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Cette semaine, les marchés financiers ont évolué au gré des négociations américano-iraniennes. Les investisseurs se sont montrés plus circonspects face à l’intelligence artificielle dont les besoins de capitaux commencent à alarmer.
Malgré tout, la Bourse de Paris a gagné 1,75 % sur la semaine qui a été par ailleurs marquée par la chute du cours de Stellantis. Cette baisse est liée à l’annonce surprise de l’engagement d’une restructuration s’accompagnant de charges exceptionnelles de 22,2 milliards d’euros au second semestre. Les prévisions laissent entrevoir une nouvelle fois une consommation de trésorerie en 2026, l’année 2027 restant « très incertaine. Le cours de la Société générale a également perdu du terrain après la publication d’une note d’analyse des résultats à venir qui n’a pas convaincu. Il faut néanmoins souligner que ces 12 derniers mois, le cours de la Société générale avait progressé de plus de 100 %. Les grandes entreprises du bâtiment et des travaux publics comme Eiffage ou Vinci ont enregistré une hausse du cours de leurs actions après la publication de comptes annuels encourageants ?
A Wall Street, le Nasdaq a baissé sur la semaine de plus de 2 % avec les doutes qui se multiplient au sujet de l’intelligence artificielle.
Révision de jugement sur l’IA
Les valeurs de la tech américaines poursuivent leur baisse après avoir atteint des sommets déraisonnables à la fin de l’année dernière. En un mois, le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques américain, a reculé de plus de 4 %. Les investisseurs doutent de la rentabilité des investissements réalisés par les entreprises engagées dans la bataille de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas une remise en cause totale. Ils se montrent simplement plus sélectifs que par le passé dans le choix des valeurs. Les valeurs de la tech coréennes et japonaises sont les grandes gagnantes de ce changement d’optique de la part des investisseurs.
En ce début d’année 2026, les entreprises de l’IA recherchent des liquidités par tous les moyens afin de financer leurs investissements gargantuesques. Dans cet esprit, Elon Musk a annoncé la fusion de deux de ses sociétés, SpaceX et xAI. Cette nouvelle entreprise, valorisée à 1 250 milliards de dollars d’après la presse américaine, devrait être introduite en Bourse au cours de l’été. Ce regroupement est justifié par les pertes de xAI, qui ont dépassé 8 milliards de dollars en 2025 pour un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars. Pour faire face à ses besoins d’investissement dans les datacenters, la société avait levé, en janvier, 20 milliards de dollars. En l’associant à SpaceX, Elon Musk espère profiter d’une force de frappe plus importante pour attirer de nouveaux investisseurs, l’objectif étant de lever 50 milliards de dollars supplémentaires.
La recherche de capitaux concerne également OpenAI, à l’origine de ChatGPT. Longtemps adossée à Microsoft, la société de Sam Altman est devenue une entité quasi indépendante fin 2025. Elle cherche actuellement à lever plusieurs dizaines de milliards de dollars. Un projet de participation de Nvidia à hauteur de 100 milliards de dollars est en suspens. Du côté d’Anthropic, une nouvelle levée de fonds de plusieurs milliards de dollars est également prévue dans les semaines à venir.
Alphabet, qui était parti en retard dans le développement de l’IA, semble en meilleure situation que ses concurrentes grâce à l’abondance de ses réserves financières, à la possession de nombreux datacenters et à la solidité de son cloud. L’entreprise française Mistral, dont la valorisation dépasse 12 milliards d’euros, a effectué en 2025 des levées de fonds à hauteur de 7 milliards d’euros, en recul par rapport à 2024. La nécessité de nouveaux partenaires s’impose à moyen terme afin de permettre le développement de la start-up européenne.
La nomination de Kevin Warsh à la tête de la FED a rassuré les investisseurs et a conduit à une légère appréciation du dollar. Les craintes d’une mainmise de la banque centrale américaine par Donald Trump se sont atténuées, tout comme les tensions géopolitiques concernant une éventuelle intervention des États-Unis en Iran. Ce changement de contexte a contribué à la baisse du cours de l’or. Des prises de plus-values expliquent également la forte diminution du métal précieux. Ce mouvement rappelle que ce dernier est avant tout un placement spéculatif, qui ne rapporte ni intérêt ni dividendes.
En un mois, le cours du bitcoin en dollars a perdu 25% ; sur six mois, la perte atteint 40 %. Vendredi 6 février, il s’échangeait contre 71 000 dollars loin de son record de 126 000 dollars du 6 octobre 2025. Après l’euphorie qui avait suivi la réélection de Donald Trump, le marché du bitcoin est rattrapé par la volatilité des cours, sur fond d’aversion au risque, de liquidations massives liées à des paris à la hausse et de reflux du soutien institutionnel.
Les investisseurs tendent à revenir aux fondamentaux en période de tensions géopolitiques. Par ailleurs, ils réexaminent leurs positions sur les valeurs technologiques américaines ; or, il existe une corrélation entre le Nasdaq et les cryptoactifs. Selon une étude de la Deutsche Bank, lors des phases de stress observées ces dernières années, le bitcoin a systématiquement enregistré des performances inférieures à celles des actions américaines et de l’or.
La baisse du bitcoin est accentuée par l’effet de levier, très utilisé sur les marchés de produits dérivés. Lorsque le bitcoin est passé sous les 70 000 dollars, de nombreux investisseurs ayant acheté à crédit ont été contraints de vendre automatiquement pour limiter leurs pertes. Ces ventes forcées ont provoqué plus d’un milliard de dollars de liquidations en vingt-quatre heures, principalement sur des paris haussiers.
En 2025, la hausse du bitcoin avait été largement portée par le succès des ETF bitcoin au comptant américains, utilisés par les gestionnaires d’actifs. Ces produits, dominés par des acteurs comme BlackRock ou Fidelity, avaient fortement contribué à la hausse des cours des cryptoactifs. La dynamique s’est depuis inversée. En janvier 2026, les ETF bitcoin au comptant ont enregistré près de 2 milliards de dollars de sorties nettes, selon Bloomberg, après environ 5 milliards de dollars de retraits cumulés sur les trois mois précédents. Une poursuite de la baisse pourrait s’autoalimenter et « forcer des ventes à l’échelle de l’écosystème crypto », fragilisant les entreprises et les intermédiaires les plus exposés. Le marché n’étant pas régulé, les enchaînements pourraient être brutaux.
Face au « krach rampant » des cryptos — une perte de plus de 20 % de leur valeur sur plusieurs séances —, le sénateur américain Sherman a interrogé le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, sur une éventuelle intervention de l’administration américaine en cas de faillites d’établissements financiers. Ironie de l’histoire, en 2008, Satoshi Nakamoto avait créé le bitcoin de manière décentralisée pour échapper aux ingérences publiques jugées pernicieuses. Le secrétaire au Trésor a indiqué qu’il n’avait pas le pouvoir d’intervenir sur le marché des cryptos, tout en reconnaissant que les États-Unis détenaient des bitcoins. Le pays dispose d’un fonds stratégique en bitcoins (198 000 unités), alimenté par les saisies de cryptos opérées par la justice américaine. Mais compte tenu de ses réserves limitées et de son statut, ce fonds n’a pas vocation à intervenir pour soutenir les cours lors des crises et des krachs. Le Trésor peut intervenir sur le marché des changes pour soutenir ou faire baisser le dollar, mais pas le bitcoin.
Le directeur du Trésor a indiqué que, pour son administration, le bitcoin n’est pas un « actif systémique » pour le système financier américain. La capitalisation totale des cryptos, de l’ordre de 2 430 milliards de dollars, représente environ la moitié de celle de Nvidia (4 240 milliards). Un bitcoin à zéro entraînerait certes des faillites en série dans le secteur des cryptos et pour les investisseurs. Il provoquerait des effets de contagion sur les autres marchés, mais sans remettre en cause la stabilité financière. Si les banques proposent des cryptos à leurs clients, elles ne spéculent pas sur ces actifs pour leur propre compte. Ils ne figurent pas dans leurs bilans, contrairement aux crédits hypothécaires à risque, les subprimes, qui avaient implosé en 2007 et 2008.
Malgré tout, une crise sur les cryptos aurait des incidences financières, en particulier sur les Treasuries, obligations du Trésor américain servant de garanties aux stablecoins. La vente des Treasuries appelés en garantie ferait remonter les taux d’intérêt. Ce lien pourrait, en théorie, contraindre le Trésor à acheter des bitcoins. Une telle intervention publique signifierait la fin de l’indépendance de la première des cryptoactifs.
Après la FED la semaine dernière, c’est au tour de la BCE d’opter pour la prudence en ne changeant rien. Le Conseil des gouverneurs a ainsi décidé, jeudi 5 février, de laisser inchangés pour la cinquième fois consécutive les taux directeurs. Le taux de dépôt reste à 2 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,40 %. Cette décision était attendue. Il n’y avait pas de raisons évidentes pour abaisser les taux. L’activité économique et le marché du travail résistent bien, malgré de fortes incertitudes dans l’environnement géopolitique. L’annonce de la nomination de Kevin Warsh — jugé le plus indépendant parmi les candidats — pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale américaine a été bien accueillie par les dirigeants de la BCE.
