Le PIB de la France a augmenté de 0,9 % au deuxième trimestre après avoir reculé au cours du dernier trimestre 2020 et être resté stable au cours du premier de l’année 2021.

Le PIB comble ainsi plus d’un cinquième de l’écart restant fin 2020 par rapport à son niveau d’avant-crise : il est inférieur de 3,3 % au niveau du quatrième trimestre 2019, contre 4,2 % aux deux trimestres précédents. La demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à l’évolution du PIB ce trimestre (+0,9 point, après +0,1 point au trimestre précédent). L’investissement et la consommation ont été les moteurs de la croissance. En revanche, le commerce extérieur y a contribué négativement.
Les ménages avec le déconfinement ont accru leurs dépenses en particulier de loisirs. Les dépenses de consommation des ménages ont ainsi augmenté de nouveau ce trimestre (+0,9 % après +0,2 % au trimestre précédent). La consommation des ménages en services d’hébergement-restauration a progressé de +42,8 % après –22,1 %. La consommation en services de transports a connu une hausse de +11,4 % après +2,8 %, sous l’effet de la reprise des déplacements. En revanche, la consommation des ménages en biens fabriqués se contracte nettement (–4,7 % après +0,3 %), du fait notamment des fermetures de commerces « non essentiels » durant le troisième confinement national. La consommation des ménages reste inférieure de 5,9 % à son niveau du 4e trimestre 2019. L’écart était de 6,7 % à la fin du premier trimestre.
L’investissement a accéléré ce trimestre (+1,1 %, après +0,4 % au trimestre précédent), sous l’effet du dynamisme de la construction (+1,8 %, après +1,1 %), et des services marchands (+1,3 % après –0,6 %). En revanche, la formation brute de capital fixe en produits manufacturés se replie (–0,4 %) après le rebond enregistré au premier trimestre (+0,8 %). Au deuxième trimestre 2021, l’investissement a dépassé légèrement son niveau d’avant-crise : +0,3 % par rapport au niveau du 4e trimestre 2019, contre un écart de 0,8 point au trimestre précédent.
Au deuxième trimestre, les importations ont augmenté plus vite que les exportations, respectivement +1,9 % et +1,5 %. Le commerce extérieur a ainsi contribué négativement à la croissance. Les importations ont été dynamique pour les biens industriels (+2,0 % après +1,3 % au 1er trimestre) ainsi que pour les produits pharmaceutiques (vaccins). Les exportations qui avaient reculé au 1er trimestre ont renoué avec la hausse notamment grâce aux matériels de transports (+5,5 % après –9,0 %), et aux produits agro-alimentaires accélèrent (+5,6 % après +3,3 %).
Malgré leur progression ce trimestre, les échanges extérieurs demeurent nettement inférieurs à leur niveau d’avant-crise. L’écart atteint 8,9 % par rapport au niveau du ‘E trimestre 2019 pour les exportations, contre –10,2 % au trimestre précédent ; –5,7 % pour les importations, après –7,5 %.
Les variations de stocks ont, de leur côté, contribué faiblement à la croissance du PIB ce trimestre (+0,2 point, après +0,4 point au premier trimestre 2021).
La production totale (biens et services) a connu une augmentation de +1,3 % au deuxième trimestre, après +0,1 % au trimestre précédent. Avec la réouverture des bars et restaurants ainsi que des lieux de loisirs, la production de services marchands a accéléré au deuxième trimestre (+2,0 % après +0,1 %). La production de services d’hôtellerie-restauration a augmenté de +29,1 % après –14,0 %. La construction poursuit sa hausse avec une augmentation de +1,5 % après +1,0 %. La production de biens rebondit avec un gain de +0,6 % après –0,2 %, notamment dans l’industrie manufacturière (+0,5 % après +0,1 %). La production de services non marchands se replie légèrement (–0,2 % après +0,2 %).
Au deuxième trimestre 2021, la production totale comble une partie de son écart à son niveau d’avant-crise. Il n’est plus que d 3 points par rapport à son niveau du dernier trimestre 2019, après –4,3 points au trimestre précédent. Les disparités sectorielles demeurent encore importantes, mais se réduisent. L’écart est de 3,9 points pour les services marchands, de 5,3 points pour l’industrie manufacturière et de 1,8 point pour la construction.
L’acquis de croissance atteint près de 5 % rendant possible une croissance de 6 % d’autant plus que le début du troisième trimestre a été marqué par une forte activité. le rebond de la croissance pourrait être néanmoins entravé par la quatrième vague qui contraint à l’adoption de nouvelles mesures de restriction.
Au mois de juillet, la confiance des ménages régresse certainement en lien avec la résurgence de l’épidémie de covid-19. À 101, l’indicateur de l’INSEE qui la synthétise perd deux points mais reste au-dessus de sa moyenne de longue période (100).

Signe d’une montée de l’inquiétude, en juillet, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse nettement, après une vive hausse en juin. Le solde correspondant perd cinq points mais reste au-dessus de sa moyenne de longue période. De même, le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière future se contracte de trois points. Celui relatif à leur situation financière personnelle passée perd quant à lui un point. Ces deux soldes restent toutefois bien au-dessus de leur moyenne de longue période.
En juillet, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner baisse pour le troisième mois consécutif. Le solde correspondant perd quatre points, mais reste très au-dessus de sa moyenne. La période des vacances est toujours synonyme de dépenses et d’une moindre épargne. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur capacité d’épargne actuelle baisse de trois points. Celui relatif à leur capacité d’épargne future perd quant à lui deux points. Ces deux soldes restent très au-dessus de leur moyenne de longue période.

Les ménages sont plus pessimistes concernant l’évolution de leur niveau de vie.En juillet, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois baisse nettement. Le solde correspondant perd huit points mais reste au-dessus de sa moyenne de long terme.
La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois progresse un peu. Le solde correspondant gagne deux points mais reste très en dessous de sa moyenne de longue période.
Avec l’arrivée de la quatrième vague, Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage remontent un peu en juillet après une série de baisses au premier semestre. Le solde correspondant gagne trois points mais reste en dessous de sa moyenne de longue période.
L’inflation devient un sujet d’inquiétude pour les Français. En juillet, les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont beaucoup plus nombreux. Le solde correspondant gagne quatorze points et passe au-dessus de sa moyenne de long terme. Les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont aussi un peu plus nombreux. Le solde correspondant gagne trois points, et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période
Les comptes du régime complémentaire AGIRC/ARRCO, éraient revenus, en 2019, à l’équilibre avec la mise en place de l’accord national interprofessionnel de 2015. Avec la crise sanitaire, ils sont sans surprise repassé dans le rouge avec une perte de plus de 4 milliards d’euros. Si la progression des versements des pensions s’est poursuivie, les recettes ont diminué avec le développement du chômage partiel et la réduction de l’activité. Le déficit technique a été de 4,5 milliards d’euros en 2020. Or, le régime AGIRC/ARRCO, à la différence du régime général, ne peut pas recourir à l’endettement. L’année dernière, pour apurer les pertes, il a puisé dans ses réserves qui sont passées de 65 à 61 milliards d’euros. Afin de rétablir la situation financière, les partenaires sociaux en charge de l’AGIR/ARRCO ont mené des négociations qui se sont achevées le jeudi 22 juillet dernier. Il se sont entendus sur un avenant à l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2019 qui prévoir de sous-valoriser les pensions des complémentaires retraite du privé jusqu’à 0,5 point par rapport à l’inflation, contre 0,2 point actuellement. Cette mesure vise à réduire autant que possible les ponctions dans les réserves qui, statutairement, ne peuvent pas passer en-dessous de la barre des six mois de prestations.
Logiquement, les pensions complémentaires sont indexées sur l’inflation mais ces dernières années, plusieurs dispositifs ont réduit leur revalorisation. Compte tenu du taux prévisible de l’inflation à l’automne, entre 1,4 et 1,5 point, avec la marge de manœuvre de 0,5 point, les pensions pourraient n’être revalorisées que de 0,9 point au 1er novembre.
L’avenant prévoit par ailleurs de préserver le budget du fonds d’action sociale, qui vient en soutien des retraités les plus modestes, et de l’abonder de 13 millions supplémentaires.
Ce texte devrait être entériné par les partenaires sociaux. Il est soutenu par le Medef ainsi que la CFTC et la CFDT. En revanche, FO, la CGT et la CFE-CGC y seraient a priori, opposés. Si cette opposition ne devrait pas empêcher son adoption, sa mise en œuvre, à l’automne prochain, par le Conseil d’administration qui rassemble les partenaires sociaux sera sans nul doute complexe.
Après trois semaines consécutives de recul, le CAC 40 a regagné 1,68 %cette semaine et cela malgré une contraction de 2,54 % lundi dernier. L’indice parisien a terminé à quelques encablures de la ligne des 6600 points (6 568,82 points). Ce regain de forme a été rendu possible par la publication de bons résultats de la part de plusieurs entreprises et d’indices d’activité ainsi que par le discours très accommodant de la Présidente de la Banque centrale européenne. La baisse rapide de la fin de semaine dernière et du début de cette semaine a conduit des investisseurs à réaliser des achats provoquant un rebond.
En juillet, l’indice composite calculé par IHS Markit, qui mesure l’activité manufacturière comme celle des services, a battu un record vieux de 21 ans, à 60,6 points, en version préliminaire. La situation diffère néanmoins entre l’Allemagne où la reprise se confirme, et la France qui connaît un ralentissement en raison d’une pénurie de matériaux et de retards de livraisons. Si en fin de semaine, les investisseurs ont voulu oublier la menace du variant delta, elle reste néanmoins présente et pourrait entraîner une nouvelle rechute des marchés « actions ». Ces derniers ont par ailleurs compris que la politique monétaire dans la zone euro devrait rester ultra-accommodante, pour reprendre la tonalité du communiqué de la BCE. Cette dernière semble désormaisaccepter une inflation au-dessus de l’objectif de 2 %. Les prévisions d’inflation pour la zone euro prévoit que celle-ci restera assez faible à la sortie de la période de normalisation. Elle pourrait n’être que de 1,4 % en 2023. Les investisseurs suivront avec attention la réunion de la Réserve Fédérale prévue mercredi prochain. La question d’une réduction du montant des achats d’actifs, actuellement de 120 milliards de dollars par mois, devrait être largement débattue. Dans ce contexte, les taux d’intérêt des obligations d’Etat ont continué de baisser, le taux de l’OAT étant désormais de -0,085 %.
Malgré l’accord OPEP + prévoyant une augmentation de l’offre, le prix du baril de pétrole Brent est resté au-dessus des 70 dollars grâce à une bonne tenue de la demande. Les responsables de plusieurs compagnies aériennes américaines ont déclaré que le redémarrage de l’activité aérienne était plus soutenu que prévu.
| Résultats 23 juillet 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 568,82 | +1,68 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 35 061,55 | +1,08 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 836,99 | 2,84 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 669,29 | +0,83 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 027,58 | +0,28 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 109,10 | +1,82 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 27 548,00 | -1,63 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 550,40 | +1,00 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,085 % | -0,066 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,417 % | -0,062 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,285 % | -0,022 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1768 | -0,35 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 802,240 | -0,61 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 73,970 | +0,83 % | 51,290 |
Au mois de juin, la collecte nette du Livret A a été nulle, les versements ont parfaitement équilibré les retraits. La collecte de juin est inférieure à celle du mois de mai (1,81 milliard d’euros) et à celle de juin 2020 (2,96 milliards d’euros). Le mois de juin est traditionnellement médiocre pour le Livret A avec des collectes qui sont, en moyenne, inférieures à 1 milliard d’euros lors de ces dix dernières années. Le résultat de juin 2021 tranche avec les cinq mois précédents qui avaient été marqués par les mesures sanitaires et le troisième confinement. Les Français se sont fait plaisir en investissant les restaurants, les bars et les lieux de loisirs. Ils ont retrouvé le chemin de la consommation et ont préparé leurs vacances. Malgré tout, ils n’ont pas touché à leur cagnotte Covid, preuve qu’ils demeurent prudents face à une situation sanitaire et économique hautement instable. Compte tenu du niveau historique atteint par le Livret A, un mouvement de décollecte n’aurait pas été surprenant si les conditions économiques et sanitaires s’y étaient prêtées.
Lors du premier semestre 2021, la collecte du Livret A s’est élevée à 16,74 milliards d’euros, soit légèrement moins que sur la même période de 2020 (20,41 milliards d’euros). Le premier confinement avait entraîné un afflux important sur les livrets défiscalisés.
Depuis le début de la crise sanitaire (mars 2020), la collecte du Livret A a atteint 37,75 milliards d’euros faisant de ce produit le principal réceptacle de l’épargne Covid juste derrière les dépôts à vue (50 milliards d’euros).
De son côté, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) a connu une collecte nette positive de 40 millions d’euros en juin, contre 510 millions d’euros en mai dernier et 730 millions en juin 2020. Pour le premier semestre, la collecte a été de 4,03 milliards d’euros sur ce produit.
L’encours du Livret A reste toujours à un niveau historique de 343,3 milliards d’euros quand celui du LDDS s’élève désormais à 125,8 milliards d’euros.
Si les Français devraient continuer à se faire plaisir durant la saison estivale en consommant, la recrudescence de l’épidémie devrait cependant les inciter à conserver un niveau élevé d’épargne de précaution. La collecte du Livret A devrait donc se situer autour de zéro dans les prochains mois. Les Français attendront la suite de l’histoire avant de toucher réellement à leur cassette. En cas de durcissement des mesures sanitaires, une remontée de la collecte n’est pas impossible.
Dans le passé, le second semestre est davantage axé sur les dépenses que sur l’épargne. La rentrée scolaire et les fêtes de fin d’années conduisent généralement les ménages à puiser dans leurs produits d’épargne. Il en sera certainement de même en 2021 mais les Français conserveront un regard sur l’évolution de la situation sanitaire.
Cercle de l’Épargne – données CDC
Aux États-Unis comme au sein de la zone euro, de plus en plus de voix s’élèvent pour souligner les dangers de l’augmentation des prix de l’immobilier. Eric Rosengren, le Président de la Réserve fédérale de Boston, et James Bullard, Président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, ont ainsi réclamé une évolution de la politique monétaire qui évite les hausses excessives des prix des logements.
Depuis 1998, le prix des logements a été multiplié par plus de trois aux États-Unis et par plus de deux au sein de la zone euro. Sur la même période, la base monétaire a été multipliée par huit aux États-Unis et par six au sein de la zone euro. La hausse s’accélère avec la baisse des taux d’intérêts et le recours massif des banques à des rachats d’obligations. L’abondance de liquidités et les faibles taux se traduisent automatiquement par une hausse des prix et cela d’autant plus que l’offre de logements est contrainte par une réglementation de plus en plus stricte.
Jusqu’à maintenant, les banques centrales ne se préoccupent pas de l’évolution des prix de l’immobilier. Elles ont pour objectif la lutte contre l’inflation ou la déflation et, de manière plus ou moins explicite, le retour au plein emploi. Elles visent à garantir la pérennité du système financier. À ce titre, elles doivent éviter la constitution de bulles spéculatives qui pourraient se transformer en crise. Or, dans le passé, les hausses excessives des prix de l’immobilier se terminent toujours en crises financières, comme en 2008. Lors de la crise des subprimes, le taux de défaut des ménages, en raison des emprunts immobiliers, avait atteint 10 %. Ce taux était revenu à 4 % en 2019. Il remonte depuis pour atteindre 6 % en 2021. La zone euro n’a pas connu la même croissance du taux de défaut grâce à un système de financement de l’immobilier différent se caractérisant par un moindre recours aux prêts hypothécaires.
La hausse de l’immobilier génère une forte tension sociale avec des difficultés croissantes d’accès au logement pour les classes moyennes ainsi que pour les jeunes qui ne disposent pas d’apport.
Plus l’application des politiques monétaires expansionnistes perdure, plus les prix augmentent. La progression est vive en cas de remontée de la croissance qui conduit les ménages disposant d’une épargne suffisante à se positionner sur le marché de l’immobilier.
Les banques centrales ont de plus en plus de mal à s’émanciper des politiques monétaires accommodantes du fait du niveau de l’endettement des États et de la pression des gouvernements qui craignent un ralentissement de la croissance en cas de hausse des taux. Les banques centrales pourraient restreindre le crédit immobilier pour éviter un emballement des prix mais cela se retournerait dans un premier temps contre les ménages souhaitant s’endetter pour acheter un logement. Elles pourraient appeler de leurs vœux une taxation accrue des plus-values pour dissuader la hausse des prix. L’autre voie consisterait à augmenter l’offre mais cela exige du temps et entre en opposition avec la volonté de préserver le foncier.
Si avec le Plan d’Épargne Retraite créé par la loi PACTE du 22 mai 2019, les titulaires peuvent désormais sortir soit en rente ou en capital, tel n’était pas le cas avec les anciens produits d’épargne retraite individuels comme le PERP ou le Contrat Madelin.
Pour ces produits qui ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020, l’épargne constituée est reversée sous forme de rente. Les titulaires de PERP pouvaient néanmoins demander, à la retraite, une sortie en capital pour l’acquisition de la résidence principale. Ils avaient par ailleurs la possibilité demander une sortie partielle en capital, dans la limite de 20 % de la valeur de rachat du contrat. Enfin, une sortie en capital avait été autorisée quand la rente mensuelle n’excède pas 40 ou 80 euros selon le contrat. Le ministère de l’Économie a porté ce montant, par un arrêté du 7 juin 2021, à 100 euros. Les contrats concernés par ces seuils peuvent selon le ministre atteindre jusqu’à 30 000 ou 40 000 euros. Cette mesure s’inscrit dans le prolongement de la loi PACTE, qui permet une sortie en capital des PER. Elle permet également une sortie anticipée avant la retraite dans le but de financer l’acquisition d’une résidence principale.
Au mois de juin, la collecte nette du Livret A a été nulle, les versements ont équilibré parfaitement les retraits. Elle est inférieure à celle du mois de mai (1,81 milliard d’euros) et de l’année dernière (2,96 milliards d’euros). Le mois de juin est traditionnellement médiocre pour le Livret A avec des collectes qui ont, en moyenne, inférieures à 1 milliard d’euros lors de ces dix dernières années. Il tranche avec les cinq mois précédents qui avaient été marqués par les mesures sanitaires et le troisième confinement. En juin, les Français se sont fait plaisir en investissant les restaurant, les bars et les lieux de loisirs. Ils ont retrouvé le chemin de la consommation et ont préparé leurs vacances. Malgré tout, ils n’ont pas touché à leur cagnotte Covid, preuve qu’ils demeurent prudents face à une situation sanitaire et économique hautement instable. Compte tenu du niveau historique atteint par le Livret A, un mouvement de décollecte n’aurait pas été surprenant si les conditions économiques et sanitaire s’y étaient prêtées ?
Lors du premier semestre 2021, la collecte du Livret A s’est élevé à 16,74 milliards d’euros, soit légèrement moins que sur la même période de 2020 (20,41 milliards d’euros). Le premier confinement avait entraîné un afflux important sur les livrets défiscalisés.
Depuis le début de la crise sanitaire (mars 202), la collecte du Livret A a atteint 37,75 milliards d’euros faisant de ce produit le principal réceptacle de l’épargne Covid juste derrière les dépôts à vue (50 milliards d’euros).
Le LDDS a connu, de son côté, en juin, une collecte nette positive de 40 millions d’euros, contre 510 millions d’euros en mai et 730 millions en juin 2020. Pour le premier semestre, la collecte a été de 4,03 milliards d’euros.
L’encours du Livret A reste toujours à un niveau historique de 343,3 milliards d’euros quand celui du LDDS s’élève désormais à 125,8 milliards d’euros
Si durant la saison estivale, les Français devraient continuer à se faire plaisir en consommant , la recrudescence de l’épidémie devrait les inciter à conserver un niveau élevé d’épargne de précaution. La collecte du Livret A devrait donc se situer autour de zéro. Ils attendront la suite de l’histoire avant de toucher réellement à leur cassette. En cas de durcissement des mesures sanitaires, une remontée de la collecte n’est pas impossible.

