hausse s’explique par la réouverture des magasins à partir du 29 novembre et par le report de « Black Friday » en décembre. Avec les confinements, les Français dépensent davantage pour l’équipement de leur logement. En décembre, les achats en la matière ont augmenté de 38,3 % sur un an. Les Français ont, en particulier, acheté des appareils ménagers et des produits électroniques. En revanche, les achats de matériels de transport restent nettement en retrait (–10,0 % par rapport à décembre 2019).

Au quatrième trimestre, les dépenses de consommation des ménages ont néanmoins baissé de 5,4 % au quatrième trimestre après une hausse de 18,2 % au trimestre précédent. Si la consommation de biens alimentaires a connu une progression de +1,1 % au quatrième trimestre après –3,3 % au troisième, les biens fabriqués ont enregistré une baisse de 8,5 %, contre une augmentation 39,3 % au troisième trimestre. La consommation de services a baissé de 7,4 % après une progression de +21,0 %. La consommation en énergie a diminué de 3,9 % après une hausse de 15,9 % en lien avec la diminution des déplacements.
Une production qui relève la tête en fin d’année sauf pour les services
La production s’est contractée en France 8,6 % en 2020. La chute a été de 13,1 % pour l’industrie manufacturière et de 8,2 % pour les services. La construction a de son côté connu un recul de 13,2 %.
Pour le seul quatrième trimestre, la production totale (biens et services) a diminué de 0,7 %, après le rebond de +18,0 % au troisième trimestre. Néanmoins, la production de biens poursuit sa hausse ce trimestre (+2,3 % après +19,0 %), portée notamment par l’industrie manufacturière qui semble peu affectée par le deuxième confinement. En raison des fermetures, la production baisse nettement dans les services marchands (–2,2 % après +15,6 %). In fine, la production de biens poursuit ce trimestre son rapprochement vers son niveau d’avant-crise (–4,6 % en glissement annuel après –8,2 % au troisième trimestre), tandis que les services s’en éloignent à nouveau (–5,0 % en glissement annuel, après –3,4 % au troisième trimestre).
Fort recul de l’investissement en 2020
Sur l’ensemble de l’année 2020, l’investissement enregistre une contraction de 9,8 % après une hausse de 4,3 % en 2019. Il a baissé de 12,4 % pour l’industrie manufacturée, de 14,7 % pour la construction et de 2,4 % pour les services marchands.
La chute est essentiellement intervenue lors du premier confinement. Ainsi, la formation brute de capital fixe (FBCF) a continué à augmenter au quatrième trimestre (+2,4 % après +24,0 %). L’investissement dans les secteurs des services marchands est resté bien orienté en fin d’année (+7,1 % au quatrième trimestre après +5,7 %), portée par un nombre particulièrement élevé de transactions immobilières. De même l’investissement en construction se maintient ce trimestre (+0,2 %) : bien que demeurant inférieur de 6,3 % à son niveau d’avant crise. Au deuxième trimestre, la chute avait atteint 32,4 % en glissement annuel.
Amélioration progressive de la situation du commerce extérieur
Pour le second trimestre consécutif, les exportations ont augmenté plus vite que les importations. Au dernier trimestre 2020, les exportations ont augmenté de 4,8 % quand les importations ne progressaient que de 1,3 %.
Avec les restrictions de circulation, la France importe moins de pétrole, ce qui contribue au rééquilibrage partiel de la balance commerciale. En revanche, l’absence du tourisme international pèse lourdement sur la balance des paiements courants. Le déficit du solde s’est réduit de moitié au quatrième trimestre par rapport à son point bas observé au deuxième (–9,4 Md€ ce trimestre, contre –18,8 Md€ au deuxième). Les échanges extérieurs restent inférieurs à leur niveau d’avant-crise ,–11,0 % en glissement annuel en volume pour les exportations ce trimestre, et –8,1 % pour les importations. Au quatrième trimestre, le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance, +0,9 point, après +0,8 point au trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année 2020, la contribution du commerce extérieur à l’évolution du PIB est largement négative (–1,5 point).
Les variations de stock ont joué en faveur de la croissance
Les variations de stocks ont contribué positivement à l’évolution du PIB au dernier trimestre (+0,4 point après –1,7 point). Sur l’année 2020, les variations de stocks contribuent pour +0,2 point à l’évolution du PIB.
Ce recul historique du PIB en France s’est accompagné par une augmentation sans précédent de l’endettement public. Avec le chômage partiel et les mesures de soutien aux entreprises et à certaines catégories de la population, les pouvoirs publics ont pris une très grande partie à leur charge les effets de la crise. Les dépenses publiques ont du représenter plus de 60 % du PIB, ce qui constitue un record. Le retour à la normale débutera avec le recul de l’épidémie attendu au cours du deuxième trimestre 2021.
Avec la généralisation du couvre-feu et la menace d’un nouveau reconfinement, les Français sont un peu mois confiant, en janvier qu’en décembre vis-à-vis de la situation économique. En janvier , l’indice de l’INSEE qui mesure la confiance des ménages dans la situation économique se contracte de trois points après le net rebond de décembre. Replie. Cet indice qui la synthétise perd trois points et demeure sous sa moyenne de longue période.