Avec la hausse de l’euro et la faiblesse des prix de l’énergie, l’inflation est en recul. Elle est désormais inférieure à la cible de 2 % fixée par la BCE. Elle s’est établie à 1,7 % sur douze mois glissants en janvier, son plus bas niveau depuis septembre 2024. Sur un mois, de décembre à janvier, les prix à la consommation de la zone euro ont reculé de 0,5 %. Pour le moment, la BCE ne considère pas cette faible inflation comme dangereuse, car elle est largement liée à des effets de base : les prix de l’énergie étaient nettement plus élevés il y a un an. Néanmoins, l’inflation sous-jacente — retraitée des prix très volatils de l’énergie et de l’alimentation — a baissé plus qu’attendu. La croissance des salaires tend à ralentir. Les banques européennes commencent à durcir leurs conditions d’octroi de prêts aux entreprises. En cas d’accentuation de ces phénomènes, une baisse des taux directeurs pourrait se justifier. Le rendez-vous de mars pour le Conseil des gouverneurs sera important, car il sera accompagné de la publication des projections économiques de la banque centrale.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 6 février 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 273,84 | +1,75 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 50 115,67 | +1,43 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 932,30 | -0,63 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 23 031,21 | -2,38 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 24 719,80 | +0,36 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 369,75 | +1,43 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 998,40 | +0,79 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 54 253,68 | +1,73 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 065,58 | -1,80 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,447 % | +0,020 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,844 % | -0,001 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,215 % | -0,034 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1816 | -1,88 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 959,49 | -4,76 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 68,70 | -3,45 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 71 327,7039 | -16,95 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
Sur le site TF1Info, dans un article consacré aux vieux PEL qui vont dans les prochaines années être clôturés, Philippe Crevel explique les alternatives possibles au PEL.
L’assurance vie réalise, en 2025, l’une des meilleures collectes de son histoire, avec 50,6 milliards d’euros de collecte nette. Il faut remonter à 2010 pour obtenir un résultat supérieur. Premier placement des ménages, elle a enregistré un niveau record de cotisations, proche de 200 milliards d’euros, ce qui a porté l’encours total à des sommets, au-delà de 2 100 milliards d’euros. La forte propension des ménages à l’épargne, la hausse du rendement des fonds en euros, la bonne tenue des marchés financiers, ainsi que les gestes commerciaux des assureurs ont contribué au succès de l’assurance vie. Celle-ci joue ainsi pleinement son rôle de navire amiral de l’épargne en France.

En 2025, l’assurance vie a pu compter sur deux piliers : les fonds en euros, dont la compétitivité s’est redressée, et les unités de compte, portées par la bonne tenue des marchés financiers.
Les fonds en euros, qui étaient en décollecte nette depuis 2020, ont, l’année dernière, enregistré de nouveau une collecte nette positive, à +8,1 milliards d’euros en 2025, contre – 4,7 milliards d’euros en 2024.
Ce changement est lié à une amélioration de leur rendement, en valeur absolue comme en valeur relative. En 2025, le rendement moyen des fonds en euros, au vu des premières communications des compagnies d’assurances, devrait se situer autour de 2,7 %. Il est ainsi supérieur de 1,5 point au point bas atteint en 2020 et 2021, lorsque les taux des obligations d’État évoluaient en territoire négatif. Plusieurs assureurs ont publié des rendements supérieurs à 3 %. Par ailleurs, de nombreux assureurs proposent des taux « boostés » pouvant majorer le rendement des fonds de 1,5 point, des taux de 5 % ont ainsi été accessibles.
En valeur relative, les fonds en euros sont devenus plus compétitifs en raison de la baisse des taux des livrets d’épargne, et en particulier du Livret A, ainsi que de ceux des dépôts à terme. Le taux du Livret A est en effet passé, en 2025, de 3 % à 1,7 % (il sera de 1,5 % au 1er février 2026). À 3 %, sans prélèvements obligatoires, le Livret A surpassait les fonds en euros de l’assurance vie ; à 1,5 %, c’est l’inverse, même en tenant compte de la fiscalité. La rémunération des dépôts à terme, qui a pu dépasser 3 %, est revenue en dessous de 2 % (pour une duration inférieure à un an).

Les cotisations ont atteint 192,1 milliards d’euros, en hausse de +17,1 milliards d’euros sur un an. Depuis 2 000, jamais les cotisations n’avaient atteint un tel niveau. Elles se répartissent de la manière suivante :
Les unités de compte ont représenté, en 2025, 39 % de la collecte brute. Ce taux est globalement constant depuis 2020.
Que ce soit pour les unités de compte ou pour les fonds en euros, les cotisations atteignent les niveaux les plus élevés constatés depuis le début du siècle. Le maintien d’un fort taux d’épargne des ménages, à 18,5 % du revenu disponible brut sur les trois premiers trimestres de 2025, le déclin de l’épargne réglementée ainsi que celui des dépôts à terme ont favorisé ce niveau record de cotisations. La bonne rémunération des fonds en euros et des unités de compte y a également contribué.
Preuve de l’attractivité retrouvée de l’assurance vie, les prestations ont diminué en 2025, de -3 % par rapport à 2024. Elles se sont élevées à 141,4 milliards d’euros. Les retraits ont été moins importants, les alternatives à l’assurance vie ayant perdu en compétitivité.
L’encours atteint 2 107 milliards d’euros à fin décembre 2025, en hausse de +6,1 %, soit +122 milliards d’euros sur un an. L’assurance vie conforte son poids dans l’épargne financière de l’épargne des ménages, plus de 30 %. Environ 42 % des ménages détiennent en France un contrat d’assurance vie.
Dans les prochains mois, l’assurance vie devrait bénéficier d’un contexte porteur, le taux du Livret A devant passer à 1,5 % au 1er février. L’écart de rendement entre les fonds en euros et l’épargne réglementée, ainsi que les dépôts à terme, devrait ainsi s’accroître au profit des premiers. Les prévisions concernant l’évolution des marchés actions apparaissent par ailleurs plutôt encourageantes.
L’assurance vie devrait enfin bénéficier de la fermeture des plans d’épargne logement (PEL) ouverts depuis plus de quinze ans. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, pour un encours total de 93 milliards d’euros. Les titulaires de ces anciens PEL devraient se tourner vers l’assurance vie, susceptible de répondre à leurs attentes tant en matière de rendement que de garantie du capital et de fiscalité.
Dans un entretien accordé au Figaro, Philippe Crevel évoque les moyens pour optimiser son épargne.
S’agit-il d’un simple effet de génération, nourri par les réseaux sociaux, les plateformes d’investissement en ligne et une culture de l’instantanéité, ou bien de la traduction économique d’un déclassement anticipé ? L’essor spectaculaire des placements financiers « risqués » chez les jeunes Français ne relève plus du phénomène marginal. Il constitue un révélateur d’une transformation profonde du rapport à l’épargne, au risque et à l’avenir. Pour les jeunes, l’investissement dans les actions ou dans les cryptoactifs s’impose de plus en plus. Il ne s’agit pas d’un placement géré à l’ancienne. Pour eux, comme l’a révélé l’enquête 2025 du Cercle de l’Épargne, les uns comme les autres sont des placements de court terme. L’objectif est d’obtenir un gain rapide en réalisant une opération spéculative.
Depuis la crise sanitaire, le paysage de l’investissement des particuliers a été profondément bouleversé. Selon l’étude New retail investors in France publiée par l’OCDE en novembre 2023, près de 800 000 nouveaux investisseurs particuliers sont entrés sur les marchés financiers français entre 2020 et 2023. La singularité de ce mouvement tient à sa sociologie : une majorité de ces nouveaux entrants ont moins de 35 ans, disposent souvent d’un niveau de diplôme élevé et maîtrisent les outils numériques.
Cette vague d’entrants se distingue moins par son volume que par ses choix d’allocation. Là où les générations précédentes privilégiaient l’épargne réglementée, l’assurance vie en euros ou l’immobilier, les nouveaux investisseurs affichent une appétence marquée pour les actifs volatils. Plus de 50 % d’entre eux détiennent des cryptoactifs, contre environ 25 % dans l’ensemble de la population. Ce différentiel n’est pas anodin : il traduit une tolérance au risque sensiblement plus élevée et un rapport au temps profondément différent.
L’essor des cryptoactifs chez les 18-35 ans s’inscrit dans un double mouvement. Il est d’abord technologique et culturel. Les plateformes d’investissement en ligne, l’abaissement des barrières d’entrée et la présence massive d’influenceurs financiers sur les réseaux sociaux ont contribué à banaliser des produits autrefois réservés à une minorité avertie. Le phénomène de FOMO – de l’anglais « fear of missing out » soit la peur de manquer une opportunité – joue un rôle puissant dans la diffusion de ces comportements.
Mais réduire cette dynamique à un simple effet de mode serait une erreur d’analyse. Derrière les flux se dessine une logique plus structurelle : la dégradation progressive des perspectives patrimoniales traditionnelles. L’accès à la propriété, longtemps pilier de la constitution du patrimoine en France, s’éloigne. En dix ans, le taux d’effort immobilier des ménages primo-accédants est passé de 30 % à près de 38 %, tandis que l’apport personnel exigé par les banques a presque doublé. De nombreux jeunes ménages disposent de revenus suffisants pour épargner, mais insuffisants pour franchir le seuil du crédit.
Selon plusieurs plateformes de gestion pilotée, près de 40 % des flux nets des particuliers sur les ETF proviennent désormais des moins de 35 ans. L’investissement devient un outil de projection, voire de protection, face à un avenir perçu comme plus incertain.
Une génération lucide sur les retraites et le déclassement relatif
Cette prise de risque accrue est aussi le reflet d’une lucidité précoce. Les jeunes générations ont intégré l’idée que le système de retraite par répartition ne garantira pas, à lui seul, un maintien du niveau de vie.