Depuis le 6 juillet 2021, les détenteurs d’un Plan d’Epargne Retraite (PER) qui choisissent la sortie en capital bénéficient d’un délai supplémentaire pour solliciter la dispense de l’impôt forfaitaire de 12,8 % prélevé sur leurs intérêts. Jusqu’à maintenant, la demande de dispense de l’acompte sur les intérêts devait être réalisée avant le 30 novembre de l’année précédant le rachat. L’administration fiscale a décidé que désormais, la date limite pour agir court jusqu’à la réception des revenus. Cette nouvelle règle est avantageuse pour les titulaires à faible revenus de PER. Elle est la traduction d’un amendement adopté lors de la discussion du projet de loi de finances pour 2021.
En cas de sortie en capital, le titulaire d’un PER doit s’acquitter, au moment des rachats, des prélèvements obligatoires. La partie « capital » correspondant aux versements, est soumise au barème de l’impôt sur le revenu, si les versements ont fait l’objet d’une déductibilité fiscale. Les revenus des versements sont quant à eux soumis à un impôt forfaitaire de 12,8 % et aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Le contribuable peut néanmoins opter pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu qui peut, dans certains cas, être plus avantageux. C’est en particulier le cas pour les contribuables peu ou pas imposés au titre de l’impôt sur le revenu. Le prélèvement fiscal de 12,8 % est acquitté directement, au moment du rachat du contrat amenant le contribuable, assujetti à 0 % ou à 11 % au titre de l’impôt sur le revenu, à faire une avance d’impôt. Le remboursement du trop versé étant effectué l’année suivante. En effet, le contribuable ne pourra opter pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu qu’au moment de la déclaration de revenus. Il ne récupèrera son acompte jusqu’à un an après sa déclaration. .
Pour bénéficier de ce dispositif, le revenu fiscal de référence du demandeur doit être inférieur à 25 000 euros pour un célibataire et à 50 000 euros pour un couple. Le contribuable doit adresser sa demande de dispense à l’établissement payeur, en y faisant figurer ses nom, prénom, adresse, la date et le lieu de signature et attestant sur l’honneur respecter les conditions de revenu fiscal de référence. Le Bulletin officiel des finances publiques met à disposition des contribuables un modèle de dispense.
Le sujets d’inquiétude se multiplient, de la montée en puissance du variant delta aux menaces d’inflation en passant par le ralentissement de l’économie chinoise. Vendredi 16 juillet, l’indice parisien est revenu sous la barre des 6500 points et a perdu en cinq jours, 1,06 %. Il accuse ainsi une troisième semaine consécutive de repli, ce qui n’était plus arrivé depuis le mois de janvier. Les indices américains sont également en baisse sur cette semaine.
L’économie chinoise a connu une croissance plus faible que prévu au deuxième trimestre 7,9 % quand les économistes tablaient sur une augmentation de 8,5 %. Les exportations chinoises ont continué à tirer la croissance, mais la hausse des prix des matières premières a pesé sur les profits des entreprises et la consommation des ménages reste timide. Cette moindre croissance est également imputable à un effet base, l’économie chinoise avait fortement rebondi au deuxième trimestre 2020 quand le reste du monde était à l’arrêt.
Aux Etats-Unis, les résultats économiques sont en demi-teinte. Les ventes au détail ont néanmoins enregistré un rebond surprise de 0,6 % le mois dernier, quand le marché anticipait une contraction de 0,3 %, après une baisse de 1,7 % en mai. L’amélioration serait en trompe l’œil car elle est due à la hausse de 0,9 % des prix à la consommation en juin. Par ailleurs, l’augmentation de 2,3 % des ventes de vêtements et de matériel électronique pourrait encore résulter des chèques de soutien reçus en avril, En revanche, la confiance du consommateur s’est dégradée en juillet, l’indice établi par l’Université du Michigan se contractant de 4,7 points (80,8 en première estimation de juillet, contre 86,5 anticipés par le consensus formé par Bloomberg). Dans ce contexte anxiogène, les taux des obligations d’Etat sont en recul, le taux de l’OAT à 10 ans repassant même en territoire négatif.
Les cours du pétrole étaient, cette semaine, également orientés à la baisse après la publication des chiffres de stocks américains montrant un affaiblissement de la demande d’essence. La perspective d’un accord à l’Opep+ pourrait provoquer une forte augmentation de l’offre, plus de 850 000 baris jours seraient remis sur le marché.
| Résultats 16 juillet 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 460,08 | -1,06 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 687,85 | -0,52 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 427,24 | -1,87 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 540,31 | -0,97 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 008,09 | -1,60 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 035,77 | -0,79 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 003,08 | +0,22 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 539,30 | +0,43 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,019 % | -0,072 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,355 % | -0,064 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,307 % | -0,044 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1804 | -0,60 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 815,430 | +0,17 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 73,64 | -2,57 % | 51,290 |
Le Comité de Suivi des Retraites a rendu son 8e avis le jeudi 15 juillet dernier. Ce comité créé en 2014 est chargé d’émettre un avis annuel et public concernant le système de retraites. Il s’appuie notamment sur l’étude des indicateurs de suivi que produit le Conseil d’orientation des retraites dans le cadre de son rapport annuel et sur les évolutions et perspectives des retraites. Il établit son avis en suivant plus particulièrement les questions relatives à l’évolution des pensions, à la solidarité intergénérationnelle et à l’égalité homme/femme en veillant à garantir la pérennité du système. À la différence du Conseil d’Orientation des retraites, ce comité peut émettre des recommandations. Le Comité de Suivi des Retraites prend en compte les dernières évolutions économiques et démographiques qui sont mentionnées dans le dernier rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR – rapport annuel juin 2021). Le taux de fécondité retenu pour les prochaines années a ainsi été révisé à la baisse à 1,8 et les gains d’espérance de vie devraient être, par ailleurs, moins rapides que prévu. Pour les gains de productivité, le Comité ne retient que les scénarii de 1 %, 1,1 % et 1,3 %, abandonnant celui de 1,8 % jugé trop optimiste. Concernant le ratio des dépenses de retraite par rapport au PIB, le Comité reprend l’analyse du COR de la baisse sur longue période. Après avoir atteint en 2020, du fait de la contraction du PIB, 14,7 % (contre 13,9 % en 2019), ce ratio serait amené à diminuer. En 2045, il pourrait se situer entre 11,9 et 13,5 % du PIB.
Des déficits qui restent contenus en 2020
Après avoir connu une phase de dégradation de 2002 à 2010, le solde des régimes de retraite s’améliorait progressivement au point de permettre un retour à l’équilibre. Le redressement s’est interrompu en 2020 avec la crise sanitaire. L’année dernière, les dépenses ont progressé de 1 % quand les recettes se sont contractées de 4 %. Le déficit des régimes obligatoires de retraite a été de 18 milliards d’euros (13 milliards d’euros après prise en compte d’un transfert exceptionnel). Le déficit enregistré sur l’année a représenté 0,8 % du PIB. Il devrait se réduire en 2021 pour se situer entre 0,1 et 0,3 % du PIB en 2023. Le solde resterait cependant négatif au moins jusqu’en 2030. A l’horizon 2070, en fonction des hypothèses, le solde se situerait entre -0,7 à +1,5 point de PIB. Sur les vingt-cinq prochaines années, le besoin de financement serait de -0,6 à -0,4 % du PIB.
Le niveau de vie des retraités peu touché par la crise
Le niveau de vie relatif des retraités par rapport à l’ensemble de la population qui était en baisse depuis 2014 est remonté en 2020 du fait de la baisse des revenus professionnels pour les actifs. Il est passé de 101,3 à 102,8 de 2019 à 2020. Il devrait baisser dans les prochaines années et passer en-dessous de 100 % d’ici 2030. Depuis plusieurs années, le pouvoir d’achat de la pension nette baisse pour tous les retraités et plus particulièrement pour les cadres. À la liquidation des pensions, la chute de revenus est sensible. Compte tenu des règles d’indexation, l’écart de pouvoir d’achat avec les actifs se creuse au fil du temps.
La lente marche de l’égalité homme/femme
Le Comité de Suivi souligne que le rattrapage du niveau des pensions des femmes par rapport à celui des hommes se ralentit. En 2036, l’écart sera de 35,5 % contre 40 % actuellement. En 2070, il ne sera plus que de 8 %.
Quels trajectoires pour demain et après-demain ?
Le Comité de Suivi des Retraites souligne que le déficit des régimes de retraite compte pour une faible part dans celui des administrations publiques, -0,8 point sur plus de 9 points. Il avait, à la fin de l’année 2020, préconisé le recours à l’endettement et aux réserves pour faire face aux besoins occasionnés par la crise sanitaire. Les réserves des régimes de retraite, essentiellement complémentaires, ont ainsi diminué de 3,7 % en 2020 (et de 22 % pour le Fonds de Réserve des Retraites). Concernant les déficits, le Comité note que leur affectation à la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale aboutit à leur cantonnement. Le maintien de cette Caisse, au moins jusqu’en 2033, aboutit à ce que les ressources qui lui sont dévolues ne pourront pas être réaffectées à d’autres usages dont la dépendance.
Le Comité dans son avis indique « qu’un système de retraite ne peut être durablement en déficit ». Il estime que dans les années 1990/2000 les pouvoirs publics ont tardé dans la mise en œuvre des réformes rendues nécessaires par le choc démographique généré par le baby-boom des Trente Glorieuses et l’allongement de l’espérance de vie. Il considère que les prestations sociales doivent être financées par des dépenses courantes. Comme le COR, le Comité mentionne que le ratio dépenses de retraite/PIB qui aurait pu atteindre 20 % sans la mise en œuvre des réformes engagées depuis 1993 pourrait, sans réaliser d’importants de nouveaux efforts, revenir à 13,5 %. Pour aller en dessous de ce taux, les efforts seraient plus lourds avec un relèvement de l’âge effectif de départ à la retraite et une baisse du niveau de vie relatif. Le Comité se refuse de conseiller telle ou telle trajectoire. Pour le recul de l’âge de liquidation des droits, il considère qu’il faudrait jouer tout à la fois sur la durée de cotisation et l’âge de la retraite à taux plein, sans nécessairement toucher à l’âge d’ouverture des droits. Le Comité souligne que toute remontée brutale de l’âge légale pourrait avoir des effets inconnus en période de reprise économique et pourrait pénaliser les actifs travaillants dans les secteurs à forte pénibilité.
Le Comité rappelle que les primes versées aux agents publics sont mal prises en compte pour le calcul des pensions de retraite. Une convergence avec le privé devrait être assurée. Il demande au gouvernement de travailler sur ce sujet mais selon « un calendrier qui puisse combiner partage de constats, concertations et expertises techniques approfondies ».
Le Comité de Suivi des Retraites se montre d’une grande prudence dans ses conclusions. Il semble considérer qu’au vu de la situation, la réforme des retraites n’est pas d’une impérieuse nécessité. Sur l’âge de départ à la retraite, il temporise et semble plus disposé à des aménagements qu’à une remontée brutale de l’âge de départ à la retraite.
Dans de nombreux pays occidentaux, le virus fait de la résistance voire repart à l’attaque. Une quatrième vague s’annonce avec un doute sur sa dureté. Les laboratoires Pfizer et BioNTech préconisent même une troisième dose pour leur vaccin afin de maintenir un haut niveau de protection de la population vaccinée. Cette reprises épidémique a entraîné les indices « actions » à la baisse jeudi, ces derniers rebondissant vendredi grâce à des indicateurs économiques qui restent bien orientés en ce début de période estivale. La Banque de France a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour le deuxième trimestre, 1 % au lieu de 0,5 %. Si les défaillances d’entreprises ont progressé de 14,2 % au deuxième trimestre par rapport à l’année dernière où elles avaient atteint un point bas, elles demeurent inférieures à leur niveau de 2019 en raison d’une prolongation des aides.
Le retour du virus sur le devant de la scène a entraîné un recul des taux d’intérêts car il signifie potentiellement une moindre croissance et une moindre inflation.
Les divisions au sein de la FED, la Banque centrale américaine, alimentent les débats dans les salles de marché. Les membres du comité monétaire et financier de la Banque centrale américaine ont été surpris par la vitesse et l’ampleur de la poussée inflationniste mais ils sont divisés concernant son analyse. Ils estiment que l’inflation est la conséquence des goulets d’étranglement et de la désorganisation des chaînes de valeur. Elle aurait été favorisée par la demande qui a été soutenue par le plan de Joe Biden. Certains membres estiment que l’augmentation des prix durera jusqu’en 2022 quand d’autres pensent que l’inflation moyenne sur ces derniers mois reste inférieure à 2 % et qu’elle devrait rapidement revenir à son niveau de longue tendance. La majorité des membres considère qu’il est trop tôt pour établir un diagnostic sérieux sur l’évolution des prix compte tenu des incertitudes qui pèsent sur le marché de l’emploi. L’absence de consensus au sein du comité monétaire concerne également la politique de rachat d’actifs. Plusieurs participants ont mentionné qu’ils s’attendaient à ce que les conditions pour commencer à réduire le rythme des achats d’actifs soient réunies un peu plus tôt que ce qui était prévu lors des réunions précédentes, à la lumière des dernières données économique, mais certains souhaitent attendre la publication de nouveaux indicateurs au cours des prochains mois avant d’arriver à une conclusion.
Si au sein de la FED, l’attentisme est de mise, la Banque Centrale Européenne a décidé dans le cadre de sa revue de détail de modifier sa cible d’inflation. Désormais, le « bon » niveau d’inflation permettant à la BCE d’assurer la stabilité des prix qui constitue le cœur de sa mission, reste fixé à 2 % sur le moyen terme. L’institution a ainsi abandonné la nuance « proche de, mais inférieure à 2 % ». La BCE a opté pour une approche plus restreinte que la FED pour ne pas effrayer les partisans d’une politique monétaire traditionnelle. Le Conseil des gouverneurs considère que le meilleur moyen de maintenir la stabilité des prix est de viser une cible d’inflation de 2 % à moyen terme. « Cet objectif est symétrique, ce qui signifie que les écarts négatifs et positifs de l’inflation par rapport à l’objectif sont tout aussi indésirables », souligne la BCE dans son communiqué. Ce qui veut dire qu’une action particulièrement énergique ou persistante de la politique monétaire peut être nécessaire pour éviter que l’inflation ne s’installe durablement en dessous de la cible. « Cela peut également impliquer une période transitoire pendant laquelle l’inflation est modérément supérieure à la cible », confirme la banque centrale.
La BCE a, par ailleurs, annoncé que le coût du prix du logement sera mieux pris en compte dans le calcul de l’inflation. Une modification analysée comme une concession faite aux faucons pour qu’ils acceptent l’idée d’une cible d’inflation symétrique. La banque centrale s’est également engagée à mettre en œuvre un plan d’action pour lutter contre le changement climatique « qui a de profondes implications pour la stabilité des prix ». Parmi ces mesures, figure une plus grande sélectivité des obligations acquises dans le cadre de ses programmes d’achat de dette d’entreprises. Il est ainsi précisé qu’« à l’avenir, la BCE adaptera le cadre guidant la répartition des achats d’obligations d’entreprises afin d’y intégrer des critères liés au changement climatique, conformément à son mandat. Il s’agira notamment de l’alignement des émetteurs sur, au minimum, la législation de l’Union européenne mettant en œuvre l’accord de Paris, par le biais de paramètres liés au changement climatique ou d’engagements des émetteurs en faveur de tels objectifs ».
| Résultats 9 juillet 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 529,42 | -0,36 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 870,16 | +0,24 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 701,92 | +0,43 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 687,93 | +0,24 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 121,88 | -0,02 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 068,09 | -0,40 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 27 940,42 | -2,93 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 524.82 | +0,18 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,053 % | -0,039 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,291 % | -0,056 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,351 % | -0,091 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1868 | +0,02 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 810,120 | +1,13 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 75,460 | -1,15 % | 51,290 |
Plus de 400 000 nouveaux actionnaires en 2020 ont été décomptés. L’année 2021 voit également l’arrivée de nouveaux actionnaires. Selon l’Autorité des Marchés Financiers, de début janvier à la fin mars 2021, quelque 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, un nombre en hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Plus de 600.000 investisseurs particuliers ont ainsi réalisé au moins un achat d’actions lors des trois premiers mois de l’année, près du double des niveaux observés en 2019 (hors quatrième trimestre). Le nombre de nouveaux investisseurs, n’ayant jamais passé d’ordre de Bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018, s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents. L’AMF souligne la montée en puissance des jeunes actionnaires attirés par la bonne tenue des marchés actions et qui gèrent leur portefeuille en ligne. Un renouvellement s’opère assez rapidement. La part des moins de 35 ans parmi les détenteurs d’actions en direct serait passée de 10,7 % à 18,1 % entre mars 2019 et mars 2021, selon une enquête Kantar publiée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 6 juillet. En deux ans, le taux de détention aurait ainsi quasi doublé pour cette classe d’âge, passant de 2,3 % à 4,4 %.
Les moins de 25 ans auraient un taux de détention supérieur à celui relevé chez les 25-34 ans, 4,7 % contre 4 %.
L’enquête souligne que la détention d’unités de compte au sein de l’assurance-vie, supports sans garantie du capital progresse. Le taux de détention déclaré est passé de 10 % en 2016 à 12,4 % en mars 2020 et 13,3 % en mars 2021.
Le taux des livrets fiscalisés était au mois de mai, selon la Banque de France, à 0,10 %, ce qui constitue toujours un niveau historiquement bas.

