Le CAC 40 a reculé pour la sixième semaine consécutive. Une première depuis la semaine close au 10 juin 2011. L’indice parisien a été affecté par le recul de deux valeurs phares : Sanofi, la troisième capitalisation de la place de Paris et Worldline, la quatrième entreprise mondiale des paiements. Mercredi 25 octobre, le titre Worldline a perdu près de 60 %, une première pour l’indice CAC40 depuis sa création fin 1987. Cette chute historique fait écho à la publication de mauvais résultats pour le troisième trimestre en lien avec une dégradation de la conjoncture économique, en particulier en Allemagne. L’entreprise a été contrainte d’abaisser ses objectifs de croissance comme de marges. Le chiffre d’affaires ne devrait augmenter que de 6 % à 7 % cette année, contre 8 % à 10 % escompté. La rentabilité devrait se dégrader de 1,5 point (excédent brut d’exploitation) quand une amélioration d’un point été attendue. L’action de Sanofi a perdu, de son côté, près de 20 % de sa valeur vendredi 27 octobre. Ce recul est lié à des résultats légèrement inférieurs aux attentes au troisième trimestre, et surtout à une baisse des perspectives de 2024. L’entreprise a annoncé l’abandon de son objectif stratégique pour 2025 et une séparation de l’activité Santé Grand Public (produits sans ordonnance), dès la fin de l’année prochaine. Cette décision qui aurait dû avoir un effet positif en Bourse, n’a pas permis de compenser les mauvaises nouvelles.
Aux États-Unis, la publication des résultats des entreprises a pesé sur les indices « actions ». Les principaux indices reculent de plus de 2 %. L’intensification des combats dans la bande de Gaza est une source d’inquiétudes, celle-ci pouvant provoquer un effet de contagion au Liban et en Cisjordanie. Les bonnes nouvelles sur le front de l’inflation ont eu peu d’influence sur les investisseurs. L’indice des prix PCE, regardé de près par la Réserve fédérale, s’est stabilisé, comme attendu, à 3,4 % sur un an en septembre. En excluant les prix alimentaires et de l’énergie, il est parfaitement conforme aux prévisions, en hausse de 0,3 % sur un mois et de 3,7 % en rythme annuel, soit 0,2 point de moins que les 3,9 % d’août.
Après avoir relevé à dix reprises ses taux directeurs, la Banque centrale européenne (BCE) a opté pour une pause en cette fin de mois d’octobre. Le taux de la facilité de dépôt reste maintenu à 4 %, son plus haut niveau historique, celui des opérations principales de refinancement à 4,50 % et celui de la facilité de prêt marginal à 4,75 %. Le durcissement monétaire engagé à compter du mois de juillet 2022 a été le plus rapide et le plus violent (4,5 points de pourcentage en cumulé) que la zone euro ait connu depuis sa création. En septembre, le relèvement a été jugé inopportun par certains. Il a été certainement été réalisé par précaution. Le comité de politique monétaire a pensé, sans nul doute, qu’il serait plus difficile d’augmenter les taux en fin d’année en raison de la pression publique qui se fait jour. L’institution monétaire note que le rythme de progression des prix à la consommation est « en net recul », notamment grâce à de forts effets de base. La BCE demeure vigilante en raison d’un taux d’inflation qui demeure élevé et qui pourrait remonter avec les tensions au Proche-Orient.
Pour de nombreux investisseurs, la phase de resserrement monétaire est arrivée à son terme. Les taux devraient rester à leur niveau actuel durant l’année 2024. La BCE maintient l’idée qu’une nouvelle hausse n’est pas impossible et a souligné qu’une baisse des taux était « totalement prématurée pour le moment »
Les investisseurs ont plutôt apprécié la décision de la Banque centrale européenne de stabiliser les taux directeurs. Cette annonce a permis un léger recul des taux obligataires, d’autant plus que la réduction du bilan de la BCE n’a pas été abordée lors de la conférence de presse.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 27 oct. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 6 795,38 | -0,31 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 32 417,59 | -2,19 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 117,37 | -2,58 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 180,42 | -2,61 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 14 687,41 | -0,31 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 291,28 | -1,62 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 014,36 | -0,10 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 30 991,69 | -0,86 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 017,78 | +1,16 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| OAT France à 10 ans | +3,455 % | -0,055 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,832 % | -0,051 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,877 % | -0,033 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0586 | -0,12 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 980,55 | +0,11 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 88,74 | -3,90 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Pour la première fois depuis 2020, au troisième trimestre, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi est en augmentation. L’affaiblissement de la croissance commence à se faire ressentir. La Banque de France et l’OFCE prévoient une remontée du chômage qui pourrait concerner jusqu’à 7,9 % de la population active d’ici la fin de l’année au lieu de 7,1 % au premier trimestre.
En moyenne au troisième trimestre 2023, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C) était de 5 076 600. Selon la DARES, 2 818 800 personnes sont sans emploi (catégorie A) et 2 257 800 exercent une activité réduite (catégories B, C). Au troisième trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a augmenté de 0,7 % (+19 300) mais baisse de 3,8 % sur un an. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C augmente de 0,2 % sur ce trimestre (+8 900) et recule de 1,3 % sur un an.
En France (y compris les départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 028 500 pour la catégorie A en hausse de 0,6 % sur le trimestre (-3,8 % sur un an). Pour les catégories A, B, C ce nombre s’établit à 5 352 000 en augmentation de 0,2 % sur ce trimestre et en baisse de 1,3 % sur un an.

INSEE
La collecte du Livret A, au mois de septembre dernier, a été positive de 450 millions d’euros. Au regard des résultats de ces derniers mois, cette collecte peut apparaître comme une contreperformance. La collecte avait, en effet, atteint 2,27 milliards d’euros en août et 2,16 milliards d’euros en juillet. L’année dernière, elle avait été de 2,67 milliards d’euros en lien avec le relèvement du taux du Livret A de 1 à 2 % intervenu le 1er août. Mais, de manière traditionnelle, le mois de septembre ne réussit pas au Livret A. Après les vacances, les ménages puisent dans leur bas de laine pour faire face à une série de dépenses et notamment celles liées à la rentrée scolaire. Cette année, les dépenses sont, en outre, majorées par l’inflation. Sur ces dix dernières années, quatre décollectes ont été constatées. La dernière date de 2017 (-120 millions d’euros). Elle avait été précédée de celles de 2013 (-1,56 milliard d’euros), 2014 (-2,13 milliards d’euros) et 2015 (-2,38 milliards d’euros). En 2013, 2014 et 2015, le taux du Livret A avait été diminué le 1er août précédent. Il était ainsi passé de 1,75 à 0,75 %. Sur dix, la collecte moyenne de septembre est négative à -147 millions d’euros.
Avec une collecte de 270 millions d’euros au mois de septembre, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) suit le même mouvement que le Livret A. La collecte avait été de 740 millions en août et de 470 millions en septembre 2022.
La collecte sur les neuf premiers mois de l’année reste malgré tout à des niveaux records, 30,73 milliards d’euros pour le Livret A et 10,69 milliards d’euros pour le LDDS. Il en est de même sur le plan des encours qui respectivement ont atteint, fin septembre, 406 et 145 milliards d’euros. L’année 2023 restera un excellent cru pour l’épargne réglementée.
Avec le non-relèvement du taux du Livret A le 1er août dernier, le Livret A renoue avec sa saisonnalité habituelle, un second semestre plus dépenses suivant un premier plus épargne. Les dépenses de fin d’année et les vacances d’hiver devraient peser sur la collecte dans les prochains mois. Les ménages les plus aisés ayant saturé leur Livret A et leur LDDS ont tendance à se reporter sur les dépôts à terme, sur les SICAV monétaires voire les superlivrets. Le pari du Ministre de l’Economie de réduire la collecte de l’épargne réglementée est a priori, pour le plus grand plaisir des banques, commence à être gagné.
Le Livret d’Epargne Populaire continue sa marché en avant
Si le Livret A et le LDDS marque le coup, il en est tout autrement du Livret d’Epargne Populaire (LEP) dont la collecte a été de 800 millions en septembre, soit presque aussi bien qu’en août. De janvier à septembre, la collecte nette a été de 11,1 milliards d’euros soit deux fois plus qu’en 2022 sur la même période. Son encours était à fin septembre de 59 milliards d’euros retrouvant un niveau inconnu depuis 2009. Le LEP bénéficie de sa forte rémunération, 6 % ainsi que d’un surcroît de médiatisation. Le nombre d’ouvertures de LEP serait en forte hausse sachant que le taux d’équipement des personnes éligibles étaient jusqu’à peu assez faible. Le taux de détention du LEP des personnes physiques par rapport à la population majeure était de 15,5 %, selon la Banque de France en 2022. Le nombre d’individus éligibles au LEP était de 18,6 millions à fin 2022. 44 % des personnes éligibles avaient ainsi un LEP.