Moins d’achats, plus d’épargne
En janvier, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants diminue. L’indice perd six points et repasse sous sa moyenne de longue période. Ce repli s’explique par une crainte accrue d’une baisse des revenus dans les prochains mois. Le solde d’opinion des ménages relatif à la situation financière future des ménages est en baisse aussi de cinq points. Cet indice repasse en dessous de sa moyenne. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée baisse quant à lui de deux points, mais demeure supérieur à sa moyenne de longue période.
Les ménages souhaitent avant tout épargne, signe manifeste d’une dégradation attendue de la situation économique. En janvier, l’indicateur mesurant la proportion des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente de onze points. Il rejoint son niveau de décembre 2012, très proche de son plus haut historique.
Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle gagne deux points. En revanche, le solde relatif à leur capacité d’épargne future perd un point. Ces deux soldes se maintiennent bien au-dessus de leur moyenne de longue période.

Les Français pessimistes pour le niveau de vie
En janvier, la part des ménages estimant que le niveau de vie en France s’améliorera au cours des douze prochains mois diminue après avoir nettement rebondi en décembre. Le solde correspondant perd neuf points et s’éloigne à nouveau de sa moyenne de longue période. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois augmente, en revanche, d’un point. Le solde correspondant demeure malgré tout bien en dessous de sa moyenne de longue période.
Assez logiquement au vu des résultats précédents, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage progressent en janvier. Le solde correspondant gagne huit points et demeure depuis avril 2020 très au-dessus de sa moyenne de longue période.
En janvier, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont aussi nombreux qu’en décembre, le solde correspondant est inchangé et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. La part des ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois est inchangée aussi. Le solde correspondant se situe nettement en dessous de sa moyenne de longue période.
L’enquête du mois de janvier 2021 de l’INSEE sur le moral des ménages souligne que celui-ci reste conditionné aux flux et reflux de l’épidémie. Le renforcement de l’épargne de précaution traduit la montée des inquiétudes au sein des ménages qui craignent un troisième confinement. Si les pouvoirs publics ont réussi jusqu’à maintenant à préserver le pouvoir d’achat des Français, ces derniers doutent sur la capacité à pérenniser cette situation.
Dominique Libault s’est vu confier une mission par Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie. Cette mission a été lancé a lancé, jeudi 21 janvier dans le cadre d’une réunion avec l’Association des départements de France (ADF), les directeurs d’administration centrale du ministère des Solidarités et de la Santé, la CNSA, la CNAM et l’ARS d’Île-de-France. Dominique Libault avait déjà mis à contribution en ayant été à l’origine du rapport sur la concertation du grand âge et autonomie remis en 2019. Il avait alors présenté 175 propositions sur la dépendance. Dans l’attente de la présentation du projet de loi devant définir le contenu de la nouvelle branche de la Sécurité sociale dédiée à la dépendance, Dominique Libault est appelé à élaborer des solutions à plusieurs problèmes concrets qui se posent aux personnes dépendantes et à leur famille.
L’objectif de cette nouvelle mission est de simplifier l’accès à l’information pour les personnes âgées et leurs proches concernés par la dépendance, mais aussi de fluidifier leurs parcours en encourageant les synergies entre les acteurs de l’accompagnement et du soutien à l’autonomie».
Le président du Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFi-PS), devra travailler sur la généralisation d’un guichet unique pour les personnes en perte d’autonomie «dédié à l’accueil, l’information, l’orientation, l’accompagnement dans les démarches et l’accès aux droits».
