En 2025, plus d’un actif occupé sur cinq dans l’Union européenne, âgé de 15 à 64 ans, travaillait habituellement le week-end. La proportion atteignait ainsi 21,3 % de l’ensemble des personnes en emploi.
Le recours au travail durant le week-end variait fortement selon les professions exercées. Il était particulièrement répandu parmi les employés des services et de la vente, dont près d’un sur deux (47,6 %) travaillait régulièrement le samedi ou le dimanche. Les agriculteurs, sylviculteurs et pêcheurs qualifiés étaient également très concernés, avec un taux de 47,2 %. Les personnes occupant des emplois élémentaires affichaient une proportion plus modérée mais néanmoins élevée, à 25,7 %.
Le statut professionnel influait également fortement sur la fréquence du travail le week-end. Parmi les salariés, seuls 18,5 % déclaraient travailler habituellement durant cette période. À l’inverse, cette pratique était nettement plus fréquente chez les travailleurs indépendants. Elle concernait 45,8 % des employeurs indépendants ayant des salariés, 35,9 % des travailleurs à leur compte sans salariés et 45,1 % des aides familiaux.
Parmi les indépendants employeurs travaillant régulièrement le week-end, la Grèce arrivait largement en tête avec 75 % des actifs concernés. La Belgique suivait avec 65,9 %, devant la France où cette proportion atteignait 61 %. À l’opposé, les taux les plus faibles étaient relevés en Hongrie (9,9 %), en Slovaquie (15 %) et en Pologne (15,1 %).
Concernant les salariés, la Grèce enregistrait également la part la plus élevée de travail le week-end, avec 31,5 % des employés concernés. Chypre (31,3 %) et Malte (29,2 %) figuraient également parmi les pays les plus concernés. À l’inverse, le travail salarié le week-end demeurait très limité en Lituanie (3 %), en Pologne (4,2 %) et en Hongrie (6,2 %).

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