Une fois n’est pas coutume, l’indice parisien a enregistré la meilleure performance parmi les grands indices « action ». Le CAC 40 a, en effet, gagné plus de 17 % en six mois et a franchi aisément la barre des 6000 points pour terminer le 30 juin à 6507 points. Durant ce premier semestre, l’indice parisien a effacé les pertes du printemps dernier et s’est rapproché de son record absolu datant du 4 septembre 2000 à 6 944,77 points. La progression de l’indice phare parisien est supérieure à celles de l’Eurostoxx (+14,4 %), du Daxx allemand (+13,21 %), du Dow Jones (+12,73 %) ou du Nasdaq (+12,54 %).
Depuis deux mois, la progression s’est ralentie, les effets du rebond ayant été largement anticipés. Les menaces de retour de l’inflation ainsi que la crainte d’une nouvelle vague de covid-19 à l’automne ont également pesé sur la progression des cours.
Le premier semestre aura été marqué par la hausse du cours du pétrole, plus de 45 % pour le baril de Brent. Une légère remontée des taux aura été également constatée, le taux de l’OAT français repassant au-dessus de 0 % pour la première fois depuis le début de l’année 2020.
Les indices « actions » sont restés stoïques face aux résultats meilleurs que prévu de l’emploi américain et à la hausse conforme aux attentes du salaire horaire. Les créations de postes dans le secteur non agricole ont atteint 850 000 en juin, selon le Bureau of Labor Statistics, quand le consensus formé par Bloomberg en attendait 720 000, après 583 000 en mai (révisé de 559 000). Le taux de chômage a cependant augmenté de 0,1 point à 5,9 %, contre un repli à 5,6 % escompté. Le salaire horaire moyen s’est, comme prévu, apprécié de 3,6 % sur un an, contre 2 % en mai. Les Etats-Unis comptaient 9,3 millions de chômeurs le mois dernier, nettement moins que lors du pic d’avril 2020, mais largement plus que les 5,7 millions recensés juste avant l’émergence de la pandémie de coronavirus, en février 2020, lorsque le taux de chômage était à 3,5%, soit un plus bas de plus de 50 ans. L’augmentation des salaires suit une trajectoire conforme aux attentes, donnant à la Réserve fédérale du temps afin d’apprécier la nécessité de réduire le montant de ses achats d’actifs, puis d’augmenter ses taux d’intérêt. Le mois dernier, elle avait relevé ses prévisions de croissance et d’inflation pour 2021, ce qui l’a amenée dans le même temps à avancer d’un an, soit à 2023, l’horizon estimé pour sa première hausse des taux.
Les investisseurs n’ont pas surréagi aux résultats américains, les banques centrales ayant répondu, ces derniers jours, à leurs attentes sur la poursuite des politiques monétaires accommodantes. Les menaces de résurgence de l’épidémie cet été ou à l’automne commencent à peser sur l’évolution des cours. La prudence est à nouveau de mise, d’où de faibles variations cette semaine.
| Résultats 2 juillet 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 552,86 | -1,06 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 786,35 | +1,02 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 639,33 | +1,94 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 650,09 | +0,27 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 123,27 | +0,60 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 084,31 | -0,88 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 783,28 | -0,97 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 525,88 | -0,52 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,092 % | -0,104 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,235 % | -0,079 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,442 % | -0,087 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1840 | -0,75 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 781,726 | +0,21 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 75,920 | -0,11 % | 51,290 |
L’assurance vie achève le troisième confinement avec une collecte positive de 1,2 milliards d’euros, la cinquième positive. Elle est malgré tout plus faible que celles du mois d’avril et du mois de mars (1,5 milliard d’euros). Sur les cinq premiers mois de l’année, la collecte nette cumulée a atteint 7,6 milliards d’euros, soit un niveau proche de celui constaté avant la crise sanitaire.
Le mois de mai a été marqué par le déconfinement qui s’est traduit par une forte progression des dépenses de consommation. Les achats et les sorties plaisirs ont repris leurs droits. Les ménages avec le recul de l’épidémie ont programmé leurs vacances d’été, sources de dépenses. L’épargne longue en a un peu pâti avec une collecte brute en retrait à 11,4 milliards d’euros, contre plus de 13 milliards en avril ainsi qu’en mars. Les Français n’ont pas encore décidé de l’affectation de leur cagnotte Covid qui dépasse les 100 milliards d’euros. Ils attendent l’évolution de la crise sanitaire avant d’effectuer des arbitrages. Si la collecte brute a été relativement faible, les rachats l’ont été également. Ils sont passés de 11,6 à 10,1 milliards d’euros. En mai, la bonne tenue des marchés « actions » a favorisé la collecte en unités de compte qui a représenté 40 % de la collecte globale.
L’encours de l’assurance a atteint 1827 milliards d’euros à la fin mai, en hausse de 4,6 % sur un an. Cette progression s’explique notamment par la bonne tenue des marchés.
Au mois de mai, 117 000 personnes ont souscrit un Plan d’Epargne Retraite avec, à la clef, un milliard d’euros de versements. Depuis le 1er octobre 2019, 1,7 million de PER ont été souscrits.
Dans son rapport sur l’évaluation des risques du système financier français, la Banque de France est relativement confiante, sous réserve que les variants à la rentrée de septembre ne dictent par leur loi. Elle souligne néanmoins que la France évolue dans un contexte à fortes vulnérabilités. Le pays n’est pas à l’abri d’une rechute qui serait grave. Elle estime que la poursuite du programme de vaccination et la maîtrise de la situation sanitaire devraient permettre à l’économie de renouer avec la croissance. Il en résulterait une amélioration de la situation financière des entreprises leur permettant de rembourser leurs prêts de précaution.
La Banque de France note que l’État s’est fortement endetté et continue de le faire à un rythme plus rapide que celui constaté chez ses partenaires européens. La faiblesse des taux d’intérêts rend la situation soutenable. La progression rapide des dépenses publiques peut constituer un élément d’inquiétude, la période électorale à venir ne conduisant pas à la mesure. La banque centrale souligne également que les ménages recourent de manière importante au crédit pour acheter de l’immobilier. Elle juge que le risque est néanmoins limité car les ménages recourent à des prêts à taux fixes.
La Banque de France suit avec attention les « valorisations élevées des prix des actifs financiers, qui augmentent la probabilité d’une correction désordonnée », et la persistance des taux faibles qui pèsent sur la rentabilité des banques et la gestion par les assureurs de leurs engagements. Elle admet que ces points d’inquiétude sont moins prégnants en raison du maintien des rachats d’obligations par la Banque centrale européenne. Pour la première fois, la Banque de France souligne le danger de l’exposition de la finance au risque climatique.
La Banque de France trace un tableau plutôt rassurant de la situation financière du pays même si elle soulève plusieurs points de vigilance.
L’indice parisien a, une fois n’est pas coutume, enregistré, parmi les grands indices « action », la meilleure performance. Le CAC 40 a, en effet, gagné plus de 17 % en six mois et a franchi aisément la barre des 6000 points pour terminer le 30 juin à 6507 points. Durant ce premier semestre, l’indice parisien a effacé les pertes du printemps dernier et s’est rapproché de son record absolu datant du 4 septembre 2000 à 6 944,77 points. La progression de l’indice phare parisien est supérieure à celles de l’Eurostoxx (+14,4 %), du Daxx allemand (+13,21 %), du Dow Jones (+12,73 %) ou du Nasdaq (+12,54 %).
Depuis deux mois la progression s’est ralentie, les effets du rebond ayant été largement anticipés. Les menaces de retour de l’inflation ainsi que la crainte d’une nouvelle vague de covid-19 à l’automne ont également pesé sur la progression des cours.

Avec le déconfinement, la réouverture des restaurants et des bars, les Français retrouvent le moral. En juin, la confiance des ménages dans la situation économique augmente. L’indicateur de l’INSE gagne quatre points et à 102 repasse au-dessus de sa moyenne de longue période (100), pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire.

En juin, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente nettement : le solde correspondant gagne dix points et atteint son plus haut niveau depuis février 2018. Cette appétence pour la consommation s’explique par une confiance accrue dans l’avenir. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière future gagne six points, et s’établit à son plus haut niveau depuis juin 2007. Le solde d’opinion relatif à leur situation financière personnelle passée gagne quant à lui deux points. Les deux soldes se situent largement au-dessus de leur moyenne de longue période. En juin, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois augmente nettement. Le solde correspondant gagne huit points et dépasse sa moyenne, à son plus haut niveau depuis décembre 2017. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois augmente aussi. Le solde correspondant gagne trois points mais reste très en dessous de sa moyenne de longue période.
Une propension plus importante à consommer conduit à un recul de l’épargne. Ainsi, en juin, le solde d’opinion des ménages relatif à leur capacité d’épargne actuelle baisse d’un point mais reste très au-dessus de sa moyenne. Du fait de l’amélioration de leur situation financière attendue, le solde relatif à leur capacité d’épargne future augmente de deux points, atteignant un nouveau pic historique. Fort logiquement, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner baisse. Le solde correspondant perd quatre points, restant néanmoins très au-dessus de sa moyenne.
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage baissent nettement en juin. Le solde correspondant perd dix-neuf points et passe en dessous de sa moyenne de longue période, à son plus bas niveau depuis le début de la crise sanitaire.
En juin, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont un peu moins nombreux qu’en mai. Le solde correspondant perd deux points, et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période.En revanche, les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont un peu plus nombreux. Le solde correspondant gagne cinq points mais demeure en-dessous de sa moyenne.
Aux Etats-Unis, l’indice des dépenses de consommation personnelle des ménages, également appelé déflateur PCE, qui est l’indicateur privilégié de la Réserve fédérale américaine (Fed), est ressorti, en mai, conforme aux attentes des économistes, progressant de 3,9 % sur un an. Hors éléments volatils comme l’alimentation et l’énergie, il s’est élevé à 3,4 %, soit le rythme le plus rapide depuis le début des années 90. La statistique étant en ligne avec les attentes, elle n’a pas suscité de réaction particulière sur le marché obligataire, Le rendement de l’emprunt américain à 10 ans restant en-atout de 1,5 %.
Le prix du pétrole poursuit sa hausse. Le baril de Brent a dépassé cette semaine 75 dollars. En un an, il a augmenté de 89 %. Les répercussions pour les consommateurs commencent à poindre. Le 1er juillet, le tarif réglementé du gaz augmentera de 10 % en France. Le cours du pétrole est porté par une forte demande et par l’élection du Président iranien, Ebrahim Raïss, qui appartient au clan des conservateurs. Son arrivée à la présidence ne devrait pas faciliter la conclusion d’un accord avec les Etats-Unis ni le retour de l’Iran sur le marché pétrolier.
Sur le marché actions, les indices S&P500 et Nasdaq Composite poursuivent leur ascension sur des pics historiques. Le Dow Jones a gagné plus de 3,5 % en une semaine et le Nasdaq, plus de 2 %. Ils ont été dopés par l’accord du groupe bipartisan du Congrès sur le projet d’investissement de Joe Biden dans les infrastructures de 1 200 milliards de dollars. Le Président des États-Unis a dû faire des concessions, notamment sur son projet de relèvement des impôts des entreprises et des Américains les plus riches pour parvenir à un compromis qui a abouti à une réduction de l’ampleur du plan qui initialement devait porter sur 2 300 milliards de dollars.
Le marché américain a été également porté par le succès des banques américaines aux stress tests de la Réserve fédérale. Les 23 principales banques, dont les « Big Six » (Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley, JPMorgan Chase et Wells Fargo) ont résisté aux scénarios de crise élaborés par la Fed. Ces simulations portent notamment sur un crash des marchés américains, une forte baisse du PIB et un bouleversement du secteur de l’immobilier commercial. Selon les résultats de ces tests, les banques pourraient résister à des pertes de près de 500 milliards de dollars tout en respectant les exigences capitalistiques et prudentielles. Ce succès ouvre la voie à une reprise du versement des dividendes et des programmes de rachats d’actions.
| Résultats 25 juin 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 622,87 | +0,82 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 434,96 | +3,44 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 362,28 | +2,37 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 607,97 | +1,04 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 136,07 | +1,69 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 120,66 | +0,91 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 066,18 | +0,35 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 607,56 | +1,18 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,196 % | +0,033 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,156 % | +0,046 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,529 % | +0,072 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1934 | +0,55 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 777,010 | +0,33 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 76,070 | +3,54 % | 51,290 |
Le Livret A demeure la valeur refuge des périodes de confinement. Pour le cinquième mois consécutif et sans surprise, le produit d’épargne le plus diffusé en France, engrange une collecte positive de 1,81 milliard d’euros. Cette collecte est néanmoins inférieure à celle d’avril (2,95 milliards d’euros) et à celle de mars (2,80 milliards d’euros). L’année dernière, dans le contexte plus anxiogène du premier confinement, le Livret A avait enregistré une collecte de 3,98 milliards d’euros. Depuis le mois de janvier 2021, le Livret A connu un flux positif de 16,74 milliards d’euros, soit un peu moins que sur la même période en 2020 (17,45 milliards d’euros). Au mois de mai 2021, l’encours du Livret A bat malgré tout un nouveau record à 343,3 milliards d’euros.
Avec ses jours fériés et ses longs week-end, le mois de mai n’est pas traditionnellement porteur pour le Livret A. Hors période de crise sanitaire, la collecte moyenne se situait en dessous d’un milliard d’euros. En mai, le Livret A a connu deux décollectes sur ces dix dernières années (2014 et 2015). En 2021, la situation atypique que nos connaissons depuis plus d’un an a prévalu. Si le mois de mai 2021 a été marqué par la fin progressive du confinement, les commerces dits non-essentiels ainsi que les bars et restaurants en terrasse ayant pu rouvrir à compter du 19 mai, les ménages ont continué à épargner contraint et forcé faute de pouvoir consommer à leur guise. La consommation est orientée à la baisse depuis le mois de mars même si la chute est de confinement en confinement moins importante. L’épargne contrainte et forcée a sans nul doute reculé à compter du mois de mai. Il faudra attendre les résultats du mois de juin pour apprécier l’évolution de la consommation et de l’épargne. Au regard de la progression des dépenses de loisirs à partir de la fin mai, il apparait clairement que les Français souhaitent se faire plaisir en partant en week-end ou en sortant en-dehors de leur domicile.
Avec la réouverture des bars et des restaurants ainsi qu’avec les vacances estivales, le Livret A devrait enregistrer dans les prochains un reflux assez logique après une première partie de l’année exceptionnelle. Les Français ne videront pas d’un coup leur cagnotte covid. le taux d’épargne devrait se replier progressivement. Compte tenu des incertitudes qui demeurent tant sur le plan sanitaire qu’économique, le stock d’épargne de précaution devrait être maintenu à un niveau élevé pour de long mois. Le Livret A aura bénéficié de forts flux de collectes lors du premier et du troisième confinement avec respectivement 12 milliards d’euros et 7 milliards d’euros). Le deuxième n’a pas donné lieu à un mouvement de collecte aussi important en raison de la proximité des fêtes de Noël.