En France, le taux de remplacement net moyen est passé de 75 % pour les générations nées dans les années 1950 à moins de 60 % pour celles nées après 1990, selon les projections du Conseil d’orientation des retraites.
L’épargne devient un choix structurant, parfois au prix d’une forme de frugalité assumée. Cette logique s’inscrit dans une temporalité longue. Les jeunes investisseurs savent que, sur longue période, les marchés actions surperforment la plupart des autres classes d’actifs. Sur les cinq dernières années, les actions ont dégagé un rendement annuel moyen de 6,2 %, contre 3,7 % pour l’immobilier résidentiel, selon les données de l’IEIF.
À l’échelle internationale, la comparaison est éclairante. Dans la zone euro, 41 % de l’épargne financière reste placée sur des supports bancaires faiblement rémunérés, contre seulement 20 % en actions et fonds d’investissement. Aux États-Unis, la structure est inversée : la performance moyenne de l’épargne y atteint 5,4 %, contre 2,6 % en France. Ce différentiel alimente le sentiment d’un retard français en matière d’acculturation financière.
Transparence, frais et autonomie : une sophistication incomplète
Les jeunes investisseurs se montrent également plus attentifs aux frais, dont l’impact sur la performance à long terme est désormais bien identifié. Les études de l’OCDE soulignent leur propension à comparer les coûts de gestion, les commissions et les écarts de performance nette. Cette exigence explique en partie le désamour croissant pour les enveloppes jugées opaques, au premier rang desquelles les fonds en euros de l’assurance vie.
Selon le Global Retail Investor Outlook 2024 du Forum économique mondial, les nouveaux investisseurs privilégient les instruments cotés en direct, les ETF et les comptes-titres, avec une fréquence de transactions plus élevée et une gestion plus autonome. L’investissement devient un acte individualisé, parfois désintermédié à l’extrême.
Cette sophistication apparente masque toutefois des fragilités. La compréhension des mécanismes de volatilité, de corrélation et de risque de change demeure inégale. Les plateformes constatent régulièrement des incompréhensions face aux pertes, notamment sur les actifs libellés en devises étrangères. La facilité d’arbitrage favorise également des biais comportementaux bien documentés : ventes en période de stress, sur-rotation des portefeuilles, accumulation de frais de transaction.
Une mutation durable, mais un besoin de pédagogie renforcé
La montée en puissance des jeunes investisseurs sur les marchés financiers constitue une transformation durable du paysage de l’épargne française. Elle traduit à la fois une modernisation bienvenue et une réponse rationnelle à un environnement économique contraignant. Mais cette autonomie accrue s’exerce dans un univers où la pédagogie ne progresse pas toujours au même rythme que l’offre de produits.
Entre quête de rendement, anticipation du déclassement et illusion de maîtrise, la nouvelle génération d’épargnants avance sans filet institutionnel solide. Le défi des prochaines années ne sera pas de freiner cet appétit pour l’investissement, mais d’en canaliser les risques, afin que la promesse de l’épargne longue ne se transforme pas en désillusion patrimoniale.
Les marchés financiers ont fêté dignement la fin de l’année 2025. Cette dernière aura été contre toute attente un excellent cru marqué par une pluie de records pour les indices actions ainsi que pour l’or et de nombreux autres métaux. Cette série de sommets inquiète néanmoins en raison de leur ampleur : la crainte d’une bulle liée à l’intelligence artificielle est fréquemment avancée, mais malgré tout, l’optimisme demeure pour le moment de mise pour 2026.
Le CAC 40 positif, mais à la traîne
Après avoir perdu 2,14 % en 2024, le CAC 40 s’est apprécié, en 2025, de 10,42 %. Ce résultat positif est intervenu malgré un contexte politique toujours des plus complexes et des répercussions de la politique douanière américaine. Si, au mois d’octobre dernier, le CAC 40 a battu son record du 10 mai 2024 (avant la dissolution), il reste cependant largement à la traîne des autres grands indices boursiers. Le poids du secteur du luxe, exposé aux guerres commerciales, et la situation financière de la France expliquent le retard pris par le CAC 40 par rapport aux autres grands indices européens.

La Bourse de Francfort a connu, en 2025, la plus forte progression, +22 % sur un an pour l’indice DAX. Ce dernier devance son homologue britannique, le Footsie 100, qui gagne plus de 21 %. L’Euro Stoxx 50 a progressé, de son côté, de 18,3 % sur l’année écoulée. Le Stoxx Europe 600 est à +16,6 %, soit à peu près la même performance que le MSCI Europe (+16,4 %).
Le marché américain a encore surpris par son dynamisme. Avec l’engouement pour l’IA, l’indice Nasdaq a gagné sur l’année plus de 20 %. Le S&P 500 s’est apprécié de 17 % et le Dow Jones de 13 %.

L’année 2025 a été marquée par une nouvelle dégradation de la note de la France, en lien avec le taux d’endettement public qui n’en finit pas de progresser.
Fitch Ratings a abaissé la note de la France le 12 septembre 2025 de AA- à A+. Standard & Poor’s (S&P Global Ratings) a, de son côté, le 17 octobre 2025, réduit la notation de la France de AA- à A+, invoquant l’incertitude persistante sur la consolidation des finances publiques malgré la présentation du projet de budget. Moody’s n’a pas dégradé la note souveraine de la France en 2025. Le 24 octobre dernier, l’agence a maintenu la note Aa3, mais l’a placée sous perspective négative.
Dans ce contexte, l’écart de taux entre l’Allemagne et la France s’est accru, passant de 50 à 70 points de base. L’accroissement du spread s’est inscrit dans un mouvement de hausse des taux obligataires en Europe, en raison de l’augmentation des besoins de financement public. À la France – premier émetteur de titres publics en Europe – s’ajoute désormais l’Allemagne qui a abandonné sa règle de frein budgétaire et qui a adopté un plan de relance de plus de 500 milliards d’euros. Le taux de l’OAT de l’État en France a augmenté de 70 points de base et son équivalent allemand de 60 points de base. À dix ans, l’État a, en 2025, emprunté, en France, en moyenne, à 3,6 % et l’Allemagne à 2,7 %.
Le dollar en baisse
Le dollar poursuit son mouvement de baisse, pour le plus grand plaisir de Donald Trump. Les menaces sur l’indépendance de la banque centrale américaine, la baisse des taux directeurs de cette dernière et, plus globalement, la politique du président américain ont contribué à la baisse du dollar. Les investisseurs étrangers ont réduit leur exposition en dollars, même si la monnaie américaine demeure de loin la première devise de réserve. Le dollar a perdu 13,23 % depuis le début de l’année face à l’euro, ce qui améliore la compétitivité des produits américains. Pour les Européens, cette dépréciation du billet vert allège la facture énergétique, d’autant plus que le cours du pétrole est orienté à la baisse.
Le pétrole en recul
Sur fond de ralentissement de la croissance mondiale, de montée en puissance des énergies renouvelables et d’augmentation de la production, en lien avec la fin de l’accord de régulation de l’offre de l’OPEP+ en vigueur depuis 2020, le cours du baril de pétrole a baissé au cours de l’année 2025. Le baril de Brent s’échangeait le 31 décembre à 61,23 dollars, en baisse de 17 % sur un an. Cette diminution est une bonne nouvelle pour les pays européens qui, depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, sont handicapés par une énergie chère.
Or, argent, cuivre, platine : toujours plus haut
L’or défie les pronostics en ayant atteint plus de 4 500 dollars l’once le 26 décembre, avant de baisser à nouveau dans les derniers jours de l’année. Sur un an, l’once a gagné plus de 65 %. Sur trois ans, la hausse est de plus de 137 %.
La hausse du cours de l’or s’explique par la baisse des taux directeurs américains et par le caractère imprévisible de Donald Trump. Les pays émergents et en développement réduisent leur exposition au dollar. La crainte d’une remise en cause de l’indépendance de la banque centrale américaine contribue à la hausse du métal précieux.
L’argent fait encore mieux, avec un gain avoisinant 150 %. Il faut remonter au choc pétrolier de 1979-1980 pour retrouver des progressions comparables.
Le platine a, lui aussi, enregistré un sommet historique au cours de la semaine, tandis que le cuivre a franchi les 12 000 dollars la tonne, sur fond de crainte d’un marché mondial plus tendu à l’horizon 2026.
Un bitcoin entre deux eaux
Le bitcoin apparaît comme le grand perdant de l’année, avec un recul de plus de 6 % depuis janvier et de près de 20 % sur le dernier trimestre. L’essor des « stablecoins », adossés à des devises réelles comme le dollar ou l’euro et jugés moins volatils, se développe au détriment du bitcoin.
L’art de la prévision est, surtout en matière financière, un exercice périlleux. Les krachs se font un malin plaisir à survenir lorsqu’ils ne sont pas attendus…
Pour 2026, de nombreux experts anticipent néanmoins une nouvelle année de forte appréciation des actions, portée par l’engouement persistant pour l’intelligence artificielle et, en Europe, par le plan de relance allemand. L’espoir d’une paix en Ukraine alimente également l’optimisme ambiant. Toutefois, l’IA prend de plus en plus les traits d’une bulle, avec des investissements colossaux dont la rentabilisation suppose l’émergence rapide de gains de productivité substantiels. Le réalisme pourrait, à un moment ou à un autre, reprendre ses droits, avec à la clé soit un atterrissage brutal, soit un dégonflement progressif.
Malgré ces craintes, les investisseurs prévoient une hausse des indices actions comprise entre 8 et 15 % pour 2026. Chez UBS, les analystes pronostiquent un S&P 500 à 7 500 points en 2026, porté par une croissance des bénéfices de l’ordre de 14 %, nourrie pour près de la moitié par les secteurs de la Tech. Le CAC 40 pourrait finir autour de 8 700 / 9 000 points.