La mission devra également réfléchir sur l’articulation des professionnels de santé et du grand âge sur les territoires «en s’appuyant sur les bonnes pratiques de coopération pour simplifier la vie des personnes». Enfin, la troisième priorité porte sur la création et l’animation d’un comité «autonomie et parcours de soins» visant à décloisonner les différents secteurs, favoriser les échanges et renforcer les dynamiques territoriales en faveur du parcours.
Après neuf mois consécutifs de décollecte, l’assurance vie termine, selon la Fédération Française de l’Assurance, l’année 2020, dans le vert avec un résultat positif de 500 millions d’euros. Si le premier produit d’épargne des Français a été fortement touché par le premier confinement, il était, depuis, sur une tendance ascendante. Les Français ont commencé à affecter, de manière mesurée, en fin d’année une partie des importantes liquidités mises de côté depuis le mois de mars. Le résultat de décembre confirme ainsi le processus de normalisation engagé depuis trois mois. Il est d’autant plus significatif qu’en règle générale, le mois de décembre réussit peu à l’assurance vie avec quatre décollectes en dix ans. Le dernier mois de l’année est, en effet, traditionnellement consacré plus aux dépenses qu’à l’épargne.
La deuxième décollecte de l’histoire de l’assurance vie
Sur l’ensemble de l’année, la collecte nette de l’assurance vie est négative de 6,5 milliards d’euros, ce qui constitue le plus mauvais résultat enregistré, par ce produit, depuis 1990. En 2012, la décollecte avait été de 6,34 milliards d’euros. Le résultat 2020 est évidemment la conséquence de la préférence donnée par les ménages à la sécurité et à la liquidité en pleine période de crise. Il n’est pas également sans lien avec la montée en puissance des unités de compte. Certains épargnants ont préféré ne pas investir dans leur contrat d’assurance vie du fait de la nécessité de supporter un peu plus de risques qu’auparavant en devant souscrire des unités de compte.

Les unités de compte maintiennent le cap
En décembre, les cotisations en assurance vie se sont élevées à 12,8 milliards d’euros, contre 10,4 milliards d’euros en novembre. Cette collecte brute est supérieure à celle de décembre 2019, 11,8 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’année, le montant des cotisations est en net retrait par rapport aux années précédentes, 116,3 milliards d’euros contre 144,6 milliards d’euros en 2019.
Au mois de décembre, la proportion des unités de compte dans la collecte a été de 37 % en légère hausse par rapport au mois de novembre (33 %). Sur l’ensemble de l’année, le montant investi sur les supports en unités de compte s’est élevé à 40,1 milliards d’euros, soit 34 % des cotisations (28 % en 2019). Ce résultat est le plus élevé de ses vingt dernières années, le précédent record datant de 2000, en pleine bulle Internet avec 40 %. Les consignes des assureurs, au minimum 33 % d’unités de compte, sont appliquées et en grande partie acceptées par les assurés.

Des prestations stables malgré la crise
Au niveau des prestations, la collecte de décembre a atteint 12,3 milliards d’euros en hausse par rapport aux mois précédents (10,4 milliards d’euros en novembre). Elles sont, en revanche, en retrait par rapport au mois de décembre 2019 (13,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’année, les prestations versées ont atteint 122,8 milliards d’euros, contre 122,7 milliards d’euros en 2019. La crise n’a pas réellement modifié le comportement des assurés qui ont maintenu constants leurs retraits, traduisant l’absence de défiance à l’encontre de l’assurance vie.

Un encours stable en 2020
L’encours de l’assurance vie a atteint à la fin de l’année 2020, 1 789 milliards d’euros. Ce produit d’épargne demeure de loin le premier placement des ménages. Cet encours est resté stable sur l’année, la décollecte étant compensée par les rendements de l’épargne placée.