L’inflation reste le fil rouge des marchés depuis plusieurs mois. Cette semaine, il a suffi qu’un membre votant de la Réserve Fédérale, James Bullard, déclare que cette dernière pourrait relever ses taux à la fin de l’année 2022 pour créer une petite onde de choc. Il a mentionné que « la pandémie touche à sa fin, il est donc naturel de trouver comment réduire les mesures d’urgence ». En soi, cette sortie n’est en rien étonnante et la réaction des marchés est restée mesurée. Les indices « actions » ont été orientés à la baisse vendredi. Sur la semaine, le CAC cède moins de 0,5 % ; en revanche le Dow Jones a été plus affecté avec un recul de plus de près de 3,5 %.
L’euro acontinué de se déprécier par rapport au dollar, atteignant un plus bas depuis début avril. Le durcissement de la position de la FED conforte l’idée des investisseurs de privilégier les placements en dollars d’autant que la croissance est plus vive aux Etats-Unis qu’en Europe. La hausse du dollar s’est accompagnée d’une baisse de l’or, l’once ne valant plus que 1775 dollars en baisse de 5 % sur la semaine. Les menaces inflationnistes ne favorisent pas le métal précieux, les investisseurs préférant des valeurs en dollars pour s’en protéger.
La position de la FED n’est pas en soi irrationnelle. Il est rassurant que les banques centrales mettent un terme à leur politique monétaire qualifiée, il y a encore peu, de non conventionnelles. Cette déclaration aurait été dictée par la publication du taux d’inflation qui a atteint 5 % aux Etats-Unis au mois de mai. Cette hausse des prix est avant la conséquence des mesures de soutien à la consommation décidées par Joe Biden qui s’est traduit par l’envoi de chèques aux ménages. Cette opération n’ayant pas vocation à se reproduire, la demande devrait se lisser dans les prochaines semaines. Actuellement, il y a beaucoup d’émotionnel dans tous les domaines. Les peurs, se succèdent les unes aux autres : l’inflation après la déflation, la surchauffe après la récession, les pénuries de main d’œuvre après le chômage de masse. Les annonces de James Bullard n’ont pas eu d’effets sur les taux qui sont restés très calmes cette semaine. Avec la remontée de la demande, le pétrole continue de progresser. Le baril de Brent s’est échangé, cette semaine, à plus de 73 dollars.
| Résultats 18 juin 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6,569.16 | -0,48 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 33 290,08 | -3,45 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 046,50 | -0,16 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 448,04 | -1,56 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 017,47 | -1,63 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 083,37 | -1,05 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 964,08 | +0,05 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 525,10 | -1,80 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,163 % | +0,70 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,202 % | +0,75 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,457 % | -0,002 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1879 | -1,83 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 775,798 | -5,39 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 73,520 | +1,31 % | 51,290 |
Dans le cadre de son rapport sur la stratégie de finances publiques pour la sortie de crise, la Cour des Comptes a consacré un chapitre à la retraite. En introduction, les rapporteurs ont souligné que les Français avaient consenti depuis 1993 à de nombreux efforts en matière de retraite. Ils soulignent l’importance des mesures concernant la désindexation des pensions et des salaires reportés aux comptes de carrière ainsi que la modification du calcul du salaire de référence. Ce dernier est désormais calculé sur les 25 meilleures années et non plus sur les 10 meilleures années. Ils mentionnent le passage de la durée d’assurance de 37 ans et demi à 43 ans et le recul progressif de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et de l’âge d’annulation de la décote en cas de non-respect de la durée d’assurance de 65 à 67 ans. Ils rappellent le processus d’harmonisation engagé depuis une vingtaine d’années concernant les régimes de base, les régimes spéciaux et ceux de la fonction publique. Les rapporteurs mentionnent également les mesures prises par les partenaires sociaux pour maintenir à l’équilibre les régimes complémentaires. Selon la Cour, l’ensemble des réformes des retraites de base et complémentaires ont entraîné une forte réduction des dépenses par rapport à leur évolution tendancielle. En 2030, les retraites représenteraient un peu moins de 14 % du PIB, soit un niveau comparable à celui d’avant crise, contre 20 % si les réformes n’étaient pas intervenues. Elle observe néanmoins que le système de retraite est appelé à rester durablement en déficit, reprenant les conclusions du Conseil d’Orientation des Retraites mais en les interprétant de manière plus pessimistes. La Cour des Comptes appelle de ses vœux de nouvelles adaptations possibles pour maîtriser l’évolution des dépenses. L’évolution de la démographie française l’inquiète tout particulièrement. Le nombre d’actifs rapporté à celui des retraités pour le régime général des salariés du secteur privé est passé de 4,5 en 1965 à 1,8 en 1992, puis à 1,4 en 2019. Cette dernière baisse, de près d’un quart, traduit l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby-boom nées à partir de 1945. Compte tenu de la démographie encore plus défavorable de la plupart des autres régimes de retraite (fonctionnaires de l’État, régimes agricoles, régimes spéciaux), ce ratio n’est plus que de 1,1 en moyenne pour l’ensemble des régimes de retraite. Cela signifie qu’en moyenne, chaque actif finance la pension d’un retraité. La Cour des Comptes souligne que le niveau de vie moyen des ménages de plus de 65 ans dépasse celui de l’ensemble de la population (de 2,9% en 2018). Cet écart atteint 9,1 % en prenant en compte le fait que les retraités sont plus souvent propriétaires de leur logement. Elle retient des données un peu plus favorables que celles du COR et note que cette situation constitue une particularité française. Elle s’interroge sur l’équilibre des charges entre les différentes générations d’autant plus que l’endettement augmente rapidement. Elle pointe une autre particularité française, le départ précoce à la retraite. Si l’âge effectif de départ à la retraite s’est accru de deux ans à la suite de la réforme de 2010, il reste très inférieur à celui de nos partenaires européens, conduisant à des durées de versement pouvant atteindre en moyenne près de 27 ans pour les femmes et 23 ans pour les hommes, contre 22 ans et 19 ans en Allemagne ou 21 ans et 18 ans en Suède. Si le taux d’emploi des seniors en France a progressé, entre 2003 et 2019, de 54,4 % à 72,7 % pour les 55-59 ans et de 13,4 % à 32,5 % pour les 60-64 ans, il reste notablement inférieur à celui de la plupart de nos partenaires.
La Cour juge nécessaire l’adoption de nouvelles mesures d’adaptation pouvant avoir des effets distincts sur les actifs et les retraités actuels et futurs, en fonction de leur situation professionnelle, du profil de leur carrière et de leur patrimoine. Elle n’exclut pas une nouvelle modification des règles de calcul ou d’indexation des retraites mais celles-ci devraient « tenir compte des fortes disparités de situation qui traversent la population des retraités, au-delà du constat d’une situation financière en moyenne plus favorable que celle des actifs ». La Cour des Comptes ne semble pas hostile à l’idée d’un relèvement de l’âge de la retraite mais celui-ci devrait s’accompagner d’actions impliquant les partenaires sociaux et les entreprises elles-mêmes, visant à favoriser le maintien dans l’emploi de salariés. Elle rappelle qu’ en 2018, seuls 63 % des nouveaux retraités et 52 % des nouvelles retraitées avaient une activité professionnelle au moment de leur départ en retraite ; les autres percevaient d’autres revenus de remplacement (allocation chômage, pension d’invalidité ou revenu de remplacement) ou étaient sans revenus connus.
La Cour conclut de manière prudente qu’une « reprise de la réforme du système des retraites ou un ajustement des paramètres d’ouverture des droits ou de calcul de la pension nécessiteraient une expertise renforcée pour en faire partager les enjeux, une concertation approfondie pour en faire comprendre les objectifs, et un calendrier de mise en œuvre suffisamment étalé pour en faciliter l’acceptation et permettre les adaptations nécessaires dans les entreprises ». Si elle considère que la France ne pourra pas faire l’économie d’une réforme, la Cour des Comptes indique que son adoption peut être un nouveau chemin de croix.
La retraite vue par la Cour des Comptes
Dans le cadre de son rapport sur la stratégie de finances publiques pour la sortie de crise, la Cour des Comptes a consacré un chapitre à la retraite. Les rapporteurs ont, en introduction, souligné que les Français avaient consenti depuis 1993 à de nombreux efforts en matière de retraite. Ils soulignent l’importance des mesures concernant la désindexation des pensions et des salaires reportés aux comptes de carrière ainsi que la modification du calcul du salaire de référence. Ce dernier est désormais calculé sur les 25 meilleures années et non plus sur les 10 meilleures années. il mentionne le passage de la durée d’assurance de 37 ans et demi à 43 ans et le recul progressif de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et de l’âge d’annulation de la décote en cas de non-respect de la durée d’assurance de 65 à 67 ans. Il souligne le processus d’harmonisation engagé depuis une vingtaine d’années concernant les régimes de base, les régimes spéciaux et ceux de la fonction publique. Les rapporteurs mentionnent également les mesures prises par les partenaires sociaux pour maintenir à l’équilibre les régimes complémentaires. Selon la Cour, l’ensemble des réformes des retraites de base et complémentaires ont entraîné une forte réduction des dépenses par rapport à leur évolution tendancielle. En 2030, les retraites représenteraient un peu moins de 14 % du PIB, soit un niveau comparable à celui d’avant crise, contre 20 % si les réformes n’étaient pas intervenues. Elle souligne néanmoins que le système de retraite est appelé à rester durablement en déficit reprenant les conclusions du Conseil d’Orientation des Retraites mais en les interprétant de manière plus pessimistes. La Cour des Comptes appelle de ses vœux de nouvelles adaptations possibles pour maîtriser l’évolution des dépenses. L’évolution de la démographie française l’inquiète tout particulièrement. Le nombre d’actifs rapporté à celui des retraités pour le régime général des salariés du secteur privé est passé de 4,5 en 1965 à 1,8 en 1992, puis à 1,4 en 2019. Cette dernière baisse, de près d’un quart, traduit l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby-boom nées à partir de 1945. Compte tenu de la démographie encore plus défavorable de la plupart des autres régimes de retraite (fonctionnaires de l’État, régimes agricoles, régimes spéciaux), ce ratio n’est plus que de 1,1 en moyenne pour l’ensemble des régimes de retraite. Cela signifie qu’en moyenne, chaque actif finance la pension d’un retraité. La Cour des Comptes souligne que le niveau de vie moyen des ménages de plus de 65 ans dépasse celui de l’ensemble de la population (de 2,9% en 2018). Cet écart atteint 9,1 % en prenant en compte le fait que les retraités sont plus souvent propriétaires de leur logement. Elle retient des données un peu plus favorables que celles du COR et note que cette situation constitue une particularité française. Elle s’interroge sur l’équilibre des charges entre les différentes générations d’autant plus que l’endettement augmente rapidement. Elle pointe une autre particularité française, le départ précoce à la retraite. Si l’âge effectif de départ à la retraite s’est accru de deux ans à la suite de la réforme de 2010, il reste très inférieur à celui de nos partenaires européens, conduisant à des durées de versement pouvant atteindre en moyenne près de 27 ans pour les femmes et 23 ans pour les hommes, contre 22 ans et 19 ans en Allemagne ou 21 ans et 18 ans en Suède. Si le taux d’emploi des seniors a progressé, en France, entre 2003 et 2019, de 54,4 % à 72,7 % pour les 55-59 ans et de 13,4 % à 32,5 % pour les 60-64 ans, il reste notablement inférieur à celui de la plupart de nos partenaires.
La Cour juge nécessaire l’adoption de nouvelles mesures d’adaptation pouvant avoir des effets distincts sur les actifs et les retraités actuels et futurs, en fonction de leur situation professionnelle, du profil de leur carrière et de leur patrimoine. Elle n’exclut pas une nouvelle modification des règles de calcul ou d’indexation des retraites mais celles-ci devraient « tenir compte des fortes disparités de situation qui traversent la population des retraités, au-delà du constat d’une situation financière en moyenne plus favorable que celle des actifs ». La Cour des Comptes ne semble pas hostile à l’idée d’un relèvement de l’âge de la retraite mais il devrait s’accompagner d’actions impliquant les partenaires sociaux et les entreprises elles-mêmes, visant à favoriser le maintien dans l’emploi de salariés. Elle rappelle qu’ en 2018, seuls 63 % des nouveaux retraités et 52 % des nouvelles retraitées avaient une activité professionnelle au moment de leur départ en retraite ; les autres percevaient d’autres revenus de remplacement (allocation chômage, pension d’invalidité ou revenu de remplacement) ou étaient sans revenus connus.
La Cour conclut de manière prudente qu’une « reprise de la réforme du système des retraites ou un ajustement des paramètres d’ouverture des droits ou de calcul de la pension nécessiteraient une expertise renforcée pour en faire partager les enjeux, une concertation approfondie pour en faire comprendre les objectifs et un calendrier de mise en oeuvre suffisamment étalé pour en faciliter l’acceptation et permettre les adaptations nécessaires dans les entreprises ». La Cour des Comptes si elle considère que la France ne pourra pas faire l’économie d’une réforme, indique que son adoption peut être un nouveau chemin de croix.
Le taux d’épargne des ménages baisserait de 22 % du revenu disponible brut au deuxième trimestre 2021 à 17 % au dernier trimestre de l’année. Après avoir atteint 115 milliards d’euros fin 2020, le surplus d’épargne financière augmenterait à un rythme plus modéré en 2021, grâce au repli du taux d’épargne financière des ménages. Il atteindrait néanmoins 180 milliards fin 2021. La Banque de France s’attend à une baisse d’épargne financière diminuerait davantage encore en 2022 et 2023 pour revenir en-dessous de son niveau d’avant crise sanitaire (15 %), avec une révision à la baisse par rapport à notre prévision de mars, ce qui permettrait aux ménages de dépenser environ 20 % du surplus accumulé à fin 2021. Selon la Banque de France, le surplus d’épargne financière généré par la crise sanitaire s’élevait à 115 milliards d’euros à la fin 2020 et pourrait atteindre 180 milliards d’euros fin 2021. L’essentiel du surplus d’épargne financière serait lié à la sous-consommation en 2020 et 2021 (à hauteur d’environ 90 %), le sous-investissement en 2020 représentant environ 10 % de l’épargne financière supplémentaire. Selon les prévisions de la banque centrale, avec le rebond de la consommation et de l’investissement des ménages, le surplus. L’épargne covid-19 étant concentrée sur les ménages les plus aisés, leur propension à consommer est plutôt faible mais en revanche ils sont plus portés ç la réalisation de dépenses d’investissement. La Banque de France a étudié la possibilité d’une utilisation plus importante du surplus d’épargne financière des ménages, 40 au lieu de 20 %, conduisant à accroissement du PIB de 2021 à 2023 de l’ordre de 0,3 %. Par rapport à la situation qui prévalait avant la crise, les ménage conserveraient une enveloppe supplémentaire d’épargne de 120 à 140 milliards d’euros. Depuis une vingtaine d’années, à l’occasion de chaque crise, les ménages ont toujours conservé une partie de l’épargne accumulée augmentant ainsi leur patrimoine. Le maintien d’une encaisse plus importante est lié à la crainte de la survenue d’une nouvelle crise. Il s’explique également par le vieillissement de la population.
L’utilisation rapide du surplus d’épargne n’est pas sans limite au niveau de l’offre. Des ruptures de produits se font déjà jour d’autant plus que l’ensemble des pays sont en phase de redémarrage. Par ailleurs, au niveau de l’investissement, les carnets de commande des professionnels du bâtiment sont plein jusqu’en 2022.
Cette semaine, la Bourse de Paris a franchi la barre des 6600 points. Les indices « actions » ont été dopés par avec le maintien par les grandes banques centrales des politiques monétaires accommodantes malgré les craintes de remontée de l’inflation. Le CAC 40 a gagné 1,3 % en une semaine, terminant à 6 600,66 points, et fait mieux que le Dax allemand qui est resté stable. Si le Nasdaq a progressé faiblement cette semaine, en revanche, le Dow Jones enregistre un léger recul dans l’attente des décisions de la Réserve Fédérale.
Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à 10 ans s’est stabilisé autour de 1,46 /1,47 %. Le taux de l’OAT à 10 ans français est passé en-dessous de 0,1 % vendredi 11 juin. Les investisseurs attendent les conclusions du prochain Conseil de politique monétaire de la Réserve fédérale qui doit se réunir mardi et mercredi prochains. Pour une majorité d’observateurs, les discussions sur un ralentissement des achats d’actifs ne devraient pas débuter sérieusement avant la fin du mois d’août et le symposium de politique monétaire de Jackson Hole.
Lors de sa réunion du jeudi 10 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir son programme de soutien monétaire. Pour éviter une remontée trop de rapide des taux, la BCE avait annoncé en mars qu’elle allait effectuer ses achats de dettes à un rythme « significativement plus élevé », passant d’environ 17 milliards d’euros à 20 milliards d’euros par semaine. Elle a confirmé le 10 juin qu’elle conserverait ce rythme. Sa Présidente, Christine Lagarde, a reconnu que les vingt-cinq membres du conseil des gouverneurs ne sont pas tous d’accord. « Il y a eu un débat sur le rythme des achats. (…) Il y avait ici et là quelques opinions divergentes. ». Les représentants des Etats d’Europe du Nord s’inquiète d’une résurgence de l’inflation.
L’option prudente de la BCE est liée au caractère encore fragile de la reprise et de la levée progressive des restrictions sanitaires. La saison touristique demeure incertaine même si les premiers chiffres sont encourageants. Les déplacements internationaux sont toujours difficiles. Le rythme auquel les ménages dépenseront l’épargne qu’ils ont accumulée pendant la pandémie demeure un mystère. Actuellement, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro reste 5,1 % en dessous de son niveau d’avant la crise. La BCE a retenu dans ce contexte une croissance de 4,6 % en 2021, contre une prévision de 4 % en mars. Pour 2022, elle mise sur 4,7 %. Toutefois, Christine Lagarde souligne que la zone euro n’en est pas au même point de la reprise que les Etats-Unis où la vaccination est plus avancée.
A propos de l’inflation qui atteint 2 %, la présidente de la BCE souligne qu’elle est passagère. Elle explique que les prix étaient en baisse il y a un an, en pleine pandémie, ce qui déforme la comparaison ; le coût de l’énergie, notamment du pétrole, ayant rapidement effacé leur recul. Par ailleurs, la fin de la baisse de la TVA entraîne un ressaut sur les prix dans ce pays. « L’inflation devrait baisser de nouveau au début de l’année prochaine », estime Christine Lagarde. La hausse des prix est également la conséquence des dysfonctionnements constaté en particulier au niveau de la production et des transports. Les ménages s’équipent en masse de matériel informatique, améliore leur logement et achètent des vélos, générant des goulets d’étranglement. Pour Christine Lagarde, ces goulets logistiques se résorberont d’ici la fin de l’année de 2021. La BCE prédit que l’inflation ne sera que de 1,9 % à la fin de l’année et de 1,5 % fin 2022. Par ailleurs, le Conseil des Gouverneurs a laissé inchangé les taux directeurs dont celui des dépôts à – 0,5 %.
| Résultats 11 juin 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 600,66 | +1,30 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 479,60 | -0,80 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 069,42 | +1,85 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 693,27 | +0,00 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 134,06 | +0,92 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 126,70 | +0,91 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 948,73 | +0,02 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 589,75 | +0,53 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,093 % | -0,057 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,2775 % | +0,06 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,459 % | -0,100 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2095 | -0,58 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 877,685 | -0,72 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 4 126,70 | +1,35 % | 51,290 |
En 2020, selon le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), 338 milliards d’euros de pensions ont été versés à plus de 16 millions de retraités. Le système de retraite a enregistré un déficit de 18 milliards d’euros, ramené à 13 milliards d’euros après un transfert de 5 milliards d’euros issus du Fond de Réserve des Retraites. Ce déficit est inférieur aux prévisions du mois de juillet (-29 milliards d’euros) et de novembre (-25 milliards d’euros). Ce moindre déficit est imputable à la reprise de l’activité intervenue à compter du troisième trimestre 2020. Pour 2021, le COR évalue le déficit entre 7 et 10 milliards d’euros, soit 0,3 % à 0,4 % du PIB.
Selon le COR, le besoin de financement du système de retraite pour les vingt-cinq prochaines années, en moyenne annuelle, serait compris entre zéro et 0,6 point de PIB (autour de 14 milliards d’euros avec pour référence le PIB 2019), pour une croissance des revenus d’activité de 1,3 % sur le long terme. Le COR a révisé à la baisse le taux de fécondité en retenant un taux de 1,83 enfant par femme. Les gains d’espérance de vie à 65 ans ont été réduits, ce qui améliore les résultats du système retraite sur longue période. En revanche, avec une diminution du solde migratoire, la croissance de la population se ralentira plus vite que prévu. Le nombre de personnes actives progresserait de 46 000 par an entre 2021 et 2040, contre +173 000 entre 1990 et 2005. À partir de 2040, la population active baisserait de 40 000 par an jusqu’en 2070. Cette diminution de la population active pourrait être compensée par une augmentation du taux d’emploi qui est bien plus faible en France que chez nos partenaires. Cela suppose une forte augmentation de l’emploi des seniors. Selon le COR, le taux d’emploi des seniors de 60 à 64 ans devrait passer de 35,5 à 63 % de 2021 à 2040. Le COR estime toujours que la croissance sur longue période devrait se situer autour de 1,3 %, sachant que de 2011 à 2021, le taux moyen a été de 0,7 %. Le taux de chômage cible reste fixé à 7 %. Le nombre de cotisants par rapport à celui des retraités devrait quant à lui passer de 1,7 à 1,3 de 2019 à 2070. Les retraités seront, dans cinquante ans, 23 millions contre 16,4 millions en 2019.
Après avoir atteint 14,7 % du PIB, le poids des dépenses de retraite baisserait à 13,7 % du PIB d’ici 2025, contre 14 % prévu en juillet dernier. Le niveau serait proche de celui qui avait été projeté avant la crise sanitaire. Le Conseil d’Orientation des Retraites estime que les dépenses progresseront moins vite en raison de moindres gains d’espérance de vie. En 2070, pour les femmes, l’espérance de vie à 65 ans ne serait plus de 24,2 ans, mais de 23,7 ans. Pour les hommes, elle serait ramenée de 20,5 à 20 ans. Par ailleurs, l’accroissement de mortalité de 9 % en 2020 a légèrement réduit les dépenses. Les prévisions de croissance pour les prochaines années sont revues à la hausse, ce qui induit un surcroît de recettes. Le PIB devrait augmenter de 5 % en 2021 de 4 % en 2022, de 2,3 % en 2023 et de 1,6 % en 2024.vÀ long terme, le solde du système de retraite varierait entre +2,1 % et -0,7 % du PIB en 2070. Pour équilibrer le système de retraite, le COR estime que l’âge effectif de départ à la retraite devrait atteindre 64 ans en 2030, contre 62,2 ans en 2019. Les deux autres moyens seraient de diminuer les pensions de 2,2 % par rapport à leur évolution normale ou d’augmenter les cotisations de 1,4 point.
Selon le COR, la pension moyenne brute de l’ensemble des retraités passerait de 50,1 % à moins de 35 % du revenu moyen d’activité de 2019 à 2070. Entre les générations des années 1950 et celles des années 1980, le taux de remplacement net à la liquidation baisserait de 10 points pour les salariés non-cadres. Pour les cadres, la baisse serait encore plus marquée.
En 2018, le niveau de vie médian des retraités était de 1 828 euros par mois et par unité de consommation. Un retraité sur dix dispose d’un niveau de vie inférieur à 1 103 euros quand un sur dix a un niveau de vie supérieur à 3 170 euros. Pour ces derniers, les revenus du patrimoine représentent 21 % de leurs revenus contre 14 % pour l’ensemble des retraités. Depuis 2014, le pouvoir d’achat des pensions est en baisse et, depuis 2017, le niveau de vie des retraités s’érode.
Si en 2014, le niveau de vie des retraités était de 7 points supérieur à celui de la moyenne de la population, l’écart n’est plus que de 2 points en 2020 bien que les pensions n’aient pas été touchées par la crise sanitaire. Le niveau de vie relatif des retraités s’établirait entre 90,2 et 94,6 % en 2040 et entre 77,2 % et 86 % en 2070.
Le Conseil d’Orientation des Retraites est fidèle à sa ligne de conduite en vertu de laquelle, sur longue période, rien n’est dramatique. Il retient des hypothèses économiques et démographiques plutôt optimistes. S’il ne nie pas les conséquences à court terme de la crise sanitaire, ses effets à long terme seraient mesurés. Le déficit de 18 milliards d’euros devrait néanmoins perdurer même s’il est amené à se réduire. À la lecture de ce rapport, le Gouvernement peut tout à la fois justifier le report d’une réforme paramétrique et, inversement, défendre la nécessité d’en faire une. Compte tenu du contexte économique et politique, il devrait faire passer quelques mesures en faveur des retraités les plus modestes dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022.
En 2020, 338 milliards d’euros de pensions ont été selon le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) versées. Le système de retraite a enregistré un déficit de 18 milliards d’euros, ramené à 13 milliards d’euros après un transfert de 5 milliards d’euros issus du Fond de Réserve des Retraites. Ce déficit est inférieur aux prévisions du mois de juillet (-29 milliards d’euros) et de novembre (-25 milliards d’euros). Ce moindre déficit est imputable à la reprise de l’activité intervenue à compter du troisième trimestre 2020.
Pour les vingt-cinq prochaines années, le besoin de financement du système de retraite, en moyenne annuelle, serait, selon le COR, compris entre zéro et 0,6 point de PIB (autour de 14 milliards d’euros avec pour référence le PIB 2019), pour une croissance des revenus d’activité de 1,3 % sur le long terme.
Le poids des dépenses de retraite après avoir atteint 14,7 % du PIB baisserait d’ici 2025 à 13,7 % du PIB, contre 14 % prévu en juillet dernier. Le niveau serait proche de celui qui avait été projeté avant la crise sanitaire. Le Conseil d’Orientation des Retraites estime que les dépenses progresseront moins vite en raison de moindres gains d’espérance de vie. En 2070, pour les femmes, l’espérance de vie à 65 ans ne serait plus de 24,2 ans, mais de 23,7 ans. Pour les hommes, elle serait ramenée de 20,5 à 20 ans. Par ailleurs, l’accroissement de mortalité en 2020, +9 % a légèrement réduit les dépenses. Les prévisions de croissance pour les prochaines années sont revues à la hausse ce qui induit un surcroît de recettes. Le PIB devrait augmenter de 5 % en 2021 de 4 % en 2022, de 2,3 % en 2023 et de 1,6 % en 2024.
A long terme, « le solde du système de retraite varierait entre +2,1 % et -0,7 % du PIB en 2070 », écrit le COR. D’ici à 2040 cependant, il n’existe quasiment pas de scénario de retour à l’équilibre des retraites – à part si l’Etat stabilisait ses cotisations employeur et ses subventions d’équilibre en proportion du PIB à leur niveau de 2020. Une bonne raison de chercher à redresser le tir. D’autant que toutes ces projections sont basées sur la poursuite de l’indexation des pensions sur l’inflation, qui conduirait à long terme à un décrochage du niveau relatif des retraites par rapport aux salaires, plus dynamiques.
Pour 2021, le COR évalue le déficit entre 7 et 10 milliards d’euros, soit 0,3% à 0,4% du PIB.
Le Conseil d’Orientation des Retraites est fidèle à sa ligne de conduite en vertu de laquelle sur longue période, rien n’est dramatique. Il retient des hypothèses économiques et démographiques plutôt optimistes. S’il ne nie pas les conséquences à court terme de la crise sanitaire, ses effets à long terme seraient mesurés. Le déficit de 18 milliards d’euros et devrait perdurer même s’il est amené à se réduire. A la lecture de ce rapport, le Gouvernement peut tout à la fois justifier le report d’une réforme paramétrique ou la nécessité d’en faire une. Compte tenu du contexte économique et politique, il devrait faire passer quelques mesures en faveur des retraités les plus modestes dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022. Il est peu probable qu’il relance la discussion du projet de loi visant à créer un système universel, discussion qui ne reçoit pas l’assentiment de la quasi totalité des partenaires sociaux.
La rémunération moyenne des livrets bancaires fiscalisés est tombé à 0,10 % au mois d’avril, contre 0,11 % en mars, ce qui constitue un nouveau record.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| avr- 2020 | févr- 2021 | mars-2021 (e) | avr- 2021 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,49 | 0,45 | 0,44 | 0,44 |
| Ménages | 0,72 | 0,67 | 0,67 | 0,66 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,59 | 0,46 | 0,44 | 0,42 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,15 | 0,98 | 0,97 | 0,95 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,53 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,50 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,14 | 0,11 | 0,11 | 0,10 |
| – plan d’épargne-logement | 2,64 | 2,61 | 2,61 | 2,60 |
| SNF | 0,18 | 0,15 | 0,14 | 0,14 |
| dont : – dépôts à vue | 0,09 | 0,08 | 0,08 | 0,08 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,19 | 0,14 | 0,13 | 0,13 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 0,96 | 0,86 | 0,83 | 0,80 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,25 | -0,54 | -0,54 | -0,54 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,30 | -0,54 | -0,52 | -0,48 |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
Est-ce le calme avant la tempête ou simplement une pause après une folle ascension ; il n’en demeure pas moins que les marchés « actions » ont enregistré de faibles amplitudes tout en battant des records en Europe. Seul le prix du baril de pétrole a connu une forte hausse, plus de 4 % en une semaine, lui permettant de franchir la barre des 70 dollars.
Les résultats sans relief de l’emploi américain du mois de mai
Les investisseurs sont restés de marbre face à la publication du très attendu dernier rapport officiel sur l’emploi aux Etats-Unis. Le Bureau des statistiques du travail (BLS) a annoncé 559 000 créations d’emplois dans le secteur non agricole en mai, contre 674 000 anticipées par le consensus Bloomberg. Le solde d’avril a été révisé, de son côté, à la marge à 278 000, contre 266 000 initialement communiqué. Le taux de chômage a baissé de 0,3 point pour passer en-dessous de 6 % à 5,8 % de la population active (5,9 % attendu). Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,5 % sur un mois, contre +0,2 % anticipé. Le retour d’employés peu payés dans les secteurs du divertissement et de l’accueil devrait peser sur cette moyenne. Ainsi cette hausse de 0,5 % est vraisemblablement plus forte qu’il n’y paraît et suggère que la pénurie croissante de main-d’œuvre provoque une augmentation des rémunérations. Le résultat de l’emploi a été jugé sans relief par les investisseurs qui prennent en compte que 7,6 millions d’emplois manquent à l’appel par rapport à février 2020.
Le CAC 40 dans les sommets
Les actions n’en finissent pas de s’apprécier. Pourtant, il y a quelques semaines des doutes étaient émis au sujet de l’évolution des indices « actions » avec la possible remontée des taux d’intérêt, remontée provoquée par l’augmentation des prix. Or, pour le moment, les actions continuent à bien se comporter. Le CAC 40 a franchi le 1er juin les 6 500 points, pour la première fois depuis septembre 2000. Depuis le début de l’année, l’indice parisien a progressé de 17 %. Phénomène peu courant, cette progression est l’une des plus fortes en ce qui concerne les principaux indices boursiers mondiaux. La progression des indices « actions » intervient dans un contexte de sortie de crise qui se caractérise par l’accumulation des plans de relance de part et d’autre de l’Atlantique ainsi que par le maintien de taux bas. Le plan européen de 750 milliards d’euros a été officiellement validé à la fin du mois de mai, ce qui permettra son déploiement durant l’été. L’accélération des campagnes de vaccination crée un petit climat d’euphorie qui porte les marchés. Les chefs d’entreprise sont optimistes comme en témoigne la dernière enquête de l’INSEE sur le climat des affaires en France qui a dépassé, en mai, son niveau d’avant crise. Entre son point bas atteint le 18 mars 2020 et le 1er juin 2020, le CAC 40 a progressé de 70 %. Il s’inscrit en hausse de plus de 6 % par rapport à son pic d’avant-crise à 6.111 points le 19 février. Plusieurs secteurs n’ont néanmoins pas retrouvé leur niveau d’avant crise. Figurent dans cette catégorie l’immobilier commercial et de bureaux ( Unibail-Westfield-Rodamco concède une perte de plus de 40 %) et l’aéronautique (Airbus -18 %, Safran -15 % ou encore Thalès -11 %). Ce dernier secteur commence à renouer avec les hausses avec la relance du transport aérien.
Le secteur du luxe après avoir souffert durant le premier confinement connait un fort rebond. Hermès et LVMH ont progressé de 60 %, L’Oréal de plus de 35 % et Kering de près de 30 % depuis février 2020. La capitalisation de LVMH est passée de 220 milliards en février 2020 à plus de 330 milliards d’euros fin mai 2021. Elle est devenue la première société européenne en matière de capitalisation.
Le pétrole toujours en hausse
Le prix du baril de pétrole Brent a terminé la semaine au-delà de 71 dollars, cours inconnu depuis le mois de mai 2019. Les perspectives de croissance et la baisse des stocks américains expliquent en partie cette progression. En un an, le baril a progressé de plus de 80 %. Cette appréciation de l’or noir est également imputable à la politique des pays producteurs. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés (dont la Russie), unis depuis fin 2016 par l’accord Opep+, ont en effet décidé mardi 1er juin, de se conformer à leur politique d’augmentation progressive de la production de pétrole jusqu’au mois de juillet.
Compte tenu des flux d’épargne et de la bonne tenue des valeurs mobilières, le patrimoine financier des ménages a atteint, selon la Banque de France, 5 665,5 milliards d’euros fin 2020, contre 5 396 milliards d’euros fin 2019 et 4 951,5 milliards d’euros fin 2018. En 2020, le taux d’épargne des ménages s’est élevé à 18,4 % du revenu disponible brut dont 9,7 % au titre de l’épargne financière. Pour le seul quatrième trimestre de l’année dernière, les taux respectifs étaient de 20,8 et 12,4 %.
Les ménages ont été contraints à l’épargne en 2020 faute de pouvoir dépenser. Le 1er juin 2021, la Banque de France a confirmé que le flux d’épargne a atteint, 205,2 milliards d’euros l’année dernière, contre 129,7 milliards d’euros en 2019, soit 75,5 milliards d’euros de plus. Plus des trois quarts de cette épargne ont été investis dans des produits de taux (158,5 milliards d’euros en 2020, contre 122,5 milliards en 2019). La préférence donnée à la liquidité durant cette période de crise sanitaire inédite s’est traduite par des flux importants en faveur du numéraire et des dépôts à vue (95,8 milliards d’euros en 2020 contre 48,5 milliards en 2019) et sur les livrets d’épargne (66,8 milliards d’euros en 2020 après 40,2 milliards en 2019). Si les flux vers les fonds euros de l’assurance vie et des produits d’épargne retraite ont diminué de 2 milliards d’euros, ceux en faveur des produits de fonds propres ont augmenté de 46,6 milliards d’euros en 2020, après 12,0 milliards en 2019. Aidées par la bonne tenue des marchés, les actions cotées ont bénéficié d’un flux de 13,1 milliards d’euros quand ce dernier était négatif de 2,3 milliards d’euros en 2019. Les flux vers les unités de compte ont également progressé passant de 2 à 16,8 milliards d’euros.
Les premières données fournies par la Banque de France pour le premier trimestre 2021 soulignent une nouvelle progression des placements en numéraire et sous forme de dépôts auprès des banques (35,8 milliards d’euros après 34,1 milliards au quatrième trimestre. À la fin du premier trimestre, les dépôts à vue des ménages ont atteint le niveau record de 481 milliards d’euros. Sur les trois premiers mois, l’encours a progressé de 12 milliards d’euros contre 17 milliards d’euros sur la même période en 2020. Par ailleurs, la Banque de France a enregistré un flux net légèrement négatif pour les contrats d’assurance vie et épargne retraite en euros (-0,5 milliards d’euros après 3,9 milliards au quatrième trimestre) et une accélération des placements d’assurance vie en unités de comptes (7,3 milliards après 4,1 milliards au quatrième trimestre).

