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Le Coin de l’Epargne du 8 janvier 2021 : toujours plus haut

Epargne 8 janvier 2021

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 8 janvier 2021Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2020
CAC 405 706,88+2,80 %5 551,41
Dow Jones31 097,97+1,61 %30 409,56
Nasdaq13 201,98+2,43 %12 870,00
Dax Allemand14 049,532,41 %13 718,78
Footsie6 873,26+6,39 %6 460,52
Euro Stoxx 503 645,05+2,60 %3 552,64
Nikkei 22528 139,03+2,53 %27 444,17
Shanghai Composite3 570,11+1,92 %3 473,07
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,320 %-0,016 pt-0,304 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,522 %+0,028 pt-0,550%
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,114 %+0,188 pt0,926 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,2257+0,35 %1,2232
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 858,060-1,15 %1 898,620
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)55,350+7,08 %51,290

Les marchés sentent le vent du large

Les marchés « actions » avec l’accélération des plans de vaccination, l’arrivée prochaine de Joe Biden à la Présidence des Etats-Unis et la mise en place des plans de relance ont connu une semaine de fortes hausses. Les indices américains ont battu de nouveaux records. Le CAC 40 a dépassé pour la première fois depuis le premier confinement les 5 700 points. La remontée des taux d’intérêt a entraîné celle des valeurs financières L’indice londonien, le Footsie, a gagné, de son côté, plus de 6 % grâce à la signature de l’accord commercial avec l’Union européenne.

Aux Etats-Unis, l’envahissement du Congrès par des partisans de Donald Trump n’a pas eu de conséquences négatives sur les marchés « actions ». Les investisseurs ont plutôt plébiscité la victoire des démocrates en Géorgie offrant à ces derniers une courte majorité au Sénat. Le basculement de la chambre haute facilitera la mise en œuvre du programme de relance de Joe Biden. Ce programme devant se traduire par une augmentation des dépenses publiques et donc de l’endettement a conduit à une hausse des taux d’intérêt américains. Le taux de l’obligation de l’Etat américain à 10 ans est ainsi repassé au-dessus de 1 %. Pour retrouver un tel taux, il fallait remonter au 1er mars dernier. Le pétrole a enregistré de son côté une progression de plus de 7 % porté par les espoirs d’une reprise prochaine de l’économie mondiale et par la décision de l’Arabie saoudite de réduire sa production.

Plus de 40 000 dollars le bitcoin

En ce début du mois de janvier, en quelques jours, le bitcoin a franchi la barre des 30 000 puis des 40 000 dollars (41 550 dollars vendredi 8 janvier à 18 heures). Le bitcoin est la plus célèbre des cryptomonnaies. En 2019, plus de 2400 cryptomonnaies étaient en circulation parmi lesquelles figuraient l’etherum, le ripple, le cardano,  le litecoin, le NEM, le NEO, ou le Stellar.

Le bitcoin est, selon la Banque de France, « un actif virtuel stocké sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs l’acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale ». L’idée de bitcoin est née lors de la crise de 2008. Elle fut présentée pour la première fois en novembre 2008 par une personne, ou un groupe de personnes, sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, le code source de l’implémentation de référence fut quant à lui publié en 2009. La création et la gestion des bitcoins utilisent des techniques issues des blockchain. Les bitcoins sont créés conformément à un protocole qui rétribue les agents (appelés « mineurs »). Ces agents mettent à contribution la puissance de calcul de leurs ordinateurs afin de vérifier, de sécuriser et d’inscrire les transactions dans un registre virtuel. Le coût de minage augmente au fur et à mesure de l’augmentation du nombre de bitcoins en circulation. Les mineurs reçoivent en dédommagement une partie de bitcoins qu’ils ont contribué à créer. Le nombre de bitcoin a été plafonné à 21 millions. Il en resterait trois millions à produire mais le coût de production est croissant avec l’émission.

Les bitcoins peuvent être achetés en ligne sur des plateformes spécialisées et sur des bornes physiques. Ils peuvent être obtenus dans le cadre d’échanges de biens ou de services. Le bitcoin fait l’objet par ailleurs d’une cotation en temps réel. Les crypto-monnaies sont acceptés comme moyen de paiement sur certains sites Internet. Des commerçants dans des pays d’Europe du Nord acceptent d’être pays en bitcoins. A Vancouver, à Berlin sur la côte Ouest des États-Unis, le paiement des loyers en bitcoins est possible pour certains logements.

