Selon l’INSEE, 106 310 entreprises ont été créées au cours du mois de juillet, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Leur nombre recule de 1,3 % par rapport à juin, après une baisse de 2,5 % le mois précédent.
Cette évolution masque des situations assez différentes selon les catégories d’entreprises. Les créations de sociétés diminuent de 3,2 %, après une quasi-stabilité en juin (+0,2 %). Les immatriculations sous le régime de la micro-entreprise se contractent également, mais de manière moins prononcée qu’un mois auparavant : -1,4 % après -3,5 %. À l’inverse, les créations d’entreprises individuelles classiques progressent de 5,3 %, effaçant largement leur recul de juin (-2,4 %). Sur les 106 310 entreprises créées en juillet, 71 727 relèvent du régime de la micro-entreprise, soit plus des deux tiers du total. Les sociétés représentent 25 218 créations et les entreprises individuelles classiques 9 365.
Le recul enregistré en juillet intervient après plusieurs mois particulièrement heurtés. Après une baisse de 6,4 % en avril, les créations avaient rebondi de 10,9 % en mai avant de diminuer de 2,5 % en juin. Ces variations mensuelles importantes invitent à privilégier les tendances sur plusieurs mois pour apprécier réellement la dynamique entrepreneuriale.
Les créations d’entreprises diminuent en juillet dans plusieurs activités de services. Le recul atteint 4,3 % dans les activités de soutien aux entreprises, après -3,7 % en juin. Il est de 6,8 % dans les services aux ménages, après -5,5 % le mois précédent. Le retournement est plus marqué dans l’immobilier. Après une hausse de 1,7 % en juin, les créations chutent de 8,3 % en juillet. Les activités financières et d’assurance restent également orientées à la baisse, avec un recul de 9,3 %, faisant suite à une contraction de 11,1 % en juin. La situation se détériore également dans l’hébergement et la restauration : les créations y diminuent de 8,0 %, contre -3,3 % un mois auparavant. À l’inverse, certains secteurs retrouvent davantage de dynamisme. Les transports et l’entreposage enregistrent une hausse de 8,4 % après +3,3 % en juin. Les activités d’information et de communication renouent, de leur côté, avec la croissance, à +4,6 %, après une chute de 10,3 % le mois précédent.
Les mouvements mensuels ne doivent pas masquer la vigueur des créations par rapport à 2025. Entre mai et juillet 2026, le nombre d’entreprises nouvellement créées dépasse de 10,3 % celui enregistré durant la même période de 2025. Cette progression est avant tout portée par les micro-entrepreneurs dont les immatriculations augmentent de 15,4 % sur un an. Les créations de sociétés progressent plus modérément, de 1,7 %, tandis que celles d’entreprises individuelles classiques augmentent de 0,8 %. Les activités de soutien aux entreprises jouent un rôle déterminant dans cette hausse. Elles comptabilisent 13 100 créations supplémentaires par rapport à la période allant de mai à juillet 2025 et contribuent ainsi pour 4,6 points à la progression totale. Le seul secteur du nettoyage courant des bâtiments représente 4 200 créations supplémentaires. À l’opposé, les transports et l’entreposage enregistrent 1 300 créations de moins que sur la période correspondante de 2025, ce qui retranche 0,5 point à l’évolution d’ensemble.
Sur une période plus longue, la tendance apparaît encore particulièrement favorable. Entre août 2025 et juillet 2026, le nombre total de créations d’entreprises augmente de 10,8 % par rapport aux douze mois précédents. Toutes les grandes catégories participent à cette progression, mais à des rythmes différents. Les immatriculations de micro-entrepreneurs progressent de 13,5 %, confirmant le poids croissant de ce régime dans la création d’activité en France. Les créations de sociétés augmentent de 6,6 %, tandis que celles d’entreprises individuelles classiques progressent de 3,0 %.

Données INSEE
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