| Résultats 4 juin 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 515,66 | +0,49 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 756,39 | +0,66 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 814,49 | +0,48 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 692,90 | +1,11 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 069,04 | +0,66 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 089,38 | +0,46 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 941,52 | -0,71 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 591,84 | -0,49 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,150 % | -0,021 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,2175 % | -0,032 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,559 % | -0,032 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2165 | -0,24 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 891,645 | -0,51 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 71,780 | +4,27 % | 51,290 |
En règle générale, le mois d’avril réussit plutôt bien à l’assurance vie. Deux décollectes ont été enregistrées en dix ans, à chaque fois, dans un contexte très particulier : en 2012 lors de la crise des dettes souveraines et en 2020 lors de la première vague de covid-19. La moyenne de la collecte nette tourne autour de 2 milliards d’euros. Le résultat de l’année 2021 témoigne d’un retour à la normale.
Les cotisations du mois d’avril 2021 se sont élevées à 13,1 milliards d’euros dont 2,9 milliards d’euros au titre des unités de compte. La proportion d’unités de compte diminue malgré la bonne tenue de la bourse. En revanche, sur quatre mois, la collecte nette d’unités de compte est à son plus haut niveau depuis 14 ans. Le montant des prestations retrouve un rythme de croisière avec un total de 11,5 milliards d’euros. Fin avril 2021, les encours des contrats d’assurance vie atteignent 1 818 milliards d’euros, en progression de +4,5 % sur un an.
Malgré le troisième confinement, l’assurance vie a retrouvé son rythme de croissance d’avant crise sanitaire. Il n’y a pas de rebond, les ménages n’ayant pas encore décidé de replacer l’épargne subie et de précaution constituée depuis le mois de mars 2020. L’amélioration de la situation sur le plan sanitaire et l’espoir d’une forte croissance économique permettent néanmoins de reprendre progressivement le chemin de l’épargne longue. Dans un premier temps, les ménages seront tentés de se faire plaisir en augmentant leurs dépenses de consommation. Les produits d’épargne à long terme comme l’assurance vie devraient connaître un dynamisme plus prononcé durant le second semestre. L’assurance vie doit, par ailleurs, faire face à l’essor du Plan d’Épargne Retraite qui, à la marge, réduit le montant des collectes.
Il y a encore quelques semaines, des doutes étaient émis au sujet de l’évolution des indices « actions » avec la possible remontée des taux d’intérêt , remontée provoquée par l’augmentation des prix. Or, pour le moment, les actions continuent à bien se comporter. Le CAC 40 a franchi le 1er juin les 6 500 points, pour la première fois depuis septembre 2000. Depuis le début de l’année, l’indice parisien a progressé de 17 %. Phénomène peu courant, cette progression est une des plus fortes en ce qui concerne les principales indices boursiers mondiaux.
La progression des indices « actions » interviennent dans un contexte de sortie de crise qui se caractérise par l’accumulation des plans de relance de part et d’autres de l’Atlantique ainsi que par le maintien de taux bas. Le plan européen de 750 milliards d’euros a été officiellement validé à la fin du mois de mai, ce qui permettra son déploiement durant l’été.
L’accélération des campagnes de vaccination crée un petit climat d’euphorie qui porte les marchés. Les chefs d’entreprise sont optimistes comme en témoigne la dernière enquête de l’INSEE sur le climat des affaires en France qui a dépassé en mai son niveau d’avant crise.
Entre son point bas atteint le 18 mars 2020 et le 1er juin 2020, le CAC 40 a progressé de 70 %. Il s’inscrit en hausse de plus de 6 % par rapport à son pic d’avant-crise à 6.111 points le 19 février.
Plusieurs secteurs n’ont néanmoins pas retrouvé leur niveau d’avant crise. Figurent dans cette catégorie l’immobilier commercial et de bureaux ( Unibail-Westfield-Rodamco concède une perte de plus de 40 %) et l’aéronautique (Airbus -18 %, Safran -15 % ou encore Thalès – 11 %). Ce dernier secteur commence à renouer avec les hausses avec la relance du transport aérien.
Le secteur du luxe après avoir souffert durant le premier confinement connait un fort rebond. Hermès et LVMH ont progressé de 60 %, L’Oréal de plus de 35 % et Kering de près de 30 % depuis février 2020. La capitalisation de LVMH est passé de 220 milliards en février 2020 à plus de 330 milliards d’euros fin mai 2021. Elle est devenue la première société européenne en matière de capitalisation.
Les ménages ont été contraints à l’épargne en 2020 faute de pouvoir dépenser. La Banque de France a confirmé le 1er juin 2021 que le flux d’épargne a atteint l’année dernière 205,2 milliards d’euros, contre 129,7 milliards d’euros en 2019, soit 75,5 milliards d’euros de plus. Plus des trois quarts de cette épargne ont été investies dans des produits de taux (158,5 milliards d’euros en 2020, contre 122,5 milliards en 2019). La préférence donnée à la liquidité durant cette période de crise sanitaire inédite s’est traduite par des flux importants en faveur du numéraire et des dépôts à vue (95,8 milliards d’euros en 2020 contre 48,5 milliards en 2019) et sur les livrets d’épargne (66,8 milliards d’euros en 2020 après 40,2 milliards en 2019). Si les flux vers les fonds euros de l’assurance vie et des produits d’épargne retraite ont diminué de 2 milliards d’euros, ceux en faveur des produits de fonds propres ont augmenté de 46,6 milliards d’euros en 2020, après 12,0 milliards en 2019. Les actions cotées aidées par la bonne tenue des marchés ont bénéficié d’un flux de 13,1 milliards d’euros quand en 2019, ce dernier était négatif de 2,3 milliards d’euros. Les flux vers les unités de compte ont également progressé passant de 2 à 16,8 milliards d’euros.
Les premières données fournies par la Banque de France pour le premier trimestre 2021 soulignent une nouvelle progression des placements en numéraire et sous forme de dépôts auprès des banques (35,8 milliards d’euros après 34,1 milliards au quatrième trimestre, un flux net légèrement négatif pour les contrats d’assurance-vie et épargne retraite en euros (-0.5 milliards d’euros après 3,9 milliards au quatrième trimestre) et une accélération des placements d’assurance-vie en unités de comptes (7,3 milliards après 4,1 milliards au quatrième trimestre).
Compte tenu de ces flux et de la bonne tenue des valeurs mobilières, le patrimoine financier des ménages atteint un niveau record de 5665,5 milliards d’euros fin 2020, contre 5396 milliards d’euros fin 2019 et 4951,5 milliards d’euros fin 2019.
Au mois d’avril ; le marché des Plans d’épargne retraite (PER) a compté 74 000 assurés supplémentaires dont 52 000 nouveaux assurés et 22 000 issus de contrats transférés (PERP, Contrat Madelin, ancien COREM, Préfon, etc.). Le montant des cotisations a atteint un peu plus d’1 milliard d’euros, dont presque la moitié sur de nouveaux contrats (448 millions et 587 millions issus de transferts). Sur un an, la croissance des de la souscription de nouveaux PER est importante, +335 % pour les nouveaux assurés et +382 % pour les cotisations. A fin avril, les PER comptent 1,6 million d’assurés et les encours s’élèvent à près de 19 milliards d’euros. La part des UC s’élève à 50 % des versements.
Le développement des Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS), mécanisme spécifique aux activités de retraite, monte en puissance. Il permet aux assureurs d’investir davantage sur des actifs favorisant l’économie productive en raison de la nature de long terme de cette épargne. Fin 2020, les encours des FRPS s’élevaient à 31 milliards d’euros
En avril 2020, au cœur du premier confinement, l’assurance vie avait connu une décollecte record de 2,3 milliards d’euros. Le 3e confinement n’a pas du tout eu les mêmes effets. Pour le quatrième mois consécutif, en avril, la collecte est, selon la Fédération Français de l’Assurance, positive de 1,6 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint 6,4 milliards d’euros.
Le mois d’avril réussit, en règle générale, plutôt bien à l’assurance vie. Deux décollectes ont été enregistrées en dix ans, à chaque fois, dans un contexte très particulier, en 2012 mors de la crise des dettes souveraines et donc en 2020 lors de la première vague de covid-19. La moyenne de la collecte nette tourne autour de 2 milliards d’euros. Le résultat de l’année 2021 témoigne d’un retour à la normale.
Les cotisations du mois d’avril 2021 se sont élevées à 13,1 milliards d’euros dont 2,9 milliards d’euros au titre des unités de compte. La proportion d’unités de compte diminue malgré la bonne tenue de la bourse. En revanche, sur quatre mois, la collecte nette d’unités de compte est à son plus haut niveau depuis 14 ans. Le montant des prestations retrouve un rythme de croisière avec un total de 11,5 milliards d’euros). Fin avril 2021, les encours des contrats d’assurance vie atteignent 1 818 milliards d’euros, en progression de +4,5 % sur un an.
L’assurance vie a retrouvé, malgré le troisième confinement, son rythme de croissance d’avant crise sanitaire. Il n’y a pas de rebond ; les ménages n’ayant pas encore décidé de replacer l’épargne subie et de précaution constituée depuis le mois de mars 2020. L’amélioration de la situation sur le plan sanitaire et l’espoir d’une forte croissance économique permettent néanmoins de reprendre le chemin de l’épargne longue. Dans un premier temps, les ménages seront tentés de se faire plaisir en augmentant leurs dépenses de consommation. Les produits d’épargne à long terme comme l’assurance vie devraient connaître un dynamisme plus prononcé durant le second semestre. L’assurance vie doit, par ailleurs, faire face à l’essor du Plan d’Epargne Retraite qui, à la marge, réduit le montant des collectes.
Au mois d’avril, les dépenses des consommateurs américains ont augmenté de 0,5 %, comme attendu par le consensus et l’indice des prix « PCE » de 3,6 %, contre 3,5 % anticipé par les analystes. L’inflation sous-jacente, hors éléments volatils, comme l’alimentation et l’énergie, s’est élevée à 2,9 %. Ces résultats ont rassuré les investisseurs sensibles à l’évolution des prix. Le souhait du Président Joe Biden de maintenir en 2022 une politique budgétaire expansionniste les conforte dans l’idée que la reprise ne sera pas qu’un feu de paille. Le pétrole s’est rapproché des 70 dollars en fin de semaine. Entre le retour de la croissance et des rumeurs de pénurie, le prix du baril est orienté à la hausse. L’arrêt des investissements dans le pétrole pourrait provoquer une pénurie d’ici une dizaine d’années avec un renchérissement de son cours.
A Paris, les annonces tant chez Airbus avec l’accélération du programme de production des monocouloirs que chez Dassault avec la vente de Rafale à la Croatie ont contribué à la hausse des valeurs du secteur aéronautique. Le CAC 40 a conclu à près de 6500 points la semaine. Le retour de la récession en France au premier trimestre n’a pas eu d’effets sur les cours, les investisseurs voulant croire que le printemps est enfin de retour.
Sur l’ensemble des places financières, la tonalité était à la hausse même si une certaine prudence demeure. En effet, l’INSEE a révisé à la baisse le taux de croissance du PIB pour le premier trimestre qui est passé de +0,4 à -0,1 %, faisant suite au recul de 1,5 point du dernier trimestre 2020. Ce deuxième trimestre successif de contraction du PIB est synonyme de récession, la deuxième en moins d’un an. Sur les six derniers trimestres, un seul, le 3e de l’année 2020 aura enregistré une croissance.