La banque centrale américaine devrait poursuivre la baisse de ses taux, mais de manière modérée, en scrutant l’évolution de l’inflation. Certes, Donald Trump continuera de faire pression sur la Fed pour une accélération en vue des élections de mi-mandat.
La BCE, qui est en mode pause depuis l’automne, doit prendre en compte la progression des prix au sein de certains États, l’écart de taux avec les États-Unis et le souhait des gouvernements d’alléger le coût de la dette publique.
Des taux obligataires en hausse
À un an de l’élection présidentielle, la France, confrontée à une dette publique toujours mal maîtrisée, pourrait devenir une source majeure d’inquiétude en Europe. Par ailleurs, l’accroissement du déficit public allemand limite la perspective d’une baisse marquée des taux souverains. S’agissant des taux directeurs, la Banque centrale européenne devra composer avec une politique monétaire de la Réserve fédérale de plus en plus accommodante. Une légère baisse des taux en 2026 demeure envisageable, d’autant que les craintes d’un retour de l’inflation restent, pour l’heure, contenues. La BCE pourrait ainsi être tentée d’agir afin de freiner l’appréciation de l’euro, au risque de susciter l’ire du président américain.
Pétrole : calme plat sauf…
Le cours du pétrole, sauf crise internationale majeure, ne devrait pas connaître de forte hausse, en particulier si un accord de paix intervenait en Ukraine. Le ralentissement de la croissance mondiale pèserait alors sur la demande, tandis que l’offre continuerait d’augmenter avec la fin de l’accord de régulation de l’OPEP+. Certes, ce scénario pourrait être remis en cause en cas d’aggravation de la crise entre le Venezuela et les États-Unis ou d’une reprise des tensions avec l’Iran.
L’or : fin d’un cycle ?
Depuis 2020, l’or ne cesse de s’apprécier. En 2026, la poursuite de la baisse des taux directeurs pourrait continuer de soutenir la demande de métal précieux. À l’inverse, un retour durable de la paix en Ukraine exercerait un effet modérateur. Plusieurs experts estiment néanmoins que l’once pourrait dépasser les 5 000 dollars.
Bitcoin : la grande incertitude
Après une année en demi-teinte, le bitcoin peut-il rebondir ? Il pourrait, au contraire, pâtir des doutes croissants sur l’IA, de l’essor des stablecoins et des futurs lancements de monnaies digitales de banque centrale. La diffusion progressive de la blockchain pourrait conduire à une forme de banalisation du bitcoin, qui perdrait alors son statut d’icône ou de pionnier.
Trois questions à Benoit COURMONT
Directeur général adjoint d’AG2R LA MONDIALE
Le succès est effectivement confirmé pour le PER puisque 5 ans après sa création, plus de 10 millions de Français détenaient un PER fin 2023. Ce résultat n’est pas totalement surprenant. Il est le fruit à la fois de la prise de conscience d’une part croissante de nos concitoyens, au gré des réformes des retraites successives, de l’intérêt d’une épargne volontaire pour compléter leurs revenus à la retraite et de la relative complexité du paysage de l’épargne retraite avant son apparition. L’ampleur de son adoption en si peu de temps est remarquable et témoigne d’une adhésion significative de la population. Cette popularité s’explique par plusieurs facteurs intrinsèques au PER, qui répondent à des besoins réels et à des attentes exprimées par les épargnants.
Comme ses ancêtres (Madelin, PERP, PREFON, etc..), le PER permet à l’assuré de se constituer un complément de retraite en défiscalisant les versements mais il a introduit plusieurs degrés de libertés dans l’utilisation de cette épargne. Cela a diminué l’effet tunnel souvent jugé trop contraignant (parfois plus de 40 ans entre la phase de constitution et la restitution en rentes) et qui constituait un frein pour certains épargnants. Désormais ceux-ci peuvent puiser dans leur contrat à n’importe quel moment pour acquérir leur résidence principale.
Ils sont également libres de choisir la manière dont ils souhaitent disposer de cette épargne à la retraite, en optant pour une rente viagère, un capital ou des retraits en capital fractionné. Ils peuvent enfin décider du moment où cette liquidation intervient, celle-ci n’étant plus obligatoire en même temps que la liquidation des régimes de base. Le PER se distingue donc par sa grande flexibilité, contribuant significativement à son attractivité.
Un autre pilier du PER réside dans sa fiscalité avantageuse. La déduction des versements dans la limite d’un plafond annuel permet de réduire son impôt sur le revenu. Ceci représente un incitant financier non négligeable pour de nombreux épargnants, surtout pour ceux se situant dans les tranches d’imposition supérieures.
Globalement, le PER propose une gestion plus performante et plus transparente de l’épargne retraite comparé aux anciens systèmes. Il permet une meilleure visibilité sur l’évolution de son épargne et offre un contrôle accru sur les investissements.
Le succès du PER auprès des jeunes est en outre particulièrement encourageant. Cela souligne la prise de conscience de plus en plus précoce de la nécessité d’anticiper sa retraite, et la capacité du PER à s’adapter aux besoins et aux attentes de cette génération. Les jeunes, davantage sensibilisés aux questions d’investissement et de gestion patrimoniale, apprécient la flexibilité et les possibilités de diversification offertes par le PER.
Si cette adhésion précoce est un gage de succès à long terme, l’avenir du PER dépendra également de plusieurs éléments : l’évolution du contexte économique et financier (taux d’intérêt, inflation, performance des marchés) et la capacité des acteurs du marché à proposer des offres claires et compétitives. Enfin, et surtout, de la stabilité réglementaire pour ne pas remettre en cause immédiatement pour de mauvaises questions budgétaires un produit qui fonctionne !
Des améliorations en termes de communication et de simplification des démarches pourraient également contribuer à accroître son attractivité.
Avant de souscrire à un PER, je conseillerais à un épargnant de procéder par étapes. Tout d’abord, définir ses objectifs de souscription. Est-ce pour constituer une épargne à long terme pour la retraite, pour une réduction d’impôts, une protection en cas de décès et de transmission de patrimoine à ses héritiers, ou une combinaison de ces éléments ? Pour la majorité des personnes qui ont souscrit ou vont souscrire un PER, l’objectif n°1 est logiquement la retraite. En termes d’objectif de retraite : Quel niveau de vie souhaite-t-il maintenir à la retraite ? Quel est son horizon de placement, ou à quelle date prévoit-il de prendre sa retraite ? Ces éléments permettront de définir le montant des versements et le niveau de risque acceptable.
La stratégie d’investissement la plus adaptée à son profil doit également faire l’objet d’un choix. Un profil prudent optera pour des supports moins risqués (fonds euros, obligations), tandis qu’un profil plus dynamique pourra investir une partie de son épargne en actions, mais avec une prise de risque plus importante à long terme. L’horizon de placement doit influencer ce choix : plus l’horizon est lointain, plus on peut prendre de risques.
Enfin, en termes de fiscalité, la déduction des versements est soumise à des plafonds. Il est important de bien comprendre le fonctionnement de la fiscalité du PER, en particulier au moment du déblocage des fonds à la retraite.
En conclusion, un conseil pour l’ensemble de ces étapes est crucial. Le réseau de La Mondiale accompagne ses clients dans leurs choix, à la souscription comme durant toute la vie du contrat qui peut durer plus de 50 ans, pour saisir les opportunités d’ajustement de la stratégie d’investissement en fonction de l’évolution de son épargne.
Les PER proposés par AG2R LA MONDIALE sont effectivement de bons produits, en témoignent les classements le concernant : sur le podium du classement épargne retraite 2024 de L’Argus de l’assurance avec notamment une 2e place en encours, une 3e place en cotisations et une 1ère place sur les cotisations des contrats collectifs en Pero et article 83.
Le succès de notre offre repose sur un conseil de qualité apporté par le réseau salarié ou nos conseillers auprès des entreprises, et des frais sur encours compétitifs.
La performance financière 2023 nous place parmi les meilleurs du marché sur cet axe : celle de nos différents profils varient entre +5,72% pour les plus prudents et +12,40% pour les plus dynamiques selon le classement établi par le Particulier des meilleurs PER. Les PER d’AG2R LA MONDIALE offrent ainsi une large gamme de supports d’investissement (fonds euros, unités de compte, etc.) permettant d’adapter la stratégie de l’assuré à son profil d’investisseur et à son appétence au risque. Il peut choisir un niveau de risque plus important étant jeune pour bénéficier d’un potentiel de performance plus élevé, puis modérer sa stratégie à l’approche de la retraite.
Enfin, différentes options de rentes sont proposées au moment du départ à la retraite (rente majorée/ minorée, rente avec garantie/ option dépendance, rente cycle de vie). Sur le sujet spécifique de la dépendance, le PER AG2R LA MONDIALE prévoit par exemple un doublement de la rente en cas de dépendance pendant la mise en service de la retraite, ce qui permet de faire face à ce risque croissant.
2023 : année faste pour les actions
Les années se suivent mas ne se ressemblent pas sur les marchés financiers. Après la baisse en 2022, les indices « actions » ont enregistré en 2023, une forte hausse, les indices chinois faisant exceptions.
