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La réforme des retraites en Allemagne : quels enseignements pour la France ?

Etudes • 12 octobre 2026

Confrontée au vieillissement accéléré de sa population, l’Allemagne engage une nouvelle étape de la réforme de son système de retraite. Le projet porté par Friedrich Merz combine prolongation des carrières, élargissement du nombre de cotisants et création progressive d’une épargne retraite obligatoire par capitalisation. Sans remettre en cause la répartition, Berlin cherche à diversifier les sources de financement et à mieux répartir l’effort entre générations. Pour la France, l’exemple allemand souligne à la fois l’importance de l’emploi des seniors et l’intérêt d’une capitalisation complémentaire largement accessible.

En 1889, Bismarck crée, en Allemagne, l’assurance vieillesse obligatoire pour les travailleurs. L’âge d’ouverture des droits était alors fixé à 70 ans, abaissé, en 1916, à 65 ans.

Le projet porté par Friedrich Merz ne consiste pas à remplacer cette dernière par les marchés financiers. Il entend lui adjoindre une épargne obligatoire, prolonger les carrières et élargir progressivement la communauté des cotisants. Ce changement est considérable, mais il se déploie sur plusieurs décennies. Le capital ne poussera pas assez vite pour payer, dès demain, les pensions des baby-boomers. Le débat allemand mérite donc mieux qu’une lecture par slogans.

Au sommaire de cette étude :

  • Un système construit par étapes depuis Bismarck
  • Un régime par points qui demeure une répartition
  • Le vieillissement impose de revoir le contrat
  • Les premières décisions de Merz protègent les pensions
  • La réforme structurelle associe âge et capitalisation
  • Le chantier de l’épargne privée complète le dispositif
  • Les enseignements pour la France

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