| Résultats 28 mai 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 484,11 | +1,53 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 529,45 | +0,94 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 748,74 | +2,06 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 519,98 | +0,53 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 022,61 | +0,06 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 070,56 | +1,11 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 149,41 | +2,94 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 600,78 | +3,28 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,171 % | -0,076 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,1855 % | -0,050 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,591 % | -0,036 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2194 | +0,12 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 896,704 | +0,92 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 69,360 | +4,24 % | 51,290 |
Au premier trimestre 2021, malgré les mesures sanitaires persistantes, le taux d’épargne a légèrement baissé par rapport à son niveau du 4e trimestre 2020 passant de 22,7 à 21,8 % du revenu disponible brut. Le 2e devrait être marqué à la fois au confinement qui s’est étalé du mois d’avril au mois de mai et par le déconfinement qui lance la saison estivale propice à une accélération des dépenses de consommation.

Au premier trimestre 2021, malgré les mesures sanitaires persistantes, le taux d’épargne a légèrement baissé par rapport à son niveau du 4e trimestre 2020 passant de 22,7 à 21,8 % du revenu disponible brut. Ce taux reste évidemment supérieur à la moyenne de ces trente dernières années. Le 2e devrait être marqué à la fois au confinement qui s’est étalé du mois d’avril au mois de mai et par le déconfinement qui lance la saison estivale propice à une accélération des dépenses de consommation.

La croissance frappe à la porte avec le déconfinement. Les chefs d’entreprise croient en un rebond marqué de l’activité sur fond de plans de relance et de réorientation partielle mais réelle de l’épargne vers la consommation. Plusieurs secteurs commencent à être sous tensions, en particulier dans le bâtiment. La désorganisation des circuits de production après une année de stop and go génère des goulets d’étranglement qui pourraient freiner, au début, cette expansion.
Au mois de mai, le climat des affaires s’améliore, selon l’INSE fortement. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, gagne 12 points. À 108, il se situe au-dessus sa moyenne de longue période (100), pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire au mois de mars 2020. Il est même à un niveau supérieur à celui d’avant la crise sanitaire (105).
Cette amélioration s’explique par l’allègement progressif des restrictions sanitaires en France et dans nombre de pays et par les perspectives d’un net rebond dans les prochaine semaines de l’économie mondiale. La forte amélioration du climat des affaires résulte principalement des hausses des soldes d’opinion prospectifs dans les services qui depuis des mois fait face à une forte contraction de son activité en raison des mesures sanitaires.

Dans le commerce de détail (y compris commerce et réparation automobiles), le climat des affaires gagne 17 points, porté par la vigoureuse remontée du solde d’opinion sur les perspectives générales d’activité du secteur, avec notamment la réouverture le 19 mai des magasins dits « non essentiels ». Le climat dans ce secteur repasse nettement au-dessus de sa moyenne de longue période, une première depuis le début de la crise sanitaire.
Dans le secteur des services, le climat gagne 15 points. Fort logiquement, dans l’hébergement-restauration, le rebond du climat des affaires est important. Dans le commerce de gros, le climat des affaires, bimestriel, gagne 11 points par rapport à mars, amplifiant la hausse entamée depuis le début de l’année.
Dans l’industrie, le climat des affaire gagne 3 points. les perspectives de production et les carnets de commande sont bien orientés. Il est désormais au-dessus de sa moyenne de longue période. Dans le bâtiment, les carnets de commandes jugés bien remplis et les tensions sur l’appareil productif importantes.
Au mois de mai, le climat de l’emploi s’améliore nettement. À 100, il rejoint sa moyenne de longue période. Cette amélioration est principalement due à la hausse du solde d’opinion sur l’évolution prévue de l’emploi pour les trois prochains mois dans les services hors agences d’intérim.

Au mois de mai, la confiance des ménages dans la situation économique, avec le début de déconfinement, progresse. L’indice de l’INSEE qui l’évalue augmente de 2 points et se situe à 97, juste en-dessous de sa moyenne de longue période (100). La remontée de la confiance des ménages est plus lente que celle des chefs d’entreprise qui croient à un forte reprise dans les prochaines semaines. Les différents indicateurs concernant les ménages sont plutôt encourageants en particulier ceux liés à leur situation financière ou à l’emploi.

Les ménages sont de plus en plus confiants concernant l’évolution de leur situation financière. En mai, l’indice de l’INSEE qui le mesure gagne trois points et repasse au-dessus de sa moyenne de longue période. Stable, le solde d’opinion relatif à leur situation financière personnelle passée demeure supérieur à sa moyenne.
Les ménages sont disposés à réaliser des achats importants, preuve qu’ils sont convaincus de la sortie de crise. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est stable et reste au-dessus sa moyenne de longue période.
Des ménages financièrement confiants
En mai, la part des ménages qui juge que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois augmente nettement. Le solde correspondant gagne dix points et revient au niveau de sa moyenne. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois augmente un peu. Le solde correspondant gagne trois points mais reste très en dessous de sa moyenne de longue période.
Du fait d’une situation financière qui n’a pas été mise à mal par la crise, un nombre croissant de ménages considère que leurs capacités d’épargne actuelle ; l’indicateur correspondant augmentant de quatre points. En ce qui concerne, leur capacité d’épargne future, les ménages sont dans le même état d’esprit. L’indicateur de l’INSEE sur ce sujet augmente également de trois points. Ces deux soldes atteignent en mai un nouveau plus haut historique.

Les ménages estiment en mai qu’il est légèrement moins d’épargner qu’en avril. Le solde de l’indicateur correspondant perd trois points après avoir atteint un plus haut historique le mois dernier. Il reste malgré tout à un niveau très élevé.

Avec l’espoir d’une reprise de l’économie, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage baissent en mai. Le solde correspondant perd treize points et atteint son plus bas niveau depuis mars 2020. Il reste toutefois au-dessus de sa moyenne de longue période.
En mai, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont un peu plus nombreux qu’en avril. Le solde correspondant gagne six points, et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. Les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont aussi un peu plus nombreux. Le solde correspondant gagne cinq points mais demeure nettement en dessous de sa moyenne.
Les valeurs « actions » continuent de fluctuer en fonction des annonces concernant l’évolution des prix. Les craintes du début de semaine se sont atténuées. Le recul de l’indice manufacturier de la FED de Philadelphie, bien plus important que prévu, a rassuré les investisseurs. Ces derniers se sont réjouis de l’amélioration de la situation au niveau des services au mois de mai aux Etats-Unis. En France, selon les données préliminaires, l’indice PMI flash composite a atteint son plus haut niveau depuis juillet dernier à 57 points, contre 51,6 en avril, et une attente plus modeste de 53,7. Cette augmentation serait imputable au secteur non-manufacturier. En Allemagne, la progression est moindre, l’indice composite passant de 55,8 à 56,2 points. Celui de la zone euro est ressorti à 56,9 points, après 53,8 en avril. Il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis février 2018. L’amélioration de la situation dans les services est en lien avec les déconfinements opérés par les différents Etats membres de la zone euro. Elle permet de suppléer le ralentissement de la croissance du secteur manufacturier qui doit faire face à des problèmes d’approvisionnement. Aux Etats-Unis, le PMI du mois de mai progresse à 70,1 points dans les services, au-dessus des 64,5 points attendus et des 64,7 points observés en avril. Ce niveau est un plus haut historique. L’indice composite passe de son côté de 63,5 à 68,1 points.
Le prix du pétrole était orienté à la baisse cette semaine en raison du bon avancement des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran sur le nucléaire qui permettrait le retour sur le marché du pétrole iranien.
Dans ce contexte, les indices « actions » ont faiblement progressé sur la semaine. Le CAC 40 a ainsi augmenté de 0,02 %.
Les ailes brûlées du bitcoin
La semaine aura été également marquée par la chute du bitcoin qui, mercredi 19 mai, a perdu près de 30 % de sa valeur par rapport au dollar. Il a reculé de 50 % par rapport à son cours record du 14 avril dernier à 64 865,22 dollars. Ce décochage fait suite à la décision des autorités chinoises, le 18 mai, d’interdire aux institutions financières de proposer à leurs clients des services liés aux cryptomonnaies. Ce changement de position vise à casser un mouvement spéculatif et à faciliter l’émergence d’une offre de monnaie digitale que la banque centrale chinoise développe. Comme la Banque Centrale Européenne, les autorités bancaires de l’Empire du Milieu ont rappelé que le bitcoin n’est pas une monnaie. La chute du bitcoin est également imputable à l’annonce d’Elon Musk, le fondateur de Tesla, qui après avoir acheté des bitcoins et fait monter les cours a annoncé 12 mai, sur Twitter, suspendre la possibilité de payer les voitures produites par son groupe avec des bitcoins, ce qui était possible depuis le 24 mars. Pour justifier ce revirement, il a mis en avant le piètre bilan carbone du bitcoin tant pour sa fabrication que pour son fonctionnement. Tesla aurait revendu tous ses bitcoins… Les autres cryptomonnaies (ether, ripple, litecoin) ont également connu de fortes baisses. La capitalisation totale des cryptomonnaies est ainsi tombée à 1 390 milliards de dollars le 19 mai, contre 2 000 milliards sept jours avant. En fin de semaine, le bitcoin est légèrement remonté à 37 000 dollars.
| Résultats 21 mai 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 386,41 | +0,02 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 207,84 | -0,51 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 470,99 | -2,34 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 437,51 | +0,41 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 018,05 | -0,36 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 025,78 | +0,21 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 084,47 | -4,34 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 490,38 | +0,31 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,247 % | -0,017 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,1315 % | -0,0055 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,627 % | -0,017 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2178 | +0,29 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 876,054 | +1,86 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 66,840 | -2,75 % | 51,290 |
Au sein des pays de l’OCDE, un lien est constaté entre la nature de l’épargne et la croissance. Une épargne sans risque abondante rend plus difficile l’obtention de gains de productivité.
Au sein de l’OCDE, l’Europe du Nord et les États-Unis se caractérisent par le faible poids de l’épargne sans risque qui capte 25 % de l’épargne totale quand au sein de la zone euro et au Japon, elle en représente plus de 30 %. Aux États-Unis, 35 % de l’épargne du pays est investie en actions contre 15 % au sein de la zone euro et moins de 10 % en France.
Si l’épargne à risque est de petite taille, les intermédiaires financiers (banques, assureurs) sont contraints de procéder à sa transformation et à prendre des risques. Or, leur capacité à transformer l’épargne est limitée par la nécessité d’avoir des fonds propres importants pour rendre compatibles les actifs risqués et les passifs sans risque. La réglementation européenne a, en outre, accru les exigences de fonds propres ce qui les conduit à réduire leurs investissements en actions (Solvency II).
Les États-Unis, la Suède, le Danemark qui enregistraient, entre 2002 et 2019, les plus forts gains de productivité se caractérisent par une épargne sans risque faible, représentant moins de 25 % du total de l’épargne. La France, l’Espagne et l’Italie dont l’épargne sans risque représente plus de 30 % de l’épargne totale ont des gains de productivité inférieurs à la moyenne de l’OCDE sur la même période. La situation du Japon est atypique en cumulant un taux d’épargne sans risque de plus de 60 % et des gains de productivité supérieurs à la moyenne. Les pays dans lesquels le poids de la recherche et développement est supérieur à 2,8 % du PIB sont ceux où l’épargne sans risque est faible. La seule exception notoire reste le Japon qui se caractérise par une recherche et développement (R&D) de plus de 3,5 % du PIB. La France (2,4 % du PIB) est loin derrière ce pays ainsi que derrière la Suède, le Danemark, les États-Unis ou la Finlande en matière de R&D. La même constatation vaut pour les dépôts de brevets. Le stock de robots industriels n’est, en revanche, pas corrélé avec la structure de l’épargne. Le Japon, l’Allemagne ou l’Italie ont un stock de robots rapporté au nombre de salariés de l’industrie manufacturière supérieur à la moyenne tout en ayant une préférence marquée pour l’épargne sans risque.
L’adage « en avril ne te découvre pas d’un fil » s’applique parfaitement en 2021 au Livret A. Pour le quatrième mois consécutif, le Livret A a, selon les résultats de la Caisse des Dépôts et Consignation, enregistré une collecte positive de 2,95 milliards d’euros en légère hausse par rapport à celle du mois de mars, 2,80 milliards d’euros. Depuis trois mois, le premier produit d’épargne des Français surfe sur la vague des 2,8/2,9 milliards d’euros par mois. La collecte d’avril 2021 est néanmoins inférieure à celle du mois d’avril 2020 lors du premier confinement ( 5,47 milliards d’euros) et à celle du mois de janvier 2021 (6,32 milliards d’euros). Sur les quatre premiers mois de l’année, la collecte s’élève à près de 15 milliards d’euros, soit 1,5 milliard d’euros de plus qu’à la même période de l’année dernière. De toute l’histoire du Livret A, jamais la collecte n’avait atteint un tel montant sur les quatre premiers mois de l’année. Le précédent record datait de l’année 2015 avec 14,59 milliards d’euros de janvier à avril. Depuis le début de l’épidémie, la collecte nette du Livret A dépasse 33 milliards d’euros.
Le mois d’avril est en temps ordinaire un mois correct pour le Livret A. Une seule décollecte a été enregistrée lors de ces dix dernières années (-170 millions en avril 2015). En ce début d’année, le contexte demeure atypique avec une épidémie qui en est à sa troisième vague et un front économique plus qu’incertain. Dans ces conditions, le Livret A demeure la valeur refuge de l’épargne populaire, fonction qu’il occupe depuis le début de la crise sanitaire. Même si le troisième confinement qui a englobé tout le mois d’avril a été moins sévère que le premier, voire que le deuxième, les ménages ont été limités dans leurs mouvements et au niveau de leurs achats ce qui conduit à une épargne subie importante. Par ailleurs, ils demeurent inquiets en ce qui concerne l’évolution de la situation économique et sociale ce qui les incite à maintenir un volant élevé d’épargne de précaution. La préférence pour la sécurité et la liquidité l’emporte donc toujours sur la recherche du rendement.
L’encours du Livret A n’en finit pas de battre record sur record. En avril, il s’est élevé à 341,5 milliards d’euros, contre 312 milliards d’euros un an auparavant. De son côté, le Livret de Développement Durable a également battu un nouveau record avec un encours de 125,2 milliards d’euros en enregistrant une collecte positive de 840 millions d’euros en avril
Le déconfinement qui a débuté au mois de mai étant progressif, le reflux de l’épargne subie le sera tout autant. Avec la réouverture des bars, des restaurants et des lieux de loisirs, les Français qui en sont privés depuis la fin de l’année 2020 devraient se faire plaisir ce qui devrait amener à une forte baisse du flux d’épargne d’ici juin. Le montant des dépenses d’équipement en particulier ceux liés à la maison semble être en progression. Les réservations pour les vacances sont par ailleurs importantes. Cette baisse ne signifie pas automatiquement que les ménages puiseront massivement dans la cagnotte constituée depuis un an. L’attentisme restera de mise du moins jusqu’aux vacances. Si le recul de l’épidémie et la reprise économique sont confirmés, un petit vent d’euphorie pourrait gagner les Français. ils réduiront alors le volume de leur épargne de précaution, sans pour autant que cette dernière revienne au niveau qui était le sien avant la crise.

En 2019, 13,6 milliards d’euros de cotisations ont été, selon le serve statistique du Ministère des Solidarités et de la Santé, collectés dans le cadre de contrats de retraite supplémentaire. La progression de près de 6 % par rapport à 2018 qui avait été marquée pour les produits d’épargne retraite individuels par un net recul en lien avec l’année blanche provoquée par l’instauration de la retenue à la source en ce qui concerne l’impôt sur le revenu. En 20219, le montant des prestations versées au titre de contrats de retraite supplémentaire a légèrement augmenté en s’établissant à 6,9 milliards d’euros.
Le poids de la retraite supplémentaire dans l’ensemble des régimes de retraite demeure modeste. La part des cotisations versées à ce titre par rapport à l’ensemble des cotisations acquittées est ainsi de 4,2 % en 2019, et les prestations servies ne représentent que 2,1 % de l’ensemble des prestations de retraite versées. Ce dernier ratio est stable depuis au moins dix ans du fait de la progression des pensions des régimes obligatoires.