Le CAC40 a signé sa cinquième semaine consécutive de baisse, une première en trois ans. Depuis son record du mois d’avril dernier, l’indice parisien a perdu 10 %. Les investisseurs fuient les actions dans un contexte marqué par les menaces de guerre au Proche Orient et la persistance de l’inflation. La crainte d’une extension du conflit entre Israël et le Hamas à d’autres pays, dont l’Iran et le Liban, est de plus en plus présente sur les marchés. La forte implication des Etats-Unis ne rassure qu’à moitié. A ce titre, le Pentagone a annoncé qu’un destroyer américain avait abattu, jeudi 19 octobre, trois missiles et plusieurs drones des rebelles houthis au Yémen soutenus par l’Iran qui « se dirigeaient potentiellement vers des cibles en Israël ». Dans une allocution aux Américains sur la politique étrangère, Joe Biden a annoncé qu’il demanderait au Congrès de voter en faveur d’un financement d’urgence pour soutenir à la fois Israël et l’Ukraine.
Le CAC 40 est ainsi redescendu en-dessous de 7000 points et a abandonné plus de 2,5 % sur la semaine comme la plupart des grands indices. En France, la baisse a été accentuée par le recul des valeurs du luxe qui sont confrontées à la moindre croissance de la demande en particulier celle en provenance de Chine.
Dans ce contexte difficile, les cours pétroliers et l’or sont en hausse. Le baril de Brent est repassé au-dessus de 90 dollars et le métal précieux se rapproche des 2000 dollars l’once à 1 985,7 dollars. La hausse du cours du pétrole est liée aux présomptions d’une prochaine offensive israélienne dans la bande de Gaza. Vendredi 20 octobre au soir, le baril de Brent s’échangeait à plus de 93 dollars.
De leur côté, les taux d’intérêt des obligations continuent à augmenter. Dans la semaine, le taux de l’obligation d’Etat américaine à 10 ans a franchi la barre des 5 % pour la première fois depuis 2007 avant de légèrement diminuer. La faible sensibilité de l’économie américaine au durcissement de la politique monétaire et les besoins importants de financement de l’Etat fédéral contribuent à la hausse des taux. La première économie mondiale a emprunté pour le seul mois de septembre 600 milliards de dollars en net conduisant les prêteurs à réclamer une prime de risque en hausse, d’autant que le risque d’un shutdown n’a pas été totalement réglé, mais seulement repoussé d’un peu plus d’un mois.
Sur le front de l’inflation, si les investisseurs parient sur un statu quo des taux directeurs américains en novembre, ils ont également bien intégré le message du Président de la FED qui lors de son intervention à l’Economic Club de New York, que la banque centrale américaine a indiqué son intention de ramener l’inflation, « encore trop élevée », vers la cible de 2%. Il a averti qu’une croissance économique et un marché du travail plus faibles étaient probablement nécessaires. Il a précisé « a-t-on l’impression que la politique est trop restrictive en ce moment ? Je dirais que non ».
En Allemagne, les prix à la production ont enregistré en septembre leur plus forte baisse en glissement annuel, -14,7%, signe positif pour la poursuite de la baisse de l’inflation. De plus en plus d’investisseurs estiment que la Banque centrale européenne a procédé en septembre à sa dernière hausse de taux dans le cadre du cycle actuel de lutte contre l’inflation.
Moody’s maintient la note de la France
L’agence de notation Moody’s, la première des trois grandes agences à fixer la note d’automne de la dette de la France a décidé de la maintenir, vendredi 20 octobre 2023, à « Aa2 » avec perspective stable.
Le 28 avril dernier, Fitch Ratings avait abaissé la note à long terme de l’Etat français de « AA » à « AA- », et révisé sa perspective de négative à stable doutant de la capacité de la France de respecter ses engagements en matière budgétaire compte tenu de la difficulté à faire adopter des réformes. En revanche, l’agence S&P Global avait maintenu la note de la France le vendredi 2 juin. Elle restait ainsi fixée à « AA ». Cette décision était motivée par la révision de la stratégie de consolidation budgétaire du gouvernement », en citant comme faits positifs, outre la réforme des retraites, la fin programmée des aides énergétiques à la faveur de la baisse des prix des hydrocarbures. Moody’s n’avait pas également changé la note de la France au mois d’avril dernier.
Sur les 140 pays dont la dette est évaluée, seuls neuf dont sept européens bénéficient d’un triple A par les trois grandes agences de notation : l’Australie, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Luxembourg, la Suisse et Singapour.
Le gouvernement peine à réaliser des économies budgétaires, moins de 16 milliards d’euros en 2024, essentiellement due à la fin des mesures exceptionnelles prises en 2023 pour atténuer la hausse des prix de l’énergie. Le déficit public de la France est un des plus élevés d’Europe et la dette publique de 3000 milliards d’euros n’a pas commencé sa décrue. La France prévoit d’emprunter un montant record de 285 milliards d’euros sur les marchés en 2024. Les hypothèses de croissance retenues par le Gouvernement sont jugées par certains observateurs comme optimistes. Le ministère compte sur une croissance économique de 1 % cette année, puis de 1,4 % en 2024. Il prévoit de ramener le déficit public de 4,9 % du PIB en 2023 à 4,4 % en 2024, puis à 2,7 % en 2027. L’endettement resterait stable à 109,7 % du PIB en 2024, pour atteindre 108,1 % en fin de quinquennat. Moody’s a jugé que la trajectoire des finances publiques pouvait être respectée. La France bénéficie de quelques atouts à mettre en avant dont un taux d’épargne élevé, une dette liquide appréciée par les investisseurs et un système financier performant.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 20 oct. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 6 816,22 | -2,67 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 127,28 | -1,42 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 224,16 | -2,35 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 560,88 | -2,56 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 14 798,47 | -2,25 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 402,14 | -2,60 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 024,68 | -2,69 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 31 259,36 | -2,74 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 2 981,60 | -3,55 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| OAT France à 10 ans | +3,510 % | +0,198 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,883 % | +0,149 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,910 % | +0,275 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0590 | +0,66 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 983,80 | +3,57 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 93,16 | +2,62 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Selon l’Association Français de Gestion, au 30 juin 2023, l’encours de l’épargne salariale et des plans d’épargne retraite d’entreprise a atteint 180 milliards d’euros en progression sur un an de 13,2 %. Cette augmentation est imputable à la bonne tenue au cours du premier semestre de la bourse et à la collecte dynamique des différents produits relevant du périmètre de l’épargne salariale et de l’épargne retraite collective.
Au cours des six premiers mois de l’année 2023, plus de 14 milliards d’euros ont été versés sur les plans d’épargne d’entreprise (PEE) et les plans d’épargne retraite collectifs (PERCO/ PER COLLECTIF). Les flux sont en hausse par rapport au 30 juin 2022 de 9,3 %.
Les flux se répartissent de la manière suivante :
Les rachats sont en hausse à 9,16 milliards d’euros (contre 8,5 milliards d’euros en juin 2022). Ils se répartissent entre 8,4 milliards d’euros sur les PEE et 0,8 milliards d’euros sur les PERCO et PER Collectifs.
Les deux tiers des flux sont placés vers des fonds orientés actions (y compris la part actions dans les fonds diversifiés). La gestion pilotée représente désormais au global 38 % des encours de l’épargne retraite. Avec le PER créé par la loi PACTE, la gestion pilotée est proposée par défaut aux épargnants.
La collecte nette des produits d’épargne salariale/ d’épargne retraite collective a être au cours du premier semestre de 5,2 milliards d’euros. Les encours ont atteint à fin juin 2023, 180 milliards d’euros.
Le nombre d’entreprises équipées d’un dispositif d’épargne salariale ou d’épargne retraite est en augmentation, en particulier dans les TPE/PME :
Les encours diversifiés (hors actionnariat salarié) atteignent désormais 112 milliards d’euros (+10,1% sur un an). Les fonds « articles 8 » au titre de la règlementation SFDR (fonds qui ont pour objectif la durabilité, mais qui ne sont pas soumis à des critères de durabilité contraignants) représentent 59,6 milliards d’euros et les fonds « article 9 » 7 milliards d’euros (fonds ayant un objectif d’investissement durable ou un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre). Les encours des fonds durables (selon la règlementation SFDR) s’établissent à 66,6 milliards d’euros (61% du stock des encours diversifiés, c’est-à-dire hors actionnariat salarié). Les versements vers se sont élevés à plus de 2,8 milliards d’euros au premier semestre (+14 % par rapport à juin 2022). Les fonds solidaires progressent également avec un encours en hausse de 16,9 milliards d’euros sur un an (+29 % par rapport à juin 2022).
Les encours en actionnariat salarié ont atteint 67,3 milliards d’euros à fin juin 2023 (+19% par rapport à juin 2022). La collecte nette est négative sur les six premiers mois de l’année (-303 millions d’euros), les salariés ayant vendu des actions afin d’engranger en début d’année des plus-values.
Progression des Plan d’Epargne Retraite Collectif
L’encours des Plan d’Epargne Retraite Collectif a atteint, selon l’AFG, fin juin 2023, 21,5 milliards d’euros. Plus de 150 000 entreprises sont dotés d’un PER Collectif qui concerne 3 millions de salariés.
L’ensemble des produits collectifs d’épargne retraite, à savoir PERCO et PER Collectifs au format compte-titres issus de la Loi PACTE, représente 28 milliards d’euros d’encours (+13,7% en un an). Ces produits d’épargne retraite bénéficient à 3,9 millions de porteurs de parts (+5,4 % sur un an).
Les versements bruts sur les dispositifs collectifs d’épargne retraite s’établissent à 2,4milliards d’euros (en hausse de 7,6 % par rapport au premier semestre 2022). La collecte nette en épargne retraite affiche un solde positif de 1,6 milliards d’euros (+8,1% par rapport au premier semestre 2022).
Pour la quatrième semaine consécutive, le CAC 40 est en baisse. L’indice a néanmoins sauvé, vendredi 13 octobre, in extremis la barre des 7000 points mais il a perdu 0,8 % sur la semaine. Compte tenu des évènements en cours et des doutes persistants sur l’inflation, ce recul apparaît limité. Les indices américains sont, en revanche, en légère hausse malgré les résultats ambigus de l’inflation et les interrogations concernant une nouvelle augmentation des taux directeurs par la FED à l’occasion de sa prochaine réunion prévue le 1er novembre prochain.
Les investisseurs ont réagi négativement à la publication de l’indice de confiance du consommateur américain d’octobre qui s’est dégradé plus que prévu et à la remontée des anticipations d’inflation aux Etats-Unis. Le cours du baril du pétrole est en hausse, cette semaine, en raison du conflit entre le Hamas et Israël et le renforcement des sanctions des Etats-Unis à l’encontre du pétrole russe. Le retour de la guerre au Proche Orient a conduit à la baisse des taux d’intérêt des obligations d’Etat qui jouent le rôle de valeur refuge en période de crise. Le dollar a continué à s’apprécier cette semaine, bénéficiant de son rôle de monnaie de réserve internationale.
L’inflation reste toujours un facteurs d’incertitude. Si sa baisse est enclenchée de part et d’autre de l’Atlantique sa décrue est moins rapide qu’attendue provoquant quelques soubresauts sur les marchés financiers. Aux Etats-Unis, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,4 % en septembre, soit une hausse de 3,7 % en rythme annuel, selon les chiffres publiés par le département du Travail. Cette hausse est légèrement supérieure aux attentes des économistes. Elle est la conséquence de la remontée des prix de l’énergie et des loyers, dans un marché immobilier tendu pour l’accès au logement. Hors énergie et alimentation, la hausse des prix a reflué, en septembre, à 4,1 % sur un an, soit 2,5 points de moins qu’à son pic de septembre 2022. Point négatif, les ménages américains ne croient plus un retour rapide de l’inflation dans sa zone cible des 2 %. La dernière enquête de la Réserve fédérale montre même « que les anticipations d’inflation ont légèrement augmenté à court et moyen terme ». Les ménages misent ainsi sur une hausse des prix de 3,7 % dans un an, et encore de 3 % à un horizon de trois ans. Pour lutter contre l’inflation, l’administration américaine entend favoriser la concurrence. A ce titre, elle veut réduire ainsi les frais cachés dans l’ensemble de l’économie. Joe Biden demande que les entreprises indiquent, aux consommateurs, le prix global des services. Les pratiques actuelles, en ajoutant les frais au dernier moment, biaisent la concurrence avec des « entreprises malhonnêtes qui trompent les clients en leur faisant croire que leurs prix sont plus bas, alors qu’ils ne le sont pas » a souligné le Président des Etats-Unis. Des entreprises, comme Ticketmaster ou Airbnb, se sont déjà engagées à présenter un prix « tous frais compris » sur leurs billets de concert ou locations de maison. Ce dossier des frais cachés fait suite à celui sur les médicaments pour lesquels les autorités ont demandé des baisses de tarifs. La Maison Blanche souhaite également que les banques limitent leurs frais.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 13 oct. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 000,75 | -0,80 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 670,29 | +0,71 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 327,78 | +0,45 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 995,12 | +0,11 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 178,90 | +0,06 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 599,60 | +1,39 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 136,12 | -0,22 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 315,99 | +4,26 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 088,10 | -0,28 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| OAT France à 10 ans | +3,312 % | -0,173 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,734 % | -0,154 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,635 % | -0,144 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1.0501 | -0,63 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 922.75 | +4,81 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 89.50 | +6,16 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Faisant suite à l’annonce de la revalorisation de 5,2 % des pensions de base, par le gouvernement, les partenaires sociaux ont décidé d’augmenter, à compter du 1er novembre prochain, les pensions complémentaires Agirc-Arrco. Ils ont par ailleurs décidé de supprimer le dispositif de malus et bonus en vigueur pour ces mêmes pensions depuis le 1er janvier 2019.
Gérés par les partenaires sociaux, les régimes de retraites complémentaires du privé (Agirc-Arrco) versent chaque année plus de 87 milliards d’euros de pensions à 13 millions de retraités. Cette part complémentaire représente entre 20 % de la pension totale pour les salariés précaires et jusqu’à 60 % pour certains cadres.
La revalorisation des pensions complémentaires
À compter du 1er novembre 2023, les pensions complémentaires des ex-salariés du privé sont revalorisées de 4,9 % correspondant au niveau de l’inflation. Entre 2024 et 2026, la revalorisation des pensions pourrait être moindre. En fonction de la croissance, la hausse pourrait être sous-indexée de maximum 0,4 point par rapport à l’inflation. Il reviendra au conseil d’administration de l’organisme paritaire d’appliquer ou non cette mesure.
L’accord de 2023 a également repris deux règles qui existaient dans l’accord de 2019 :
La constitution de nouveaux droits pour les cumulants emploi/retraite
Comme pour le régime général avec les pensions de base, les salariés en situation de cumul emploi/retraite pourront à nouveau améliorer leurs pensions complémentaires. Leurs cotisations donneront lieu à la création de points qui seront liquidés au moment de la cessation définitive de leur activité.
La suppression du malus
Le malus institué 2019 visant à inciter les salariés à travailler quatre trimestres au-delà de l’âge à partir duquel ils peuvent obtenir une retraite à taux plein (dans la limite des 67 ans) sera supprimé de manière rétroactive à partir du 1er septembre 2023, pour tous les futurs retraités, qu’ils soient concernés ou non par la réforme des retraites et à partir du 1er avril 2024 pour tous les retraités déjà partis à la retraite et touchés par un malus. 700 000 retraités sont concernés par cette suppression. Le malus avait été fixé à 10 % du montant de la pension et s’appliquait durant trois ans (avec 67 ans comme âge limite).
Un bonus avait été introduit également en 2019. Il était accordé aux salariés poursuivant leurs activités professionnelles de deux à quatre ans au-delà de l’âge à partir duquel ils pouvaient bénéficier de leur retraite à taux plein. Le bonus est conservé pour ceux qui ne sont pas touchés par la réforme des retraites. Il continuera à jouer en faveur des personnes nées avant le 1er septembre 1961 et qui ont déjà liquidé leur retraite ou les personnes qui auront obtenu les conditions requises pour le taux plein avant le 1er décembre 2023. La bonification de pension applicable un an était de 10 % pour les assurés ayant travaillé deux ans de plus, de 20 % pour ceux ayant travaillé trois ans de plus et de 30 % pour ceux ayant travaillé quatre ans de plus.
Le rejet de la participation de l’ Agirc-Arrco à l’équilibre du régime général
Les partenaires sociaux ont rejeté de manière unanime une ponction sur les réserves de l’Agirc-Arrco pour financer le régime général. Le gouvernement demande un versement annuel de 1 à 3 milliards d’euros jusqu’en 2030 considérant que la réforme des retraites entraîne un gain pour le régime complémentaire. Cette ponction a pour objectif de contribuer au financement du relèvement du minimum contributif du régime général.
Le gouvernement a souligné le niveau élevé des réserves Agirc-Arrco, 68 milliards d’euros et précisé que ces réserves devraient augmenter de 22 milliards d’euros sur quinze ans, du fait de la réforme des retraites. En réponse, les partenaires sociaux ont signalé qu’un prélèvement d’un milliard d’euros était l’équivalent d’une revalorisation des pensions de 1,1 %. La ponction prévue par le gouvernement pourrait, par ailleurs, à terme remettre en cause la « règle d’or » du régime en vertu de laquelle il doit disposer de six mois de versements d’avance en réserve, sur un horizon de 15 ans.
Après un bon premier semestre, le cours des actions sur les différentes places financières est orienté à la baisse. Durant la première semaine d’octobre, le CAC 40 est ainsi tombé en-dessous des 7 000 points. Il s’est légèrement repris en fin de semaine pour terminer à 7060 points. Le recul de l’indice parisien comme celui des autres grands indices « actions » européens s’explique par la hausse des taux d’intérêt qui amène des arbitrages favorables aux obligations dans un contexte d’aversion croissante aux risques. L’augmentation des taux directeurs qui n’est pas, a priori, totalement arrivée à son terme conduit à des anticipations plus pessimistes concernant la croissance. Par ailleurs, en fin d’année, surtout après un cycle de hausses rapides, les investisseurs engrangent des plus-values en vendant des actions, ce qui génère mécaniquement des baisses de cours. A noter qu’aux Etats-Unis, les indices « actions » ont légèrement progressé cette semaine, les investisseurs considérant que l’économie fait preuve d’une réelle résilience.
Les Etats-Unis n’arrêtent pas de créer des emplois
Les hausses des taux d’intérêt n’aboutissent pas à inverser réellement le processus de créations d’emploi aux Etats-Unis. En septembre, la première économie mondiale a créé 336 000 emplois, pratiquement le double de l’estimation du consensus Bloomberg qui prévoyait 170 000 embauches nettes dans le secteur non agricole. Le secteur public a recruté 73 000 personnes, celui des loisirs et de l’hôtellerie 96 000 et celui de la santé 41 000. Les embauches ont été un peu moins nombreuses dans la construction, l’industrie manufacturière ou le commerce de détail, tandis que le secteur du divertissement, frappé par la grève des scénaristes et acteurs à Hollywood, a supprimé 5 000 emplois le mois dernier (45 000 depuis le mois de mai). L’accord en cours de finalisation devrait se traduire par une reprise de l’emploi dans ce secteur dans les prochaines semaines. Les résultats de l’emploi ne seront pas perçus sur le plan de la lutte contre l’inflation comme rassurants même si le salaire horaire moyen américain n’a augmenté que de 0,2 % en septembre, comme en août, limitant sa progression sur un an à 4,2 %, contre 4,3 % attendu. Les investisseurs à Wall Street sont de plus en plus nombreux à tabler sur une nouvelle des taux directeurs de la FED. Les taux américains à 10 ans ont poursuivi leur progression pour atteindre près de 4,9 %, soit un plus haut depuis 2007.
La semaine a été également marquée par une forte baisse du cours du pétrole intervenue après la publication des stocks hebdomadaires d’essence, en forte hausse, aux États-Unis. L’appréciation du dollar joue également en défaveur des cours du pétrole. Leur baisse s’explique également par les craintes d’un ralentissement économique plus marqué et plus long que prévu. Les ventes au détail en baisse de -1,2% en août après s’être déjà contractées de -0,1% en juillet jettent un doute sur les perspectives de croissance européenne de 2023.
Selon les dernières prévisions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 2023, le commerce international ne progresserait que de 0,8 % en volume cette année (3 % en 2022 et 9,6 % en 2021) et non plus de 1,7 % comme espéré en avril dernier. Le commerce mondial croît désormais moins vite que le PIB dont la croissance pour 2023 est estimée, au niveau mondial, à 2,6 %. L’OMC s’attend à une légère amélioration en 2024 avec une croissance de 3,3 % des échanges.
Le commerce et l’activité mondiale ont ralenti à compter du quatrième trimestre 2022. Avec le resserrement des politiques monétaires, les difficultés économiques de la Chine et l’augmentation du protectionnisme ont freiné la croissance des échanges. Les volumes d’importations en 2023 devraient se contracter entre 0,4 % et 1,2 % en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie.
L’OMC souligne que l’activité de transport par container stagne. Seul le trafic dans les ports chinois a continué de croître quand les expéditions via les ports européens ont diminué. En revanche, les vols commerciaux entre le 1er janvier et le 20 septembre sont en forte progression, +23 %, dépassant les niveaux d’avant la pandémie du covid.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 6 oct. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 060,15 | -1,05 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 407,58 | +0,11 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 308,50 | +0,65 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 431,34 | +1,88 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 229,77 | -1,59 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 494,58 | -1,63 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 144,43 | -0,72 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 30 994,67 | -2,46 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 110,48 | -0,16 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,485 % | +0,084 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,888 % | +0,043 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,779 % | +0,209 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0578 | -0,02 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 831,35 | -1,41 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 84,84 | -11,67 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Adeptes des niches fiscales, les ménages les plus aisés échapperaient à l’impôt. Au moment où l’idée d’un prélèvement de 5 % sur le patrimoine financier des 10 % des ménages les plus aisés fait l’objet d’une proposition de loi, cette antienne est loin d’être vérifiée.
Selon une note du site Fipeco, les 10 % des ménages les plus aisés arrivent en deuxième position pour le poids des prélèvements obligatoires au sein de l’OCDE. L’étude prend en compte les prélèvements payés à la fois par les ménages et par les entreprises à l’origine des revenus des premiers. Sont ainsi pris en compte l’impôt sur le revenu, les cotisations salariales, mais également les cotisations patronales. Pour les dividendes, le calcul intègre les taxes acquittées par les ménages et ceux payées par les entreprises au titre de l’impôt sur les bénéfices.
Un salarié français payé 64 000 euros brut par mois est soumis selon cette méthode à un prélèvement représentant 64 % de ses gains. Seule la Belgique pratique un taux de prélèvement plus élevé (67 %). Les grands pays de l’OCDE ont des taux de prélèvement inférieurs pour les revenus du travail : Royaume-Uni (52 %), Italie (50 %), Allemagne (47 %), États-Unis (44 %).
Pour un Français percevant 64 000 euros sous forme de dividendes, le taux d’imposition atteint 51 % (en incluant l’impôt sur les bénéfices payé par l’entreprise avant versement du dividende). Seuls trois pays dans l’OCDE ont un taux plus élevé : le Canada, le Danemark et l’Espagne.
Les dividendes sont ainsi mieux traités que les revenus du travail, l’écart de prélèvement étant de 13 points. Cet écart est la conséquence de l’introduction en 2018 du prélèvement forfaitaire unique (PFU). Auparavant, la France était de loin le pays qui taxait le plus les revenus du capital. Mais même avec le PFU, il reste au-dessus de la moyenne.
Jeudi 28 septembre, des tensions sont apparues sur le marché obligataire européen avec la publication du projet de loi de finances italien laissant apparaître un déficit public en hausse. Le taux des BTP – les obligations d’Etat transalpines – à 10 ans a augmenté de de 16 points de base (pb), se rapprochant des 5 %. L’écart de taux entre l’Allemagne et l’Italie (spread) a atteint 200 points de base, pour la première fois depuis le mois de mars. Il a progressé de 35 pb en un mois, sa plus forte hausse mensuelle en trois ans et demi. Le taux de l’OAT française a également augmenté pour dépasser 3,5 % au plus haut depuis novembre 2011, période marquée par les derniers soubresauts de la crise de la zone euro. Le taux allemand s’est de son côté rapproché des 3 %.
L’arrêt des efforts de réduction de la dette décidé par le gouvernement italien a créé l’émoi sur les marchés d’autant plus que depuis plusieurs années, l’Italie avait été plutôt une bonne élève en matière de finances publiques en dégageant des excédents primaires (soldes positifs avant le paiement des intérêts de la dette). Les investisseurs ont également constaté que la France s’engageait avec lenteur dans la réduction de son déficit public, la Cour des Comptes soulignant sur ce sujet le manque d’ambition du gouvernement.
La zone euro n’a pas l’exclusivité de la remontée des taux d’intérêt. Aux Etats-Unis, les taux à 10 ans ont augmenté d’un point de pourcentage depuis le début de l’année, sachant que la moitié de la hausse a été réalisée depuis le début du mois de septembre. Ils évoluent désormais autour de 4,65 %, leur plus haut niveau depuis 2007. Et en Angleterre, le rendement des Gilts – les obligations souveraines – à 10 ans a progressé de 20 points de base. Même au Japon, où la banque centrale refuse toujours officiellement d’abandonner sa politique de contrôle de la courbe des taux, le rendement de la dette japonaise à 10 ans a atteint jeudi son plus haut niveau depuis 2013, à 0,76 %.
Les investisseurs ont un autre sujet d’inquiétude avec l’absence d’accord aux Etats-Unis entre républicains et démocrates sur le financement des administrations fédérales, ces dernières risquant d’être fermées dès la semaine prochaine (shutdown). Cette situation pourrait provoquer une nouvelle hausse des taux et une baisse du cours des actions.
Un troisième trimestre décevant pour les actions
Après un premier semestre de bon aloi, les marchés « actions » ont souffert durant l’été. Le CAC 40 a reculé de près de 2,5 % et le Dax allemand de plus de 3 %. Le Nikkei a perdu de son côté plus de 4 % au troisième trimestre. Les menaces de récession associées à une inflation qui résiste aux hausses des taux directeurs des banques centrales explique cette orientation à la baisse des indices boursiers. S’y ajoute, en particulier en Asie, le ralentissement de l’économie chinoise. Sur le seul mois de décembre, les grands indices « actions » ont perdu du terrain mais la baisse demeure mesurée sachant que le neuvième mois de l’année est, en règle générale, décevant.
L’objectif des 2 % demeure lointain même si la publication des taux d’inflation du mois de septembre en zone euro a rassuré les investisseurs. Malgré la hausse du cours du pétrole, la décrue se poursuit même si elle s’effectue à petite vitesse. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation n’a augmenté que de 4,3 % sur un an en septembre, contre 5,2 % en août, son plus bas niveau en près de deux ans. L’inflation sous-jacente s’y est élevée à 4,5 %, après 5,3 % le mois précédent. Le maintien du cours du pétrole entre 95 et 100 dollars le baril pourrait contrarier, dans les prochains mois, ce processus de baisse. Aux Etats-Unis, l’indice « core » PCE (inflation hors éléments volatils), le plus surveillé par la Réserve fédérale, a augmenté de 0,1 % sur un mois – et non de 0,2% comme attendu. Sur un an, il s’élève à 3,9 % en septembre.
L’euro continue de se déprécier par rapport au dollar. Il s’échangeait vendredi 29 septembre contre 1,05 dollar. Il se rapproche ainsi de sa parité. La hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis combinée avec un potentiel de croissance moins élevé que chez ces derniers explique ce mouvement à la baisse de la monnaie européenne.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 29 sept. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 135,06 | -0,61 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 507,50 | -1,34 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 288,05 | -0,67 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 219,32 | +0,06 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 386,58 | -1,03 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 608,08 | -0,71 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 174,66 | -0,27 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 31 857,62 | -1,64 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 110,48 | -0,70 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,401 % | +0,124 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,845 % | +0,116 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,570 % | +0,142 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0585 | -0,73 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 855,25 | -3,64 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 95,47 | +1,92 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
En août, l’assurance vie signe sa troisième décollecte de l’année avec -1,7 milliard d’euros faisant suite à celle du mois de juillet de -1 milliard d’euros. L’assurance vie est toujours confrontée à la désaffection des ménages à l’encontre des fonds euros. La décollecte sur les fonds euros atteint 2,5 milliards d’euros. Sur les huit premiers mois de l’année, elle s’élève à 20,5 milliards d’euros. L’assurance vie est toujours challengée par les livrets réglementés et par les dépôts ou contrats à terme dont les rendements sont en hausse.
Traditionnellement, le mois d’août est assez favorable à l’assurance vie. En dehors de cette année, seules trois décollectes ont été constatées lors de ces vingt dernières années : en 2011, 2012 et 2022. L’année dernière, elle avait été de -791 millions d’euros. La collecte mensuelle moyenne, en août, de ces dix dernières années a été de 1,3 milliard d’euros. Cependant, ce mois d’août est toujours un peu particulier en raison de la fermeture pour congés de nombreux agences d’assurances conduisant à un faible nombre d’opérations.
Une collecte nette encore positive mais en baisse
En 2023, sur les huit premiers mois de l’année, la collecte nette est de 1,7 milliard d’euros quand l’année dernière, elle avait atteint, de janvier à août, près de 12 milliards d’euros. En 2019, avant la crise sanitaire, elle s’élevait sur la même période à 18 milliards d’euros.
La collecte nette positive des unités de compte de +800 millions d’euros en août n’arrive plus à compenser les retraits sur les fonds euros.
Des cotisations en recul sur les unités de compte
Traditionnellement, les cotisations brutes sont relativement faibles en août en raison des vacances. Elles se sont élevées à 8,3 milliards d’euros en août 2023 contre 8,6 milliards d’euros un an plus tôt. Il n’y a donc pas de réelle rupture d’une année sur l’autre. Pour rappel, les cotisations brutes étaient de 12,1 milliards d’euros en juillet et de 15 milliards d’euros en juin dernier.
Des prestations toujours dynamiques
En août 2023, les prestations ont atteint 10 milliards d’euros contre 9,4 milliards d’euros un an plus tôt. Les prestations et rachats demeurent importants en lien avec les liquidations de contrat après le décès de leur titulaire et en lien à une réaffectation des fonds euros vers d’autres placements. La hausse des taux d’intérêt et le durcissement des conditions d’octroi des prêts conduisent également les ménages à augmenter leurs apports pour leurs achats immobiliers.
L’assurance vie en attendant 2024
L’assurance vie connaît une érosion de sa collecte nette s’expliquant essentiellement par le niveau de rendement des fonds euros. Il n’y pas, néanmoins, de sorties importantes sur le premier placement des ménages dont l’encours a atteint 1907 milliards d’euros fin août, en hausse de 4,2 % sur un an. Les rendements 2023 qui seront annoncés à la fin de l’année et au début de l’année prochaine devraient conduire à une amélioration de la collecte. Ils devaient se situer autour de 2,5/2,7 % en lien avec la hausse des taux d’intérêt. Les fonds euros par leur structure connaissent un effet d’inertie important mais qui a contrario a toujours permis de maintenir un rendement positif même durant les années 2019/2021. Par ailleurs, leur remontée devrait se poursuivre en 2024. Ils devraient passer au-dessus de l’inflation en 2024 et du Livret A en 2025.

