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L’année 2026 commence sous les meilleurs auspices pour l’assurance vie. En janvier, la collecte nette s’est élevée à 6,2 milliards d’euros, un niveau rarement observé au cours des quinze dernières années. Le premier placement financier des ménages français confirme ainsi son attractivité retrouvée.
Plusieurs facteurs expliquent cette dynamique. L’annonce des rendements 2025 des fonds en euros, en hausse autour de 2,7 % en moyenne, a redonné des couleurs à ce support longtemps jugé peu compétitif. Dans le même temps, la baisse du taux du Livret A à 1,5 % a modifié l’arbitrage des épargnants. En janvier, ce dernier a enregistré une décollecte de 1,87 milliard d’euros, illustrant un mouvement de réallocation vers des placements jugés plus performants.
La collecte nette de janvier 2026 dépasse celle de janvier 2025 de 1,8 milliard d’euros. Elle est trois fois supérieure à la moyenne des dix dernières années.
Pour retrouver un mois de janvier au-delà des 6 milliards d’euros de collecte nette, il faut remonter à janvier 2010 (6,194 milliards d’euros). Les niveaux observés demeurent toutefois inférieurs à ceux atteints avant la crise financière mondiale, notamment en janvier 2006 (9,3 milliards d’euros) et janvier 2007 (7,8 milliards d’euros).
Fait notable, la collecte est positive à la fois sur les fonds en euros (+0,4 milliard d’euros) et sur les unités de compte (+5,8 milliards d’euros). Cette double dynamique traduit une confiance renouvelée, tant dans la garantie en capital que dans les perspectives offertes par les marchés financiers.
Depuis 1997, l’assurance vie n’a connu qu’une seule décollecte en janvier : en 2012 (-1,3 milliard d’euros), au cœur de la crise des dettes souveraines. L’exercice 2026 s’inscrit donc dans une trajectoire historiquement favorable.
Les cotisations atteignent en janvier 19,2 milliards d’euros, en hausse de 9 % par rapport à janvier 2025. Il s’agit d’un nouveau record mensuel, le précédent datant de juillet 2025.
L’engouement des ménages est manifeste. L’assurance vie bénéficie pleinement de l’« effet rendement » et d’un mouvement de réallocation de l’épargne de court terme — épargne réglementée et dépôts à terme — vers des supports plus attractifs.
La progression concerne aussi bien les unités de compte (+10 %) que les supports en euros (+9 %). La part des unités de compte dans les cotisations s’établit désormais à 43 %, confirmant une montée en puissance structurelle des supports plus dynamiques.
Autre signal positif : les prestations s’élèvent à 12,9 milliards d’euros, en léger recul de 2 % par rapport à janvier 2025. Les ménages retirent donc peu d’argent de leurs contrats, signe d’une confiance retrouvée et d’une compétitivité accrue du produit.
À fin janvier 2026, l’encours de l’assurance vie atteint 2 119 milliards d’euros, en hausse de 5,1 % sur un an. Ce nouveau record conforte la place de l’assurance vie comme premier placement financier des ménages en France.
Depuis plus d’un an, l’assurance vie bénéficie d’un environnement porteur : baisse des taux de l’épargne réglementée et des dépôts à terme, bonne tenue des marchés financiers. Ses deux piliers — fonds en euros et unités de compte — retrouvent ainsi une pleine compétitivité.
À compter du 1er mars, la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans pourrait amplifier ce mouvement. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL, représentant 93 milliards d’euros d’encours, sont concernés. Une partie de ces capitaux pourrait se redéployer vers l’assurance vie, qui combine rendement, garantie du capital et avantage fiscal.
Tous les éléments semblent réunis pour un nouvel âge d’or, rappelant le début des années 2000.
Néanmoins, le contexte international demeure incertain. Le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël pourrait modifier les comportements d’épargne. Une forte hausse des cours du pétrole et une volatilité accrue des marchés financiers pourraient inciter certains ménages à privilégier des produits de court terme comme le Livret A, au détriment des unités de compte.
La trajectoire de l’assurance vie dépendra ainsi, dans les prochains mois, de la durée et de l’ampleur des tensions géopolitiques, ainsi que de leurs répercussions économiques.
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