En vertu de l’accord national interprofessionnel du 30 octobre 2015 concernant le régime complémentaire AGIRC/ARRCO, un système de bons de bonus/malus a été institué pour les personnes liquidant leurs pensions complémentaires depuis le 1er janvier 2019 et qui sont nées après le 31 décembre 1956. Pour échapper à la minoration de 10 % applicable trois ans, il faut avoir cotisé quatre trimestres de plus que la durée nécessaire pour avoir la retraite à taux plein sachant que cette mesure ne s’applique qu’entre 62 et 67 ans. Elle ne concerne pas les personnes handicapées et les personnes exonérées de CSG et son taux est de 5 % pour celles qui bénéficient du taux réduit de CSG. Parmi le les personnes concernées par le dispositif en 2019, soit 370 000 personnes nées à partir de 1957 et ayant liquidé leurs droits, près de la moitié sont parties avec un coefficient minorant de 10 % 29 % sont exemptées des coefficients temporaires (pour invalidité et inaptitude, ou parce qu’elles sont exonérées de CSG), et 13 % ne sont pas concernées (ayant décalé leur départ). Le bonus est constitué d’une majoration des droits applicable un an en cas de départ retardé à la retraite. Elle est de 10 % en cas de report de 8 trimestres par rapport à l’âge de la retraite à taux plein, de 20 % en cas de report de 12 trimestres et de 30 % en cas de report de 16 trimestres. 1000 personnes ont bénéficié de cette majoration en 2019.
Initialement, les pouvoirs publics estimaient que deux retraités sur trois d’ici 2025 accepteraient de partir avec le malus de 10 %. L’objectif de cette mesure était la réalisation d’économies pour le régime complémentaire (500 millions d’euros en 2020 et 800 millions d’euros en 2030).
La semaine a été marquée par la publication de l’indice des prix américain du mois d’avril qui a surpris les investisseurs. Sa progression de 0,8 % sur un mois contre 0,6 % en mars et de 4,2 % sur un an après 2,6 % le mois précédent semble confirmer une accélération de l’inflation. Ces taux sont supérieurs aux prévisions des économistes qui tablaient, en moyenne, sur une hausse mensuelle de 0,2 % et de 3,6 % sur un an. L’inflation sous-jacente (hors prix volatils) est en en hausse de 0,9 % sur un mois et de 3,0 % sur un an alors que le consensus Reuters la donnait à +0,3 % et +2,3 % respectivement.
En milieu de semaine, les investisseurs ont réagi assez vivement à cette annonce craignant que la Réserve Fédérale ne durcisse sa politique monétaire pour éviter un emballement inflationniste. La Banque centrale américaine a fait rapidement passer des messages pour signifier qu’ils ne s’attendaient qu’à une poussée de l’inflation de courte durée, provoquée par la fin des mesures sanitaires. Après plusieurs mois de demande contrainte, la consommation ne peut que rebondir d’autant plus que les ménages disposent d’une épargne abondante. L’emballement craint n’est pas certain. Les chiffres des ventes au détail aux Etats-Unis, publiés vendredi ont rassuré les investisseurs car ces derniers sont restées stables sur un mois en avril quand une augmentation de 1 % était attendue. De son côté, la production industrielle américaine n’a progressé que de 0,7 % le mois dernier, contre une hausse de 0,9 % anticipée par le consensus. Après avoir atteint des sommets ces dernières semaines, une légère détente s’est manifestée sur le front des prix des matières premières. Ceux du minerai de fer ont chuté de 10 % en deux jours, du jamais vu depuis 2019. Le prix du pétrole est resté stable durant la semaine avec une progression de moins de 1 % du prix du baril tout en restant à un niveau assez élevé (68 dollars).
Pour certains, l’effet des chèques accordés par l’administration américaine aux ménages commencerait à s’étioler ; pour d’autres, les goulets d’étranglement pourraient provoquer des hausses de prix en cascade. Dans tous les cas, l’inflation sera scrutée avec attention dans les prochains mois. Son maintien autour de 4 % poserait la question de la fin du programme de rachats d’obligations par la Réserve Fédérale, qui s’élèvent actuellement à 120 milliards de dollars par mois, première étape avant le relèvement des taux.
Après un net repli, les marchés actions, mercredi, le retour au calme a prévalu en fin de semaine. Le CAC 40 est resté quasiment stable sur cinq jours. Le. Dow Jones a néanmoins cédé plus d’un pour cent et le Nasdaq plus de 2,3 %.
| Résultats 14 mai 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 385,14 | -0,01 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 382,13 | -1,14 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13429,98 | -2,34 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 416,64 | +0,11 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 043,61 | -1,21 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 017,44 | -0,42 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 084,47 | -4,34 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 490.38 | +0,31 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,264 % | +0,02 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,126 % | +0,088 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,644 % | +0,067 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2138 | -0,20 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 838,970 | +0,49 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 68,520 | +0,67 % | 51,290 |
Dans un rapport publié le 11 mai dernier, l’OCDE établit une cartographique des droits applicables en matière de succession et de donation. Elle souligne que les États membres auraient avantage à augmenter les droits de succession afin d’accroître leurs recettes et réduire les inégalités. Le niveau et la nature des prélèvements diffèrent d’un État à un autre, la France figurant parmi les pays où la taxation de la transmission du patrimoine est la plus élevée.
Une forte concentration du patrimoine que les successions accentuent
Les 10 % des ménages les plus riches possèdent, en moyenne, au sein de l’OCDE, la moitié du patrimoine, un cinquième du patrimoine total étant concentré entre les mains du 1 % le plus riche. La concentration est encore plus marquée pour le patrimoine financier. Les 20 % des ménages les plus riches possèdent plus de la moitié du patrimoine immobilier total et détiennent près de 80 % du patrimoine financier total.
Part net du patrimoine détenue par les 1 et les 10 % les plus riches
au sein des États membres de l’OCDE
Une forte augmentation du patrimoine depuis les années 1990
Après un fort recul des inégalités de patrimoine au début et au milieu du XXe siècle, la part du patrimoine détenue par les plus riches a augmenté, dans certains pays, durant la dernière partie du XXe siècle et au début des années 2000. Avec l’appréciation des biens immobiliers et des actions, entre 1995 et 2019, le patrimoine par habitant a presque triplé en France et plus que doublé au Canada et au Royaume-Uni. Dans certains pays, l’augmentation du patrimoine des ménages s’est accompagnée d’une hausse des inégalités en la matière.
Des transmissions plus importantes qui accentuent les inégalités
Les transmissions de patrimoine incluent à la fois les donations (transmissions d’actifs intervenues du vivant du donateur) et les successions (transmissions d’actifs intervenues après le décès du donateur). Entre 25 et 50 % des ménages de la zone OCDE déclarent avoir reçu un héritage ou une donation importante, les transmissions de patrimoine semblent favoriser les ménages les plus riches. Parmi les 20 % les plus fortunés, la part des ménages qui déclarent avoir reçu un héritage ou une donation importante est comprise entre 39 % (Canada) et 66 % (Finlande), contre 3 % (Italie) et 26 % (Finlande) parmi les 20 % les plus pauvres.
Les héritages ou donations que les ménages fortunés déclarent avoir reçus sont en outre d’une valeur supérieure. L’héritage moyen que les ménages du quintile inférieur déclarent avoir reçu se situe entre 300 et 11 000 dollars. Pour les ménages du quintile supérieur, il se situe entre 30 000 et 526 000 dollars.
L’augmentation du montant des successions pour les ménages les plus aisés aboutit à une concentration accrue des richesses au profit des ménages les plus âgés. Cette situation renforce les écarts de patrimoine entre les générations. La taille modeste des ménages et les faibles taux de fertilité peuvent aussi signifier que le patrimoine pourrait être divisé entre un nombre plus limité d’héritiers, augmentant la probabilité que ces derniers reçoivent une part plus importante de la succession.
Des niveaux de taxation disparates au sein de l’OCDE
En matière de taxation des transmissions du patrimoine, deux approches sont possibles. L’impôt peut cibler le donateur ou le bénéficiaire. Cette deuxième approche est la plus courante. 21 pays sur 24 taxant les successions ont choisi de prélever un impôt sur la part de la succession reçue par les héritiers. Le Danemark, les États-Unis et le Royaume-Uni, en revanche, prélèvent l’impôt sur l’ensemble du patrimoine du donateur défunt. Tous les pays qui prélèvent un impôt sur les successions taxent également les donations, généralement par le biais d’un impôt sur les donations à la charge du bénéficiaire.
Les recettes générées par les impôts sur les successions et les donations représentaient, en 2019,seulement 0,5 % des recettes fiscales des États membres de l’OCDE. Les recettes issues de ces impôts dépassent 1 % du total des recettes fiscales dans seulement quatre pays de l’OCDE (Belgique, Corée, France et Japon). La part du total des recettes générées par les impôts sur les successions a baissé au cours des années 70.
Recettes tirées des impôts sur les successions et les donations en 2019 en % du total des recettes fiscales

L’étroitesse des assiettes fiscales est en grande partie responsable du niveau généralement faible des recettes fiscales. Des abattements et des exonérations de droit sont souvent appliqués aux transmissions de patrimoine à de proches parents. Certains actifs bénéficient fréquemment d’un traitement fiscal préférentiel (entreprises par exemple) expliquent le faible rendement de ces impôts. Un grand nombre de succession échappent à l’impôt. Ainsi, aux États-Unis, seulement 0.2 % des successions sont imposées. À contrario, ce taux est de 48 % en Belgique, région de Bruxelles-Capitale.
La quasi-totalité des pays a fixé des seuils d’exonération, autorisant la transmission d’un certain montant de patrimoine en franchise d’impôt. Ces seuils d’exonération sont généralement plus élevés pour les proches parents, notamment l’époux ou l’épouse et les enfants du donateur. L’époux ou l’épouse bénéficie d’une exonération totale de l’impôt sur les successions dans treize pays et les enfants sont exonérés dans six pays. Quand ils ne sont pas exonérés, l’époux ou l’épouse et les enfants se voient appliquer des seuils d’exonération plus élevés. Les seuils d’exonération appliqués aux successions en faveur des enfants varient de 17 000 dollars en Belgique (région de Bruxelles-Capitale) à atteignent environ 11,6 millions de dollars aux États-Unis. Les autres membres de la famille et les héritiers hors famille jouissent généralement d’un régime fiscal bien moins avantageux, même si l’écart entre le régime fiscal appliqué aux proches parents et celui dont bénéficient les autres héritiers est différent d’un pays à l’autre.
Dans de nombreux pays, des traitements fiscaux préférentiels ont été institués pour certains biens comme les actifs commerciaux et agricoles ainsi que les résidences principales des donateurs. Des dispositifs spécifiques existent fréquemment en faveur des plans d’épargne retraite et des contrats assurance vie ou assurance décès par accident.
Plus de deux tiers des pays appliquent des taux d’imposition progressifs
Quinze pays sur vingt-quatre imposent des taux progressifs. Sept pays appliquent des taux d’imposition forfaitaires sur les successions, dont cinq un taux d’imposition unique et deux des taux d’imposition forfaitaires différents en fonction de la relation entre le donateur et le bénéficiaire. Les taux forfaitaires varient entre 4 % (Italie) et 40 % (Royaume-Uni et États-Unis) et les taux progressifs entre 1 % (Chili) et 80 % (Belgique, région de Bruxelles-Capitale) selon les catégories d’héritiers. En France, il varie de 20 à 60 %. Les taux d’imposition progressifs appliqués à l’époux ou l’épouse et aux enfants sont généralement plus faibles et varient moins sensiblement selon les pays que les taux appliqués aux autres membres de la famille et aux héritiers hors famille. Les taux d’imposition marginaux les plus élevés appliqués aux transmissions en faveur des enfants se situent entre 10 % (Grèce) et 55 % (Japon). En France, le taux le plus élevé est de 45 %. Les taux appliqués aux frères et sœurs se situent entre 14 % (Slovénie) et 65 % (Belgique, région de Bruxelles-Capitale). En France, les taux entre frères et sœurs varient de 35 à 45 %.
Les donations du vivant, fiscalement favorisées au sein de l’OCDE
Dans de nombreux pays dont la France, les donations bénéficient d’un abattement renouvelable plafonné qui permet aux donateurs de transmettre chaque année ou à intervalle d’années régulier un certain montant de patrimoine libre d’imposition.
L’OCDE estime que l’augmentation des prélèvements sur les transmissions seraient un moyen pour les Etats d’assurer une plus grande égalité patrimoniale tout en augmentant leurs ressources fiscales. Les économistes de cette organisation considèrent que la fiscalité sur les transmissions sont plus neutres sur le terrain économique que celles sur le patrimoine en tant que tel (impôt sur la fortune par exemple). La France figure parmi les pays qui taxent le plus la transmission tout en ayant moults systèmes dérogatoires. Ces derniers compensent des taux élevés comme cela est le cas pour l’impôt sur le revenu. Les dispositifs en faveur de la transmission d’entreprise (Pacte Dutreil) ou sur l’assurance vie atténuent un barème progressif et peu avantageux pour les héritiers qui ne sont pas en ligne directe.
Au mois d’avril, l’économie américaine n’a créé que 266 000 emplois et le taux de chômage a augmenté de 0,1 point, à 6,1 % de la population active quand le consensus tablait sur une création d’un million d’emploi et un taux de chômage en baisse à 5,8 % escomptée. Si, avec la fin des restrictions de déplacement, 331 000 embauches ont été enregistrées dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie, des pertes ont été constatées dans l’industrie. Il y a eu également un ralentissement des créations de postes dans les secteurs de l’aide à domicile et les livraisons. Les salaires ont augmenté de 0,7 %, soit plus qu’attendu. Ces résultats en demi-teinte confortent les positions de la politique de la Réserve fédérale américaine qui souligne qu’il faudra du temps avant que le marché du travail se normalise. La politique monétaire devrait donc rester accommodante encore plusieurs mois. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à 10 ans est ainsi repassé brusquement en dessous du seuil de 1,5%, avant de revenir à 1,557%. Les marchés « actions » ont profité, vendredi, de la détente des taux en continuant la marche vers l’avant. Le CAC 40 a gagné sur la semaine 1,85 %, après un gain de 0,18 % sept jours plus tôt, se rapprochant de la barre des 6 400 points.
Jeudi 6 mai, le Ministère de l’Économie Bercy a émis 6,81 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor (OAT) à dix ans à un taux de 0,13 %, ce qui constitue le taux le plus élevé enregistré depuis le mois de juin 2019. Cette émission à taux positif confirme l’évolution constatée sur le marché secondaire où les taux étaient orientés à la hausse depuis le mois de janvier, entraînés dans cette direction par ceux des États-Unis sur fond de menace inflationniste.
La montée en puissance de la vaccination et les plans de déconfinement laissent présager une forte reprise durant la période estivale, source d’augmentation des prix, d’autant plus que des pénuries se font jour dans plusieurs domaines. Certains mécanismes de marché se remettent aussi en place. Une corrélation entre les rendements des Bunds allemands et des Treasuries américains est de mise. Traditionnellement, quand les taux américains montent, les taux allemands suivent le mouvement dans une proportion un peu plus faible. Ces derniers mois, les interventions de la Banque centrale européenne avaient érodé ce lien. La hausse des taux européens s’explique également par la progression relativement lente et inférieure aux attentes des rachats d’obligations par la Banque Centrale Européenne. Leur rythme est passé de 14 milliards à 18 milliards d’euros par semaine. Les marchés sont tentés de tester la détermination de la banque centrale à poursuivre ses achats au même rythme dans les prochains mois. La décision devrait être prise lors de la réunion du Conseil des Gouverneurs du 10 juin. Cette dernière s’annonce délicate en raison du souhait de certains membres d’arrêter le programme de rachats (PEEP) dès le troisième trimestre. En France, plus tôt que d’habitude, la perspective de l’élection présidentielle commence à peser sur les taux. Les résultats des élections régionales et départementales pourraient nourrir une défiance à l’encontre des titres français de la part des investisseurs étrangers. L’écart avec les taux allemands se sont légèrement accrus passant de 246 à 386 points de base de la fin décembre 2020 au 7 mai 2021.
| Résultats 7 mai 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 385,51 | +1,85 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 777,76 | +2,67 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 752,24 | -1,51 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 399,65 | +1,74 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7 129,7 | +2,29 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 034,25 | +1,50 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 357,82 | 1,89 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 418.87 | -0,81 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,172 % | +0,090 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,214 % | -0,014 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,577 % | -0,056 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2163 | +1,18 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 830,385 | +3,51 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 68,160 | +2,16 % | 51,290 |
Au mois de mars, l’assurance vie enregistre son 4e mois de collecte positive consécutif avec un gain d’un milliard d’euros. Ce résultat est néanmoins en retrait par rapport à ceux de janvier et février (respectivement 1,9 et 1,4 milliard d’euros). Traditionnellement, le mois de mars est plutôt favorable à l’assurance vie. Au cours de ces quinze dernières années, le premier produit financier des Français n’a trébuché qu’à deux reprises, en 2012, annus horribilis, et en 2020 au début de la pandémie. Sur les trois premiers mois de l’année, la collecte nette est de 4,4 milliards d’euros
Au mois de mars 2021, la collecte brute a atteint 12,7 milliards d’euros en hausse de 0,8 milliard d’euros par rapport à février. La part des unités de compte est de 37 %, toujours portée par la bonne tenue du marché « actions ». Les prestations se sont élevées à 11,6 milliards d’euros, en augmentation de 0,9 milliard d’euros par rapport au mois de janvier. L’encours de l’assurance a atteint 1812 milliards d’euros fin mars, ce qui constitue un nouveau record.
Les Français n’ont pas encore réellement décidé de réallouer leur épargne « Covid ». L’attentisme est de mise compte tenu du haut niveau d’incertitudes. La préférence pour la liquidité et la sécurité demeure forte. Les arbitrages entre consommation/épargne longue/épargne courte seront réalisés au cours du second semestre. Comme lors des crises précédentes, il est fort probable que les ménages conservent un niveau d’épargne de précaution supérieur à celui d’avant crise. L’assurance vie devrait enregistrer une progression de sa collecte en fin d’année sous réserve de la confirmation de la reprise économique.
Le taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires passe, selon la Banque de France, de 0,45% à 0,44% entre février et mars 2021. Cette très légère diminution est portée par celle des comptes à terme. Le taux de rémunération des livrets bancaires fiscalisés reste fixé à 0,11 % en mars.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| mars-2020 | janv- 2021 | févr- 2021 (e) | mars-2021 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,50 | 0,45 | 0,45 | 0,44 |
| Ménages | 0,73 | 0,68 | 0,67 | 0,67 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,02 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,63 | 0,47 | 0,46 | 0,44 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,18 | 1,00 | 0,99 | 0,97 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,53 | 0,53 | 0,53 | 0,53 |
| dont : livret A | 0,50 | 0,50 | 0,50 | 0,50 |
| – livrets ordinaires | 0,14 | 0,11 | 0,11 | 0,11 |
| – plan d’épargne-logement | 2,64 | 2,61 | 2,61 | 2,61 |
| SNF | 0,20 | 0,15 | 0,15 | 0,14 |
| dont : – dépôts à vue | 0,09 | 0,08 | 0,08 | 0,08 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,22 | 0,14 | 0,14 | 0,13 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,04 | 0,88 | 0,86 | 0,84 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,42 | -0,55 | -0,54 | -0,54 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,41 | -0,63 | -0,54 | -0,52 |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
Sur le mois de mars 2021, 89 000 Plans d’Epargne Retraite (PER) ont été souscrits selon la Fédération Française de l’Assurance. Les versements ont atteint un peu plus d’1 milliard d’euros dont 0,6 milliard d’euros issus de transferts. La production nouvelle par rapport à mars 2020 est en hausse de +156 % à 64 000 pour les nouveaux assurés et +326 % à 443 millions d’euros pour les cotisations. Fin mars, les encours des PER atteint 18 milliards d’euros.
Depuis le 1er janvier 2021, 245 400 PER ont été souscrits.
L’assurance vie enregistre, au mois de mars son 4e mois de collecte positive consécutif avec un gain d’un milliard d’euros. Ce résultat est néanmoins en retrait par rapport à ceux de janvier et février (respectivement 1,9 et 1,4 milliard d’euros). Les mesures sanitaires. Traditionnellement, le mois de mars est plutôt favorable à l’assurance vie. Au cours de ses quinze dernières années, le premier produit financier des Français n’a trébuché qu’a deux reprises, en 2012, l’année horribilis et en 2020 au début de la pandémie.
Sur les premiers mois de l’année, la collecte nette est de 4,4 milliards d’euros.
En mars 2021, la collecte brute a atteint 12,7 milliards d’euros en hausse de 0,8 milliard d’euros par rapport à février. La part des unités de compte est de 37 %, toujours portée par la bonne tenue du marché « actions ». Les prestations se sont élevées à 11,6 milliards d’euros en augmentation de 0,9 milliard d’euros par rapport au mois de janvier.
L’encours de l’assurance a atteint 1812 milliards d’euros fin mars, ce qui constitue un nouveau record.
Les Français n’ont pas encore réellement décidé de réallouer leur épargne « covid ». L’attentisme est de mise compte tenu du haut niveau d’incertitudes. La préférence pour la liquidité et la sécurité demeure forte. Les arbitrages entre consommation / épargne longue / épargne courte seront réalisées au cours du second semestre. Comme lors des crises précédentes, il est fort probable que les ménages conservent un niveau d’épargne de précaution supérieur à celui d’avant crise. L’assurance vie devrait enregistrer une progression de sa collecte en fin d’année sous réserve de la confirmation de la reprise économique.
La bourse de Paris a conclu un troisième mois consécutif de hausse mais depuis que la barre des 6300 points a été franchie, l’évolution des cours est plus hésitante. Les investisseurs ont intégré les effets des plans de relance et souhaitent engranger quelques plus-values avant de connaître la suite de l’histoire. La publication des résultats trimestriels des entreprises conduit également à quelques arbitrages. Sur un mois, le CAC 40 progresse de 4,22 % et de près de 13 % depuis le 1er janvier.
Entre l’Europe et les Etats-Unis, l’écart se creuse en termes de croissance. Le PIB de la zone euro a reculé de 0,6 % quand celles des Etats-Unis accélère. Il est à souligner que le PIB français a progressé de 0,4 % à la différence de celui de l’Allemagne qui a régressé de 1,7 %. Cette différence s’explique par le maintien d’un confinement durant la quasi-totalité du premier trimestre en Allemagne, la France ayant mis en œuvre son troisième au début du mois d’avril.
Malgré les tensions sur certaines matières premières et certains biens intermédiaires, l’inflation reste maitrisée. L’indice Core PCE des dépenses de consommation personnelle, mesure de l’inflation la plus surveillée par la Réserve fédérale, a augmenté de 0,4 % sur un mois et de 1,8 % sur un an, comme prévu, après +1,4 % en février. L’indice PMI de Chicago a, quant à lui enregistré, une progression surprise à 72,1 points, après 66,3 en mars et l’indicateur définitif de l’Université du Michigan mesurant la confiance du consommateur est ressorti à 88,3 en avril, contre 86,5 en première approche.
En France, le taux d’intérêt de l’OAT de l’Etat français est repassé en territoire positif en cette fin du mois d’avril, signe d’une inflation anticipée en hausse et également d’une appréciation de risques plus élevée pour la France avec en perspective l’élection présidentielle de 2022.