Cercle de l’Epargne – données France Assureurs

Cercle de l’Epargne – données France Assureurs
Au Journal Officiel du 29 septembre figure le décret portant de 7700 à 10000 euros le plafond du Livret d’Epargne Populaire. Le relèvement du plafond s’accompagne d’un changement dans les modalités d’application du plafond. Jusqu’au 1er octobre, le plafond concernait les versements sans prendre en compte les intérêts. Avec le nouvel arrêté, le titulaire ne pourra pas effectuer de versements aboutissant à dépasser 10 000 euros.
Le décret indique que « Les versements effectués sur un compte sur livret d’épargne populaire ne peuvent porter le montant inscrit sur le livret au-delà de 10 000 euros. » quand le précédent indiquait « Le plafond des sommes qui peuvent être déposées sur un compte sur livret d’épargne populaire est fixé à 7 700 euros. »
Le Ministre de l’Economie a annoncé la revalorisation de 5,2 % des pensions de base, revalorisation qui sera effective le 1er janvier 2024. Elle fait suite à la hausse de 0,8% du 1er janvier 2023 et de 4 % le 1er juillet 2023. Cette revalorisation sera suivie par celle des pensions complémentaires en cours de négociation et qui devrait intervenir dès le 1er novembre 2023. La hausse des pensions est la conséquence de l’augmentation des prix enregistrée ces derniers mois. Elle concerne plus de 16 millions de retraités. Le coût de la revalorisation des pensions de base est de 14 milliards d’euros en 2024 dont 3 milliards d’euros pour les pensions des agents de l’Etat.
Après une hausse de 1,9 % la semaine dernière, le CAC 40 a perdu 2,63 % cette semaine, repassant sous le seuil des 7 200 points, à 7 184,82 points. Les indices « actions » des autres grandes places financières occidentales ont également reculé ces derniers jours. Sur la semaine, le Nasdaq comme le S&P 500 ont perdu plus de 2 %. Ce mouvement baissier s’explique par les déclarations du Président de la FED, laissant que de nouvelles hausses de taux directeurs sont possibles et par la confirmation du ralentissement économique de la zone euro. Les entreprises européennes sont plus exposées à la hausse des taux que leurs homologues américaines, les premières se finançant avant tout par emprunts bancaires quand les secondes recourent aux marchés. Par ailleurs, la zone euro est plus touchée par l’augmentation du cours du pétrole qui induit des transferts financiers à l’extérieur quand ces transferts sont internes aux Etats-Unis. Ils profitent, en effet, aux producteurs de pétrole américains. Les chiffres PMI préliminaires d’activité dans l’industrie et les services publiés vendredi 22 septembre pour le mois de septembre semblent indiquer une entrée en récession de la zone euro. L’indice composite, synthèse entre l’industrie manufacturière et les services, est certes ressorti à 47,1 points, après 46,7 en août. Mais l’indice reste en territoire négatif (en-dessous de 50) malgré cette hausse. Ce niveau serait cohérent avec une contraction de l’ordre de 0,3 % du PIB de la zone euro au troisième trimestre.
Aux Etats-Unis, l’économie demeure dynamique mais un nombre croissant d’experts s’attendent à un net ralentissement pour la fin de l’année. Ils estiment dans ce contexte que la consommation qui porte la croissance devrait fléchir dans les prochains moins du fait de l’épuisement de la cagnotte covid. Il resterait moins de 500 milliards de dollars dans cette cagnotte sur les 2 200 milliards économisés en 2021.
Dans ce contexte, les propos du Président de la FED ont fait l’effet d’une douche froide. En indiquant que de nouvelles hausses de taux directeurs sont possibles dans les prochains mois, il a occulté sa décision de ne pas les relever en septembre. Le Président de la banque centrale américaine Jerome Powell, a, en effet, affirmé que « nous sommes prêts à relever à nouveau les taux si c’est approprié » et que « nous voulons des preuves convaincantes que nous avons atteint le bon niveau ». Les taux directeurs restent, pour le moment, dans la fourchette 5,25 % – 5,5 %. Il s’agit de la deuxième pause depuis l’engagement du processus de hausse des taux directeurs.
La FED a, par ailleurs, actualisé ses prévisions macroéconomiques. Le PIB réel devrait augmenter de 2,1 % en 2023, contre 1 % attendu en juin, avec un taux de chômage à 3,8 % au lieu de 4,1 % escompté toujours en juin. La croissance américaine apparaît meilleure que prévu malgré les onze hausses des taux directeurs. L’indice des prix des produits de consommation individuelle essentiels (inflation « core PCE ») devrait s’élever à 3,7 % en 2023, au lieu des 3,9 % prévus. En revanche, le niveau des taux de la FED a été revu à la hausse pour 2024, à 5,1 % au lieu de 4,6 %. En 2023, la projection de taux demeure inchangée à 5,6 %, soit un cran plus haut qu’aujourd’hui. En 2025, ils demeureraient élevés, à 3,9 %, et en 2025 ils resteraient à 2,9 %. La baisse des taux directeurs n’interviendrait qu’au milieu de l’année 2024.
Les taux des obligations d’Etat ont poursuivi leur ascension. Vendredi 22 septembre, celui de l’OAT français à 10 ans s’élevait près de 3,3 %. Le taux de son homologue américain était de 4,5 %. Après avoir flirté avec les 100 dollars, le pétrole est redescendu à 93 dollars en fin de semaine en raison des menaces qui planent sur la croissance. Compte tenu d’un maintien d’une politique monétaire américaine restrictive, le dollar s’apprécie face à l’euro.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 22 sept. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 184,82 | -2,63 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 963,84 | -1,89 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 320,06 | -2,41 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 701,10 | -2,87 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 557,29 | -2,12 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 683,91 | -0,36 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 207,16 | -2,05 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 402,41 | -3,37 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 132,43 | +0,43 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,277 % | +0,063 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,729 % | +0,058 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,428 % | +0,104 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0655 | -0,16 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 925,56 | +0,20 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 93,29 | -1,01 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
L’année de tous les records
Au mois d’août 2023, même sans relèvement de son taux, le Livret A a enregistré, selon la Caisse des dépôts, encore une forte, collecte, 2,27 milliards d’euros. Elle est supérieure à celle du mois de juillet (2,16 milliards d’euros). Elle est certes moins exceptionnelle que celle du mois d’août 2022 (4,49 milliards d’euros) mais celle-ci était intervenue après le passage du taux de rémunération de 1 à 2 %. Le résultat du mois d’août 2023 n’en demeure pas moins exceptionnel en étant nettement supérieur à la moyenne de ces dix dernières années (1,3 milliard d’euros). Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte dépasse 30 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. L’année dernière, sur la même période, la collecte était de 23,62 milliards d’euros.
De son côté, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) a également enregistré une collecte de bon aloi en s’élevant à 740 millions d’euros, portant le total sur les huit premiers mois de l’année à 10,41 milliards d’euros.
Les deux produits d’épargne réglementée ont, ensemble, enregistré une collecte nette en août de 3,02 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, la collecte se monte ainsi à pris de 40,5 milliards d’euros, record à battre.
L’encours du Livret A fin août, a atteint 405,7 milliards d’euros et celui du LDDS 144,7 milliards d’euros pour le LDDS. Pour les deux livrets, ces encours sont une nouvelle fois historiques.
Les Français plus fourmis que cigales au cœur de l’été
En ce début de second semestre, le Livret A ne faiblit donc pas. Les Français ont été au cœur de l’été plus fourmis que cigales. Ils ont continué à restreindre leurs dépenses de consommation et réorienter les liquidités présentes sur leurs comptes courants qui ne rapportent rien sur le Livret A et sur le LDDS.
Le comportement des ménages français tranche avec celui des Américains qui vident scrupuleusement leur cagnotte Covid. La cagnotte française demeure voire continue à grossir. Même si le ressenti est tout autre, l’effort d’épargne est entretenu par une bonne résistance du pouvoir d’achat des ménages. La faible confiance des ménages dans l’évolution de la situation économique du pays comme le souligne depuis de nombreux mois l’indice de l’INSEE explique certainement la primauté donnée à l’épargne de précaution. Les ménages mettent de l’argent de côté pour faire face aux dépenses de demain et d’après-demain. Un phénomène d’encaisse réelle peut également jouer, les ménages voulant maintenir constant le pouvoir d’achat de leur épargne. Des facteurs structurels comme le vieillissement de la population sont également à prendre en compte.
Une collecte en légère modération pour la fin de l’année, peut-être mais pas sûre
Le succès du Livret A n’en finit pas de surprendre. Le passage de son taux de rémunération à 3 % a électrisé les épargnants qui se délestent des placements à faible rentabilité. Tant que les incertitudes économiques seront nombreuses et que la vague inflationniste ne sera pas retombée, la collecte restera forte. La crainte d’augmentation des impôts et la hausse des prix des carburants jouent en sa faveur. En fin d’année, la baisse attendue de l’inflation pourrait redonner quelques couleurs à la consommation, actuellement atone, ce qui pourrait alors amener une diminution de la collecte du Livret A et du LDDS.

CdE – CDC

CdE – CDC
Fin 2022, le patrimoine économique national s’élevait, selon l’INSEE, à 20 052 milliards d’euros en France, soit 9,5 fois le produit intérieur net de l’année. Son augmentation a été de 5,6 % en 2022, contre +9,1 % en 2021. Les actifs non financiers ontconnu une hausse de +5,2 % après +8,9 %. Le prix du foncier a baissé de -0,8 % en 2022 après +8,3 % en 2021. En revanche, les prix de la construction ont augmenté notamment pour le non résidentielle (+9,3 % après 7,0 %).
En 2022, dans le sillage de la baisse des marchés boursiers (-10,3 % pour le SBF 120, après +26,2 % en 2021), les actifs et passifs sous forme d’actions se sont repliés de respectivement -6,2 % après +17,8 %, et -5,8 % après +18,9 %. Il en a résulté une baisse du patrimoine financier net des ménages. En revanche, celui des sociétés non financières et des administrations publiques a augmenté. Quant à celui des sociétés financières, il est devenu négatif en 2022, alors qu’il était positif en 2021.
Le patrimoine des ménages s’est stabilisé en 2022
Fin 2022, le patrimoine des ménages (73,8 % du patrimoine économique national) est resté stable après une forte augmentation en 2021 (+0,3 % après +8,7 %). Il s’élevait à fin 2022 à 14 791 milliards d’euros, soit 9,3 fois le revenu disponible net des ménages contre 9,1 fois en 2021.
Le patrimoine non financier des ménages a augmenté de +3,8 % après +9,2 % pour atteindre 10 435 milliards d’euros. La moindre progression s’explique notamment par celui des prix des biens immobiliers (+3,5 % après +9,1 %). Ces biens constituent 90,8 % des actifs non financiers des ménages. L’augmentation du prix des terrains bâtis n’a téé que +0,6 % après +9,7 % en 2021, tandis que la valeur des logements (hors terrains) est restée portée par la hausse du prix des matières premières (+6,2 % après +8,6 %).
Le patrimoine financier net des ménages a diminué de 7,1 % en 2022, à 4 356 milliards d’euros, après avoir augmenté de 7,7 % en 2021. Cette baisse st imputable à la diminution des actifs, les passifs progressant au même rythme qu’en 2021. Les actifs des ménages en assurance-vie représentant 30 % de leurs actifs financiers totaux, ont diminué de -12,1 % après +1,6 %, sous l’effet de la baisse des cours boursiers et de la hausse des taux d’intérêt et en dépit de flux de collecte nets positifs. Les flux nets d’assurance-vie (+36,4 milliards) sont restés importants, en accélération par rapport à 2021 (+29,0 milliards), en particulier pour les contrats en unités de compte (+35,5 milliards après 27,8 milliards), tandis que les flux nets de contrats en euros sont demeurés faiblement positifs (+0,9 milliard, après 1,1 milliard en 2021). Les placements sous forme d’actions et de parts de fonds d’investissement ont reculé (-4,6 % après +13,5 %).
Au passif des ménages, la progression des crédits a légèrement ralenti (+4,9 % après +5,3 %). Les flux nets de crédits, constitués essentiellement de crédits immobiliers, se sont élevés à 84 milliards d’euros en 2022. Au cours du premier semestre, les crédits ont fortement augmenté, puis leur progression s’est normalisée au second semestre.
L’indice CAC 40 a enregistré, lors de cette deuxième semaine de septembre, son meilleur résultat hebdomadaire depuis la semaine du 14 juillet avec un gain de près de 2 %. Ce rebond après de nombreuses séances de léthargie s’explique par la conviction que le cycle de hausses des taux directeurs de la part des banques centrales arrive à son terme et par la publication d’indicateurs chinois supérieurs aux prévisions. La deuxième économie mondiale semble, en effet, réagir positivement aux mesures de soutien mises en place par le gouvernement. En août, la production industrielle a augmenté de 4,5 % sur un mois, après 3,7 % en juillet et contre 3,9 % attendue. Cette progression est la plus importante depuis le mois d’avril. Les ventes de détail ont augmenté de 4,6 % sur un an, contre 2,5 % en juillet et 3 % estimé par le consensus. En revanche, dans le secteur de l’immobilier, les prix ont continué de reculer en août, de 0,3 %, contre -0,2 % en juillet.
Aux Etats-Unis, la production industrielle a augmenté de 0,4 % sur un an en août, tandis que l’indice d’activité manufacturière de la Fed de New York est en hausse à +1,9 point, contre -19 le mois précédent et -10 attendu. La grève dans le secteur automobile pourrait avoir des effets négatifs pour le mois de septembre. La production informatique serait en recul au vu du ralentissement de la production annoncée par les TSMC, un des principaux producteurs de microprocesseurs. Cette annonce a conduit à la baisse des valeurs technologiques. Le Nasdaq a ainsi reculé de 0,55 % sur la semaine.
L’indice de confiance du consommateur de l’Université du Michigan a diminué, en revanche, de 1,8 point à 67,7 en septembre, mais la composante des anticipations d’inflation à un an n’est plus que de 3,1 %, son plus bas niveau depuis mars 2021. Celle des anticipations à 5-10 ans a reculé à 2,7 %, soit son plus faible score depuis le mois de septembre 2022. Ces résultats pourraient inciter la FED, le 20 septembre prochain, à réaliser une pause dans la hausse des taux. Certes comme pourla BCE, elle pourrait effectuer une hausse de précaution.
Le cours du pétrole a, de son côté, continué de se raffermir en se rapprochant des 95 dollars le baril. La hausse de cette semaine est liée aux déclarations émanant de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui s’attend à un déficit d’offre par rapport à la demande mondiale sans précédent depuis 2007, déficit qu’elle a sciemment organisé avec des accords de régulation de la production. Dans son rapport mensuel, publié mardi12 septembre dernier, l’OPEP a évalué le déficit potentiel à 3,3 millions de barils jours. Si la croissance aux Etats-Unis persiste et la Chine connait un rebond de croissance, la barre des 95 dollars pourrait être assez rapidement franchie et dépassée. L’Europe et le Japon seraient les plus exposés au sein des pays de l’OCDE à cette augmentation qui ralentirait le processus de décrue de l’inflation.
La Banque centrale européenne a, jeudi 14 septembre, porté le taux de la facilité de financement (« refi ») à 4,5 %, celui de la facilité de prêt marginal à 4,75 %, et le taux de dépôt à 4 %, son plus haut niveau depuis la naissance de l’euro. Depuis le mois de juillet 2022, les taux ont ainsi augmenté de 4,5 points.
La BCE n’a pas opté pour une pause en septembre malgré la baisse des indices PMI qui semblent indiquer l’arrivée rapide d’une récession. Le Comité de politique monétaire de la banque centrale a pris en compte le maintien d’une inflation élevée, 5,3 % en août pour la zone euro. Au sein de celle-ci, plusieurs pays dont la France ont connu un rebond de l’indice des prix le mois dernier. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) qui est surveillée par la BCE, reste également à des niveaux élevés. Selon les nouvelles projections de la BCE, l’inflation serait plus élevée qu’initialement prévue en 2023 (5,6 %) comme en 2024 (3,2 %). Le retour dans la zone cible des 2 % n’est envisagée qu’en 2025. Face à cette situation, la BCE a voulu prouver sa volonté de casser les anticipations inflationnistes. Elle a préféré réaliser cette hausse dès maintenant pour éviter d’être sous pression en octobre en cas de concrétisation de la récession. Il lui serait en effet plus difficile d’augmenter ses taux en cas de réduction du PIB. Pour une majorité d’investisseurs, l’augmentation du mois de septembre pourrait être la dernière ce qui a abouti à une décrispation sur les taux des obligations d’État. Sur ce sujet, Christine Lagarde, la Présidente de la BCE, n’a pris aucun engagement. La banque centrale n’a pas, par ailleurs, communiqué sur une possible accélération de la réduction de son bilan par la fin des réinvestissements liés à son programme « urgence pandémie » (PEPP) ou par une cession des titres détenus dans le cadre de son principal programme d’achats d’actifs (APP). Elle pourrait utiliser ses outils à l’occasion des prochaines réunions si l’arme des taux devenait moins facile à manier.
La fin du dollar est une antienne vieille d’un demi-siècle. Depuis la fin des accords de Bretton Woods intervenue en 1976, faisant suite à l’arrêt de sa convertibilité en or le 15 août 1971, le dollar n’en finit pas de défier les mauvais augures. De la crise financière de 2008, à la guerre en Ukraine, en passant par la mise en place des sanctions contre la Chine, la dédollarisation à maintes fois été annoncée sans, à ce jour, se concrétiser. Le dollar reste de loin la première monnaie de réserve, autour de 60 % loin devant l’euro, autour de 20 %.
L’euro, en raison de la guerre en Ukraine et des menaces de récession, avait perdu du terrain face au dollar au point de tomber en-dessous de la parité en septembre 2022. Avec la hausse des taux directeurs décidée par la BCE, la monnaie européenne avait regagné une partie du terrain. Elle s’était ainsi apprécié de 15 % revenant à 1,12 dollar au mois de juillet 2023. Depuis, l’euro a perdu 5 %. Cette baisse est imputable à des prises de bénéfices de la part des hedge funds. Ces derniers ne prévoient pas une amélioration du taux de change de l’euro dans les prochains mois, le cycle de hausse des taux directeurs s’achevant.
Le dollar reste une valeur refuge en période trouble. La monnaie américaine bénéfice par ailleurs de la frénésie d’investissements que génère l’intelligence artificielle (IA). Le dollar profite également de la bonne tenue de la croissance américaine qui est deux fois plus importante que celle de la zone euro depuis 2019. Les investisseurs s’attendent à un ralentissement économique plus long et plus profond en zone euro qu’aux États-Unis.
La monnaie européenne si elle est en souffrance par rapport au dollar résiste néanmoins par rapport à l’ensemble des monnaies. En 2023, son taux de change réel (après inflation) a progressé de 3,4 % et s’établit à son plus haut niveau depuis cinq ans. Depuis sa création en 1999, la monnaie européenne n’a cédé que 6,5 % et a réussi à surmonter de nombreuses crises : crise des subprimes en 2008/2009, crise des dettes souveraines 2010/2014, épidémie de Covid en 2020, guerre en Ukraine en 2022.
Sur les marchés des changes, l’inconnu demeure la monnaie chinoise. Les autorités de Pékin pourraient être tenté de déprécier le yuan pour endiguer la baisse de l’activité et la menace déflationniste et pour favoriser la compétitivité des exportations. Il pourrait en résulter des tensions accrues entre les pays occidentaux et la Chine.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 15 sept. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 378,82 | +1,91 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 618.24 | +0,25 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 450.32 | -0,07 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 708,33 | -0,55 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 893,53 | +0,91 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 711,38 | +3,12 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 294,95 | +1,28 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 33 533,09 | +2,84 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 117,74 | +0,03 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,214 % | +0,071 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,671 % | +0,060 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,324 % | +0,057 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0671 | -0,29 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 924,45 | +0,32 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 93,66 | +3,79 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Ralentissement économique confirmé, hausse du prix du pétrole, persistance des tensions sino-américaines : les investisseurs ne voient pas la vie en rose depuis le début du mois de septembre. Les indices « actions » sont en léger recul sur la semaine de -0,90 % pour le CAC40 à -2,08 % pour le Nasdaq. Le Footsie britannique est le seul à faire exception avec une hausse de 0,20 %.
La croissance est annoncée en baisse un peu partout pour les prochains mois. En France, l’INSEE a prévu une croissance qui ne dépasserait pas 0,1 % au troisième trimestre. Avec l’annonce de Ryad et de Moscou de proroger jusqu’à la fin de l’année, l’accord de réduction de la production de pétrole, les cours de ce dernier ont été orientés à la hausse. Le prix du baril de Brent a dépassé les 90 dollars durant la semaine écoulée. Il a ainsi augmenté de près de 2 % sur la semaine et de 20% en trois mois. Cette remontée du prix du pétrole contrarie le processus de baisse de l’inflation. Celle-ci demeure vive est pourrait conduire les banques centrales à relever, une nouvelle fois, leurs taux directeurs à l’occasion de leur prochaine réunion, le 14 et le 19 septembre. Les investisseurs ont accusé le coup après la décision de l’administration chinoise d’interdire l’usage de l’iPhone et de tout autre smartphone de marque étrangère à ses hauts fonctionnaires et employés gouvernementaux. L’action d’Apple a perdu 6,4 % mercredi 7 et jeudi 8 septembre avant de rebondir de 1 % vendredi 9.
La perspective de nouvelles hausses des taux directeurs de la part de la FED et de la BCE a conduit à une augmentation des taux pour les obligations souveraines. Le taux de l’OAT à 10 ans a dépassé 3,1 % et celui de son homologue américain 4,2 %. Le taux des obligations « corporate » dépasse se situe désormais entre 4 et 6 %. L’euro s’est légèrement déprécié sur la semaine passant en-dessous de 1,08 dollar.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 8 sept. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 240,77 | -0,90 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 576,59 | -0,92 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 457,49 | -1,40 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 761,53 | -2,08 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 740,30 | -0,68 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 478,19 | +0,20 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 237,19 | -1,06 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 606,84 | -0,32 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 116,72 | -0,53 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,143 % | +0,088 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,611 % | +0,079 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,267 % | +0,090 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0702 | -1,24 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 917,68 | -1,14 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 90,85 | +2,10 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Après un léger rebond en juin (+1,8 milliard d’euros) l’assurance vie enregistre, selon France Assureurs, une nouvelle décollecte nette en juillet (-1 milliard d’euros) après celle de mai (-1,7 milliard d’euros). L’assurance vie est, depuis le début de l’année, concurrencée non seulement par les produits d’épargne réglementée (Livret A et LDDS) mais aussi par les contrats et dépôts à terme. Ces produits d’épargne de court terme offrent actuellement des rémunérations qui sont, en règle générale, supérieures à celles des fonds euros de l’assurance vie.
Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte nette n’a été que de 3,1 milliards d’euros contre +12,7 milliards d’euros sur la même période en 2022. Lors de ces vingt dernières années, seules deux en ont enregistré de plus mauvais (2012 avec la crise des dettes souveraines : – 6 milliards d’euros de janvier à juillet ; 2020 avec l’épidémie de covid : -4 milliards d’euros de janvier à juillet). En juillet, jusqu’à maintenant, l’assurance vie connaissait des collectes nettes plutôt correctes. Une seule décollecte (en 2020 avec l’épidémie de covid) avait été constaté en dix ans (2013/2022).
Des prestations en hausse
Les cotisations brutes en assurance vie se sont élevées à 12,1 milliards d’euros en légère hausse de +1 % par rapport à juillet 2022. Elles sont néanmoins en baisse par rapport au moins de juin (15 milliards d’euros). La progression, en juillet, a été de 0,5 % pour les supports en euros de 1 % pour ceux en unités de compte. La part des unités de compte dans la collecte brute est de 37 %.
Au mois de juillet, les prestations s’établissent à 13,1 milliards d’euros, en hausse de +16 % par rapport à juillet 2022. Elles sont stables par rapport à juin. Cette augmentation souligne que des ménages sortent de l’argent de leur assurance vie afin de la réallouer sur d’autres placements.
La collecte nette est ainsi négative sur le mois, à −1,0 milliard d’euros. Elle demeure positive en UC, à +1,7 milliard d’euros.
Sur les sept premiers mois de l’année, les cotisations atteignent 93,7 milliards d’euros, en hausse de +4,6 milliards d’euros . Les prestations se sont élevées, sur la même période, à 90,6 milliards d’euros, en hausse de +14,2 milliards d’euros (soit +19 %) par rapport à la même période de 2022.
Poursuite de la décollecte nette pour les fonds euros
Au mois de juillet, la décollecte en fonds euros a atteint -2,7 milliards d’euros portant ce montant, sur les sept premiers mois de l’année, à 18 milliards d’euros. Les titulaires d’assurance vie continuent à s’alléger en fonds euros au profit des unités de compte ou d’autres produits de taux (épargne réglementée, dépôts à terme).
La collecte nette en unités compte a été de 1,7 milliards d’euros. De janvier à juillet, elle s’est élevée à 21,2 milliards d’euros.
Depuis le début de l’année, l’assurance vie est sauvée par les unités de compte qui permettent d’éviter une décollecte.
En attendant 2024…
Les Français privilégient toujours l’épargne de précaution qui leur garantit sécurité, liquidité et rendement. Ils se montrent ainsi pragmatiques en optant pour les placements les plus rémunérateurs et sans risque. Cette préférence pour le court terme s’explique également par la persistance des incertitudes économiques avec une inflation qui demeure élevée.
L’assurance vie est condamnée à attendre 2024 pour retrouver quelques couleurs. Concurrencée tout à la fois par le Livret A et les dépôts à terme, sur le segment des fonds euros, le premier produit d’épargne des ménages dont l’encours a atteint fin juillet 1919 milliards d’euros, connaît depuis le début de l’année une petite croissance émaillée de décollectes. Pour la première fois en plus de trente ans, le rendement des fonds euros de l’assurance vie est inférieure à celui de produits d’épargne de court terme et à l’inflation. Cette situation est imputable à l’inertie des fonds euros liée à la duration des obligations d’Etat qui constituent leur socle. Avec la hausse des taux d’intérêt entamée en 2022, une éclaircie devrait se profiler au début de l’année 2024 avec l’annonce des rendements des fonds euros qui seront en hausse et qui se rapprocheront du taux du Livret A. D’
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) trace toujours la route
L’assurance vie est à la peine depuis le début de l’année mais le Plan d4Epargne Retraite continue de progresser grâce à des transferts issus des anciens produits retraite et aux souscriptions réalisées par de nouveaux assurés. En juillet, les cotisations sur les PER assurantiels s’élèvent à 675 millions d’euros. 55 700 nouveaux assurés ont été enregistrés. Par ailleurs, 8 200 assurés ont transféré 219 millions d’euros d’anciens contrats d’assurance retraite vers un PER.
Depuis le début de l’année, les cotisations versées s’élèvent à 4,7 milliards d’euros pour 503 200 nouveaux assurés. La collecte nette des PER s’établit à +3,3 milliards d’euros.
Fin juillet 2023, 5,1 millions d’assurés détiennent un PER pour un encours de 67,7 milliards d’euros, dont 39 % correspondent à des UC.