2021, la prudence de mise
Dans un contexte peu porteur pour l’épargne de long terme et de taux, l’assurance vie a fort logiquement connu, en 2020, une décollecte. Celle-ci s’est construite surtout au moment du premier confinement. L’ouverture des établissements financiers durant le deuxième confinement a permis de limiter la décollecte au mois de novembre. La réorganisation des réseaux commerciaux avec le recours à la visioconférence et au téléphone explique le processus de normalisation qui s’est engagé à partir de l’été. L’année 2020 a été également marquée pour l’assurance vie par le maintien d’une forte souscription d’unités de compte. Lors des précédentes crises, la proportion d’unités de compte chutait fortement. Cette année, les épargnants ne sont pas sortis massivement des produits dits risqués ; ils ont diminué leurs versements mais n’ont pas effectuer des retraits.
En 2021, la prudence devrait rester de mise au cours du premier semestre en raison de la persistance de l’épidémie. Les ménages joueront toujours la carte de l’épargne de précaution. La réorientation d’une partie de l’épargne liquide, de précaution, vers l’assurance vie interviendra certainement au second semestre. La baisse des taux de rendement des fonds euros qui est un peu moins forte que prévu ne devrait pas avoir de lourdes incidences sur la collecte, les unités de comptes devraient maintenir le cap d’autant plus que les marchés « actions » demeurent pour le moment bien orientés.
Contact presse
Philippe Crevel : 06 03 84 70 36
pcrevel@gmail.com
Après neuf mois consécutifs de décollecte, l’assurance vie termine, selon la Fédération Française de l’Assurance, l’année 2020, dans le vert avec un résultat positif de 500 millions d’euros. Si le premier produit d’épargne des Français a été fortement touché par le premier confinement, il était, depuis, sur une tendance ascendante. Les Français ont commencé à affecter, de manière mesurée, en fin d’année une partie des importantes liquidités mises de côté depuis le mois de mars. Le résultat de décembre confirme ainsi le processus de normalisation engagé depuis trois mois. Il est d’autant plus significatif qu’en règle générale, le mois de décembre réussit peu à l’assurance vie avec quatre décollectes en dix ans. Le dernier mois de l’année est, en effet, traditionnellement consacré plus aux dépenses qu’à l’épargne.
La deuxième décollecte de l’histoire de l’assurance vie
Sur l’ensemble de l’année, la collecte nette de l’assurance vie est négative de 6,5 milliards d’euros, ce qui constitue le plus mauvais résultat enregistré, par ce produit, depuis 1990. En 2012, la décollecte avait été de 6,34 milliards d’euros. Le résultat 2020 est évidemment la conséquence de la préférence donnée par les ménages à la sécurité et à la liquidité en pleine période de crise. Il n’est pas également sans lien avec la montée en puissance des unités de compte. Certains épargnants ont préféré ne pas investir dans leur contrat d’assurance vie du fait de la nécessité de supporter un peu plus de risques qu’auparavant en devant souscrire des unités de compte.

Les unités de compte maintiennent le cap
En décembre, les cotisations en assurance vie se sont élevées à 12,8 milliards d’euros, contre 10,4 milliards d’euros en novembre. Cette collecte brute est supérieure à celle de décembre 2019, 11,8 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’année, le montant des cotisations est en net retrait par rapport aux années précédentes, 116,3 milliards d’euros contre 144,6 milliards d’euros en 2019.
Au mois de décembre, la proportion des unités de compte dans la collecte a été de 37 % en légère hausse par rapport au mois de novembre (33 %). Sur l’ensemble de l’année, le montant investi sur les supports en unités de compte s’est élevé à 40,1 milliards d’euros, soit 34 % des cotisations (28 % en 2019). Ce résultat est le plus élevé de ses vingt dernières années, le précédent record datant de 2000, en pleine bulle Internet avec 40 %. Les consignes des assureurs, au minimum 33 % d’unités de compte, sont appliquées et en grande partie acceptées par les assurés.

