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Si le Livret A est à la peine depuis le début de l’année, l’assurance vie bénéficie d’un véritable engouement et bat record sur record. La bonne tenue du rendement des fonds en euros et celle des marchés financiers l’expliquent. Les ménages ont décidé, depuis l’année dernière, de réallouer une partie des liquidités placées sur les produits réglementés. La hausse du taux du Livret A à compter du 1er août 2026 ne devrait guère changer la donne.
Une collecte record en juin
La collecte nette s’est élevée, en juin, à +6,7 milliards d’euros, en hausse de 1,3 milliard d’euros par rapport à celle du même mois de l’année précédente (5,247 milliards d’euros). Le mois de juin réussit, en règle générale, assez bien à l’assurance vie. La collecte moyenne en juin, au cours des dix dernières années, a été de 1,5 milliard d’euros. Le cru 2026 est donc exceptionnel. Il bat le précédent record, qui datait de juin 2007 (5,417 milliards d’euros).
Tous mois confondus, la collecte nette mensuelle la plus forte en valeur absolue a été enregistrée en janvier 2006, à +9,336 milliards d’euros. À titre de comparaison, la décollecte mensuelle la plus importante a été celle de décembre 2011, à −3,839 milliards d’euros.
La dernière décollecte enregistrée en juin remonte à 2020, en pleine crise du Covid (−414 millions d’euros). Depuis 1997, début de la série statistique de France Assureurs, outre celle de 2020, deux autres décollectes nettes ont été recensées : en 2013 (−217 millions d’euros) et en 2012 (−1,341 milliard d’euros).
La collecte nette de juin 2026 a été portée par les supports en unités de compte (UC), avec +5,4 milliards d’euros, et, dans une moindre mesure, par les fonds en euros, avec +1,3 milliard d’euros. Il s’agit de la plus forte collecte jamais enregistrée depuis le début de la série statistique de France Assureurs en 1997. Le précédent record datait de juin 2007, avec 5,417 milliards d’euros.
Collecte nette : un semestre en or massif
Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève à +36,5 milliards d’euros, soit 8,9 milliards d’euros de plus que sur la même période de 2025. Ce premier semestre se classe au deuxième rang des meilleurs premiers semestres de l’assurance vie. L’année 2006 conserve la première place avec une collecte nette de 40,2 milliards d’euros.
Le résultat de 2026 a été porté par les supports en UC (+27,5 milliards d’euros), qui ont largement devancé les fonds en euros (+8,9 milliards d’euros). Néanmoins, la collecte nette de ces derniers est redevenue nettement positive.
Des cotisations au sommet
À 19,3 milliards d’euros, les cotisations établissent un nouveau record pour un mois de juin, battant celui de 2025 (17,2 milliards d’euros). Tous mois confondus, le montant mensuel le plus élevé depuis le début de la série a été enregistré en février 2026, avec 19,556 milliards d’euros.
En juin 2026, les cotisations ont augmenté de 15 % pour les supports en unités de compte et de 10 % pour les fonds en euros.
Depuis le début de l’année, les cotisations atteignent 108,8 milliards d’euros. Les cotisations du premier semestre sont exceptionnelles. Elles dépassent le précédent record du premier semestre 2025 (97,661 milliards d’euros), ainsi que celles de 2024 (92,733 milliards d’euros) et de 2023 (81,133 milliards d’euros). Cette progression concerne à la fois les supports en UC (+12 %) et les fonds en euros (+9 %). La part des UC dans les cotisations s’établit à 43 % au mois de juin 2026 et à 39 % sur l’ensemble du premier semestre.
Des prestations en hausse mesurée
À 12,6 milliards d’euros, les prestations du mois de juin 2026 sont en hausse de 7 % par rapport à juin 2025. Cette augmentation est imputable aux unités de compte (+17 %), tandis que les rachats sur les fonds en euros sont orientés à la baisse (−4 %).
Sur le premier semestre 2026, les prestations s’élèvent à 72,3 milliards d’euros, en légère progression (+2 %) par rapport à la même période de 2025. La dynamique concerne essentiellement les supports en UC (+1,3 milliard d’euros, soit +9 %), tandis que les prestations des supports en euros restent stables.
Un encours au plus haut
L’encours des contrats d’assurance vie s’est élevé à 2 162 milliards d’euros à la fin du mois de juin 2026, en hausse de 6 % sur un an (+122 milliards d’euros).
L’assurance vie au zénith
Dans un contexte de forte épargne, l’assurance vie est, depuis le début de l’année, le placement phare. Placement privilégié des classes moyennes et aisées, elle connaît un véritable retour en grâce. Le contraste est saisissant avec le Livret A, qui a enregistré une décollecte de près de 6 milliards d’euros au cours du premier semestre, tandis que l’assurance vie affiche, de son côté, une collecte nette de plus de 36 milliards d’euros.
Produit d’épargne multi-usages, l’assurance vie répond parfaitement aux attentes des ménages. Ces derniers souhaitent tout à la fois se prémunir pour l’avenir, préparer leur retraite ou faire face au risque de dépendance, tout en organisant la transmission de leur patrimoine.