France Assureurs

France Assureurs
Au mois d’août, les indices « actions » ont sur toutes les grandes places financières abandonné du terrain. Le recul a été en moyenne de 2 %. Il a atteint plus de 5 % à Shanghai sur fond de crise immobilière. Les investisseurs commencent à craindre la stagflation, ce mélange corrosif d’inflation et de stagnation économique voire de récession.
Les investisseurs n’aiment pas le mois de septembre qui est traditionnellement le plus mauvais mois de l’année boursière. En 2022, septembre s’est clôturé sur une perte de plus de 9 % pour le S&P 500, le Cac 40 perdant de son côté près de 6 %. Depuis 1928, septembre s’est traduit, une fois sur deux, par un recul de l’indice S& P500. Mais, en jouant avec les statistiques, il s’avère que le mois de septembre est positif pour cet indice quand il a augmenté au cours du premier semestre de plus de 10 % ce qui est le cas cette année.
La malédiction du mois de septembre s’explique par la volonté des traders de réaliser leurs programmes de plus-values sur actions (ventes d’actions et sécurisation des gains). En septembre, les investisseurs commencent à avoir une vision assez fine des résultats des entreprises et une idée de l’année à venir. Ils sont ainsi amenés à effectuer des arbitrages. L’automne après la période estivale émolliente est la saison des prises de conscience et de corrections de trajectoires parfois brutales. Le contexte économique, en ce début de mois de septembre, est source de doutes avec des incertitudes sur la baisse de l’inflation et l’évolution de la croissance. La remontée du cours du pétrole est à nouveau un sujet d’inquiétude tout comme la résurgence du covid.
Le cours du pétrole (BRENT) s’est rapproché des 90 dollars malgré le ralentissement de l’économie mondiale. En trois mois, le baril s’est apprécié de 20 %. Ce rebond du cours du pétrole s’explique par la décision de l’OPEP + de restreindre sa production. Cette semaine, La Russie a avalisé une nouvelle diminution de ses exportations de pétrole, en lien avec ses partenaires de l’OPEP +.de 300 000 b/j en septembre. La décision de la Russie intervient après la prorogation d’un mois, jusqu’en octobre, de la réduction de la production de l’Arabie saoudite, à hauteur d’un million de barils par jour (b/j).
LVMH n’est plus la première capitalisation boursière européenne. Le groupe de luxe est devancé par l’entreprise pharmaceutique danoise Novo Nordisk), spécialisée dans le traitement du diabète et dont le cours s’est accru de près de 40 % depuis le début de l’année.
Les créations d’emploi, aux Etats-Unis se sont élevées à 187 000 en août, soit plus que les 170 000 attendus par le consensus des économistes mais pour le troisième mois consécutif, elles ont été inférieures au seuil des 200 000. Par ailleurs, le nombre de créations de postes pour juillet a été révisé en baisse, à 157 000 contre 187 000 annoncé initialement. Parallèlement, le taux de chômage est en hausse à 3,8 % grâce en partie à une hausse de la participation quand le consensus tablait sur une stabilisation à 3,5 %. La croissance du salaire horaire moyen a ralenti plus que prévu sur un mois à 0,2 % contre 0,3% anticipé. Sur un an, elle revient de 4,4 % à 4,3 %. Ces résultats constituent une bonne nouvelle pour la FED. Sa politique de relèvement des taux directeurs commencent à porter ses fruits. La probabilité que l’institution monétaire américaine fasse une pause lors de sa prochaine réunion n’a jamais été aussi élevée. De plus en plus d’économistes estiment que les taux ont atteint un sommet et qu’une baisse pourrait intervenir au cours du premier semestre de l’année 2024. Néanmoins, certains pensent qu’une hausse est encore possible d’ici la fin de l’année.
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Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 1er sept. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 296,77 | +0,93 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 837,71 | +1,28 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 515,77 | +2,29 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 031,81 | +3,13% | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 840,34 | +1,33 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 464,54 | +1,83 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 282,64 | +1,10 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 710,62 | +3,44 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 133,25 | +1,82 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,055 % | -0,032 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,532 % | -0,027 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,177 % | -0,074pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0846 | +0,45 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 938,10 | +1,35 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 88,39 | +3,89 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
En matière d’actions, ce qui compte c’est non seulement le cours mais aussi – voire surtout – le dividende. Leur montant dépend des résultats des entreprises et de la politique de distribution décidée par le Conseil d’administration.
Au deuxième trimestre, les grandes entreprises mondiales ont versé l’équivalent de 568 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires, d’après le gestionnaire d’actifs Janus Henderson. Ces dividendes sont en hausse de 5 % sur un an. En France, les dividendes ont progressé toujours sur un an de 13,3 %. Au niveau de la zone euro, la hausse est de 10 % en moyenne. Au premier trimestre 2023, les versements étaient déjà en hausse de 12 % sur un an, à 327 milliards de dollars.
En France, les versements ont atteint 49,6 milliards d’euros. Parmi les entreprises ayant versé les plus importants dividendes figurent BNP Paribas, Sanofi, AXA, LVMH et Engie. Au niveau mondial, les groupes Nestlé, HSBC et Mercedes ont distribué les dividendes les plus élevés. Les banques ont été à l’origine des dividendes les plus importants (85 milliards de dollars au deuxième trimestre), suivies par les compagnies d’assurances(37 milliards de dollars) et les producteurs de pétrole (36 milliards de dollars).
Au deuxième trimestre 2023, la zone euro a été à l’origine de 37 % des versements de dividendes contre 33 % pour les États-Unis. Ce résultat doit être relativiser car en Europe, les dividendes sont souvent versés en une seule fois quand, aux États-Unis, ils peuvent donner lieu à plusieurs versements. Sur l’ensemble de l’année 2022, les États-Unis arrivaient en tête pour les versements. En Europe, les entreprises espagnoles ont accru leurs versements de dividendes de 29 % entre avril et juin par rapport à 2022. La hausse est de 9 % en Allemagne, et de près de 19 % en Italie.
En 2022, les dividendes à l’échelle mondiale avaient atteint 1 560 milliards de dollars. Ils étaient en progression de 8,4 % par rapport à 2021. L’année 2023, après un premier semestre exceptionnel, devrait néanmoins enregistrer une moindre progression en raison du tassement de la croissance. Les résultats du premier semestre étaient la traduction de l’activité de 2022 qui était encore en hausse. L’année dernière, les entreprises du CAC 40 ont dégagé plus de 142 milliards d’euros de bénéfices.
Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts bancaires a, en juillet, continué sa progression à 1,57 %, après 1,53 % en juin. Le taux de rémunération moyen des dépôts des ménages atteint 1,72 % ; il est quasi stable par rapport à juin (1,71 %). Le taux de rémunération des livrets bancaires fiscalisés était de 0,71 %. La rémunération des dépôts des SNF progresse de 10 points de base à 1,43 %, portée notamment par la remontée des taux des comptes à terme.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| Encours (Md€) | Taux de rémunération | ||||
| juil-2023 (g) | juil-2022 | mai- 2023 | juin-2023 (f) | juil-2023 (g) | |
| Dépôts bancaires (b) | 3 111 | 0,48 | 1,48 | 1,53 | 1,57 |
| dont Ménages | 1 867 | 0,77 | 1,68 | 1,71 | 1,72 |
| – dépôts à vue | 591 | 0,01 | 0,04 | 0,04 | 0,05 |
| – comptes à terme <= 2 ans (h) | 52 | 0,42 | 2,81 | 2,97 | 3,04 |
| – comptes à terme > 2 ans (h) | 70 | 0,70 | 1,29 | 1,37 | 1,47 |
| – livrets à taux réglementés (c) | 639 | 1,07 | 3,22 | 3,22 | 3,22 |
| dont : livret A | 369 | 1,00 | 3,00 | 3,00 | 3,00 |
| – livrets ordinaires | 251 | 0,09 | 0,64 | 0,68 | 0,71 |
| – plan d’épargne-logement | 264 | 2,57 | 2,60 | 2,60 | 2,60 |
| dont SNF | 860 | 0,11 | 1,20 | 1,33 | 1,43 |
| – dépôts à vue | 566 | 0,05 | 0,45 | 0,48 | 0,52 |
| – comptes à terme <= 2 ans (h) | 237 | 0,14 | 2,89 | 3,11 | 3,25 |
| – comptes à terme > 2 ans (h) | 57 | 0,69 | 2,34 | 2,59 | 2,83 |
| Pour mémoire : | |||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,50 | 3,50 | 3,75 | 4,00 | |
| Euribor 3 mois (d) | 0,04 | 3,37 | 3,54 | 3,67 | |
| Rendement du TEC 5 ans (d), (e) | 1,14 | 2,69 | 2,79 | 2,93 | |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Outre les dépôts des ménages et des SNF, le taux de rémunération global intègre la rémunération des dépôts des autres secteurs détenteurs de monnaie (APU hors administration centrale, sociétés d’assurance, OPC non monétaires, entreprises d’investissement et organismes de titrisation)
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Moyenne mensuelle.
e. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
f. Données révisées.
g. Données provisoires.
h. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
La réforme des retraites entre en vigueur le 1er septembre
La réforme des retraites, adoptée au printemps, entre en vigueur à compter du 1er septembre. L’âge légal de départ à la retraite sera progressivement repoussé de 62 ans aujourd’hui à 64 ans en 2030, à raison de trois mois par an. Les actifs nés entre le 1er septembre et le 31 décembre 1961 sont les premiers concernés. L’âge légal sera de 64 ans pour la génération 1968. Par ailleurs, le passage de la durée de cotisation de 42 à 43 ans est accéléré. Cette mesure sera effective dès la génération 1965 quand initialement elle ne devait s’appliquer totalement qu’à partir de la génération 1973.À compter du 1er septembre, les nouveaux salariés des entreprises bénéficiant d’un régime spécial de retraite ne pourront plus y prétendre, seuls les anciens continueront à en bénéficier.
La retraite minimale sera revalorisée pour être portée à 848 euros brut pour une carrière complète. Le dispositif «carrières longues» sera désormais ouvert, sous conditions, aux assurés qui ont démarré dans la vie active avant 21 ans (contre 20 ans auparavant). Ce dispositif comportera dorénavant quatre bornes d’âge d’entrée. Pour atténuer les effets négatifs de la réforme pour les mères de famille, une surcote a été instituée pour certaines d’entre elles. Le dispositif de retraite progressive est étendu au 1er septembre aux fonctionnaires, aux professionnels libéraux et aux avocats. Son recours sera facilité. Dorénavant, les cotisations retraite versées par les actifs en situation de cumul emploi-retraite ouvriront droit à pension comme cela était le cas avant 2015.
Au deuxième trimestre, le taux d’épargne des ménages a atteint 18,8 % du revenu disponible brut en hausse de 0,6 point par rapport au taux du premier trimestre (18,2 %). Cette augmentation du taux d’épargne traduit le niveau élevé d’inquiétude des ménages face à la vague inflationniste. Les Français, en moyenne, n’ont pas touché à la cagnotte qu’ils ont constitué depuis le début de la crise sanitaire en 2020.

INSEE
La hausse du taux d’épargne est rendue possible par la résistance du pouvoir d’achat des ménages face à la hausse des prix. Au deuxième trimestre, il a augmenté de 0,1 % faisant suite au repli de 0,6 % du premier trimestre. Cette évolution du pouvoir d’achat s’explique par la hausse des salaires et par la légère décrue de l’inflation. Comme dans le même temps, les dépenses de consommation se sont repliés de 0,5 %, la part des revenus consacrée à l’épargne a augmenté de 0,6 point.
Les ménages continuent de privilégier l’épargne de précaution et en particulier les produits réglementés comme le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire(LDDS) ainsi que le Livret d’Epargne Populaire (LEP). Ces produits offrent une rémunération jugée attractive même si elle ne compense pas totalement l’inflation (à l’exception de celle du LEP). Ces produits répondent en matière de sécurité, liquidité et fiscalité aux attentes des Français. Il convient également de souligner que les ménages se tournent de plus en plus vers les dépôts à terme qui ne sont pas soumis à des règles de plafonds et qui offrent des rendements de plus en plus élevés.
Cette préférence pour l’épargne de court s’effectue au détriment des produits de longs termes comme les fonds euros de l’assurance vie ou le Plan d’Epargne Logement.
Au cours du second semestre, une baisse du taux d’épargne devrait intervenir en lien avec une reprise de la consommation attendue avec les vacances, la rentrée scolaire et les fêtes de fin d’année. Par ailleurs, la décrue de l’inflation, sous réserve qu’elle se confirme pourrait améliorer le moral des ménages et les conduire à consommer davantage.
Sur un an, selon l’estimation provisoire de l’INSEE, réalisée en fin de mois, les prix à la consommation augmenteraient de 4,8 % en août 2023, après +4,3 % le mois précédent. Cette hausse de l’inflation s’explique par la remontée des prix du pétrole. Les prix de l’alimentation seraient en baisse pour le cinquième mois consécutif, ainsi que, dans une moindre mesure, ceux des produits manufacturés et des services.

INSEE
Sur un mois, les prix à la consommation seraient en hausse de 1,0 % en août, après +0,1 % en juillet. Les prix de l’énergie contribuerait en grande partie à cette augmentation avec en particulier la hausse des prix des produits pétroliers et des tarifs réglementés de l’électricité à compter du 1er août 2023. Les prix des produits manufacturés seraient également orientés à la hausse avec la fin des soldes d’été. Les prix des produits frais augmenteraient quand ceux de l’alimentation hors frais ralentiraient. Les prix des services ralentiraient aussi, du fait notamment du repli des prix des services de transport et de la décélération des prix des « autres services ».
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 5,7 % en août, contre +5,1 % en juillet. Sur un mois, il croîtrait de 1,1 %, après avoir été stable en juillet.
La bataille de l’inflation n’est pas terminée. L’augmentation des prix de l’énergie pourrait conduire à un petit rebond obligeant la Banque Centrale à poursuivre sa politique de relèvement des taux directeurs dans les prochains mois avec comme écueil un risque de récession avéré au sein de la zone euro.
De manière dérogatoire, les taux d’usure sont fixés de manière mensuelle. Ceux en vigueur à compter du 1er septembre sont les suivants :
| Taux d’usure et taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit et les sociétés de financement (%) | ||
| Catégorie | Taux effectif moyen pratiqué au cours des trois mois précédent le 1er septembre 2023 | Taux d’usure applicable au 1er septembre 2023 |
| CRÉDITS DE TRÉSORERIE Crédits de trésorerie aux ménages et prêts pour travaux d’un montant inférieur ou égal à 75 000 euros (1) | Séries | Séries |
| Prêts d’un montant inférieur ou égal à 3 000 euros | 16,21 | 21,61 |
| Prêts d’un montant supérieur à 3 000 euros et inférieur ou égal à 6 000 euros | 9,01 | 12,01 |
| Prêts d’un montant supérieur à 6 000 euros | 5,14 | 6,85 |
| CRÉDITS IMMOBILIERS Crédits immobiliers et prêts pour travaux d’un montant supérieur à 75 000 euros (2) | Séries | Séries |
| Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans | 3,17 | 4,23 |
| Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans | 3,96 | 5,28 |
| Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus | 4,17 | 5,56 |
| Prêts à taux variable | 3,85 | 5,13 |
| Prêts relais | 4,15 | 5,53 |
| Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | Séries | Séries |
| Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 2 ans et moins de 10 ans | 4,72 | 6,29 |
| Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans | 4,68 | 6,24 |
| Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus | 4,75 | 6,33 |
| Prêts à taux variable d’une durée initiale supérieure à 2 ans (3) | 5,69 | 7,59 |
| Découverts en compte | 13,19 | 17,59 |
| Autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à 2 ans | 5,01 | 6,68 |
| Prêts aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | Séries | Séries |
| Découverts en compte (4) | – | – |
(1) Définition – Crédits de trésorerie : crédits aux ménages n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien.
(2) Définition – Crédit Immobiliers : crédits aux ménages entrant dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien
(3) Taux moyen pratiqué (TMP) : le taux moyen pratiqué est le taux effectif des prêts aux entreprises d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable, d’un montant inférieur ou égal à 152 449 euros. Ce taux est utilisé par la Direction générale des impôts pour le calcul du taux maximum des intérêts déductibles sur les comptes courants associés.
(4) Le taux d’usure des découverts en compte des personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale reste fixé sur une base trimestrielle. Sa valeur de 17.33 % au 1er juillet 2023 reste inchangée jusqu’au 1er octobre 2023.
Lors du symposium de Jackson Hole qui se tient chaque année à la fin du mois d’août aux Etats-Unis et réunit les banquiers centraux, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a confirmé que la politique monétaire restera restrictive jusqu’à ce que l’inflation décélère de manière significative. Il a souligné que la banque centrale était prête à augmenter ses taux directeurs une nouvelle fois, mais les décisions seront prises avec la plus grande « précaution ». La Réserve fédérale américaine pourrait être contrainte de relever davantage que prévu les taux d’intérêt pour s’assurer que l’inflation est contenue, a-t-il ainsi déclaré. L’objectif de la FED reste de faire revenir l’inflation à 2 %. Jerome Powell reste prudent par rapport aux bons résultats de ces deux derniers mois. La Présidente de la BCE doit faire face à une situation plus complexe que celle de son homologue américain. La croissance de la zone euro s’étiole de mois en mois, faisant craindre une récession. Or, si l’inflation baisse, elle demeure élevée. Par ailleurs, la diminution constatée depuis deux mois est avant tout liée à un effet base. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) reste éloignée de la cible des 2 % et tarde à diminuer. La BCE souhaite sans nul doute marquer sa résolution à casser les anticipations inflationnistes en relevant au moins encore une fois ses taux directeurs. Elle devra le faire rapidement afin de ne pas se placer sous la pression des gouvernements en cas d’installation de la récession. Cela pourrait conduire à une nouvelle hausse en septembre quand, il y a quelques temps, l’idée d’une pause avait été émise.
Dans ce contexte, les investisseurs ont, durant la semaine, opté pour la prudence intégrant de plus en plus de nouveaux relèvements des taux directeurs afin de lutter contre l’inflation. Les indices boursiers ont légèrement augmenté les cinq derniers jours. Le CAC40 a gagné 0,89 % et le S&P 500, 0,87 %. Le baril de pétrole Brent est resté stable autour de 84 dollars, les signes de ralentissement de l’activité au niveau mondial s’étant multipliés. Les taux d’intérêt des obligations d’Etat à 10 ans se sont légèrement détendus en Europe.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 25 août 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 229,60 | +0,89 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 346,90 | -0,55 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 405,71 | +0,87 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 941,83 | +1,72% | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 631,82 | +0,52 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 338,58 | +0,94 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 236,25 | +0,44 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 31 624,28 | +2,66 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 064,07 | -1,59 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,087 % | -0,070 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,559 % | -0,054 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,251 % | +0,018pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0792 | -1,04 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 908,35 | +1,02 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 84,09 | -0,70 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire ont enregistré, en juillet, un nouveau mois de forte collecte, avec 3,13 milliards d’euros portant le total, depuis le début de l’année, à 37,67 milliards d’euros. L’encours de ces deux produits s’élevait ainsi, à fin juillet, à 547,4 milliards d’euros.
Le Livret A toujours la course en tête
Au mois de juillet, malgré l’absence d’annonce de revalorisation de son taux de rémunération, le Livret A continue sur la lancée du premier semestre avec une collecte de 2,16 milliards d’euros. Celle-ci fait suite à celles des mois de juin (1,34 milliard d’euros), de mai (2,47 milliards d’euros) et d’avril (2,33 milliards d’euros) qui avaient été exceptionnelles. Cette collecte est proche de celle du mois de juillet 2022, 2,64 milliards d’euros. La collecte du mois de juillet 2023 est supérieure à la moyenne de ces dix dernières années. Toujours sur cette même période, seules deux décollectes, en 2014 et 2015, ont été enregistrées.
Pour les sept premiers mois de l’année, la collecte du Livret A atteint 28 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. L’encours de son côté s’élevait, fin juillet, à 403,4 milliards d’euros, également record à battre.
Le Livret de Développement Durable Solidaire toujours dans les traces de son aîné
La collecte du mois de juillet 2023 du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) a été de 0,97 milliard d’euros, contre 0,83 en juin et 1,05 milliard d’euros en mai Elle s’était élevée à 0,48 milliard d’euros en juillet 2022. Sur les sept premiers mois de l’année, le LDDS a enregistré un flux net de 9,67 milliards d’euros portant son encours à 144 milliards d’euros.
Une propension à l’épargne de précaution affirmée
Malgré la décision de non-revalorisation du taux pendant 18 mois, les ménages ne modifient pas leur comportement. Ils privilégient l’épargne de précaution en puisant notamment sur leurs comptes courants dont l’encours est en forte baisse depuis le mois de septembre dernier. Ils effectuent également des arbitrages au détriment des livrets fiscalisés qui sont faiblement rémunérés. Le Livret A et le LDDS sont, en revanche, concurrencés par les dépôts et compte à terme qui peuvent offrir des rendements attractifs et qui ne sont pas soumis à des plafonds de versement. Les dépôts à terme deviennent la solution de placements pour les ménages ayant saturé leurs livrets A et leurs LDDS.
Vers une année record
Les ménages, au cœur de l’été, ont à loisirs de maintenir un taux d’épargne élevé. Ils privilégient toujours l’épargne à la consommation. La collecte se devrait se modérer durant l’automne avec l’augmentation traditionnelle des dépenses. Elle battra néanmoins, en 2023, battre des records. A la différence des Américains mais à l’instar des Allemands, les Français sont en mode fourmis par crainte d’une dégradation de la situation économique ou par simple effet du vieillissement démographique.