Au cours du mois de décembre, plusieurs grands indices ont battu leur record historique : le CAC 40, le DAX allemand, le Dow Jones, le Nasdaq 100. Le CAC 40 a, de son côté, établi un nouveau record de clôture à 7 596,91 points le 15 décembre dernier. En séance, l’indice parisien a dépassé les 7 650 points le 14 décembre dernier. Sur l’ensemble de l’année 2023, le CAC40 a gagné 16,5 %, ce qui constitue sa 3e meilleure performance annuelle. Le Nasdaq a connu sa meilleure années depuis 1999, en pleine bulle Internet, l’intelligence artificielle ayant attiré de nombreux investisseurs. Le Nasdaq Composite a ainsi progressé de plus de 40 % en un an. Après des années de vaches maigres, l’indice japonais, Nikkei, a enregistré un gain de 28 %.

Les marchés « actions » ont ainsi effacé la contreperformance de 2022 provoquée par la guerre en Ukraine, la vague inflationniste et le durcissement des politiques monétaires. En 2023, les investisseurs ont salué la bonne tenue de l’économie américaine et le processus de désinflation. Ils ont anticipé la future baisse des taux directeurs de la part des grandes banques centrales.
Après avoir dépassé les 10 % en rythme annualisé durant l’automne 2022, l’inflation est revenue, au mois de novembre, à 2,4 % en zone euro. Aux États-Unis, la hausse des prix à la consommation atteint 3,1 % en novembre, loin de son pic de plus de 9 % en 2022, pic inédit depuis les années 1980.
La vitalité de l’économie américaine a favorablement étonné les investisseurs. Le taux de croissance a atteint près de 5 % en rythme annualisé au troisième trimestre. L’économie de la première puissance mondiale a été portée par la consommation des ménages, qui n’ont pas hésité à puiser dans leur épargne de précaution accumulée durant la crise sanitaire. Elle a été également soutenue par les dépenses de l’État fédéral. Le déficit public devrait, en effet, dépasser en 2023, 7 % du PIB selon le Congressional Budget Office. La conséquence a été le maintien d’un faible taux de chômage malgré le durcissement de la politique monétaire.
La progression des indices « actions » est également la conséquence de la bonne tenue des résultats des entreprises. Elles ont réussi à préserver leurs marges malgré l’accumulation des chocs (ruptures des chaînes d’approvisionnement, inflation, embargos, etc.). Les entreprises ont répercuté, sur leurs prix, l’augmentation de leurs coûts ce qui leur a permis de sauvegarder leurs profits.
La Chine fait exception. L’indice Shanghai Composite a reculé de plus de 3 % en 2023. Il s’agit de la troisième année de recul consécutif. L’indice CSI 300 des Bourses de Shanghai et de Shenzhen, lancé en 2003. Il affiche des pertes de plus de 40 % par rapport à son record de février 2021. La crise immobilière a incité les investisseurs internationaux à limiter leurs achats d’actions chinoises. Les deux promoteurs Evergrande et Country Garden, en difficulté financière, ont joué leur rôle d’épouvantail. Le marché indien a tiré profit du repli de celui de la Chine. La capitalisation boursière des marchés indiens rivalise désormais avec celle de Hong Kong.
L’intelligence artificielle sur le toit du monde
Après avoir subi, en 2022, le contrecoup de leur forte croissance des années Covid, les valeurs technologiques ont enregistré des augmentations impressionnantes en 2023. Les actions d’Apple, Microsoft, Alphabet (ex-Google), Amazon, Nvidia, Meta (ex-Facebook) et Tesla ont contribué à la hausse des indices newyorkais. Ces valeurs pèsent davantage dans l’indice global MSCI ACWI, qui regroupe 85 % des marchés mondiaux en valeur, que toutes les sociétés françaises, japonaises, britanniques et chinoises réunies. La capitalisation d’Apple, 3 000 milliards de dollars, est désormais équivalente à celle de toutes les sociétés cotées à Paris. L’action de Nvidia a gagné près de 240 % en un an. Cette société développe des microprocesseurs indispensables pour les applications d’intelligence artificielle. En Europe, le secteur de la santé a animé les marchés. Le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk a détrôné LVMH en tant que première valeur européenne grâce à ses coupe-faim de nouvelle génération. Le cours de son action a augmenté de près de 50 % en un an portant la valorisation de cette société à plus de 470 milliards de dollars.
La perspective d’une baisse des taux directeurs d’ici la fin du premier semestre a abouti à une détente sur les taux d’intérêt des obligations souveraines, taux qui ont fini l’année à un niveau inférieur à celui de l’année 2022.
L’or a prouvé son rôle de valeur refuge en s’appréciant de plus de 13 % en 2023. Le cours du métal précieux a été dopé par les achats des banques centrales des pays émergents dont la Chine et la Russie dans le cadre d’un processus de dédollarisation.
L’euro après avoir flirté en 2022 avec la parité au dollar s’est apprécié en 2023. Il a regagné plus de 3 % par rapport à la devise américaine.
La forte progression des indices « actions » s’est construite sur des anticipations de baisses des taux directeurs, baisses censées intervenir d’ici la fin du premier semestre. Ils ont ainsi intégré par avance les gains de ces baisses. Par ailleurs, les prévisions des investisseurs pourraient être contredites par un léger rebond de l’inflation au printemps. La hausse des coûts salariaux pourrait provoquer celle des prix à la consommation. Par ailleurs, la multiplication des tensions au Proche Orient pourrait amener une augmentation du cours de l’énergie. L’accélération attendue de la croissance en 2023 en particulier pour la zone reste sujette à caution compte tenu des difficultés de l’Allemagne dont l’économie est handicapée par les coûts élevés de l’énergie et par le ralentissement du commerce international.
L’Amérique du Nord a devancé, en 2023, l’OPEP pour la production de gaz et de pétrole. Les États-Unis ont représenté 16 % de la production mondiale de pétrole brut en 2023, contre 11 % en 2017. En raison des accords de régulation décidés dans le cadre de l’OPEP+, les parts de marché de l’Arabie Saoudite ont baissé à 11 %. Celles de la Russie sont restées relativement stables autour de 13 %.
Les États-Unis ont accru leur production en 2023 de près d’un million de barils par rapport à 2022, soit une hausse de plus de 8 %, pour dépasser les 13 millions de barils par jour en cette fin d’année. Le Canada a produit 4,9 millions de barils par jour, contre 2 millions de barils par jour il y a vingt ans. Les sables bitumineux ont permis au Canada de devenir le quatrième producteur mondial, et le premier fournisseur étranger de pétrole aux États-Unis. Les deux pays sont interdépendants concernant le pétrole. Les États-Unis en importent, en effet, deux fois plus du Canada qu’il y a quinze ans (3,9 millions de barils par jour, contre 1,9). Ces importations alimentent les raffineries équipées pour traiter le pétrole lourd. Elles représentent 60 % des importations de pétrole brut américaines.
En 2024, la production américaine de pétrole devrait continuer à augmenter. Les experts prévoient une hausse de 4 % soit 0,45 million de barils jour supplémentaires. Pour le gaz, la croissance de la production devrait se ralentir. En 2024, elle devrait être de 1 % après +4 % en 2023. La production de gaz naturel a atteint 2,9 milliards de mètre cube en 2023. La progression en 2024 est attendue essentiellement au second semestre avec la mise en service des pipelines et le démarrage des installations de GNL en 2025.
Un marché du gaz assagi mais toujours tendu
Le marché du gaz s’est normalisé en 2023. L’indice TTF des prix du gaz servant de référence au marché européen a diminué de 60 % en 2023 en passant de près de 85 euros le mégawattheure à moins de 35 euros, son niveau d’il y a deux ans. Ce niveau est supérieur à celui d’avant la crise sanitaire mais il est sans comparaison avec celui atteint en août 2022 (300 euros) quand la Russie a cessé d’approvisionner l’Europe par gazoduc.
La normalisation des prix est liée au fait que les réserves des États européens sont importantes et qu’ils peuvent compter sur le gaz naturel liquéfié américain. Au 13 décembre, les réserves de gaz européens étaient remplies à près de 90 %. L’Espagne disposait encore de 97 % de ses réserves, le Portugal de 99,5 %, l’Allemagne de 91 % et la France de 89 %. Les stocks sont supérieurs à ceux de l’année 2022.
Compte tenu des stocks et de l’évolution de la consommation, les prix à terme sont stables jusqu’à l’été 2024, ce qui témoigne d’une absence de tensions. La baisse de la consommation de gaz observée l’hiver dernier en Europe se poursuit. Sur la période allant du 1er août au 10 décembre, celle de la France a diminué de 22 % par rapport à la même période en 2018, selon les données de GRTGaz. Chez les grands industriels, la réduction atteint même 24,3 %.
Les États-Unis sont devenus le principal fournisseur de gaz de l’Europe. Leurs exportations sont en forte hausse. Ces dernières ont, sur les six premiers mois de l’année 2023, atteint 577 millions de mètres cubes par jour en moyenne. Le poids des États-Unis devrait s’accroître dans les prochains mois avec la mise en service de nouveaux terminaux de liquéfaction au Texas et en Louisiane. L’Europe est le premier client du gaz américain en absorbant 68 % des exportations américaines. L’Europe continue néanmoins de dépendre de la Russie pour 15 % de ses importations.