Le bilan de la semaine du 23 au 30 avril 2021
| Résultats 30 avril 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 269,48 | +0,18 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 33 874,85 | -0,50 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 13 962,68 | -0,39 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 135,91 | -0,94 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 969,81 | +0,45 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 3 974,74 | -0,96 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 28 812,63 | -0,72 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 444,93 | +0,02 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,080 % | +0,070 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,200 % | +0,058 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,633 % | +0,080 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2032 | -0,48 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 766,760 | -0,55 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 66,680 | +1,05 % | 51,290 |
Début 2018, 18 % des ménages français ont reçu une donation au cours de leur vie (ménages donataires) et 8 % en ont versé une (ménages donateurs). Les parents sont à l’origine des donations reçues dans 87 % des cas et les grands-parents dans 9 %. 52 % des donations reçues comprennent un bien financier (argent, assurance-vie, valeurs mobilières) et 49 % un bien immobilier (logement, terrain). La moitié des donations reçues représentent moins de 30 000 euros, 31 % entre 30 000 euros et 100 000 euros et 19 % 100 000 euros ou plus.
Les retraités, principaux donateurs
En 2018, 65 % des ménages donateurs ont une personne de référence de 70 ans ou plus et seuls 8 % des donateurs ont une personne de référence de moins de 60 ans. Seuls 8 % des ménages dont la personne de référence a moins de 60 ans déclarent avoir réalisé une donation. Dans 85 % des cas, la personne de référence du ménage ayant fait une donation est à la retraite.
En huit ans, l’âge moyen des donateurs tend à augmenter. En 2010, dans 17 % des ménages ayant déjà effectué une donation, la personne de référence avait moins de 60 ans, contre 8 % en 2018. Les ménages de 70 ans ou plus représentaient 56 % des donateurs en 2010, contre 65 % en 2018.
Les donataires étant majoritairement les enfants des donateurs. Ils bénéficient des dons essentiellement entre 40 et 59 ans. En 2018, 45 % des donataires ont entre 40 et 59 ans, cette catégorie représentant 37 % de l’ensemble des ménages. Les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans représentent quant à eux seulement 5 % des donataires.
Les cadres, les premiers bénéficiaires de donations
Les donateurs étant souvent des retraités aisés, leurs enfants sont plus fréquemment cadres que le reste de la population. 18 % des ménages donataires sont cadres, contre 10 % de l’ensemble des ménages. Au contraire, les employés et ouvriers sont sous-représentés (18 % des ménages donataires, contre 27 % de l’ensemble des ménages).
Avec le vieillissement de la population, la première donation intervient de plus en plus tard. En 2010, les ménages dont la personne de référence avait moins de 40 ans représentaient 29 % des ménages ayant déjà reçu une donation. En 2018, ce ratio n’est plus que 20 %. Dans le même temps, la part des ménages donataires dont la personne de référence a plus de 60 ans est passée de 30 à 35 %.
Les montants et le type de donation reçue évoluent selon l’âge
Le montant des donations augmente avec l’âge des donataires. Les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans au moment de la donation reçoivent plus fréquemment que les autres des donations de moins de 8 000 euros : ces dernières représentent 26 % des donations reçues par les ménages jeunes, contre 19 % pour l’ensemble des donataires. Les ménages dont la personne de référence a entre 40 et 49 ans au moment de la donation reçoivent plus fréquemment que les autres des donations d’un montant supérieur à 100 000 euros (23 % contre 19 % pour l’ensemble des ménages) et il s’agit un peu plus souvent d’immobilier (53 % des donations reçues comportent un bien immobilier, 49 % pour l’ensemble des ménages). Les donations comprises entre 30 000 et 100 000 euros sont nettement plus fréquentes pour les donataires de 60 ans ou plus que pour l’ensemble des ménages (43 % contre 31 %). Il s’agit plus souvent de biens financiers : 60 % des donations reçues comportent un bien financier, contre 52 % pour l’ensemble des ménages.
Souvent soulignée, la mauvaise allocation des ménages français est jugée problématique pour le bon financement de l’économie. Des SICAV Monory en 1978 à la loi PACTE de 2019, tous les gouvernements ou presque ont tenté de réorienter cette épargne. Cette préférence pour les placements liquides et sûrs ne constitue pas une spécificité française. Elle se retrouve en Allemagne comme en Italie. Elle est certes un peu plus prégnante dans l’hexagone. Pour expliquer le comportement des ménages, des explications historiques – les origines paysannes, la faillite des rentiers dans l’entre-deux-guerres-, ou sociologiques voire psychologiques avec une forte demande de sécurité, sont le plus souvent avancées.
Au-delà de ces facteurs plus ou moins vérifiés, la propension des ménages pour la liquidité et la sécurité trouve ses fondements dans les rendements proposés et dans les avantages fiscaux accordés par les pouvoirs publics. La fixation administrée de la rémunération de plusieurs actifs financiers et les incitations fiscales provoquent une rupture du lien entre rémunération et risque (de liquidité, de défaut, de variabilité du revenu).
Ces vingt dernières années, les ménages ont renforcé leurs positions en produits de taux. Les fonds euros y ont concouru en passant de 500 à plus de 1700 milliards d’euros entre 1998 et 2020. Avec des rendements dépassant durant plusieurs années 4 %, ils offraient rendement et sécurité. Ils étaient alors les meilleurs placements. Avec la baisse des taux, les ménages ont réduit les versements sur l’assurance vie et ont privilégié les dépôts à vue ainsi que les livrets réglementés. De 2000 à 2020, l’encours des dépôts à vue est passé de 107 à 469 milliards d’euros. Pour l’épargne réglementée, les encours sont respectivement de 216 et 476 milliards d’euros. En 2020, les actifs liquides et monétaires des ménages représentaient 80 % du PIB, contre 60 % en 1998. Deux tiers du patrimoine financier des ménages sont investis en produits de taux, réglementés ou pas. Les unités de compte de l’assurance s’élevaient à 385 milliards d’euros fin 2020 quand les actions cotées détenues par les ménages représentaient 280 milliards d’euros auxquels il faut ajouter les 102 milliards d’euros détenus par les Organismes de Placement Collectif. Le rôle de transformation de la monnaie en placement long est ainsi porté par les intermédiaires financiers qui portent le risque de défaut.
La France se démarque de ses partenaires par l’importance des produits réglementés, produits qui se traduisent notamment par une fixation administrative du taux de rendement. Le Livret A, le LDDS, le LEP, le Livre Jeune, le Plan d’Épargne Logement (PEL) et le Compte d’Epargne Logement bénéficient de taux administrés. Ces taux sont élevés au regard des conditions de marché. Les Plans d’Epargne Logement offrent la particularité d’offrir un taux garanti, le taux en vigueur au moment de son ouverture. Pour les plans les plus anciens, le taux peut ainsi dépasser 4 % quand les taux sur les marchés monétaires sont négatifs (-0,5 % pour l’Euribor). 41 % de l’encours des PEL est rémunéré à 4 % en moyenne. La Banque Centrale Européenne comme la Banque de France ont, à plusieurs reprises, souligné les dangers de ces taux élevés pour des produits de court terme, et cela d’autant plus que ces derniers bénéficient de régimes fiscaux incitatifs. Le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire, PEL, Livret d’Épargne Populaire et le Livret Jeune sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvement sociaux. Les anciens PEL d’avant 2018 ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux. Les signaux adressés par ls pouvoirs publics en France sont donc contradictoires. Si le message officiel tend à inciter les ménages à orienter leur épargne vers les produits de long terme, la réglementation encourage les placements de court terme. Les avantages fiscaux pour les produits dits à risques peuvent apparaître plus limités et surtout plus complexes que ceux dont bénéficient les produits dits réglementés. Un couple avec deux enfants peut placer avec une exonération totale de prélèvements 140 000 euros.
Dans un contexte sanitaire toujours pesant et malgré les mesures sanitaires, l’économie française a réussi à enregistrer une petite croissance de 0,4 % au premier trimestre après avoir reculé de 1,4 % au dernier trimestre 2020. Elle échappe ainsi à la récession. Ce retour de la croissance a été rendue possible par la bonne tenue de la consommation des ménages et par la progression de l’investissement, les exportations étant en revanche en retrait. Le PIB de la France demeure inférieure de 4,4 % à son niveau du quatrième trimestre 2019.
u premier trimestre 2021, le produit intérieur brut (PIB) augmente à nouveau : +0,4 % après – 1,4 % au quatrième trimestre 2020. Le rebond est cependant limité : le PIB demeure inférieur de 4,4 % à son niveau du quatrième trimestre 2019.

En avril, avec le nouveau confinement, la tendance est encore et toujours à l’épargne forcée et à l’épargne de précaution. Les ménages restent néanmoins assez confiants dans la situation économique. L’indicateur de l’INSEE qui synthétise la confiance des ménages se maintient à 94. Il reste inférieur en dessous de sa moyenne de longue période (100).

Au mois d’avril, avec la persistance de l’épidémie, les ménages sont plus nombreux à être pessimistes concernent l’évolution à venir de leur situation financière. L’indicateur de l’INSEE quatre points et repasse en dessous de sa moyenne de longue période. À l’inverse, le solde d’opinion relatif à leur situation financière personnelle passée augmente légèrement. Il gagne un point et demeure supérieur à sa moyenne. Malgré les mesures sanitaires, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente. Le solde correspondant gagne deux points par rapport au mois précédent et dépasse sa moyenne de longue période.

Sans surprise, en avril, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner continue d’augmenter. Le solde correspondant gagne deux points et atteint un nouveau plus haut historique. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur capacité d’épargne future gagne également deux points. Le solde relatif à leur capacité d’épargne actuelle est quant à lui stable, nettement au-dessus de sa moyenne.
En avril, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois est quasi stable. Le solde correspondant gagne un point mais reste très en dessous de sa moyenne de longue période. Il en est de même sur l’appréciation à un an du niveau de vie. En avril, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont un peu plus nombreux qu’en mars. La part des ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois est stable.
Après trois semaines consécutives de hausse, le CAC 40 n’a pas réussi la passe de quatre malgré plusieurs indicateurs conjoncturels positifs. Ces derniers avaient été largement anticipés. Tous les grands indices ont reculé cette semaine de manière modérée.
L’amélioration de l’activité dans le secteur privé en zon euro se confirme malgré la persistance des mesures sanitaires dans de nombreux pays. Selon l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achats, le secteur des services a ainsi renoué avec la croissance au sein en mars, une première depuis huit mois, avec un indice PMI à 50,3 points. La composante manufacturière a atteint 63,4 points, un plus haut, depuis la création de la statistique en 1997. Aux Etats-Unis, l’espoir est également de mise. Les indices PMI IHS Markit y ont atteint de nouveaux sommets historiques, tant dans le secteur manufacturier (à 60,6 points), que dans celui des services (à 63,1 points). La levée des restrictions, les mesures de soutien et la large campagne de vaccination portent la demande. Les ventes de logements neufs ont progressé de 20,7% à 1,02 million d’unités en rythme annualisé en mars, contre 885.000 anticipées par le marché. Si l’horizon économique se dégage, les projets fiscaux de Joe Biden commencent à inquiéter les investisseurs. Jeudi 23 avril, les deux principaux indices de Wall Street ont accusé leur plus forte baisse en près de deux mois en raison du projet d’augmentation du taux d’imposition sur la fortune en vue de financer une partie de son plan social. Il passerait de 20 % à 39,6 % pour les Américains dont les revenus dépassent un million de dollars par an, voire à 43,4 % en ajoutant la taxe sur les profits financiers. Ce projet devrait être officiellement présenter par le Président des Etats-Unis dans le cadre de son premier discours devant le Congrès. La question du financement des dettes commence à ressurgir au sein des marchés tout comme les incertitudes électorales qui se font jour en Europe tout particulièrement en France et en Allemagne.
Après la décision de statuquo de la Banque centrale européenne, les taux d’intérêt sont restés stables. Avec l’allongement de la crise sanitaire et l’augmentation des besoins, ils auraient pu augmenter mais tel ne fut pas le cas. Les investisseurs estiment sans nul doute que les banques centrales resteront encore pour un moment les arbitres du jeu.
| Résultats 23 avril 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 257,94 | -0,46 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 34 043,49 | -0,46 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 016,81 | -0,25 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 279,62 | –1,17 % | 13 718,78 |
| Footsie | 6 938,56 | -1,15 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4 013,34 | -0,49 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 29 020,63 | -2,23 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 474,17 | +1,02 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,010 % | +0,000 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,258 % | +0,003 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,563 % | -0,022 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,2064 | +0,72 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 776,826 | -0,06 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 65,670 | -1,53 % | 51,290 |
La Banque centrale européenne a décidé le jeudi 20 avril dernier de ne pas modifier ses taux directeurs. Le taux de la facilité de dépôt reste fixé à -0,5 %, le taux de refinancement à zéro et le taux de la facilité de prêt marginal à 0,25 %. En termes d’assouplissement quantitatif, elle poursuit ses achats de titres sur le marché dans le cadre du programme d’achats d’urgence lié à la pandémie (PEPP), mais sans en modifier l’enveloppe qui est de 1850 milliards d’euros depuis le mois de décembre.
Au sein du Conseil des gouverneurs, des oppositions seraient apparues sur la nécessité de poursuivre le programme de rachats d’obligations compte tenu des signes de reprise qui se font jour. Des doutes apparaissent par ailleurs sur le montant effectif des achats de la BCE. Les acquisitions « nettes » de la BCE, c’est-à-dire le montant des nouveaux titres achetés diminué du remboursement des titres arrivés à échéances et les intérêts perçus, restent à des niveaux encore proches de février malgré la promesse d’accélération annoncée au mois de mars. Le volume serait de 15 milliards d’euros par semaine et serait inférieur à la moyenne de l’an dernier. Les achats « bruts » en revanche sont en hausse, ayant atteint 28,4 milliards d’euros la semaine dernière, un plus haut hebdomadaire depuis juin 2020. Le manque de lisibilité provoque une certaine nervosité chez les investisseurs qui tendent naturellement à observer les achats nets.
La Commission européenne a publié le 22 avril 2021 la première estimation pour 2020 des résultats des comptes publics des Etats membres. Avec l’épidémie de covid-19, le ratio du déficit public a évidemment augmenté, de manière très importante dans la zone euro, passant de 0,6 % en 2019 à 7,2 % du PIB en 2020, ainsi que dans l’Union Européenne, de 0,5 % à 6,9 % du PIB. Le ratio de la dette publique a augmenté dans la zone euro, également progressé passant de 83,9 à la fin de l’année 2019 à 98,0 % du PIB à la fin de l’année 2020. Pour l’Union européenne, les taux respectifs sont de 77,5 % à 90,7 %.
En 2020, tous les États membres ont enregistré un déficit public. Les plus importants sont intervenus en Espagne (-11,0 %), à Malte (-10,1 %), en Grèce (-9,7 %), en Italie (-9,5 %), en Belgique (-9,4 %) et en France (-9,2 % chacune). Tous les États membres, sauf le Danemark (-1,1 %), ont affiché un déficit supérieur à 3% du PIB. Parmi les déficits les fables hormis le Danemark figurent la Suède (-3,1 %), la Bulgarie (-3,4 %), l’Allemagne (-4,2 %) et les Pays-Bas (-4,3 %).
À la fin de l’année 2020, les plus faibles ratios de dette publique par rapport au PIB ont été relevés en Estonie (18,2 %), au Luxembourg (24,9 %) et en Bulgarie (25,0 %). Quatorze États membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB dont l’Allemagne (69,8 %). Parmi les ratios de dettes les plus élevés figurent ceux de la Grèce (205,6 %), de l’Italie (155,8 %), du Portugal (133,6 %), de l’Espagne (120,0 %), de Chypre (118,2 %) et de la France (115,7 %).
En 2020, les dépenses publiques dans la zone euro ont représenté 54,1% du PIB et les recettes publiques 46,8%. Dans l’Union, elles ont été respectivement de 53,4% et 46,5% du PIB. La France détient le record pour les dépenses publiques avec un taux de plus de 62 % du PIB. Elle devance la Belgique (60 % du PIB). En Allemagne, elles s’élèvent à 51,1 % du PIB.
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