Cercle de l’Epargne – CDC

Cercle de l’Epargne – CDC
Avec l’aggravation de la crise immobilière en Chine et la montée de nombreux doutes sur l’évolution de la vague inflationniste de part et d’autre de l’Atlantique, les indices boursiers ont été en baisse cette semaine. Le CAC40 a ainsi perdu plus de 2 % et le Dow Jones près de 3 %.
La Chine semble s’enfoncer jour après jour dans la crise. En juillet, les ventes au détail et la production industrielle ont connu des progressions inférieures aux attentes. Les premières, qui constituent un baromètre assez fin de la consommation des ménages, n’ont augmenté que de 2,5 % sur un an le mois dernier. Le consensus Bloomberg visait une accélération à 3,6 % après les 3,1 % de juin. Les Chinois restent frileux en matière de consommation en raison de la crise immobilière qui les incite à épargner. La décision de Pékin d’abaisser le taux de ses prêts à un an n’a pas eu d’effets réels sur les marchés. La production industrielle a été plus faible que prévue le mois dernier, en hausse simplement de 3,7 % sur un an, contre 4,4 % en juin et 4 % attendu par les économistes.
Les taux américains d’intérêt ont augmenté cette semaine sur le marché secondaire de la dette. Celui du papier à dix ans a frôlé son plus haut niveau depuis 2007 jeudi, à plus de 4,2 %, et celui à 30 ans a inscrit un pic depuis 2011, à 4,426 %. Les minutes de la Fed, publiées mercredi en début de soirée, ont révélé que la banque centrale est toujours préoccupée par les niveaux de l’inflation et estime que de nouvelles hausses de taux seront peut-être nécessaires. Les membres du comité monétaire (FOMC) se montrent très divisés. Si une pause est probable pour la réunion de septembre, une ou deux augmentations sont possibles durant l’automne. Parmi les bonnes nouvelles aux Etats-Unis, il faut souligner le résultat de la production industrielle. Cette dernière a augmenté plus que prévu en juillet (+1 % contre +0,3 % anticipé et après un recul de 0,8 % le mois précédent). Pour la zone euro, l’évolution de l’inflation demeure incertaine. Si le taux d’inflation est passé de 5,5 à 5,3 % sur un an de juin à juillet, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) est restée stable d’un moins sur l’autre à 5,5 %.
En Russie, le mardi 15 août dernier, la banque centrale a été contrainte de relever son taux directeur de 8,5 à 12 % afin d’arrêter la dépréciation du rouble. Lundi 14 août, un dollar s’échangeait conte 100 roubles, contre moins de 80 avant la guerre en Ukraine. L’augmentation du taux directeur a permis une appréciation de 7 % du rouble face au dollar. La décision de relever les taux directeurs vise avant tout à empêcher le retour de l’inflation. Après avoir atteint 14 % en 2022, l’inflation était en recul depuis le début de l’année avant de connaître une nouvelle augmentation à compter de l’été. Les sanctions internationales et le plein emploi génèrent un accroissement des prix. L’objectifs des pouvoirs publics est de maintenir l’inflation en dessous de 6 % afin de limiter les tensions sociales au sein de la population. Les autorités russes sont contraintes de puiser dans leurs fonds souverains afin de financer l’effort de guerre et les prestations sociales. Si le déficit public demeure limité, autour de deux points de PIB, en revanche, les ponctions sur les fonds s’accélèrent. Par ailleurs, les recettes d’exportations tendent à se réduire ce qui pèse sur les finances publiques et la croissance.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 18 août 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 164,11 | -2,79 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 500.66 | -2,99 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 369,71 | -1,92 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 290,78 | -2,59% | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 574,26 | -1,59 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 262,43 | -3,42 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 212,95 | -3,02 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 31 450,76 | -1,90 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 131,95 | -1,89 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,157 % | +0,010 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,613 % | -0,005 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,233 % | +0,083pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0875 | -0,85 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 890,80 | -1,08 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 84,27 | -2,52 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Selon le rapport sur la richesse mondiale de Crédit Suisse et UBS, La France se classe à la troisième place au nveau mondial, derrière les États-Unis et la Chine et devant le Japon pour le nombre de millionnaires. Selon cette étude, près de 1 Français sur 20 serait millionnaire, soit trois millions de personnes. Si dans la grande majorité des pays, le nombre de millionnaires a baissé en 2022, il a augmenté en France. Le patrimoine des ménages français est avant tout de nature immobilière quand chez ses partenaires le poids des actifs financiers y est plus important. La valeur de ces derniers ayant diminué quand celle de l’immobilier a continué à augmenter, il en résulte que les Français ont enregistré une valorisation de leur patrimoine supérieure à celle de leurs voisins.
Selon l’INSEE, les 10 % des ménages les mieux dotés ont un patrimoine brut supérieur à 607 700 euros. Ceux qui détiennent plus d’un million d’euros constituent une sous-partie de cet ensemble. Selon une étude de l’INSEE de 2021 (fondée sur des chiffres de 2018), seuls 3 % des ménages ont un patrimoine brut dépassant le million d’euros. Ces 3 % détiennent près d’un quart du patrimoine national. Pour deux tiers d’entre eux, les actifs immobiliers représentent plus de la moitié de leur fortune. Les 1 % les mieux dotés ont un patrimoine brut supérieur à 2 millions d’euros. Il atteint, en moyenne, 4,3 millions d’euros. Ces ménages possèdent 16 % du patrimoine national. La structure patrimoniale des 1 % des plus riches diffère de celle des autres millionnaires avec un poids plus important des actifs financiers. Ces derniers représentent 34 % de leur patrimoine, contre 30 % pour les actifs immobiliers et 28 % pour les actifs professionnels. Pour les 10 % des ménages les mieux dotés, le poids des actifs financiers n’est que de 16 %.
27 % des ménages les mieux dotés en patrimoine sont des travailleurs indépendants ; 14 % sont des commerçants et chefs d’entreprise, 8 % sont des professions intermédiaires et 6 % sont des agriculteurs. 39 % sont retraités.
La région francilienne ne représente que 19 % de population nationale mais 43 % des personnes à très haut revenu (les 1 % des plus riches) et 54 % des très aisées (les 0,1 % des plus riches). Paris possède 20 % des très hauts revenus français et les Hauts-de-Seine 10 %.
La forte valorisation des prix de l’immobilier au sein des grandes agglomérations explique la progression des millionnaires. Les prix des logements ont, en effet, doublé en vingt ans.
En pleine période estivale, le pétrole s’est rappelé au bon souvenir des consommateurs et des investisseurs. La politique de réduction de l’offre décidée par l’Arabie saoudite porte ses fruits, le baril de Brent s’échangeant, cette semaine, à plus de 85 dollars. Le baril a gagné en un mois près de 10 %.
L’Arabie saoudite a annoncé, le jeudi 3 août dernier une prolongation de la baisse de sa production d’un million de barils par jour instituée en juillet. Cette opération est coordonnée avec la Russie qui a décidé de diminuer sa production de 300 000 barils par jour. Regroupées depuis 2016 au sein de l’OPEP+, représentant 40 % de l’offre mondiale, l’Arabie saoudite et la Russie, entendent maintenir des prix élevés dans un contexte de recul de la croissance qui naturellement pèse sur les cours. Saudi Aramco a, en juillet, limité sa production quotidienne à 9,05 millions de barils, soit trois millions de moins que son niveau de croisière. La Russie a stabilisé, de son côté, sa production à 9,4 millions de barils. L’objectif de l’Arabie saoudite est un cours du pétrole de plus de 80 dollars afin de financer son plan de transformation de son économie, plan « Vision 2030 » qui vise à préparer le pays à l’après pétrole. La Russie a besoin d’un pétrole élevé pour financer son effort de guerre. Logiquement, le pays ne peut pas exporter au-dessus de 60 dollars le baril mais il arrive à contourner cette règle tout en étant contraint d’effectuer des ristournes aux importateurs comme la Chine ou l’Inde.
La réduction de l’offre de la part de l’OPEP+ ne se fait pas complètement ressentir sur les prix en raison du ralentissement de l’économie mondiale et en particulier de la Chine. Avec une croissance plus élevée, l’OPEP+ espère une reprise de la demande en 2024. La consommation pourrait atteindre alors102 millions de barils jour. La hausse des cours actuels est due à une baisse des stocks. Ces derniers pourraient diminuer de 2,2 millions de barils par jour au troisième trimestre et de 1,2 million au quatrième.
Cette hausse du cours du pétrole n’a pas complètement occulté les bonnes nouvelles sur le terrain de l’inflation en provenance des Etats-Unis. Les prix à la consommation y ont augmenté de 3,2 % en juillet, soit moins que les 3,3 % attendus par le consensus. Hors éléments volatils que sont l’énergie et l’alimentation, l’inflation s’est élevée à 4,7 %, en recul parrapport aux 4,8 % de juin. L’autre bonne nouvelle en provenance des Etats-Unis provient de la série d’émissions obligataires, d’un montant de 103 milliards de dollars en trois jours de la part du Trésor. Les émissions à 10 ans se sont réalisés en dessous des 4 % témoignant de la confiance des investisseurs dans le recul de l’inflation. En revanche, les prix à la production progressé aux Etats-Unis de 0,3 % sur un mois en juillet, contre 0,1% en juin et 0,2% espéré. La Chine de son côté a poursuivi sa politique de libéralisation des voyages en groupe vers plusieurs pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, la Corée du Sud et le Japon ce qui conduit à une nouvelle hausse des cours du secteur du luxe (LVMH et Hermès) et de celles des compagnies aériennes ou du secteur de l’hôtellerie.
Dans ce contexte, les indices boursiers ont été cette semaine, étales, le CAC 40 gagnant 0,5 % quand le Daxx allemand a perdu 0,6 % et S&P500, 0,31 %.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 11 août 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 338,40 | +0,51 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 35 281.40 | +0,70 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 464.05 | -0,31 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 644.85 | -1,90% | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 832,17 | -0,78 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 523,01 | -0,47 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 320,75 | -0,39 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 473,65 | -0,87 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 189,25 | -3,01 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,147 % | +0,061 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,618 % | +0,090 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,150 % | +0,071pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1.0959 | -0,51 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 915,60 | -1,16 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 87,00 | +1,10 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Le patrimoine financier des ménages s’est rapproché, selon la Banque de France, à la fin du premier trimestre des 6000 milliards d’euros (5956,4) en hausse de 170,7 miliars d’euros grâce à 21,6 milliards d’euros de flux (13 % de la hausse) et à l’augmentation de la valeur des produits de fonds propres (87 % de la hausse). La barre des 6000 milliards d’euros de patrimoine financier avait brièvement dépassé à la fin de l’année 2020 marquée par un taux record d’épargne en lien avec le covid.
Plus de 900 milliards d’euros pour l’épargne réglementée
L’encours de l’épargne réglementée est désormais supérieur à 900 milliards d’euros (902,6 milliards d’euros au premier trimestre 2023), soit 2,5 fois plus que l’encours des actions cotées détenues par les ménages ou 2 fois plus que les unités de comptes des contrats d’assurance vie et d’épargne retraite. Les fonds euros représentent toujours l’encours le plus important en matière d’épargne financière (1478 milliards d’euros) mais sont en décollecte. Au premier trimestre comme au deuxième, les dépôts à terme ont fortement progressé.
Des flux d’épargne en baisse mais une réallocation en cours
Au premier trimestre, les ménages ont puisé dans leurs comptes courants non pas pour consommer mais pour augmenter leur épargne placée sur les produits réglementés et les dépôts à terme. Le flux trimestriel net de placements des ménages s’est élevé, selon la Banque de France, à 21,6 milliards d’euros, en baisse de 5,2 milliards par rapport au trimestre précédent. L’épargne investie en produits de taux a diminué de 10,6 milliards après 15,0 milliards d’euros au quatrième trimestre, en raison d’un flux négatif sur les dépôts à vue (-18,5 milliards contre -14,1 milliards d’euros au quatrième trimestre), et d’une décollecte sur l’assurance-vie en euros (-5,5 milliards d’euros), contrebalancés par un renforcement des placements en épargne réglementée (24,9 milliards d’euros) et en dépôts à terme. Les acquisitions nettes d’actifs sous forme de produits de fonds propres se replient mais dans une moindre mesure (11,7 milliards d’euros contre 14,2 milliards au quatrième trimestre) compte tenu du dynamisme de la collecte en assurance-vie en unités de compte.
Les premières données recueillies par la Banque de France pour le deuxième trimestre 2023 témoignent de la poursuite de la réallocation d’une partie des dépôts à vue (-11,6 milliards d’euros) vers les dépôts rémunérés (+23,5 milliards d’euros). Les flux sont toutefois moins forts que les deux trimestres précédents. Le flux net demeure négatif sur les contrats d’assurance-vie en euros (-3,2 milliards d’euros). Le faible rendement des fonds euros par rapport à celui de l’épargne réglementée explique cette évolution.
Près de 150 milliards d’euros de flux annuel pour l’épargne financière
En cumul sur quatre trimestres glissants, le flux net de placements financiers des ménages s’établit à 146,2 milliards au premier trimestre, en diminution par rapport au trimestre précédent mais il demeure toujours au-dessus du niveau d’avant pandémie (100 milliards en 2019).
Au premier trimestre 2023, le taux d’épargne financière diminue légèrement en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, mais progresse en Espagne, tout en restant à un bas niveau. Il est négatif en Italie pour le deuxième trimestre consécutif. Pour la zone euro, il s’établit à 3,3 %, en légère diminution de 0,1 point, tandis qu’il progresse aux États-Unis tout en restant à un faible (1,8 %).

Banque de France
Par l’arrêté du 17 juillet 2023 portant soutien au pouvoir d’achat des épargnants bénéficiaires de rentes inférieures à un certain montant minimal, le gouvernement a modifié les règles de sortie en capital des petits plans d’épargne retraite, mesure qui concerne notamment les anciens produits.
Depuis l’adoption de la loi PACTE et l’introduction du Plan d’Epargne Retraite (PER), les sorties en capital se sont généralisées. Néanmoins, les sorties en rente demeurent de mise pour les PERP, les contrats Madelin, les article 83 ou le compartiment 3 du PER (PER obligatoire d’entreprise). Pour ces produits, une sortie en capital est néanmoins possible quand les arrérages annuels sont inférieurs, en vertu de l’arrêté du 7 juin 2021, à 1 200 euros. L’arrêté du 17 juillet porte ce plafond à 1 320 euros par an ce qui qui correspond à un capital d’environ 32 000 euros pour une liquidation à l’âge de 64 ans. Il est possible d’augmenter ce montant en optant, par exemple, pour une réversion ou des annuités garanties, avant de liquider sa retraite. La fiscalité en cas de sortie en capital dans le cadre de ce mécanisme est particulièrement intéressant. Le capital, intérêts compris, est imposé à un prélèvement forfaitaire sur option à 7,50 % après un abattement de 10 % non plafonné. Ce montant est également soumis à des prélèvements sociaux à hauteur de 10,10 %. Ces taux sont inférieurs à ceux d’une sortie en capital dans le cadre du PER. Pour ce produit, la part du retrait issue des versements est soumise au barème de l’impôt sur le revenu mais est exonérée de prélèvements sociaux. La valorisation du contrat est assujettie au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU de 30 % : 12,8 % d’imposition + 17,2 % de prélèvements sociaux).
Pour les produits visés par l’arrêté du 17 juillet, la sortie en capital peut se faire non seulement au moment de la liquidation du contrat mais aussi lorsque les rentes sont en cours de versement. Plus de 70 000 personnes sont potentiellement concernées. Plus de la moitié des contrats existant sur le marché en phase de liquidation génèreraient, en effet, une rente annuelle inférieure à 1 320 euros. L’arrêté du 17 juillet contribue à harmoniser les régimes des différents produits d’épargne retraite et permet aux épargnants de choisir leur mode de sortie
Le cours des actions a pâti de la dégradation par Fitch de la note de la dette souveraine américaine intervenue cette semaine. Les moindres créations d’emploi aux Etats-Unis en juillet ont permis un rebond des cours vendredi. Selon le Bureau des statistiques du travail, la première économie mondiale a, en effet, créé moins de postes qu’anticipé par les économistes dans le secteur non agricole en juillet : 187 000, contre 185.000 en juin. Le consensus avait parié sur 200 000 créations. Le taux de chômage aux Etats-Unis est en baisse à 3,5 %, contre 3,6 % en juin, revenant ainsi à son niveau le plus bas depuis 50 ans. Ce taux est inférieur à la dernière estimation médiane de la Fed, de 4,1 % pour le quatrième trimestre de cette année. Les salaires ont continué à augmenter à un rythme soutenu avec un gain de 0,4 % en juillet comme en juin, alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,3 %. Il affiche sur un an une progression de 4,4 %.
Les indices européens ont perdu en moyenne plus de 2 % durant la semaine. Cette semaine, les taux des obligations d’Etat ont poursuivi leur hausse, le taux de l’OAT à 10 ans repassant au-dessus des 3 % quand celui de son homologue américain dépassait les 4 %. Le cours du pétrole demeure élevé avec la prorogation de la réduction de la production saoudienne d’un million de baril/jour et de la forte réduction des stocks américains.
Mardi 1er août, l’agence de notation financière Fitch a annoncé la dégradation de la note de crédit des États-Unis. Celle-ci passe de AAA à AA +, seule la perspective restant « stable ». « Les impasses politiques répétées sur le plafond de la dette et les résolutions de dernière minute ont érodé la confiance dans la gestion budgétaire », a mentionné l’agence Fitch Ratings pour justifier la baisse de la note. Elle a ajouté que « le gouvernement ne dispose pas d’un cadre budgétaire à moyen terme, contrairement à la plupart de ses pairs, et son processus budgétaire est complexe ». L’administration américaine a réagi immédiatement à cette décision en soulignant que les fondamentaux de l’économie étaient bien orientés avec une croissance plus forte que dans les autres pays de l’OCDE.
Le déficit budgétaire devrait atteindre 6,3 % du PIB cette année, contre 3,7 % l’an dernier en raison du plan en faveur de la transition énergétique. L’augmentation des taux d’intérêt devrait peser sur les comptes publics. La dernière dégradation de la note américaine date de 2011 après la crise des subprimes quand l’agence S&P avait privé le pays de son triple A, abaissant aussi la note d’un cran. Seule Moody’s accorde encore son triple A aux États-Unis.
L’annonce de Fitch a provoqué une baisse des indices actions sur plusieurs places financières. Cette mesure n’avait pas été anticipée. Elle s’est traduite par une augmentation des taux d’intérêt américains favorisant des arbitrages en faveur des obligations. Le dollar s’est ainsi apprécié contre les autres devises.
Le Royaume-Uni traverse une mauvaise passe avec une inflation qui résiste au traitement de choc de la banque centrale et une atonie économique qui perdure depuis trois ans.
La Banque d’Angleterre a décidé en ce début de mois d’août, pour a quatorzième fois, de relever son taux directeur de 5 % à 5,25 %, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2008. Depuis sa création en 1694, la banque centrale d’Angleterre n’avait jamais augmenté à un tel rythme ses taux.
Même si les autorités monétaires croient à la baisse de l’inflation pour l’automne, la situation britannique se démarque des Etats-Unis et de la zone euro avec une inflation qui demeure plus élevée 7,9 %. Le Royaume-Uni a été fortement touché par l’augmentation du prix du gaz qui assure 40 % de la production de l’électricité du pays. Comme aux Etats-Unis, le marché du travail est, Outre-Manche, tendu, le taux de chômage s’élevant à 4 %. Cette tension conduit à des hausses importantes des salaires. Ceux-ci ont progressé de 7,7 % sur un an, compensant presque intégralement l’inflation. Après avoir subi une violente chute de leur pouvoir d’achat (– 4 % entre avril 2021 et mai 2023), les Britanniques devraient connaître une légère progression d’ici à la fin de 2023. L’inflation au Royaume-Uni s’explique également par les difficultés d’approvisionnement provoquées par le Brexit. Ce dernier a également renchéri le prix des importations en provenance de l’Union européenne.
La hausse des taux d’intérêt est durement ressentie par les ménages britanniques. Sur les 8,5 millions de ménages qui ont contracté un emprunt immobilier, 1,4 million l’ont fait à taux variables. Par ailleurs, 2,2 millions de foyers qui doivent renégocier leur prêt d’ici à la fin de 2024, soit environ 130 000 tous les mois. En moyenne, la hausse de leurs remboursements devrait être de 3 000 livres (3 500 euros) par an.
Le Royaume-Uni est un des pays où la croissance est la plus faible en Europe depuis la crise sanitaire au point que son PIB vient juste de retrouver son niveau de 2019. Le pays a été pénalisé par la baisse des échanges avec l’Union européenne après le Brexit.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 4 août 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 315,07 | -2,30 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 35 065,62 | -0,50 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 478,22 | -2,12 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 909,4 | -2,76 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 951,86 | -3,61 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 564,37 | -1,97 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 332,91 | -2,96 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 192,75 | -1,83 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 288,08 | +0,75 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,086 % | +0,054 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,528 % | +0,065 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,079 % | +0,104 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1038 | +0,21 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 943,75 | -0,78 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 86,10 | +0,92 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Les ménages continuent de puiser sur leurs comptes courants pour financer leurs dépenses de consommation et pour alimenter leurs produits d’épargne réglementée.
Depuis le point haut du mois de juillet 2022, l’encours des dépôts à vue a diminué de 43 milliards d’euros à fin juin 2023 soit un montant équivalent à la collecte du Livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) sur la même période (45 milliards d’euros). L’encours est ainsi revenu à 500 milliards d’euros. Il s’élevait à 522 milliards d’euros fin décembre 2022. Fin décembre 2019, avant la crise sanitaire cet encours était de 406 milliards d’euros.