Le moindre incident sur le marché du gaz peut entraîner des conséquences rapides sur les prix. Des grèves dans des ports ou un problème sur un gazoduc comme ce fut le cas sur celui qui relie la Finlande à l’Estonie ont prouvé la volatilité du marché. Par ailleurs, la demande en gaz reste élevée car cette énergie est de plus en plus utilisée. Moins émetteur de gaz à effet de serre que le charbon ou le fuel dans le cadre de la production d’électricité, le gaz demeure un hydrocarbure très convoité.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 29 déc. 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 543,18 | -0,46 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 37 689,54 | +0,79 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 769,83 | +0,39 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq Composite | 15 011,35 | +0,31 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 16 751.64 | +0,27 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 733,24 | +0,46 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 518,28 | +0,08 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 33 464,17 | +0,89 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 2 974,93 | +2,06 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| OAT France à 10 ans | +2,558 % | +0,077 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,023% | +0,044 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,866 % | -0,056 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1060 | +0,43 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 2 066,67 | +0,51 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 77,13 | -2,64 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne

Avec la normalisation de la situation sur le front de l’inflation, la Banque de France a annoncé le retour de la fixation trimestrielle des taux de l’usure. Depuis le début de l’année 2023, les taux étaient révisés chaque mois afin d’éviter que par le jeu de la hausse des taux, un nombre important de ménages ne puissent pas accéder au crédit. Entre janvier et décembre 2023, le taux d’usure, au-dessus duquel un établissement financier ne peut pas prêter, est passé de 3,57 % à 6,29 % pour les prêts immobiliers de 20 ans et plus.

Les investisseurs étrangers détenaient, selon la Banque de France, au 31 décembre 2022, 40,3 % de la capitalisation des entreprises du CAC40, contre 40,4 % fin 2021. Ces 40,3 % représentent 770 milliards d’euros sur un total de 1 911 milliards, Entre 2013 et 2020, la part des non-résidents était passée de 48 à 39,5 %.
Les non-résidents sont majoritaires au capital d’environ un tiers des sociétés du CAC 40 (12 sur 35). 15 groupes du CAC 40 sont détenus à hauteur de 30 à 50 % par des investisseurs étrangers et 8 le sont à moins de 30 %. Airbus, ArcelorMittal, Eurofins Scientific, Stellantis et STMicroelectronics, dont le siège social est établi à l’étranger, ne sont pas retenus dans le champ de l’étude.
Les étrangers sont en revanche moins intéressés par les sociétés françaises cotées ne faisant pas partie du CAC 40. Leur part au capital est passée de 28,8 % fin 2021 à 26 % fin 2022. Les investisseurs étrangers procèdent davantage, de manière générale, à des investissements de portefeuille (pour 91,4 %) qu’à des investissements en direct (8,6 % au total).
Au total, sur l’ensemble des actions françaises cotées par Euronext Paris, le taux de détention des non-résidents a baissé de 0,6 point pour s’établir à 36,7 % fin 2022. Cette présence reste faible par rapport aux autres pays. En Allemagne et en Espagne, les non-résidents possèdent 52 % du capital des sociétés cotées. Ce taux est de 85 % aux Pays-Bas.
En 2022, les investisseurs étrangers ont été vendeurs nets d’actions françaises du CAC 40. Les flux nets se sont établis à -2,4 milliards d’euros. Leurs cessions de titres ont surtout concerné des valeurs du secteur de la finance ou de l’immobilier. Dans une moindre mesure, les étrangers ont aussi vendu des actions du secteur des biens et des services de la consommation. Ils ont, en revanche, acheté des titres d’entreprises appartenant aux secteurs de l’industrie et de l’énergie.
Si la poids des non-résidents dans le CAC 40 est restée quasi stable en 2022 malgré ces ventes nettes de titres, cela est en partie la conséquence de la baisse de la capitalisation boursière en 2022. Celle-ci était passée de 2 139 à 1 911 milliards d’euros.
En pleine période estivale, le pétrole s’est rappelé au bon souvenir des consommateurs et des investisseurs. La politique de réduction de l’offre décidée par l’Arabie saoudite porte ses fruits, le baril de Brent s’échangeant, cette semaine, à plus de 85 dollars. Le baril a gagné en un mois près de 10 %.
L’Arabie saoudite a annoncé, le jeudi 3 août dernier une prolongation de la baisse de sa production d’un million de barils par jour instituée en juillet. Cette opération est coordonnée avec la Russie qui a décidé de diminuer sa production de 300 000 barils par jour. Regroupées depuis 2016 au sein de l’OPEP+, représentant 40 % de l’offre mondiale, l’Arabie saoudite et la Russie, entendent maintenir des prix élevés dans un contexte de recul de la croissance qui naturellement pèse sur les cours. Saudi Aramco a, en juillet, limité sa production quotidienne à 9,05 millions de barils, soit trois millions de moins que son niveau de croisière. La Russie a stabilisé, de son côté, sa production à 9,4 millions de barils. L’objectif de l’Arabie saoudite est un cours du pétrole de plus de 80 dollars afin de financer son plan de transformation de son économie, plan « Vision 2030 » qui vise à préparer le pays à l’après pétrole. La Russie a besoin d’un pétrole élevé pour financer son effort de guerre. Logiquement, le pays ne peut pas exporter au-dessus de 60 dollars le baril mais il arrive à contourner cette règle tout en étant contraint d’effectuer des ristournes aux importateurs comme la Chine ou l’Inde.
La réduction de l’offre de la part de l’OPEP+ ne se fait pas complètement ressentir sur les prix en raison du ralentissement de l’économie mondiale et en particulier de la Chine. Avec une croissance plus élevée, l’OPEP+ espère une reprise de la demande en 2024. La consommation pourrait atteindre alors102 millions de barils jour. La hausse des cours actuels est due à une baisse des stocks. Ces derniers pourraient diminuer de 2,2 millions de barils par jour au troisième trimestre et de 1,2 million au quatrième.
Cette hausse du cours du pétrole n’a pas complètement occulté les bonnes nouvelles sur le terrain de l’inflation en provenance des Etats-Unis. Les prix à la consommation y ont augmenté de 3,2 % en juillet, soit moins que les 3,3 % attendus par le consensus. Hors éléments volatils que sont l’énergie et l’alimentation, l’inflation s’est élevée à 4,7 %, en recul parrapport aux 4,8 % de juin. L’autre bonne nouvelle en provenance des Etats-Unis provient de la série d’émissions obligataires, d’un montant de 103 milliards de dollars en trois jours de la part du Trésor. Les émissions à 10 ans se sont réalisés en dessous des 4 % témoignant de la confiance des investisseurs dans le recul de l’inflation. En revanche, les prix à la production progressé aux Etats-Unis de 0,3 % sur un mois en juillet, contre 0,1% en juin et 0,2% espéré. La Chine de son côté a poursuivi sa politique de libéralisation des voyages en groupe vers plusieurs pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, la Corée du Sud et le Japon ce qui conduit à une nouvelle hausse des cours du secteur du luxe (LVMH et Hermès) et de celles des compagnies aériennes ou du secteur de l’hôtellerie.
Dans ce contexte, les indices boursiers ont été cette semaine, étales, le CAC 40 gagnant 0,5 % quand le Daxx allemand a perdu 0,6 % et S&P500, 0,31 %.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 11 août 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 338,40 | +0,51 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 35 281.40 | +0,70 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 464.05 | -0,31 % | 3839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 13 644.85 | -1,90% | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 832,17 | -0,78 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 7 523,01 | -0,47 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 320,75 | -0,39 % | 3792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 473,65 | -0,87 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 189,25 | -3,01 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,147 % | +0,061 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,618 % | +0,090 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,150 % | +0,071pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1.0959 | -0,51 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 915,60 | -1,16 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 87,00 | +1,10 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Inflation, des jours avec, des jours sans
Cette semaine a donné lieu à plusieurs publications marquant le recul de l’inflation. Aux Etats-Unis, En juin aux États-Unis, le taux d’inflation s’élevait à 3,0 % sur un an contre 4 % le mois précédent. Il est revenu à son plus bas niveau depuis mars 2021, selon l’indice CPI publié mercredi par le département du Travail. Ce niveau qui reste toutefois encore au-dessus de la cible des 2 % fixée par la FED. Les investisseurs ont favorablement réagi à cette publication. La baisse de l’inflation concerne, par ailleurs, la zone euro. En France, l’INSEE a confirmé qu’en juin, elle n’était que de 4,5 %. Le moral des ménages américains s’est encore s’amélioré en juillet, selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan. L’indice a gagné 8,2 points, à 72,6, son meilleur niveau depuis septembre 2021. Cette amélioration est imputable au ralentissement général de l’inflation et par la résistance du marché de l’emploi. » Le loyer de l’argent culminant déjà entre 5% et 5,25% aux Etats-Unis, un nombre croissant d’économistes prévoient que les prochains relèvements de taux de la Réserve fédérale (Fed) seront peu nombreux et de faible d’ampleur. Les taux auraient à leurs yeux pratiquement atteint leur plus haut niveau. Les mesures de Pékin afin de relancer son économie ont contribué à la progression du cours des actions. Les banques et le secteur du luxe ont été en pointe durant cette semaine. Le CAC a gagné en cinq jours plus de 3 % tout comme le Dax ou l’Eurostoxx. Le Nasdaq a également, aux Etats-Unis, gagné plus de 3 %.
Les taux des obligations souveraines ont légèrement baissé et l’euro s’est apprécié par rapport au dollar passant la barre de 1,10 dollar pour un euro. Cette remontée s’explique par la volonté affichée de la BCE de relever ses taux directeurs la semaine prochaine quand la probabilité d’une stabilité aux Etats-Unis augmente avec la publication des dernières statistiques de l’inflation.