Le bitcoin n’est pas une monnaie. Il n’a pas de cours légal et il évolue sur un marché non réglementé par une banque centrale. Les agents économiques peuvent le refuser comme moyen de paiements. Pour ses initiateurs, le fait d’être en-dehors des circuits monétaires classiques est un atout et un gage d’indépendance par rapport aux pouvoirs publics et au secteur financier. Son caractère hautement spéculatif, l’absence de transparence l’empêche tout à la fois d’être une réelle valeur de réserve et un étalon monétaire.

Les montagnes russes du bitcoin

Le cours du bitcoin ressemble aux montagnes russes. En un an, son cours a progressé de plus de 250 % passant de 8000 à plus de 40 000 dollars. De 2012 à 2016, le bitcoin s’échangeait autour de 500 dollars avant de connaître une appréciation en 2017, 19 500 dollars en décembre 2017. La cryptomonnaie connût alors une chute au point qu’en janvier 2019, son cours était d’un bitcoin contre 3900 dollars.

En 2020, les marchés de cryptomonnaies ont été portés par la crise sanitaire et de la défiance que génère la monétisation des dettes publiques. Face à l’augmentation de la masse monétaire, multipliée par deux en dix ans, certains estiment qu’il convient de se protéger de l’inflation et d’une dépréciation monétaire. D’autres considèrent que les cryptomonnaies permettent de s’affranchir des Etats et des banques centrales. La dépréciation du dollar de ces derniers mois joue en faveur de la progression du cours du bitcoin. Par ailleurs, le lancement d’un service d’achat, de vente et de paiement par cryptomonnaie par l’entreprise des paiements en ligne PayPal a conforté la première des cryptomonnaies qui en 2019 avait été déjà accepté comme moyen de paiement par Airbnb. Dernièrement, certains institutionnels ont annoncé avoir investi sur le bitcoin, favorisant sa hausse. Sur un marché étroit, l’arrivée de quelques banques influent sur les cours. L’encours du bitcoin ne représente que 600 milliards de dollars quand la capitalisation boursière de l’or dépasse 9000 milliards de dollars et la masse monétaire de l’OCDE plus de 25 000 milliards de dollars. La rareté du bitcoin et le plafonnement des émissions sont évidemment un facteur qui contribue à la progression de son cours.

Le bitcoin, un mirage ou un nouvel eldorado

Le bitcoin tend à se parer des habits d’une valeur refuge. Pour autant, il souffre de son mode de création plafonné et exogène aux évolutions économiques. Il est un actif hautement spéculatif. Son instabilité l’empêche de jouer pour le moment un rôle d’étalon et de monnaies. L’émission d’une monnaie est logiquement corrélée à l’activité. Dans le passé, les arrivées soudaines d’or en provenance des Indes ont ruiné l’Espagne et le Portugal.

L’idée que le bitcoin pourrait jouer le rôle de la bonne monnaie si la monétisation des dettes publiques se perpétuait est néanmoins avancée par certains. En vertu du théorème de Gresham, la mauvaise monnaie chasse la bonne. Quand deux monnaies dans un pays circulent, l’une considérée comme bonne par le public et l’autre comme mauvaise, les agents économiques préfèrent thésauriser la bonne monnaie et utiliser la mauvaise pour payer leurs échanges dans le but de s’en défaire au plus vite. Ce phénomène aboutit alors à une inflation généralisée et à une dépréciation de la mauvaise monnaie. Quand la mauvaise monnaie est fuie par un nombre croissant d’agents économiques, elle est abandonnée au profit de la bonne.

Face à ce danger, les banques centrales surveillent avec attention le développement des cryptomonnaies. Elles ont réussi avec l’aide des gouvernements à bloquer l’essor du libra de Mark Zuckerberg qui s’inspirait des droits de tirage spéciaux du FMI. Les banques centrales réfléchissent également à la mise en place de monnaies digitales pour éviter d’être dépossédées, le moment venu,  de leurs pouvoirs.

La moitié des salariés du privé ont accès à l’épargne salariale en France

En 2018, 50,9 % des salariés du secteur privé (hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales) ont eu accès à au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale (plan d’épargne entreprise – PEE, ou plan d’épargne retraite collectif – Perco). Par rapport à 2017, la hausse est de 1 %. La progression de l’épargne salariale était, ces dernières années faibles. Le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a pris ou fait adopter plusieurs mesures visant à relancer en particulier au sein des PME l’épargne salariale. Parmi ces mesures figurent l’allègement ou la suppression du forfait social.

Cercle de l’Epargne – DARES

Le PEE reste le dispositif le plus répandu avec 42,9 % des salariés couverts en 2018 qui est alimenté à 68 % par l’intéressement et la participation. 38,2 % des salariés ont bénéficié de versements issus de la participation et 32,6 % dans le cadre de l’intéressement. 4,1 millions de salariés (23 % de l’ensemble des salariés) avaient un PERCO en 2018.

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