Cercle de l’Épargne – données Banque de France
En lien avec la hausse des taux d’intérêt, la rémunération moyenne des dépôts bancaires progresse de 5 points de base à 1,53 % en juin. Le taux de rémunération moyen des dépôts des ménages atteint 1,70 %, selon la Banque de France. De juin 2022 à juin 2023, la rémunération des livrets ordinaires fiscalisés est passée de 0,09 % à 0,68 %. Durant cette période, le taux moyen des livrets réglementés est passé de 1,07 % à 3,22 %. Le taux du PEL est en revanche stable à 2,59 %.
La rémunération des dépôts des Société Non Financières s’établit à 1,32 %, portée à la fois par la remontée des taux des comptes à terme et celle, plus limitée, des dépôts à vue. Les banques recommencent à proposer aux PME des dépôts à terme rémunérés.
En Europe, les rachats d’actions ont été importantes au premier trimestre en lien avec les bons résultats des entreprises cotées. Les sociétés françaises ont annoncé pour plus de 19 milliards d’euros de rachats d’actions au premier trimestre ce qui constitue un record. Sur la même période l’an dernier, les programmes de rachats d’actions avaient atteint 7,4 milliards d’euros. Depuis la mi-mars, les annonces ont été plus rares. La polémique sur les « surprofits » et la condamnation par Emmanuel Macron des rachats d’actions ont peut-être incité les entreprises à différer leur programme. Pour l’ensemble de l’année, un volume de 25 milliards d’euros de rachats semble atteignable pour la Bourse de Paris. En 2016, 15 milliards d’euros de rachats d’actions avaient été réalisés.
Les rachats d’actions en utilisant une partie du bénéfice de l’entreprise sont critiqués car ils visent à augmenter le cours des actions en diminuant le nombre de ces dernières. Ces rachats iraient à l’encontre des intérêts des salariés et de l’investissement. En revanche, en redonnant de l’argent aux actionnaires, ces rachats permettent à ces derniers de financer d’autres projets en-dehors de l’entreprise.
Juste après le déclenchement de la crise sanitaire en mars 2020, au moment où les cours des actions des entreprises cotées baissaient fortement, de nombreux jeunes avaient décidé d’entrer en bourse afin de se constituer un portefeuille de valeurs. Ils avaient eu alors un comportement opportuniste qui s’est révélé gagnant compte tenu de la remontée rapide des cours. Depuis trois ans, les millenials et les représentants de la génération Z sont de plus en plus nombreux à être des investisseurs actifs en bourse comme le confirme la récente étude de l’institut Kantar pour l’Autorité des Marchés Financiers. Selon cette enquête, près de 40 % des nouveaux venus sur les marchés financiers ont moins de 35 ans. Entre 2019 et 2023, 1,5 million de particuliers se sont lancés dans l’investissement en actions pour la première fois. En quatre ans, la moyenne d’âge des nouveaux arrivants a fortement diminué. Les moins de 25 ans représentaient 14 % des nouveaux investisseurs en 2023, contre 3 % en 2019. A contrario, la proportion des 45-54 ans est passée de 20 % à 13 %. Une tendance à la baisse qui se confirme pour les catégories d’âge supérieures. La part des moins de 25 ans réalisant fréquemment des opérations, a triplé, passant de 1,4 % en 2019 à 4,1 % aujourd’hui. Les moins de 35 ans représentaient 16,8 % des investisseurs actifs au premier semestre 2023. En excluant les stock-options auxquelles les plus jeunes ont rarement accès, la proportion des jeunes de 15-24 ans investisseurs en actions est de 11,2 % soit un taux supérieur à celui des 25-34 ans (8,1 %). Les Français âgés de 45 à 54 ans sont moins nombreux à détenir des actions en 2023 (7,6 %), contre 8 % l’année d’avant. Après avoir délaissé la Bourse en 2008, puis au moment de la crise des dettes souveraines, nombreux sont ceux qui ont été marqués par les crises à répétition.
L’engouement des jeunes pour les actions s’explique par une moindre aversion aux risques que leurs aînés. Ayant connu une longue période de taux d’intérêt bas, l’investissement « actions » se révèle plus lucratif que les produits de taux. Ils sont également ceux qui investissent le plus dans les cryptoactifs. Ils sont friands de nouvelle technologie et passent par les comptes en ligne pour acquérir des actions ou des parts de fonds. Ils plébiscitent, en particulier, les ETF (Exchange Traded Fund, également appelé tracker) qui répliquent les indices et sont peu chargés en frais. Ils ont une approche plus joueuse en lien avec les jeux vidéo que leurs aînés de la bourse. Ils peuvent acheter et vendre rapidement afin de prendre leurs plus-values.
Les ménages poursuivent de puiser sur leurs comptes courants pour financer leurs dépenses de consommation et pour alimenter leurs produits d’épargne réglementée.
Depuis le point haut du mois de juillet 2022, l’encours des dépôts à vue a diminué de 43 milliards d’euros à fin juin 2023 soit le montant de la collecte du Livret A et du LDDS sur la même période (45 milliards d’euros). L’encours est ainsi revenu à 500 milliards d’euros. Il s’élevait à 522 milliards d’euros fin décembre 2022. Fin décembre 2019, avant la crise sanitaire cet encours était de 406 milliards d’euros.

Données Banque de France
En lien avec la hausse des taux d’intérêt, la rémunération moyenne des dépôts bancaires, selon la Banque de France, progresse de 5 points de base à 1,53 % en juin. Le taux de rémunération moyen des dépôts des ménages atteint 1,70 %. La rémunération des livrets ordinaires fiscalisés est passée de juin 2022 à juin 2023 de 0,09 % à 0,68 %. Le taux moyen des livrets réglementés, durant cette période, est passé de 1,07 % à 3,22 %. Le taux du PEL est en revanche stable à 2,59 %.
La rémunération des dépôts des Société Non Financières s’établit à 1,32 %, portée à la fois par la remontée des taux des comptes à terme et celle, plus limitée, des dépôts à vue. Les banques recommencent à proposer aux PME des dépôts à terme rémunérés.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| Encours (Md€) | Taux de rémunération | ||||
| juin-2023 (g) | juin-2022 | avr- 2023 | mai-2023 (f) | juin-2023 (g) | |
| Dépôts bancaires (b) | 3 108 | 0,49 | 1,44 | 1,48 | 1,53 |
| dont Ménages | 1 856 | 0,78 | 1,66 | 1,68 | 1,70 |
| – dépôts à vue | 587 | 0,01 | 0,04 | 0,04 | 0,04 |
| – comptes à terme <= 2 ans (h) | 46 | 0,39 | 2,65 | 2,81 | 2,97 |
| – comptes à terme > 2 ans (h) | 68 | 0,70 | 1,22 | 1,30 | 1,37 |
| – livrets à taux réglementés (c) | 635 | 1,07 | 3,22 | 3,22 | 3,22 |
| dont : livret A | 367 | 1,00 | 3,00 | 3,00 | 3,00 |
| – livrets ordinaires | 253 | 0,09 | 0,60 | 0,65 | 0,68 |
| – plan d’épargne-logement | 266 | 2,58 | 2,59 | 2,60 | 2,59 |
| dont SNF | 865 | 0,09 | 1,13 | 1,20 | 1,32 |
| – dépôts à vue | 576 | 0,04 | 0,43 | 0,45 | 0,48 |
| – comptes à terme <= 2 ans (h) | 232 | 0,11 | 2,67 | 2,87 | 3,06 |
| – comptes à terme > 2 ans (h) | 57 | 0,66 | 2,16 | 2,37 | 2,63 |
| Pour mémoire : | |||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 3,50 | 3,75 | 4,00 | |
| Euribor 3 mois (d) | -0,24 | 3,18 | 3,37 | 3,54 | |
| Rendement du TEC 5 ans (d), (e) | 1,50 | 2,73 | 2,69 | 2,79 | |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Outre les dépôts des ménages et des SNF, le taux de rémunération global intègre la rémunération des dépôts des autres secteurs détenteurs de monnaie (APU hors administration centrale, sociétés d’assurance, OPC non monétaires, entreprises d’investissement et organismes de titrisation)
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Moyenne mensuelle.
e. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
f. Données révisées.
g. Données provisoires.
h. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
Le taux du Livret A et du LDDS reste fixé à 3 % comme cela est le cas depuis le 1er février 2023. Ce taux ne devrait pas être modifié d’ici le 1er février 2025. Le gouvernement a choisi de ne pas appliquer la formule afin de ne pas renchérir le coût des emprunts reposant sur les ressources des Livrets A ou des LDDS. En décidant de ne pas relever le taux du Livret A, le gouvernement entend également de ne pas inciter les ménages à épargner d’avantage au moment où la consommation est à la peine. La stabilisation du taux du Livret A est présentée comme une garantie à terme d’une amélioration du pouvoir d’achat de l’épargne, l’inflation étant amenée à baisser. Concernant le Livret d’Epargne Populaire, le gouvernement n’a pas également appliqué la règle en retenant au lieu des 6,1 % actuels, un taux de 6 % quand il aurait pu choisir 5,6 %. Le plafond du Livret d’Epargne Populaire est passé le 1er août de 7700 à 10 000 euros.
Le gouvernement a publié au Journal Officiel du 30 juillet les décrets mettant en œuvre la disparition progressive des régimes spéciaux. À compter du 1er septembre 2023, les nouveaux entrant à la RATP, au sein des entreprises des industries électriques et gazières (EDF, Engie, ERDF…), en tant que clercs de notaire ou en tant que salariés de la Banque de France seront ainsi affiliés au régime général des retraites. Le mécanisme dit de la « clause du grand-père », déjà retenue pour la réforme de la SNCF en 2018, s’applique. Cela signifie que pour les salariés entrés avant le 1er septembre, leurs pensions seront calculées selon les anciennes règles spécifiques aux régimes spéciaux. En revanche, ils seront néanmoins concernés par le décalage progressif de deux ans de l’âge légal de départ en retraite avec néanmoins un calendrier qui leur sera propre (en règle générale à partir du 1er janvier 2025) et l’accélération de la réforme Touraine de 2014.
Entre les hausses attendues des taux directeurs et les bons résultats de la croissance ainsi que la poursuite de la baisse de l’inflation dans plusieurs pays, les investisseurs demeurent relativement confiants. Le cours des actions ont continué cette semaine à progresser à petit trot.
L’inflation a été de 5 % en juillet en France en données harmonisées de l’Union européenne). Le taux d’inflation en Allemagne devrait être de 6,2 % en juillet 2023 après 6,4 % en juin, a indiqué Destatis. Le taux d’inflation hors alimentation et énergie, devrait être de +5,5% contre 5,8 % en juin 2023. En Espagne, l’inflation a atteint en juillet 2,3 % sur un an en Espagne, soit légèrement plus qu’au moins de juin, en raison notamment d’un rebond du prix des carburants, selon une estimation provisoire publiée vendredi par l’Institut national des statistiques (INE). Ce taux est supérieur de 0,4 point au niveau du mois de juin (1,9%), qui avait permis à l’Espagne de revenir pour la première fois depuis mars 2021 dans la cible de 2 % fixée par la Banque centrale européenne (BCE). Malgré cette légère hausse, l’inflation espagnole demeure en dessous de celle de la zone euro, L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCA), qui permet les comparaisons avec les autres pays de la zone euro, s’est lui aussi établi à 2,1%, soit 0,5 point de plus qu’en juin (1,6%), selon l’institut de statistiques. L’inflation sous-jacente a progressé de 0,3 point, pour atteindre 6,2% sur un an.
Sur le plan de la croissance, la France fait la course en tête avec une progression de son PIB, au deuxième trimestre, de 0,5 %. L’Espagne la suit de près avec un gain de 0,4 %. En revanche, l’Allemagne après deux trimestres de baisse de son PIB enregistre une croissance nulle. Le PIB de l’Autriche a diminué au deuxième trimestre de 0,4 % et celui de la Suède de 1,5 %.
Aux Etats-Unis, l’indice sur la confiance des consommateurs établi par l’Université du Michigan a progressé de 64,4 points en juin à 71,6 en juillet. Il s’agit de son plus haut niveau depuis octobre 2021. La composante de la perception des conditions actuelles s’est également améliorée, passant de 69 points le mois dernier à 76,6 en juillet. Celle des attentes du consommateur s’est elle aussi appréciée à 68,3 points, contre 61,5 en juin. Quant aux anticipations d’inflation, elles ont légèrement augmenté à 3,4 % sur un an, soit une hausse de 0,1 point de pourcentage. Elles se maintiennent à 3 % pour ce qui est de l’horizon à 5 à 10 ans.
Les deux grandes banques centrales, la BCE et la FED, ont relevé en cette fin de mois de juillet leurs taux directeurs sur fond de décrue des taux globaux d’inflation. Leurs présidents respectifs ont martelé leur objectif est de réduire l’inflation sous-jacente (inflation hors prix de l’alimentation et de l’énergie) qui demeure élevée. Ils ne veulent pas relâcher l’effort de peur d’un redémarrage de la hausse des prix à la rentrée. Leurs décisions avaient été anticipées par les investisseurs et n’ont pas donné lieu à des turbulences sur les marchés « actions ».
Les taux de la BCE, un niveau sans précédent depuis 2001
Jeudi 27 juillet, la Banque centrale européenne a relevé, pour la neuvième fois en un an, ses taux directeurs d’un quart de point jeudi. À partir du 2 août, ces taux seront de 3,75 % pour le taux de dépôt, 4,25 % pour le « refi » (le taux de refinancement des banques auprès de la BCE) et 4,50 % pour celui de la facilité de prêt marginal. Pour retrouver un taux de dépôts aussi élevé, il faut remonter à la période d’octobre 2000 à mai 2001. Le « refi », retrouve son niveau de 2008, juste avant la faillite de Lehman Brothers.
La réunion du Comité de Politique Monétaire de jeudi marque tournant car la BCE a annoncé qu’elle ne relèvera plus systématiquement ses taux à chaque réunion. La décision de septembre et les suivantes dépendront des données publiées. Christine Lagarde a, en effet, indiqué lors de la conférence de presse « lors des prochaines réunions, nous pourrons choisir soit de relever les taux, soit de faire une pause. Cela pourra varier d’une réunion à l’autre ». Le communiqué de presse de la BCE mentionne, par ailleurs, que « les futures décisions du Conseil des gouverneurs feront en sorte que les taux d’intérêt directeurs de la BCE soient fixés à des niveaux suffisamment restrictifs, aussi longtemps que nécessaire, pour assurer un retour au plus tôt de l’inflation au niveau de notre objectif de 2 % à moyen terme ».
Les investisseurs prédisent encore une hausse des taux avant la fin de l’année. Ces derniers resteraient stables durant plusieurs mois afin d’éviter toute résurgence de l’inflation.
La Réserve fédérale face à la force de l’économie américaine
La Réserve fédérale américaine a relevé, mercredi 26 juillet, pour la onzième fois depuis le mois de mars ses taux directeurs les portant à leur plus haut niveau depuis 2001. Ils se situent désormais entre 5,25 % et 5,5 % quand il y a un an et demi, ils évoluaient entre 0 % et 0,25 %.
La banque centrale a justifié cette nouvelle hausse en soulignant que l’activité progresse, les créations d’emploi restent « robustes » et que l’inflation est « élevée ». Elle a noté que le système bancaire demeure « sain et résistant » malgré la crise du printemps. En sens inverse, elle mentionne que l’accès plus difficile au crédit pourrait « peser sur l’activité économique, le recrutement, l’inflation ».
Le Président de la FED lors de la conférence de presse a souligné qu’une ou deux augmentation des taux directeurs étaient envisageables d’ici la fin de l’année et qu’il n’avait pas prévu de les baisser avant 2024. Il a expliqué que la FED allait piloter aux instruments, « réunion après réunion » afin d’éviter de trop resserrer ou de trop relâcher. Il y aura deux mois supplémentaires de statistiques de l’emploi d’ici à la prochaine réunion de la FED. Il a indiqué qu’il sera alors « possible de relever encore » les taux, ou de les « stabiliser ».
Les investisseurs pensent que la fin du processus de durcissement de la politique est proche. Face à cet optimisme, Jerome Powell est dans son rôle de banquier en répétant inlassablement les objectifs de la banque centrale, le retour de l’inflation dans la cible des 2 %. L’euphorie des marchés, aux États-Unis, est liée à un recul rapide de l’inflation qui s’est contractée de 6 points en un an et est revenue à 3 % en juin sur douze mois. Le nombre de créations d’emplois s’il est élevé tend néanmoins à baisser. En revanche, le retournement de l’immobilier est perçu comme une mauvaise nouvelle car pouvant déboucher sur une hausse des loyers. L’hypothèse d’une récession en fin d’année aux États-Unis n’est plus jugée inéluctable. Goldman Sachs a révisé sa prévision en la matière de 30 % à 20 % de risque.
Après les décisions des banques centrales, les taux des obligations d’Etat à 10 ans ont légèrement augmenté de part et d’autre de l’Atlantique.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 28 juillet 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 476,47 | +0,59 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 35 459,29 | +0,28 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 582,23 | +0,90 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 316,66 | +2,15 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 16 469,75 | +1,71 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 694,27 | +0,51 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 466,50 | +1,60 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 759,23 | +1,41 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 275,93 | +3,42 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,032 % | +0,041 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,463 % | +0,027 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,975 % | +0,145 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1031 | -0,94 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 963,51 | -0,61 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 83,84 | +3,75 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Petit rebond en juin de la collecte nette de l’assurance vie
Après la contreperformance du mois de mai (-1,6 milliard d’euros), l’assurance a renoué, en juin, avec une collecte nette positive de 1,7 milliard d’euros. Ce résultat est meilleur que celui enregistré l’an dernier pour le même mois (528 millions d’euros). Le mois de juin est en règle générale moyenne pour l’assurance vie. Il a enregistré, en vingt ans, trois décollectes (2012, 2013 et 2020). En moyenne, la collecte nette est de 0,95 milliard d’euros.
Le mois de juin, comme les précédents, a été marqué par une décollecte sur les fonds euros toujours victimes de leur faible rendement et de la concurrence de l’épargne réglementée. La décollecte a été ,en juin, de 2,8 milliards d’euros. Sur les six premiers mois, elle a atteint 15,5 milliards d’euros. Sur la même période, la collecte des unités de compte a été positive à hauteur de 19,5 milliards d’euros.
Au total, pour le premier semestre, la collecte nette a, pour l’assurance vie, atteint 4,1 milliards d’euros soit bien moins que celle du Livret A (25,84 milliards d’euros). Ce résultat est en-deçà de la moyenne de l’assurance vie ces dernières années. En 2022, la collecte nette du premier semestre avait été de 9,5 milliards d’euros. Avant la crise sanitaire, en 2019, elle s’était élevée à 14 milliards d’euros. Il y a indéniablement un effet taux de rendement.
Des cotisations brutes en forte augmentation, preuve d’une forte propension des ménages à l’épargne
Si les ménages délaissent les fonds euros, cela ne les empêche pas d’effectuer d’importants versements sur leurs contrats d’assurance vie prouvant leur propension à l’épargne. Sur la première moitié de l’année, les cotisations en assurance vie s’élèvent à 81,8 milliards d’euros, en hausse de +6 % par rapport à la même période de 2022. Le montant des cotisations brutes s’est élevé, en effet, à 15,6 milliards d’euros en juin, contre 10,1 milliards d’euros en mai. L’année dernière, pour le mois de juin, il était de 12 milliards d’euros.
En juin, la part des cotisations en Unités de Compte (UC) s’établit à 46 %, soit plus que la moyenne de ces derniers mois (41 %). La bonne tenue des marchés financiers explique cet engouement alimenté également par la désaffection dont sont victimes les fonds euros.
Les ménages en plein arbitrage au niveau de leur épargne
Au mois de juin, les prestations s’élèvent à 13,9 milliards d’euros, en hausse de +21 % par rapport à juin 2022. Les assurés effectuent de nombreux rachats sur leurs fonds euros (11,2 milliards d’euros). Les rachats sur les UC sont plus modestes (2,6 milliards d’euros). Sur les six premiers mois de l’année, le montant des prestations est élevé, 77,7 milliards d’euros en hausse de 19 % sur un an.
En encours au-dessus de 1900 milliards d’euros
Pour la première fois de son histoire, l’encours de l’assurance vie dépasse 1900 milliards d’euros (1910,8 milliards d’euros). En plus de la collecte nette positive, le premier produit d’épargne en volume des ménages français a bénéficié de la bonne tenue de la bourse. Cet encours a progressé de +5 % sur un an. En juin 2006, il s’élevait à 1010 milliards d’euros.
L’assurance vie entre deux eaux
L’assurance vie est pénalisée par la faiblesse des rendements des fonds euros mais profite de la bonne tenue des marchés financiers qui dopent les unités de compte. Par ailleurs, le retournement du marché immobilier incite les ménages à revenir vers l’épargne financière et en premier lieu sur l’assurance vie. Ces derniers effectuent d’importants arbitrages en sortant des fonds euros et en réallouant les sommes concernées sur les unités de compte ou sur d’autres produits d’épargne et notamment sur les livrets réglementés.
Le rendement des fonds euros devrait continuer à s’améliorer en 2023 et se situer autour de 2,8 % ce qui les rapprochera du taux du Livret A. D’ici leur publication, au début de l’année 2023, il est fort probable que leur décollecte se poursuive. Elle sera sans nul doute compensée par la collecte des unités de compte et cela d’autant plus si les marchés financiers restent bien orientés.
Le Plan d’Epargne Retraite trace sa route
Si l’assurance vie doute quelque peu, le Plan d’Epargne continue à enregistrer une croissance dynamique. Les cotisations ont atteint 716 millions d’euros en juin 2023, en progression également de +30 % sur un an et 62 000 nouveaux assurés ont été signés (+10 %).
Au 1er semestre 2023, les cotisations versées s’élèvent à 4,1 milliards d’euros pour près de 450 000 nouveaux assurés, soit +22 % et +20 % respectivement par rapport au 1er semestre 2022. La collecte nette des PER s’élève à +2,8 milliards d’euros (+8 % par rapport au 1er semestre 2022). Fin juin 2023, 5,1 millions d’assurés détiennent un PER pour un encours de 66,8 milliards d’euros, dont 39 % correspondent à des UC.
Le PER continue à attirer de nouveaux clients grâce notamment à l’avantage fiscal dont il est doté à l’entrée. Si son encours progresse, il demeure néanmoins modeste par rapport à celui de l’assurance vie (1910 milliards d’euros).*