Le baril de Brent s’est apprécié en franchissant les 80 dollars durant la semaine. La fermeture de nombreux gisements libyens ainsi que des incidents sur des champs pétroliers au Nigeria a créé des tensions sur l’offre quand dans le même temps la demande était orientée à la hausse notamment celle des Etats-Unis.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 14 juillet 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 374,54 | +3,69 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 34 509,03 | +2,37 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 505,42 | +2,49 % | 3 839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 14 113,70 | +3,15 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 16 105,07 | +3,21 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie (Royaume-Uni) | 7 434,57 | +3,40 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Eurostoxx 50 | 4 400,11 | +3,91 % | 3 792,28 | 4,298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 32 391,26 | +0,01 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 237,70 | +1,25 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,039 % | -0,134 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,479 % | -0,145 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,817 % | -0,219 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1236 | +2,307 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 957,70 | +1,75 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 80,24 | +1,95 % | 84,08 | 78,140 |
Cercle de l’Épargne
Selon le calcul émanant de la formule du taux du Livret A, ce dernier aurait dû être de 4,1 % le 1er août prochain. Le ministre de L’Économie a suivant les recommandations du Gouverneur de la Banque de France visant à maintenir le taux de 3 % en vigueur depuis le 1er février dernier. En contrepartie, ce taux sera gelé dix-huit mois au lieu d’être révisé tous les six mois. Le taux du Livret d’Epargne Populaire est certes abaissé mais moins que ce que permettait l’arrêté du 27 janvier 2021 relatif aux taux des produits d’épargne réglementée. Le ministre de L’Économie a, en effet, retenu pour ce produit, un taux de 6 % quand il aurait pu retenir 5,6 % correspondant à la moyenne de l’inflation de ses six derniers mois. Le taux du livret d’épargne populaire (LEP) ne baissera donc que de 0,1 point le 1er août prochain. Le plafond de ce produit passera, par ailleurs, de 7700 à 10 000 euros.
Privilégier la consommation et faire le pari de la baisse de l’inflation
Les Français privilégient l’épargne à la consommation. Le taux d’épargne était de 18,3 % du revenu disponible brut au cours du premier trimestre, soit trois points au-dessus de son taux d’avant crise sanitaire.
Depuis le 1er février 2022, tout relèvement du taux du Livret A provoque une hausse de la collecte qui bat ainsi record sur record. Du mois de janvier à mai, elle a atteint 24,5 milliards d’euros, soit la collecte la plus importante depuis la banalisation de la distribution du Livret A en 2009. En ajoutant le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), la collecte, toujours sur les cinq premiers mois de 2023, a dépassé 32 milliards d’euros.
En ne relevant pas le taux du Livret A, Bruno Le Maire entend donner la priorité de la consommation qui est le principal moteur de la croissance. Il appelle de ses vœux une reprise de cette dernière. Avec le gel à 3 % du taux du Livret A durant 18 mois, le Ministre fait le pari de la poursuite de la baisse de l’inflation. Au fil des mois, l’inflation, le taux d’inflation devrait se rapprocher de celui de du taux du Livret A, le rendement réel sera ainsi de moins en moins négatif. En bloquant le Livret A à 3 %, il se préserve de l’impopularité qu’aurait occasionné sa baisse le 1er février ou le 1er aout prochain.
Ne pas désespérer les emprunteurs
En maintenant le Livret A à 3 %, Bruno Le Maire souhaite ne pas pénaliser les bénéficiaires des ressources de l’épargne réglementée, en particulier les bailleurs sociaux. Une augmentation du taux du Livret A constitue une charge pour les banques et pour la Caisse des dépôts et consignations qui centralise jusqu’à 60 % des ressources collectées. Par sa décision, le ministre de l’Économie a voulu éviter de nouveaux surcoûts pour les banques afin d’éviter une augmentation accrue des taux d’intérêt.
Respecter la hiérarchie des taux
Une des raisons de la non-application de la formule est liée également au respect de la hiérarchie des taux. Un taux autour de 4 % pour le Livret A aurait constitué un pic au sein des différents placements. Le Livret A aurait été rémunéré de manière plus élevé qu’un grand nombre de produits d’épargne. Le taux moyen des livrets ordinaires de banque est inférieur à 0,7 %. Le Livret A, produit d’épargne de court terme, liquide et sans risque, serait également mieux rémunéré que de nombreux produits de long terme, qui peuvent comporter une part de risque. Il aurait été, par ailleurs, mieux rémunéré que les fonds euros de l’assurance vie qui sont déjà en décollecte depuis le début de l’année.
Préserver l’équilibre budgétaire
Les intérêts des Livrets A, du LDDS et du Livret d’Épargne Populaire étant exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, l’augmentation du taux du Livret A aurait constitué un surcoût pour les finances publiques au moment où le gouvernement est invité à sortir du « quoi qu’il en coûte ».
Pas de rebond estival pour le Livret A en perspective
La non-revalorisation du Livret A ne devrait pas se traduire par un rebond de la collecte en juillet et en août. Faute de relèvement de la rémunération, l’effet taux ne pourra pas jouer sur la collecte. Cette dernière devrait néanmoins se maintenir à un bon niveau sans pour autant égaler les montants records enregistrés sur le premier semestre.
Le Livret d’Epargne Populaire améliore, en revanche, son attractivité avec un rendement de 6 %, supérieur à l’inflation et un plafond remonté à 10 000 euros.
Le second semestre étant en règle générale, plus axé « dépenses » qu’« épargne », la collecte devrait s’atténuer surtout en fin d’année. 2023 devrait néanmoins être une excellente année pour le Livret A, le produit le plus diffusé au sein de la population française.
Les marchés ont connu de faibles évolutions en cette semaine sainte. Le CAC 40 n’a progressé que de 0,03 % sur quatre jours, la bourse de Paris comme les autres places occidentales étant fermées vendredi.
L’or au plus haut
Cette semaine, l’once d’or a franchi la barre symbolique des 2 000 dollars et se trouve à un niveau record. Le métal précieux, valeur refuge par excellence, est en hausse de 10 % sur les trente derniers jours. Les problèmes rencontrés par certaines banques, la persistance des tensions internationales et les politiques d’achats de certaines banques centrales expliquent cette hausse. Ces derniers jours, l’once d’or s’est appréciée en lien avec la baisse du dollar et des taux des obligations.

L’emploi américain ne faiblit pas
En mars, les États-Unis ont créé 236 000 postes dans le secteur non agricole, contre +326 000 en février. Ce résultat est conforme à celui attendu par le consensus. Le salaire horaire a augmenté de 0,3 % sur un mois. La hausse sur un an est de 4,2 %, soit un peu moins que celle de 4,3 % qui était anticipée. Le taux de chômage a reculé de 0,1 point, à 3,5 % de la population active.
L’augmentation de 236 000 emplois non agricoles en mars semble traduire un ralentissement de la croissance. Elle confirme que le nombre de créations d’emploi élevé de janvier et février était en partie lié aux conditions météorologiques. En décembre, des entreprises avaient différé la création de nombreux postes en raison de la vague de froid qui s’était abattue sur les États-Unis. La baisse des offres d’emplois et la progression de la demande d’allocations chômage montrent également un ralentissement de la demande de main-d’œuvre. Un ralentissement plus marqué des créations d’emploi est attendu dans les prochains mois. Malgré tout la persistance de l’inflation devrait conduire à une ou plusieurs nouvelles hausses de ses taux directeurs.
Le tableau des marchés de la semaine
| Résultats 6/7 avril 2023 | Évolution sur une semaine | Résultats 30 déc. 2022 | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 7 324,75 | +0,03 % | 6 471,31 | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 485,29 | +0,63 % | 33 147,25 | 36 338,30 |
| S&P 500 | 4 105,02 | -0,10 % | 3 839,50 | 4766,18 |
| Nasdaq | 12 087,96 | -1,10 % | 10 466,48 | 15 644,97 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 15 597,89 | -0,20 % | 13 923,59 | 15 884,86 |
| Footsie (Royaume-Uni) | 7 741,56 | +1,44 % | 7 451,74 | 7 384,54 |
| Euro Stoxx 50 | 4 309.45 | -0,13 % | 3 792,28 | 4 298,41 |
| Nikkei 225 (Japon) | 27 518,31 | -2,03 % | 26 094,50 | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 327,65 | +1,22 % | 3 089,26 | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +2,700 % | -0,094 pt | +3,106 % | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,174 % | -0,118 pt | +2,564 % | -0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,305 % | -0,214 pt | +3,884 % | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1.0919 | +0,44 % | 1,0697 | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 2 007,61 | +1,93 % | 1 815,38 | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 84.88 | -0,12 % | 84,08 | 78,140 |
Après plus de dix ans de hausse, l’encours des dépôts à vue des ménages est en recul depuis le mois de juillet dernier. Cet encours est passé de 543 à 509 milliards d’euros de juillet 2022 à février 2023. Les ménages réaffectent une partie de leurs liquidités sur les produits d’épargne réglementée, sachant que les plus modestes puisent dans leur épargne pour faire face à l’augmentation des prix. En revanche, en moyenne, les Français tendent à réduire leurs dépenses de consommation et à maintenir leur épargne.

Pour la sixième semaine consécutive, le CAC 40 a progressé, (+ 2,78 % cette semaine) et a atteint 6594 points à quelques encablures des 6000 points. Il revient ainsi à son niveau du début du mois d’août. Depuis le point-bas du 29 septembre, le Cac 40 a regagné pas moins de 17,2 %. Les pertes depuis le 1er janvier ne s’élèvent plus qu’à 7,8 %. L’indice allemand Daxx gagne sur la semaine près de 6 % et l’indice Eurostoxx 50, plus de 5 %. ux Etats-Unis, le Nasdaq progresse de près de 9 % et le Dow Jones de plus de 4 %.
