Longtemps cantonnée à l’univers culturel, la musique est devenue un véritable actif financier. Streaming, droits d’auteur et royalties génèrent désormais des revenus récurrents susceptibles d’être valorisés, cédés ou titrisés. Fonds d’investissement, plateformes spécialisées et particuliers peuvent ainsi investir dans des catalogues ou des fractions de droits. Un marché en plein développement, qui offre de nouvelles possibilités de diversification sans être exempt de risques.
Depuis une quinzaine d’années, la musique devient un vecteur d’investissement. Des catalogues de droits d’artistes de plusieurs centaines de millions de dollars sont ainsi titrisés sur les marchés obligataires ou sur celui des organismes de placement en valeurs collectives. Ses plateformes permettent également à des particuliers d’acheter une fraction des revenus futurs d’un morceau de musique ou d’un album sur la base « du crowdfunding ». Cette financiarisation repose sur une transformation économique profonde. La musique est passée d’un modèle dominé par la vente de CD à un modèle de revenus récurrents reposant sur des droits d’auteur. À chaque écoute sur Spotify, Apple Music, Deezer ou YouTube, à chaque passage radio, concert, utilisation publicitaire ou synchronisation dans un film, une série ou un jeu vidéo, des droits peuvent être générés. La chanson est devenue, sous certaines conditions, une sorte de rente à très longue durée. La financiarisation de la musique reste encore une activité de niche et n’est pas sans risques.
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