France Assureurs

France Assureurs
Le CAC 40 a gagné plus de 0,6 % sur la semaine et s’est installé au-dessus des 7400 points. Le compartiment du luxe a porté le marché parisien. L’attentisme a été de mise à Paris comme pour les autres places financières occidentales. Les investisseurs attendent les résultats des entreprises et les décisions des banques centrales. A paris, la semaine prochaine sera, en effet, marquée par la publication des résultats de trente-deux des 40 sociétés composant le CAC 40 publieront leur chiffre d’affaires et/ou leurs résultats semestriels à partir du mardi 25 juillet. Aux Etats-Unis, trois Gafam – Alphabet, Microsoft et Meta Platforms – feront de même, sans oublier Intel, AMD, Boeing ou McDonald’s. Dans ce contexte, l’attentisme était de mise cette semaine d’autant plus que celle à venir sera également marquée par les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne, prévues respectivement mercredi 26 et jeudi 27 juillet.
Sur le plan économique, la semaine a confirmé la baisse de l’inflation en zone euro.
Au Royaume-Uni, le taux d’inflation a été de 7,9 % en glissement annuel en juin, contre 8,7 % en mai. L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) décroît également en passant de +7,1 % en mai à 6,9 % en juin. Le taux d’inflation de la zone euro a été de 5,5 % en glissement annuel en juin, contre 6,1 % en mai et 9,2 % en décembre 2022. La baisse des prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, de l’alimentation concourent à cette diminution. L’inflation sous-jacente, hors éléments volatils, demeure sur un plateau depuis le début d’année 2023 à +5,5% en juin (5,3 % en mai).
Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage décélèrent légèrement en passant de 237 000 à 228 000 alors que le marché attendait plutôt une légère augmentation. De son côté, le marché immobiliser semble se stabiliser après de fortes baisses enregistrées en 2022.
La Chine a publié des chiffres de croissance au deuxième trimestre en-deçà des attentes des investisseurs : +6,3 % en glissement annuel contre +7,1 % attendus. Cette contreperformance a pesé sur les indices « actions » chinois.
Les tensions géopolitiques ont augmenté avec la dénonciation par Moscou de l’accord concernant le transport des céréales ukrainiennes grâce à la création d’un corridor commercial en mer noire. Même si pour le moment, les perspectives de récoltes de céréales sont bonnes, ces tensions pourraient générer une augmentation des cours.
La Banque centrale de Russie (BCR) a décidé vendredi 21 juillet un relèvement de son taux directeur d’un point, à 8,5 %. La Banque centrale maintient son objectif de ramener l’inflation à 4 % en 2024, quand elle devrait se situer entre 5 % et 6,5 % fin 2023. La BCR a été incité à relever son taux du fait de l’érosion du rouble et pour éviter un nouveau dérapage des prix. En 2022, la hausse des prix avait atteint 17,8 % en avril. La dépréciation du rouble est liée à la baisse des recettes d’exportation en raison de la faiblesse du cours du pétrole et des effets des embargos. Le produit intérieur brut de la Russie s’est contracté de 1,9 % au premier trimestre, selon Rosstat.
Au fil des semaines, l’euro s’apprécie par rapport aux autres devises. Depuis le 1er janvier, Il a gagné 3,5 % par rapport au dollar, 9 % par rapport yuan et 11 % par rapport au yen. Son taux de change global nominal, calculé par la Banque centrale européenne (BCE), a gagné 4 % cette année et a dépassé son plus haut de 2009. À 1,11 dollar (vendredi 21 juillet), l’euro reste néanmoins loin de son record atteint face au billet vert, 1,58 dollar en mars 2008. L’euro est revenu simplement à son niveau d’avant la guerre en Ukraine qui avait provoqué son passage en-dessous de la parité. Il avait ainsi enregistré son plus faible niveau depuis vingt ans.
Le taux de change de l’euro s’améliore car le potentiel de hausse des taux d’intérêts est désormais du côté de l’Europe. Aux États-Unis, la FED arrive au terme de son processus de revalorisation de ses taux quand, en zone euro, il pourrait se poursuivre quelques temps. L’euro pourrait donc continuer sa marche en avant avec comme limite le risque d’une récession. Il pourrait d’ici la fin de l’année atteindre 1,2 dollar ce qui réduira le coût de la facture énergétique et contribuera à la baisse de l’inflation.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 21 juillet 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 432,77 | +0,68 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 35 227,69 | +2,14 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 536,34 | +0,72 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 032,81 | -0,56 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 16 177,22 | +0,42 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie (Royaume-Uni) | 28 855,09 | +0,67 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 391,41 | -0,39 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 304,25 | +0,31 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3167,74 | -2,11 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,991 % | -0,048 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,436 % | -0,043 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,830 % | +0,013 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1116 | -1,11 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 961,40 | +0,36 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 80,49 | +1,04 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Le Livret A a conclu le premier semestre 2023 avec une collecte positive de 1,34 milliard d’euros. Sur les six premiers mois, la collecte aura atteint le niveau record de 25,84 milliards d’euros. L’encours du Livret A a battu en juin également un nouveau record à 401,3 milliards d’euros.
En prenant en compte le LDDS, la collecte des deux produits a été, en juin, de 2,16 milliards d’euros et sur les six premiers mois de l’année de 34,54 milliards d’euros. L’encours total a atteint fin juin 544,2 milliards d’euros.
Lors de ce premier semestre, le Livret A a conforté sa place de placement préféré des Français. Il a profité de la propension des ménages français à épargner dans cette période d’incertitudes économiques. Ces derniers privilégient toujours l’épargne à la consommation. La crainte de l’inflation et d’une dégradation éventuelle de la situation économique a incité les ménages à opter pour un comportement attentiste voire prudent. Les trois relèvements réalisés entre le 1er février 2022 et le 1er février 2023 du taux du Livret A ont conduit les ménages à réduire les liquidités disponibles sur leurs comptes courants.
Un mois de juin encore exceptionnel
La collecte du mois de juin 2023 (1,34 milliard d’euros) est certes inférieure à celle de mai (2,47 milliards d’euros) et à celle d’avril (2,33 milliards d’euros) mais reste supérieure à celle de juin 2022 (1,2 milliard d’euros).
Si une décrue de la collecte est constatée, elle demeure exceptionnelle. Le mois de juin n’est pas, en effet, traditionnellement porteur pour le Livret A. Depuis la banalisation de sa commercialisation en 2009, ce produit a connu quatre décollectes en juin (2009, 2010, 2014, 2015). Le montant moyen des collectes de ces dix dernières années (2013/2022) a été de 0,75 milliard d’euros. En ne retenant que les années d’avant la crise sanitaire (2013/2019), le montant moyen est de 0,23 milliard d’euros. 2023 tranche donc avec la tendance passée. L’effet taux demeure la principale explication de ce bon résultat. En période d’inflation, les ménages tentent de limiter au maximum l’érosion de leur patrimoine en cherchant les meilleurs rendements. Dans les années 2015/2021, les ménages ont laissé sur leurs comptes courants d’importantes liquidités car l’inflation était faible tout comme le rendement du Livret A. Il n’y avait pas un réel intérêt à placer son argent à court terme. Avec une inflation de plus de 5 %, la donne a changé. Avec un rendement de 3 %, le rendement réel du Livret A n’en demeure pas moins négatif.
Le semestre en or du Livret A
Sur les six premiers mois de l’année 2023, le Livret A connait une collecte historique de 25,84 milliards d’euros. Le précédent record datait de 2009 (21,36 milliards d’euros). En 2020, durant le premier semestre marqué par l’épidémie covid, la collecte s’était élevée à 20,41 milliards d’euros.
Le Livret de Développement Durable Solidaire dans les pas de son aîné
La collecte du mois de juin 2023 du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) a été de 0,83 milliard d’euros, contre 1,05 milliard d’euros en mai 2023. Elle s’était élevée à 0,25 milliard d’euros en juin 2022. Sur les six premiers mois, le LDDS a enregistré un flux net de 8,70 milliards d’euros portant son encours à 143 milliards d’euros.
En 2023, le LDDS signe ainsi son meilleur premier semestre depuis 2009. Sur les six premiers mois de l’année, son précédent record datait de 2013 (6,43 milliards d’euros) au moment du doublement de son plafond (12 000 euros au lieu de 6 000 euros).
De plus en plus de Livrets A et LDDS au plafond
Avec les versements de ces trois dernières années, le nombre de Livrets A et de LDDS au plafond augmente à grande vitesse. Selon le rapport de l’Observatoire de l’Épargne Réglementée, 5,3 millions de livrets A détenus par des personnes physiques dépassaient le plafond réglementaire de 22 950 euros, soit 9,6 % des livrets. En 2022, ce nombre a augmenté d’un million, contre + 400 000 en 2020 et +380 000 en 2021). 24 % des LDDS sont également au plafond (12 000 euros), soit 6 millions. Ce nombre est également en hausse de 670 000 en 2022 contre 320 000 en 2021.
Les ménages ayant atteint les plafonds réglementaire peuvent compléter ceux des autres membres de la famille ou se rabattre sur les livrets ordinaires mais dont le rendement est moindre.
Une collecte plus mesurée dans les prochains mois ?
La décision du gel du rendement à 3 % durant 18 mois ne devrait pas affecter fondamentalement la collecte du Livret A même si l’effet « relèvement du taux » s’estompera avec le temps. Avec un taux de 3 %, le Livret A comme le LDDS reste compétitif par rapport à la grande majorité des placements.
Une érosion de la collecte est néanmoins à attendre d’autant plus si l’inflation se résorbe. Traditionnellement, les six derniers mois de l’année sont propices aux dépenses (vacances, rentrée scolaire, fêtes de fin d’année). Le gouvernement, en ne relevant pas le taux de 3 à 4 % du Livret A et du LDDS, entend justement inciter les ménages à retrouver le chemin de la consommation afin de sauver la croissance de l’année.
Inflation, des jours avec, des jours sans
Cette semaine a donné lieu à plusieurs publications marquant le recul de l’inflation. Aux Etats-Unis, En juin aux États-Unis, le taux d’inflation s’élevait à 3,0 % sur un an contre 4 % le mois précédent. Il est revenu à son plus bas niveau depuis mars 2021, selon l’indice CPI publié mercredi par le département du Travail. Ce niveau qui reste toutefois encore au-dessus de la cible des 2 % fixée par la FED. Les investisseurs ont favorablement réagi à cette publication. La baisse de l’inflation concerne, par ailleurs, la zone euro. En France, l’INSEE a confirmé qu’en juin, elle n’était que de 4,5 %. Le moral des ménages américains s’est encore s’amélioré en juillet, selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan. L’indice a gagné 8,2 points, à 72,6, son meilleur niveau depuis septembre 2021. Cette amélioration est imputable au ralentissement général de l’inflation et par la résistance du marché de l’emploi. » Le loyer de l’argent culminant déjà entre 5% et 5,25% aux Etats-Unis, un nombre croissant d’économistes prévoient que les prochains relèvements de taux de la Réserve fédérale (Fed) seront peu nombreux et de faible d’ampleur. Les taux auraient à leurs yeux pratiquement atteint leur plus haut niveau. Les mesures de Pékin afin de relancer son économie ont contribué à la progression du cours des actions. Les banques et le secteur du luxe ont été en pointe durant cette semaine. Le CAC a gagné en cinq jours plus de 3 % tout comme le Dax ou l’Eurostoxx. Le Nasdaq a également, aux Etats-Unis, gagné plus de 3 %.
Les taux des obligations souveraines ont légèrement baissé et l’euro s’est apprécié par rapport au dollar passant la barre de 1,10 dollar pour un euro. Cette remontée s’explique par la volonté affichée de la BCE de relever ses taux directeurs la semaine prochaine quand la probabilité d’une stabilité aux Etats-Unis augmente avec la publication des dernières statistiques de l’inflation.
Le baril de Brent s’est apprécié en franchissant les 80 dollars durant la semaine. La fermeture de nombreux gisements libyens ainsi que des incidents sur des champs pétroliers au Nigeria a créé des tensions sur l’offre quand dans le même temps la demande était orientée à la hausse notamment celle des Etats-Unis.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 14 juillet 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 374,54 | +3,69 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 509,03 | +2,37 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 505,42 | +2,49 % | 3 839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 113,70 | +3,15 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 16 105,07 | +3,21 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie (Royaume-Uni) | 7 434,57 | +3,40 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 400,11 | +3,91 % | 3 792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 391,26 | +0,01 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 237,70 | +1,25 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,039 % | -0,134 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,479 % | -0,145 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,817 % | -0,219 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1236 | +2,307 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 957,70 | +1,75 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 80,24 | +1,95 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Selon le calcul émanant de la formule du taux du Livret A, ce dernier aurait dû être de 4,1 % le 1er août prochain. Le ministre de L’Économie a suivant les recommandations du Gouverneur de la Banque de France visant à maintenir le taux de 3 % en vigueur depuis le 1er février dernier. En contrepartie, ce taux sera gelé dix-huit mois au lieu d’être révisé tous les six mois. Le taux du Livret d’Epargne Populaire est certes abaissé mais moins que ce que permettait l’arrêté du 27 janvier 2021 relatif aux taux des produits d’épargne réglementée. Le ministre de L’Économie a, en effet, retenu pour ce produit, un taux de 6 % quand il aurait pu retenir 5,6 % correspondant à la moyenne de l’inflation de ses six derniers mois. Le taux du livret d’épargne populaire (LEP) ne baissera donc que de 0,1 point le 1er août prochain. Le plafond de ce produit passera, par ailleurs, de 7700 à 10 000 euros.
Privilégier la consommation et faire le pari de la baisse de l’inflation
Les Français privilégient l’épargne à la consommation. Le taux d’épargne était de 18,3 % du revenu disponible brut au cours du premier trimestre, soit trois points au-dessus de son taux d’avant crise sanitaire.
Depuis le 1er février 2022, tout relèvement du taux du Livret A provoque une hausse de la collecte qui bat ainsi record sur record. Du mois de janvier à mai, elle a atteint 24,5 milliards d’euros, soit la collecte la plus importante depuis la banalisation de la distribution du Livret A en 2009. En ajoutant le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), la collecte, toujours sur les cinq premiers mois de 2023, a dépassé 32 milliards d’euros.
En ne relevant pas le taux du Livret A, Bruno Le Maire entend donner la priorité de la consommation qui est le principal moteur de la croissance. Il appelle de ses vœux une reprise de cette dernière. Avec le gel à 3 % du taux du Livret A durant 18 mois, le Ministre fait le pari de la poursuite de la baisse de l’inflation. Au fil des mois, l’inflation, le taux d’inflation devrait se rapprocher de celui de du taux du Livret A, le rendement réel sera ainsi de moins en moins négatif. En bloquant le Livret A à 3 %, il se préserve de l’impopularité qu’aurait occasionné sa baisse le 1er février ou le 1er aout prochain.
Ne pas désespérer les emprunteurs
En maintenant le Livret A à 3 %, Bruno Le Maire souhaite ne pas pénaliser les bénéficiaires des ressources de l’épargne réglementée, en particulier les bailleurs sociaux. Une augmentation du taux du Livret A constitue une charge pour les banques et pour la Caisse des dépôts et consignations qui centralise jusqu’à 60 % des ressources collectées. Par sa décision, le ministre de l’Économie a voulu éviter de nouveaux surcoûts pour les banques afin d’éviter une augmentation accrue des taux d’intérêt.
Respecter la hiérarchie des taux
Une des raisons de la non-application de la formule est liée également au respect de la hiérarchie des taux. Un taux autour de 4 % pour le Livret A aurait constitué un pic au sein des différents placements. Le Livret A aurait été rémunéré de manière plus élevé qu’un grand nombre de produits d’épargne. Le taux moyen des livrets ordinaires de banque est inférieur à 0,7 %. Le Livret A, produit d’épargne de court terme, liquide et sans risque, serait également mieux rémunéré que de nombreux produits de long terme, qui peuvent comporter une part de risque. Il aurait été, par ailleurs, mieux rémunéré que les fonds euros de l’assurance vie qui sont déjà en décollecte depuis le début de l’année.
Préserver l’équilibre budgétaire
Les intérêts des Livrets A, du LDDS et du Livret d’Épargne Populaire étant exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, l’augmentation du taux du Livret A aurait constitué un surcoût pour les finances publiques au moment où le gouvernement est invité à sortir du « quoi qu’il en coûte ».
Pas de rebond estival pour le Livret A en perspective
La non-revalorisation du Livret A ne devrait pas se traduire par un rebond de la collecte en juillet et en août. Faute de relèvement de la rémunération, l’effet taux ne pourra pas jouer sur la collecte. Cette dernière devrait néanmoins se maintenir à un bon niveau sans pour autant égaler les montants records enregistrés sur le premier semestre.
Le Livret d’Epargne Populaire améliore, en revanche, son attractivité avec un rendement de 6 %, supérieur à l’inflation et un plafond remonté à 10 000 euros.
Le second semestre étant en règle générale, plus axé « dépenses » qu’« épargne », la collecte devrait s’atténuer surtout en fin d’année. 2023 devrait néanmoins être une excellente année pour le Livret A, le produit le plus diffusé au sein de la population française.
Les épargnants attendaient un taux du Livret A à 4 ou 3,5 %, ils auront le droit à un taux maintenu à 3 % et cela durant les dix-huit prochains mois. En prenant cette décision, le Ministre de l’Économie fait le pari de la baisse de l’inflation. Il souhaite également une reprise de la consommation qui est, depuis des mois, en berne.
Priorité à la consommation
Depuis le début de l’année, les Français privilégient l’épargne à la consommation. Le taux d’épargne était de 18,3 % du revenu disponible brut au cours du premier trimestre, soit trois points au-dessus de son taux d’avant crise sanitaire.
Depuis le 1er février 2022, tout relèvement du taux du Livret A provoque une hausse de la collecte qui bat ainsi record sur record. Du mois de janvier à mai, elle a atteint 24,5 milliards d’euros, soit la collecte la plus importante depuis la banalisation de la distribution du Livret A en 2009.
Depuis 2022, les Français ont privilégié l’épargne de précaution sur la consommation. Face à l’érosion de leur pouvoir d’achat, ils ont préféré mettre de l’argent de côté par crainte de nouvelles hausses des prix. En ne relevant pas le taux du Livret A, Bruno Le Maire entend donner la priorité de la consommation qui est le principal moteur de la croissance. Il appelle de ses vœux un reprise de cette dernière. Il fait le pari de la poursuite de la baisse de l’inflation. Le taux de 3 % sera plus compétitif au fur et à mesure de la décrue de cette dernière.
Ne pas désespérer les emprunteurs
En maintenant le Livret A à 3 %, Bruno Le Maire souhaite ne pas pénaliser les bénéficiaires des ressources de l’épargne réglementée, en particulier les bailleurs sociaux. .
Une augmentation du taux du Livret A constitue une charge pour les banques et pour la Caisse des dépôts et consignations qui centralise jusqu’à 60 % des ressources collectées. Par sa décision, le Ministre de l’Économie a voulu éviter de nouveaux surcoûts pour les banques au moment où les taux d’intérêt sur les emprunts augmentent.
Préserver l’équilibre budgétaire
Les intérêts des Livrets A, du LDDS et du Livret d’Épargne Populaire étant exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, l’augmentation du taux du Livret A aurait constitué un surcoût pour les finances publiques au moment ou le gouvernement est invité à sortir du « quoi qu’il en coûte ».
Ne pas désespérer les autres placements et en premier lieu l’assurance vie
Une des raisons de la non-application de la formule est liée à la hiérarchie des taux. Un taux autour de 4 % aurait constitué un pic dans la hiérarchie des taux. Un produit d’épargne de court terme comme le Livret A serait ainsi beaucoup mieux rémunéré que les autres produits de court terme (dépôts à terme, livrets bancaires) mais aussi que certains produits de long terme et en particulier les fonds euros de l’assurance vie qui sont en décollecte depuis le début de l’année.
Pour le moment, la collecte du Livret A et du LDDS est essentiellement alimentée par les dépôts à vue qui avaient connu une forte croissance depuis le début de la crise sanitaire mais cela n’est pas sans conséquence sur les fonds euros des contrats d’assurance vie.
Pas de rebond estival pour le Livret A en pespective
La non-revalorisation du Livret A ne devrait pas se traduire par un rebond de la collecte en juillet et en août. Faute de relèvement de la rémunération, l’effet taux ne pourra pas jouer sur la collecte. Cette dernière devrait néanmoins se maintenir à un bon niveau sans pour autant égaler les montants records enregistrés sur le premier semestre.
Le second semestre étant en règle générale, plus axé « dépenses » qu’« épargne », la collecte devrait s’atténuer surtout en fin d’année. 2023 devrait néanmoins être une excellente année pour le Livret A, le produit le plus diffusé au sein de la population française.
La fixation du taux du Livret A, deux fois par an, le 1er février et le 1er août, est devenue un rendez-vous incontournable et un enjeu qui dépasse de loin le poids et l’importance de ce produit d’épargne. En raison de sa notoriété, de sa large diffusion, de sa simplicité, le Livret A est devenu une forme d’étalon de l’épargne française. Son caractère administré est unique en soi, aucun autre pays ayant un produit d’épargne comparable.
Le nouveau taux du Livret A applicable à compter du 1er août sera connu après l’annonce officielle du taux de l’inflation du mois de juin prévue le jeudi 13 juillet.
Pourquoi le débat sur le taux du Livret A est-il devenu incontournable ?
Le Livret A n’est pas le produit le plus important en France. Son encours, fin mai 2023, a atteint 399,9 milliards d’euros quand celui de l’assurance vie dépasse 1883 milliards d’euros. Mais tous les Français ou presque ont un Livret A, quatre Français sur cinq. En comparaison, moins d’un ménage sur deux a un contrat d’assurance vie. En 2021, 54,9 millions de livrets étaient détenus par des personnes physiques. Le Livret A est souvent ouvert dès le plus jeune âge, voire à la naissance, par les parents ou les grands parents. Il accompagne durant toute leur vie les Français.
Le Livret A est à tort ou à raison considéré comme un produit d’épargne populaire. Y toucher est sacrilège. Ce caractère est en partie usurpé car une part importante de l’encours est réalisée par les ménages dits aisés. L’encours moyen d’un Livret A est de 5 800 euros mais 8 % des détenteurs ont atteint le plafond de 22 950 euros. Ces derniers détiennent 32 % de l’encours. Les plus de 65 ans représentent 34 % de l’encours.
Le Livret A, au-delà de sa large diffusion, bénéficie d’une aura au sein de la population. Le produit est simple à comprendre, son rendement s’applique à tous les livrets quel que soit leur date d’ouverture. Il est sans risque, avec à la clef une garantie totale du capital et des revenus capitalisés, garantie assurée par l’Etat. L’épargne est liquide, l’épargnant pouvant verser et retirer de l’argent à sa guise. Le livret A est, en outre, ce qui est un atout indépassable en France, exonéré d’impôts et de prélèvements sociaux. Il n’y pas de frais apparents.
La fixation du taux du Livret A, une affaire éminemment politique
À la différence de l’assurance vie et de ses fonds euros dont leur rendement est fixé par les compagnies d’assurance, le taux du Livret A est national et est décidé par le gouvernement. Le taux des fonds d’assurance vie est une affaire privée quand celui du Livret A est une affaire éminemment politique.
Depuis une vingtaine d’années, l’idée que l’épargne du Livret A doit être protégée de l’inflation s’est imposée. Cela a été le cas de 2003 à 2016. Durant les années 1970 et au début des années 1980, le rendement réel du Livret A a été négatif.
De l’art de la formule ou comment y échapper
Les gouvernements ont essayé d’échapper à la politisation de la fixation du taux du Livret A en instituant une formule de calcul. La première règle de fixation a été institutionnalisée par du Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004 avec comme objectif de maintenir le pouvoir d’achat des épargnants. Dès le départ, la formule prend en compte deux facteurs, l’inflation et les taux des marchés monétaires. Mais face aux variations des taux d’intérêt et de l’indice des prix ainsi qu’en raison de considérations d’ordre politique, les gouvernements successifs ont été amenés, à plusieurs reprises, soit à ne pas respecter la formule, soit à la modifier. Quatre formules se sont ainsi succédé depuis 2004.
La formule en vigueur date de l’arrêté du 27 janvier 2021. Le taux des livrets A, des livrets d’épargne est égal, après arrondi au dixième de point le plus proche ou à défaut au dixième de point supérieur, au chiffre le plus élevé entre les a et b ci-dessous :
a) La moyenne arithmétique entre :
– la moyenne semestrielle des taux à court terme en euros (€STR) ;
– l’inflation en France mesurée par la moyenne semestrielle de la variation sur les douze derniers mois connus
b) 0,5 %
Le gouverneur de la Banque de France peut proposer au Ministre de l’Economie de déroger à la stricte application de la formule au nom de « circonstances exceptionnelles ». Dans ce cas, le Gouverneur transmet l’avis et les propositions de taux de la Banque de France au ministre qui retrouve ainsi un pouvoir discrétionnaire.
Cette formule, en prenant la moyenne de l’inflation et des taux monétaire, ne garantit pas un rendement réel positif. Son élaboration visait à éviter que le taux du Livret A soit déconnecté des taux des marchés monétaires qui influencent les taux de rémunération des produits de court terme (dépôts à terme, livrets bancaires, etc.).
Sur les six premiers mois de l’année, le taux Ester est de 2,19 % et l’inflation devrait se situer autour de 5,7 % faisant une moyenne de 4 %.
Pour l’actualisation du 1er août une forte probabilité de circonstances exceptionnelles
Le Ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a promis un relèvement du taux du Livret A au nom de la protection de l’épargne des Français mais sans préciser s’il s’en tiendrait ou non à la formule. « Ma première responsabilité, c’est de protéger l’épargne des Français, surtout dans cette période de crise, c’est extrêmement important », avait déclaré, le mercredi 3 mai à France Info, le Ministre. Il avait précisé « si jamais la conclusion de la formule et du gouverneur de la Banque de France, c’est que comme l’inflation est très élevée, il faut continuer à augmenter la rémunération du Livret A, je suivrai la recommandation du gouverneur », Il a complété que « c’est une proposition qui est faite par le gouverneur de la Banque de France et qui ensuite est validée par votre serviteur ».
Le taux du Livret A issu de la formule devrait ressortir à 4 %. Ce taux aurait comme avantage d’être proche de l’inflation et de garantir un rendement réel faiblement négatif voire nul.
Cette légitime protection des détenteurs du Livret A entre en conflit avec d’autres impératifs de la politique économique et financière des pouvoirs publics.
Une incitation à l’épargne au détriment de la consommation
Tout relèvement du taux du Livret A provoque une hausse de la collecte. Depuis le début de l’année, celle-ci bat record sur record. Elle s’est élevée du mois de janvier à mai à du Livret A a 24,5 milliards d’euros, soit la collecte la plus importante depuis la banalisation de la distribution du Livret A en 2009. Cette année, sur cinq mois, la collecte avait 22,76 milliards d’euros.
Les Français privilégient l’épargne de précaution à la consommation qui a reculé lors du premier trimestre 2023. Une nouvelle augmentation du Livret A pourrait accentuer cette préférence qui, par ricochet, porte préjudice à la croissance.
Un surcoût pour les emprunteurs
Une augmentation du taux du Livret A constitue une charge pour les banques et pour la Caisse des dépôts et consignations qui centralise jusqu’à 60 % des ressources collectées. Pour s’acquitter des 4 % dus aux détenteurs du Livret A, les banques doivent générer un rendement de plus de 4,3 % (0,3 point pour les frais de collecte) à partir de l’argent collecté. Cela peut les conduire à augmenter le taux des emprunts aux bailleurs sociaux, aux collectivités locales et aux PME (pour les ressources du LDDS). Par ailleurs, pour assurer la liquidité du Livret A, une partie des ressources est placée en titres monétaires et obligataires (essentiellement publics). Or les taux de ces derniers sont inférieurs à 4 %.
Pour le Livret A, le coût annuel de l’augmentation d’un point de sa rémunération est de 4 milliards d’euros pour les établissements financiers, sur la base de l’encours de fin mai (399,9 milliards d’euros). En prenant en compte le LDDS, le coût de la majoration d’un point est de 5,4 milliards d’euros.
Un surcoût pour l’État
Les intérêts des Livrets A, du LDDS et du Livret d’Épargne Populaire sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Il en résulte un manque à gagner pour l’État et les régimes sociaux. Le manque à gagner sur l’encours est de 6,5 milliards d’euros (en appliquant le prélèvement forfaitaire unique à 30 %).
L’augmentation du taux du Livret A pèse également sur les bénéfices de la Caisse des dépôts et consignations, réduisant d’autant le montant des dividendes versés à l’État.
Une concurrence déloyale vis-à-vis des autres produits d’épargne ?
Un taux au-delà de 4 % constituerait un pic dans la hiérarchie des taux. Un produit d’épargne de court terme comme le Livret A serait ainsi beaucoup mieux rémunéré que les autres produits de court terme (dépôts à terme, livrets bancaires) mais aussi que certains produits de long terme et en particulier les fonds euros de l’assurance vie. Pour le moment, la collecte du Livret A et du LDDS est essentiellement alimentée par les dépôts à vue qui avaient connu une forte croissance depuis le début de la crise sanitaire mais cela n’est pas sans conséquence sur les fonds euros des contrats d’assurance vie qui sont en décollecte depuis plusieurs mois.
Plus facile à augmenter qu’ à baisser
Le ministre de l’Économie pourrait justifier le non-respect de la formule en soulignant que l’inflation a amorcé sa décrue depuis deux mois. Une augmentation importante du taux du Livret A pourrait être perçue comme une crainte de reprise de l’inflation à l’automne. Si l’inflation diminue dans les prochains mois et que la hausse des taux directeurs arrive à son terme, le ministre de l’Économie pourrait être amené à baisser le taux du Livret A le 1er février 2024. Or, toute baisse du taux du Livret A constitue un psychodrame en puissance. En augmentant moins que la simple application de la formule le commande, le ministre sera moins exposé, le 1er février 2024, aux critiques.
Les pronostics
La fixation d’un taux à 4 % est peu probable. Un tel choix viserait à faire un geste aux épargnants au cœur de l’été après la séquence des retraites et des émeutes dans les banlieues.
La fixation d’un taux autour de 3,5 % permettrait de couper la poire en deux. Elle améliorerait le rendement du Livret A tout en tenant compte des intérêts des emprunteurs, des établissements financiers et de l’État.
Les gains pour les épargnants