Le ralentissement de l’inflation aux États-Unis et l’assouplissement de la politique du zéro covid en Chine ont largement contribué à l’augmentation des cours boursiers. Les investisseurs espèrent que les prochaines hausses des taux directeurs de la FED seront d’une moindre ampleur que les précédentes.
Aux États-Unis, l’inflation a progressé de 7,7 % sur un an au mois d’octobre, selon les chiffres révélés par le Bureau du travail, et a augmenté de 0,4 point d’un mois sur l’autre. Ce résultat est inférieur aux prévisions des économistes, qui tablaient sur une hausse respective de 7,9 % et 0,6 %. Le résultat de septembre est le plus bas depuis un an, après le pic de 9,1 points atteint en juin. L’inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, est en nette baisse à 6,3 % sur un an. Entre le mois de septembre et octobre, les prix n’ont progressé que de 0,3 point, à un rythme deux fois moins élevé qu’en août et septembre. L’indice qui exclut en plus les véhicules d’occasion et le logement est désormais inférieur à 1,8 %. Ce chiffre semble indiquer une modération de l’inflation. La probabilité d’une hausse de 50 points de base du taux des Fed funds en décembre est évaluée à 85,4%, selon les calculs de CME Group, contre 56,8 % jeudi avant la publication des chiffres de l’inflation. La banque centrale américaine a procédé à quatre resserrements successifs de 75 points de base de ses taux directeurs pour le porter dans une marge de 3,75% à 4 %, contre 0 %-0,25 % en début d’année. Cette semaine, les taux des obligations d’Etat se sont détendus. Le taux de l’obligation d’Etat des Etats-Unis à 10 ans est repassé au-dessous de 4 %. L’euro est de son côté au-dessus de la parité avec le dollar avec un gain de plus de 4 % sur la semaine. Il ne cède plus que 10 % par rapport au dollar sur un an.
La Chine commence à admettre que sa stratégie du zéro covid est intenable sur le plan économique et sanitaire. S’il n’est pas question d’un abandon général, un assouplissement est engagé dont une réduction de la durée de la quarantaine à l’arrivée sur le territoire et la fin de l’annulation brutale des vols. La quarantaine est désormais limitée à huit jours, contre dix auparavant. Les responsables économiques et les délégations sportives seront exemptés de quarantaine s’ils restent dans une bulle sanitaire durant leur séjour. L’agence sanitaire du gouvernement a également annoncé la fin des confinements stricts à but préventif. Les fermetures d’écoles non approuvées par les autorités seront interdites. La quarantaine des personnes au contact de potentiels malades, comme les employés d’hôtels de quarantaine ou le personnel navigant des avions, sera également réduite. Les personnes voyageant depuis des zones à haut risque (où des contaminations ont été recensées) vers des zones à faible risque pourront également effectuer à leur domicile leur quarantaine de sept jours et non plus dans des centres fermés.
En Europe, la Commission européenne a révisé à la hausse, vendredi 11 novembre, sa prévision de croissance pour 2022 tout en prévoyant un ralentissement plus marqué en 2023. Si une récession est envisagée entre la fin d’année et le début de l’année prochaine, elle ne devrait toutefois affecter que légèrement l’emploi et les finances publiques de la zone euro.
Pour l’ensemble de l’année 2022, la Commission prévoit une croissance de 3,2 % alors qu’elle tablait sur un chiffre de 2,7 % en juillet. La croissance économique devrait s’établir à 0,3 % seulement en 2023, contre +1,4% prévu en juillet. En 2024, la croissance serait de 1,5 %. Le taux de chômage dans l’ensemble de la zone euro ne devrait croître que de 40 points de base entre 2022 et 2023, pour passer de 6,8 à 7,2 %, avant de reculer à 7 % en 2024. Le déficit budgétaire de la zone euro devrait passer de 3,5 % du PIB cette année à 3,7 % en 2023, avant de revenir à 3,3 % en 2024. Le taux d’endettement des 19 pays de la zone euro devrait baisser en 2023 à 92,3% du PIB, contre 93,6% cette année. Il s’établirait à 91,4 % en 2024. L’inflation devrait revenir à 6,1 % en 2023 après avoir atteint 8,5 % cette année. En 2024, elle est attendue à 2,6 %, une estimation qui reste toutefois supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne, fixé à 2,0 %.
Le tableau des marchés de la semaine
| Résultats 11 nov. 2022 | Évolution sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2021 | |
| CAC 40 | 6 594,62 | +2,78 % | 7 153,03 |
| Dow Jones | 33 747,86 | +4,15 % | 36 338,30 |
| Nasdaq | 11 817,01 | +8,84 % | 15 644,97 |
| Dax Xetra allemand | 14 224,86 | +5,89 % | 15 884,86 |
| Footsie | 7 318,04 | +0,08 % | 7 384,54 |
| Euro Stoxx 50 | 3 868,50 | +5,06 % | 4 298,41 |
| Nikkei 225 | 27 446,100 | +0,91 % | 28 791,71 |
| Shanghai Composite | 3 087,29 | +0,54 % | 3 639,78 |
| Taux OAT France à 10 ans | +2,655 % | -0,171 pt | +0,193 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,144 % | -0,137 pt | –0,181 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,811 % | -0,354 pt | +1,505 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,034 | +4,06 % | 1,1378 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 1 764,22 % | +4,94 % | 1 825,350 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 95,55 | -3,08 % | 78,140 |
A quelques encablures de son record du 4 septembre 2000 (6944 points), le CAC 40 n’aura pas réussi à le dépasser malgré la dynamique du début du mois d’août. Ce record, vieux de vingt et un an, attendra encore, la faute au variant delta et aux banques centrales qui souhaitent sortir des politiques ultra-accommodantes. Près de dix-huit mois après le début de l’épidémie, les banques centrales commencent, en effet, à réfléchir en ordre dispersé à l’arrêt des mesures exceptionnelles de l’économie et des Etats. Les incertitudes sur l’évolution de l’épidémie les poussent néanmoins à la prudence. Les intentions ne se traduisent pas pour le moment en acte. Ainsi, la Banque centrale de Nouvelle Zélande ou celle d’Angleterre ont renoncé à relever leur taux en raison de la quatrième vague. Les minutes de la dernière réunion de la Réserve Fédérale américaine indiquent que celle-ci souhaiterait réduire d’ici la fin de l’année les rachats d’obligations. Cette semaine, cette annonce a suffi pour entraîner un recul des marchés. La virulence de la quatrième vague et les résultats en demi-teinte de l’économie chinoise ont conduit les investisseurs au pessimisme. Ces derniers resteront méfiants jusqu’au symposium de Jackson Hole réunissant du 26 au 28 août les banquiers centraux. Après quelques semaines euphoriques, la fin du mois d’août, avec la préparation de la rentrée, s’annonce difficile, ce qui est assez traditionnel, ces dernières années.
Les signaux de ralentissement de l’économie chinoise ont amené à une forte baisse des cours des matières premières et de l’énergie. Le cours du baril de pétrole Brent a perdu sur la semaine plus de 6 %, baisse également provoquée par la hausse du dollar et l’annonce de stocks plus importants aux Etats-Unis. Les métaux industriels ont connu également une diminution sensible de leurs cours. Le cuivre est retombé sous la barre des 9 000 dollars la tonne. Depuis son record historique à 10 460 dollars atteint en mai dernier, ce métal a perdu 15 %. Le zinc, le nickel et l’aluminium sont orientés à la baisse. Le minerai de fer a connu une contraction de près de 40 % sur le marché à terme de Singapour. Les actions des compagnies minières ont, de ce fait, chuté cette semaine. La résurgence de l’épidémie en Asie conduit les investisseurs à craindre de nouveaux confinements et un ralentissement de la croissance. Par ailleurs, les autorités chinoises ont décidé de plafonner la production d’acier afin de limiter ses émissions de gaz à effet de serre.
Si le dollar s’est apprécié face à l’euro dans la perspective à terme d’une augmentation des taux aux Etats-Unis, les taux d’intérêt des obligations d’Etat à dix ans étaient orientés à la baisse cette semaine, la crainte du ralentissement de la croissance ayant primé sur le changement de pied des banques centrales. Les investisseurs ont souhaité se protéger en acquérant des obligations en lieu et place des actions. En cette semaine post 15 août, le CAC 40 a enregistré sa plus forte baisse de l’année (-3,91 %). La bourse de Paris qui avait fortement augmenté ces dernières semaines a connu une des plus fortes chutes de la semaine avec la place de Tokyo. Au-delà du CAC 40 et du Nikkei, tous les grands indices ont cédé du terrain cette semaine.
| Résultats 20 août 2021 | Évolution Sur 5 jours | Résultats 31 déc. 2020 | |
| CAC 40 | 6 626,11 | -3,91 % | 5 551,41 |
| Dow Jones | 35 120,08 | -1,11 % | 30 409,56 |
| Nasdaq | 14 714,66 | -0,73 % | 12 870,00 |
| Dax Xetra Allemand | 15 808,04 | -1,06 % | 13 718,78 |
| Footsie | 7,087,90 | -1,81 % | 6 460,52 |
| Euro Stoxx 50 | 4,147.50 | -1,94 % | 3 552,64 |
| Nikkei 225 | 27 013,25 | -3,45 % | 27 444,17 |
| Shanghai Composite | 3 427,33 | -2,53 % | 3 473,07 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,149 % | -0,022 pt | -0,304 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,495 % | -0,028 pt | -0,550 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | +1,253 % | -0,045 pt | 0,926 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1696 | -0,82 % | 1,2232 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 785,440 | +0,50 % | 1 898,620 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 65,420 | -6,54 % | 51,290 |
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