Des prestations stables malgré la crise
Au niveau des prestations, la collecte de décembre a atteint 12,3 milliards d’euros en hausse par rapport aux mois précédents (10,4 milliards d’euros en novembre). Elles sont, en revanche, en retrait par rapport au mois de décembre 2019 (13,2 milliards d’euros). Sur l’ensemble de l’année, les prestations versées ont atteint 122,8 milliards d’euros, contre 122,7 milliards d’euros en 2019. La crise n’a pas réellement modifié le comportement des assurés qui ont maintenu constants leurs retraits, traduisant l’absence de défiance à l’encontre de l’assurance vie.

Un encours stable en 2020
L’encours de l’assurance vie a atteint à la fin de l’année 2020, 1 789 milliards d’euros. Ce produit d’épargne demeure de loin le premier placement des ménages. Cet encours est resté stable sur l’année, la décollecte étant compensée par les rendements de l’épargne placée.

2021, la prudence de mise
Dans un contexte peu porteur pour l’épargne de long terme et de taux, l’assurance vie a fort logiquement connu, en 2020, une décollecte. Celle-ci s’est construite surtout au moment du premier confinement. L’ouverture des établissements financiers durant le deuxième confinement a permis de limiter la décollecte au mois de novembre. La réorganisation des réseaux commerciaux avec le recours à la visioconférence et au téléphone explique le processus de normalisation qui s’est engagé à partir de l’été. L’année 2020 a été également marquée pour l’assurance vie par le maintien d’une forte souscription d’unités de compte. Lors des précédentes crises, la proportion d’unités de compte chutait fortement. Cette année, les épargnants ne sont pas sortis massivement des produits dits risqués ; ils ont diminué leurs versements mais n’ont pas effectuer des retraits.
En 2021, la prudence devrait rester de mise au cours du premier semestre en raison de la persistance de l’épidémie. Les ménages joueront toujours la carte de l’épargne de précaution. La réorientation d’une partie de l’épargne liquide, de précaution, vers l’assurance vie interviendra certainement au second semestre. La baisse des taux de rendement des fonds euros qui est un peu moins forte que prévu ne devrait pas avoir de lourdes incidences sur la collecte, les unités de comptes devraient maintenir le cap d’autant plus que les marchés « actions » demeurent pour le moment bien orientés.
Contact presse
Philippe Crevel : 06 03 84 70 36
pcrevel@gmail.com
| Résultats 22 janvier 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 5 559,57 | -0,93 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 30 996,98 | +0,58 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 550,09 | +4,24 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 13 906,67 | +0,86 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 695,07 | -0,60 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 602,41 | +0,08 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 631,45 | +0,39 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 606,75 | +1,13 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,281 % | +0,039 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,514 % | +0,030 pt | -0,550% |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,091 % | -0,003 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2167 | +0,78 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 857,000 | +1,65 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 55,390 | +1,04 % | 51,290 |
Si les indices ont faiblement évolué durant la semaine, une certaine nervosité point chez les investisseurs face à l’accumulation des mauvaises nouvelles. La multiplication et la diffusion des variants fait craindre un prolongement de l’épidémie et surtout la remise en cause de son éradication par la vaccination. La menace d’une nouvelle récession au cours du premier semestre est de plus en plus prise au sérieux. Les valeurs liés aux loisirs et aux transports pâtissent du couvre-feu, des menaces de reconfinements et de la non-réouverture des remontées mécaniques dans les stations de ski. Les difficultés de Pfizer dans la distribution des vaccins est également un sujet d’inquiétude. Les chefs d’Etats et de gouvernements européens, réunis hier soir en téléconférence, ont prévenu qu’à cause des souches mutantes du virus, plus contagieuses, les restrictions allaient durer plus longtemps. Ils ont par ailleurs mis en garde contre un durcissement des mesures actuelles.
