En 2025, les introductions en Bourse ont été en hausse à l’échelle mondiale, mais l’Europe reste à l’écart du mouvement. La zone Europe–Moyen-Orient apparaît comme l’unique grand ensemble à enregistrer un recul, passant de près de 31 milliards de dollars levés en 2024 à moins de 24 milliards en 2025, soit une contraction de l’ordre de 24 %.
Avec 45,5 milliards de dollars levés en 2025, Wall Street concentre à elle seule près d’un quart des émissions mondiales. La Chine, malgré un contexte économique encore incertain, mobilise près de 20 milliards de dollars, tandis que l’Inde confirme sa montée en puissance, dépassant désormais 22 milliards. Hong Kong, redevenu plateforme de référence pour les grandes opérations asiatiques, enregistre une forte progression, triplant quasiment ses montants levés sur un an.
La faiblesse européenne ne peut être imputée ni à un déficit de performance boursière ni à un durcissement monétaire. Les grands indices du continent ont inscrit de nouveaux sommets en 2025 et la Banque centrale européenne a amorcé un cycle d’assouplissement. Pourtant, ces conditions favorables n’ont pas suffi à relancer le marché primaire qui est pénalisé par sa fragmentation. L’Europe souffre toujours de l’absence d’une grande place de référence.
En France, en douze mois, aucune introduction n’a eu lieu sur Euronext Paris. Cette paralysie ne traduit pas un manque de projets, mais un arbitrage rationnel en faveur d’autres modes de financement : crédits, obligations, etc. Les incertitudes budgétaires et fiscales ont pu dissuader néanmoins certaines entreprises à se lancer dans des opérations d’émissions d’actions.

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