France Assureurs

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Le Livret A demeure la valeur refuge des périodes de confinement. Pour le cinquième mois consécutif et sans surprise, le produit d’épargne le plus diffusé en France, engrange une collecte positive de 1,81 milliard d’euros. Cette collecte est néanmoins inférieure à celle d’avril (2,95 milliards d’euros) et à celle de mars (2,80 milliards d’euros). L’année dernière, dans le contexte plus anxiogène du premier confinement, le Livret A avait enregistré une collecte de 3,98 milliards d’euros. Depuis le mois de janvier 2021, le Livret A connu un flux positif de 16,74 milliards d’euros, soit un peu moins que sur la même période en 2020 (17,45 milliards d’euros). Au mois de mai 2021, l’encours du Livret A bat malgré tout un nouveau record à 343,3 milliards d’euros.
Avec ses jours fériés et ses longs week-end, le mois de mai n’est pas traditionnellement porteur pour le Livret A. Hors période de crise sanitaire, la collecte moyenne se situait en dessous d’un milliard d’euros. En mai, le Livret A a connu deux décollectes sur ces dix dernières années (2014 et 2015). En 2021, la situation atypique que nos connaissons depuis plus d’un an a prévalu. Si le mois de mai 2021 a été marqué par la fin progressive du confinement, les commerces dits non-essentiels ainsi que les bars et restaurants en terrasse ayant pu rouvrir à compter du 19 mai, les ménages ont continué à épargner contraint et forcé faute de pouvoir consommer à leur guise. La consommation est orientée à la baisse depuis le mois de mars même si la chute est de confinement en confinement moins importante. L’épargne contrainte et forcée a sans nul doute reculé à compter du mois de mai. Il faudra attendre les résultats du mois de juin pour apprécier l’évolution de la consommation et de l’épargne. Au regard de la progression des dépenses de loisirs à partir de la fin mai, il apparait clairement que les Français souhaitent se faire plaisir en partant en week-end ou en sortant en-dehors de leur domicile.
Avec la réouverture des bars et des restaurants ainsi qu’avec les vacances estivales, le Livret A devrait enregistrer dans les prochains un reflux assez logique après une première partie de l’année exceptionnelle. Les Français ne videront pas d’un coup leur cagnotte covid. le taux d’épargne devrait se replier progressivement. Compte tenu des incertitudes qui demeurent tant sur le plan sanitaire qu’économique, le stock d’épargne de précaution devrait être maintenu à un niveau élevé pour de long mois. Le Livret A aura bénéficié de forts flux de collectes lors du premier et du troisième confinement avec respectivement 12 milliards d’euros et 7 milliards d’euros). Le deuxième n’a pas donné lieu à un mouvement de collecte aussi important en raison de la proximité des fêtes de Noël.

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