Les indicateurs économiques PMI composite (industrie et services) sont orientés pour la zone euro à la baisse et sont nettement repassés en-dessous de 50 qui marque la frontière entre récession et expansion. Ces indicateurs réalisés par sondages dans les entreprises auprès des directeurs d’achat sont ainsi tombés à 47,5 points en janvier, contre 49,1 en décembre. « Une récession en double creux pour l’économie de la zone euro paraît de plus en plus inévitable, le renforcement des mesures de restriction face au Covid-19 ayant continué de peser sur les entreprises en janvier », a souligné Chris Williamson, l’économiste d’IHS Markit.
Aux Etats-Unis, malgré l’amplification de l’épidémie, l’économie maintient le cap. Les indices PMI traduisent une accélération de la croissance en janvier tant dans l’industrie (59,1) que dans les services (57,5). Aux Etats-Unis, les doutes concernent l’avenir du plan de 1900 milliards de dollars de Joe Biden. Son adoption nécessite au Sénat une majorité des deux tiers or, les Républicains sont de plus en plus nombreux à ne pas faciliter le travail de la majorité démocrate. Pour contourner l’obstruction, le nouveau Président risque de devoir se résoudre à enclencher le processus de réconciliation qui ne peut être utilisé qu’une seule fois par an concernant les questions relatives aux dépenses, recettes fiscales et au dépassement du plafond de la dette.
L’indice Nasdaq des valeurs technologiques a fait cette semaine cavalier seul en progressant de plus de 4 %, preuve que le contexte demeure porteur pour les GAFAM et consœurs.
Depuis le début de la pandémie, la Banque Centrale Européenne a décidé la mise en place d’une enveloppe d’intervention de 2 500 milliards d’euros (1 850 milliards d’euros liés à la crise de la covid619, le reste provenant de programmes préexistants). Cette enveloppe est censée être dépenses d’ici le mois de mars 2022. Au début du mois de janvier, un peu moins de la moitié a été utilisée, essentiellement à travers l’achat de titres obligataires des Etats européens. Lors de sa réunion du 21 janvier, le conseil de politique monétaire n’a pas décidé de nouvelles mesures estimant que la situation, pour le moment, ne l’exigeait pas. Lors de la conférence de presse, Christine Lagarde, la Présidente de la BCE, a rappelé que toute l’enveloppe n’avait pas vocation à être dépensée. Néanmoins, l’objectif de la BCDE est de maintenir des « conditions de financement favorables ». Les taux restent toujours à des niveaux historiquement bas. Ainsi, l’Etat a pu, en France, émettre une obligation à un an à -0,6 %. La région Auvergne – Rhône – Alpes a également réalisé une émission obligataire de 20 millions d’euros un taux négatif sur dix ans. En moyenne, les entreprises empruntent à un taux de 1,5 %, et les ménages à 1,35 %. De quoi leur permettre de s’endetter pendant la crise, sans ajouter un trop lourd fardeau sur leurs épaules.
En ce début d’année, le contexte économique demeure pour Christine Lagarde déflationniste avec un taux d’inflation pour la zone euro de -0,3 %. Une possible longue période de faible inflation doublée d’une stagnation économique est crainte par les autorités monétaires. Face à ce risque, la présidente de la BCE demande aux gouvernements de maintenir leurs plans de soutien à l’économie. Elle souhaite également l’accélération de la mise en œuvre du plan européen de 750 milliards d’euros, intitulé « Next Generation ». Les modalités d’application de ce plan n’ont été approuvées qu’en décembre 2020, en raison de l’opposition de la Hongrie et de la Pologne.
Ironie de l’histoire, la Chine est le seul grand pays à avoir enregistré une augmentation de son PIB en 2020 tout en étant à l’origine de la plus grande épidémie de ces cent dernières années. Selon les premiers résultats communiqués par les autorités chinoises, le taux de croissance a atteint, en 2020, 2,3 %. Bien que positif, ce taux est néanmoins le plus faible de ces 40 ans dernières années. Au cours du premier trimestre 2020, le PIB s’était contracté de 6,8 %. Quand les pays occidentaux étaient en plein confinement, au deuxième trimestre, la Chine a connu une vive reprise avec une croissance de plus de 11 %. La croissance au troisième avait été plus faible, +2 %, mais avait suffi à effacer les stigmates économiques de l’épidémie. Au dernier trimestre, le taux de croissance a atteint 6,5 % soit son niveau de pré-pandémie.
contact@cercledelepargne.com