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La dépendance, du risque à l’assurance, tout un monde ?

Retraite 9 juillet 2015

7,3 millions de Français sont assurés contre le risque de dépendance dont 1,6 million ont souscrit à une offre spécifique. Le montant global des cotisations a atteint, en 2014, 533 millions soit une hausse de 3 % en un an. L’année dernière, 866 900 personnes se sont assurées contre le risque dépendance dont 28 000 dans le cadre d’un contrat dépendance spécifique. 78 % ont souscrit un contrat à adhésion individuelle et 22 % un contrat collectif. Le montant moyen de la cotisation est de 407 euros par an pour les contrats individuels et de 64 euros pour les contrats collectifs. Le montant total des prestations versées s’est élevé à 242,6 millions en hausse de 7 % sur un an.

La dépendance, un réel risque

(les données mentionnées ci-dessous sont issues du sondage du Cercle de l’Epargne-CECOP-IFOP de juin 2015)

73 % des Français interrogés considèrent qu’il est certain ou probable qu’ils soient un jour en situation de dépendance. 9 % pensent que c’est certain et 64 % que c’est probable. 9 % sont résolument optimistes en déclarant qu’il est exclu qu’ils soient un jour ou l’autre dans un tel état. Le risque de dépendance est perçu très tôt. En effet, 53 % des 18-24 ans indiquent qu’ils pourraient être concernés par la dépendance. Ce taux progresse évidemment au fil de l’avancée en âge. Il est de 74 % pour les 35-49 ans, de 75 % pour les 50-64 ans et atteint 84 % pour les plus de 65 ans. Il faut noter que sur la probabilité de tomber certainement en dépendance, l’appréciation du risque diminue pour les plus de 50 ans. Elle passe de 13 % pour les 35-49 ans à 7 % pour les plus de 65 ans.

Ce risque de dépendance est perçu plus fortement parmi les Français ayant des revenus élevés (plus de 4000 euros par mois par foyer). Le taux est alors de 80 % contre 64 % pour ceux dont les revenus par foyer sont inférieurs à 1200 euros. De même, les détenteurs d’un patrimoine financier conséquent sont plus préoccupés par ce risque que ceux qui n’en ont pas 79 % contre 69 %). Par ailleurs, ceux qui épargnent se déclarent plus susceptibles d’être un jour dépendant que ceux qui ne le font pas.

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S’il est assez logique que les retraités soient conscients du risque d’être confrontés à un problème de dépendance, cette appréciation diffère assez fortement entre les différentes catégories socio-professionnelles. Elle est plus élevée chez les cadres et les indépendants que chez les employés. Le degré d’information est certainement un des éléments d’explication tout comme la prise en compte des conséquences de l’allongement de l’espérance de vie, espérance de vie qui est justement plus élevée au sein de ces catégories.

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Qui doit financer la dépendance ?

Pour 42 % des Français, c’est à l’Etat de financer la dépendance quand 39 % considèrent que ce rôle doit être dévolu aux régimes sociaux (Sécurité sociale). 21 % d’entre eux pensent également que ce sont les collectivités territoriales qui doivent y contribuer. Les jeunes et les seniors sont plus sceptiques sur la capacité de l’Etat à prendre à charge ce risque. Les premiers privilégient les régimes sociaux quand les seconds sont des partisans de l’assurance individuelle spécifique. 27 % des sondés estiment que ce risque devrait être couvert par une assurance spécifique. Ce taux est assez élevé au regard de son caractère potentiellement impopulaire et financièrement impactant pour les personnes souscriptrices. Le lien avec l’entreprise n’est pas perçu. Seulement 14 % des sondés pensent qu’il faudrait que la dépendance soit prise en charge par les entreprises sous forme de contrat d’assurance.

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Les revenus modestes et personnes ayant peu de patrimoine souhaitent fort logiquement que le risque dépendance soit pris en charge soit par l’Etat ou la sécurité sociale quand les ménages mieux dotés financièrement sont favorables à une couverture assurantielle individuelle.

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Plus des deux tiers des Français sont hostiles à l’idée d’un droit à recouvrement sur succession des sommes engagées pour financer la dépendance d’une personne en fin de vie. Cette opposition est moins marquée parmi les détenteurs d’un patrimoine financier important ou parmi les revenus élevés.

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La propension à souscrire une assurance-individuelle pour faire face au risque de dépendance

Une majorité des Français ne seraient pas opposés à la souscription d’une assurance dépendance à titre individuel pour faire face au risque de dépendance. Il est à noter que les hommes sont un peu plus enclins à le faire que les femmes (58 % contre 55 %). Ce sont les seniors et les jeunes qui sont les plus disposés à prendre une telle couverture (62 % chez les plus de 65 ans, 55 % chez les moins de 24 ans, 56 % chez les 35-34 ans contre 53 % chez les 50-64 ans).

Pour des raisons éminemment financières, les revenus modestes sont peu disposés à souscrire de tels produits (seulement 47 % des personnes ayant moins de 1200 euros de revenus mensuels seraient susceptibles de prendre une telle assurance contre 61 % des personnes qui ont plus de 4000 euros de revenus mensuels).

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La réponse « oui » regroupe ceux qui souscriraient certainement ou probablement une assurance dépendance ; la réponse « non » regroupe ceux qui ne souscriraient probablement pas ou certainement pas une telle assurance.

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