Les investisseurs imaginaient que le péril inflationniste était derrière eux ; la publication, le jeudi 6 juillet dernier, des résultats l’enquête mensuelle ADP aux États-Unis leur a rappelé que ce n’était pas encore le cas. Selon l’enquête mensuelle ADP, 497 000 créations de poste dans le secteur privé ont été dénombrées en juin, un plus haut depuis plus d’un an et bien au-delà des 225 000 postes attendus par les économistes. Quant aux inscriptions hebdomadaires au chômage, elles n’accélèrent pas par rapport aux semaines précédentes. Cette annonce a provoqué un net recul, jeudi 6 juillet, des marchés « actions » et un rebond des taux d’intérêt des dettes souveraines.
Les résultats de l’emploi du mois de juin du Département du Travail, vendredi 7 juillet, ont néanmoins légèrement rassuré les investisseurs. Si le chômage y est toujours au plus bas à 3,6 % en juin, contre 3,7 % en mai, les créations d’emploi pour l’ensemble des secteurs d’activité se sont légèrement tassées. Elles se sont élevées en juin à 209 000 contre 220 000 attendues. Quant aux créations d’emplois des mois d’avril et de mai, elles ont été revues à la baisse, avec respectivement 217 000 et 306 000 emplois. Des signes de ralentissement se manifestent, la moyenne du nombre d’emplois créés par mois sur les six premiers mois de l’année est significativement moins élevée que la moyenne observée sur l’ensemble de l’année 2022 (respectivement 278 000 contre 399 000 emplois en moyenne). Parallèlement, le salaire horaire moyen a augmenté, en juin, de 0,4% par rapport au mois précédent, et de 4,4 % sur un an, un chiffre légèrement au-dessus des prévisions du marché, qui envisageait plutôt 0,3 % de hausse sur un mois.
Quoi qu’il en soit, Les investisseurs ont pris conscience que plusieurs hausses de taux directeurs seront peut-être encore nécessaires pour venir à bout de l’inflation. La pause décidée en juin par la FED dans le cycle de resserrement monétaire pourrait n’être que de courte durée. Les marchés avaient été rassurés par cette pause intervenue après dix hausses de taux consécutives des « Fed funds », ainsi portés dans une fourchette comprise entre 5 et 5,25 %. L’inflation aux États-Unis reste à un niveau élevé, à 4 % sur un an en mai, et 5,3 % hors produits volatiles comme l’alimentation et l’énergie.
Cette semaine, les investisseurs ont été également échaudés par la publication confirmant une baisse de l’activité au sein de toutes les zones économiques. Si celui-ci est logique au vu des politiques monétaires mises en œuvre, il commence à inquiéter car il touche, en même temps, l’ensemble des zones économiques. Le recul des indices PMI en Europe comme aux États-Unis fait craindre la survenue d’une récession. Les PMI de la zone euro indiquent que les économies des États membres sont tombées en contraction (de 52,8 vers 49,9) et la France n’est pas épargnée avec un vrai basculement de l’activité globale de 52,5 vers 48 dans le secteur privé. L’indice Markit PMI manufacturier américain final du mois de juin ressort à 46,3, contre une lecture de 48,4 en mai. Il traduit donc une nouvelle contraction de l’industrie manufacturière nationale américaine sur la période. L’indice PMI des « services » calculé par Caixin/S&P est en baisse passant de mai à juin de 57 à 53,9.
Dans ce contexte, les indices « actions » ont fortement reculé. Le CAC 40 a cédé sur la semaine près de 4 % et le Dax allemand près de 3,4 %. En contrepartie, les taux d’intérêt des obligations souveraines sont en hausse, le taux de l’OAT à 10 ans a dépassé les 3 % quand son homologue américain a franchi, de son côté, la barre des 4 %.
L’Arabie saoudite a annoncé, le lundi 3 juillet dernier, qu’elle prolongeait la réduction de sa production de pétrole d’un million de barils par jour pour soutenir le prix du baril en baisse. La réduction, qui a pris effet en juillet, se poursuivra en août et pourra être prolongée au-delà de cette période. Cette décision maintient à environ 9 millions de barils par jour la production de ce pays. Moscou compte, pour sa part, réduire ses exportations de 500 000 barils par jour, a assuré le vice-premier ministre, Alexandre Novak. Le pétrole russe est essentiellement acheté par la Turquie, l’Inde et la Chine.
Au premier semestre, le cours du baril de pétrole Brent ou WTI a perdu 12 %, du fait d’une demande atone tant en Chine qu’au sein de l’OCDE. Les baisses de production de l’OPEP+ ne sont pas encore pleinement ressenties ce qui permet le maintien du cours entre 72 et 75 dollars le baril. En avril dernier, plusieurs membres de l’OPEP+ avaient décidé de réduire volontairement leur production de plus d’un million de barils par jour.. Les producteurs de pétrole sont confrontés à une demande atone et à la forte volatilité des marchés en lien avec les effets persistants de la guerre en Ukraine. L’Arabie saoudite souhaite un cours entre 80 et 90 dollars afin de financer un programme de réformes ambitieux visant à préparer l’après pétrole d’où sa volonté de restreindre l’offre. Une augmentation au cours du second semestre n’est pas impossible en cas de redémarrage de l’économie mondiale. Sur la semaine, le pétrole s’est un peu réaffermi atteignant vendredi 7 juillet 77 dollars (baril de Brent).
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 7 juillet 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 111,88 | -3,81 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 734,88 | -1,540 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 398,95 | -1,09 % | 3 839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 15 036,85 | -0,94 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 603,40 | -3,39 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie (Royaume-Uni) | 27 746,80 | -1,71 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 236,60 | -3,54 % | 3 792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 388,42 | -2,41 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 196,61 | -0,17 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,173 % | +0,143 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,624 % | +0,232 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,036 % | +0,215 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0964 | -0,07 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 928,25 | +0,80 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 77,74 | +3,48 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Avec la hausse des taux d’intérêt, la rémunération moyenne des dépôts bancaires progresse de 4 points à 1,48 % en mai. Celle des dépôts des ménages atteint 1,68 %. La rémunération des dépôts des sociétés non financières s’établit à 1,20 %, portée à la fois par la remontée des taux des comptes à terme et celle, plus limitée, des dépôts à vue.
Le taux des livrets ordinaires a atteint en mai 0,65 %.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| Encours (Md€) | Taux de rémunération | ||||
| mai-2023 | mai-2022 | mars-2023 | avr- 2023 (f) | mai-2023 (g) | |
| Dépôts bancaires (b) | 3 102 | 0,50 | 1,38 | 1,44 | 1,48 |
| dont Ménages | 1 857 | 0,79 | 1,63 | 1,66 | 1,68 |
| – dépôts à vue | 592 | 0,01 | 0,03 | 0,04 | 0,04 |
| – comptes à terme <= 2 ans (h) | 41 | 0,38 | 2,48 | 2,65 | 2,81 |
| – comptes à terme > 2 ans (h) | 66 | 0,69 | 1,12 | 1,20 | 1,29 |
| – livrets à taux réglementés (c) | 632 | 1,07 | 3,22 | 3,22 | 3,22 |
| dont : livret A | 366 | 1,00 | 3,00 | 3,00 | 3,00 |
| – livrets ordinaires | 257 | 0,09 | 0,54 | 0,60 | 0,65 |
| – plan d’épargne-logement | 269 | 2,58 | 2,56 | 2,60 | 2,55 |
| dont SNF | 857 | 0,09 | 1,01 | 1,13 | 1,20 |
| – dépôts à vue | 581 | 0,04 | 0,37 | 0,43 | 0,45 |
| – comptes à terme <= 2 ans (h) | 218 | 0,09 | 2,45 | 2,67 | 2,87 |
| – comptes à terme > 2 ans (h) | 57 | 0,63 | 1,92 | 2,18 | 2,39 |
| Pour mémoire : | |||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 3,50 | 3,50 | 3,75 | |
| Euribor 3 mois (d) | -0,39 | 2,91 | 3,18 | 3,37 | |
| Rendement du TEC 5 ans (d), (e) | 0,94 | 2,79 | 2,73 | 2,69 | |
Note : En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Outre les dépôts des ménages et des SNF, le taux de rémunération global intègre la rémunération des dépôts des autres secteurs détenteurs de monnaie (APU hors administration centrale, sociétés d’assurance, OPC non monétaires, entreprises d’investissement et organismes de titrisation)
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Moyenne mensuelle.
e. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
f. Données révisées.
g. Données provisoires.
h. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
3000 milliards d’euros d’un côté pour la dette publique française et 3000 milliards de dollars pour la capitalisation d’Apple : voilà qui pourrait résumer le premier semestre. Les marchés actions ont connu une croissance vive déjouant les pronostics quand, dans le même temps, les Etats sont de plus en plus confrontés au problème du financement de leurs dette. Les Etats-Unis ont évité le défaut de paiement au début du mois de juin avec un accord au dernier moment entre Républicains et Démocrates. En Europe, la France a été dégradé par l’agence Fitch mais a sauvé son double A chez Standard and Poors, pour combien de temps ?
Au cours du premier semestre, le CAC 40 a battu plusieurs records et a gagné au total 14 % porté notamment par le secteur du luxe. La hausse des taux d’intérêt et les craintes d’une récession ont pu freiner la hausse mais sans jamais l’interrompre durablement. Pour le mois de juin, l’indice parisien a progressé de 1,8 % sachant que sur la dernière les gains ont atteint 3,3 %.
Les grands indices « actions » internationaux ont fortement progressé durant le premier semestre. L’indice allemand, Daxx, a gagné 16 % en six mois. L’indice japonais s’est apprécié de son côté de 27 %. A New York, l’indice S&P 500 a progressé de 16 % quand le Nasdaq a augmenté de plus de 30 %, preuve du retour en force des valeurs technologiques.
Les investisseurs ont salué les bons résultats des entreprises tout en anticipant un retour rapide à la normale de l’inflation éludant les risques de récession. Cette analyse a été confortée à la fin du mois de juin par la baisse de l’inflation même si elle est avant tout provoquée par un effet de base (les prix de l’énergie avaient fortement augmenté en mai et juin 2022). Hors prix de l’énergie et de l’alimentation, la hausse des prix continue à être soutenue. Pour la zone euro, elle a augmenté, en juin, à 5,4 % contre 5,3 % en mai. Pour Christine Lagarde, l’inflation demeure encore présente et nécessite le maintien d’une politique monétaire restrictive.
Aux Etats-Unis, l’indice PCE des dépenses de consommation a augmenté de 3,8 % sur un an après 4,3 % en avril. Hors alimentation et énergie, critère considéré comme le plus pertinent par la Fed, le déflateur marque même un ralentissement surprise à 4,6 % sur un an, après 4,7 % en avril. Quant à la composante des anticipations d’inflation à 1 an, elle a été confirmée à 3,3%, après 4,2 % en mai et celle des anticipations à 5-10 ans est également maintenue à 3 %, après 3,1 % le mois précédent.
En six mois, le cours du baril de Brent a perdu près de 13 %. Plus globalement, les cours de l’énergie et des matières premières sans totalement retrouver leur cours d’avant la guerre en Ukraine ont enregistré ces six derniers mois une forte décrue qui se répercute en partie sur l’inflation des pays de l’OCDE.
Les taux des obligations d’Etat ont peu évolué, malgré la hausse des taux directeurs des banques centrales, les investisseurs ayant anticipé une grande partie de ces dernières. Les obligations bénéficient par ailleurs toujours de l’aversion aux risques des détenteurs de capitaux.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 30 juin 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 400,06 | -3,05 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 407,60 | +2,0 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 450.38 | +2,45 % | 3 839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 787,92 | 2,2 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 16 147,90 | +2,0 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie (Royaume-Uni) | 7 531,53 | +0,9 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 401,39 | +2,98 % | 3 792,28 | 4 ,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 33 189,04 | +1,24% | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 202,06 | +0,13 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +2,930 % | +0,046 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,392 % | +0,031 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,821 % | +0,081 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,0914 | -0,23 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 917,96 | +0,00 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 73,92 | -3,42 % | 84,08 | 78,140 |
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