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Quel coût pour le confinement acte II ?

Economie 9 novembre 2020

Après un bon troisième trimestre, +18,2 %, la France est, à nouveau, avec un deuxième confinement, à une rechute de son activité économique. La Banque de France estime que le recul d’activité devrait atteindre 12 % en novembre, cette prévision étant un peu plus faible que celle du Ministère de l’Economie (-20 %). L’une comme l’autre ne prennent pas en compte le maintien éventuel d’un confinement en décembre qui aurait des effets bien plus importants par effets cumulatifs et par le fait que la fin d’année est pour de nombreux secteurs cruciale pour la réalisation du chiffre d’affaires.

En octobre, l’activité était en retrait, en France en raison du durcissement des mesures sanitaires et du poids des incertitudes économiques. Au niveau de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production était, en octobre de 73 %, contre 79 % avant la crise. Avant le confinement, une légère progression est observée dans l’automobile (de 71 à 73 % de septembre à octobre). La fermeture des concessions si elle perdurait devrait provoquer l’arrêt des sites de production et donc se traduire par une forte montée du chômage partiel dans ce secteur. Dès le mois d’octobre, la production chimique était orientée en baisse (de 77 à 75 %), tout comme celles de la métallurgie (de 67 à 66 %) et de l’habillement (de 69 à 68 %).Si l’industrie pharmaceutique fonctionne à plein régime (taux d’utilisation des capacités de production de 81 %), en revanche le secteur aéronautique à 65 de ses capacités. Avant le deuxième confinement, la situation dans les services était très diverse en fonction des secteurs. La restauration et l’hébergement étaient en net sous-activité (47 % de l’activité normale pour l’hébergement et 62 % pour la restauration en octobre), l’édition, les services d’information ou les activités juridiques et comptables avaient retrouvé un niveau normal. Au total, les services marchands fonctionnaient à 87 % en octobre, contre 89 % en septembre. Dans le bâtiment, l’activité était, en octobre, proche de la normale.

Dans le cadre de l’enquête mensuelle de la Banque de France, les chefs d’entreprise ont fait part, en octobre, que leur trésorerie se dégradait et qu’elle était inférieur à son niveau d’avant crise.

Avec le reconfinement, les chefs d’entreprise s’attendent à une chute d’activité pour le mois de novembre. Le repli serait modéré dans l’industrie et le bâtiment et serait beaucoup plus marqué dans les services, à l’exception de certains services aux entreprises. Les effets de ce deuxième confinement seront moindres en raison de l’expérience acquise avec le premier et du fait qu’il est moins strict. Plusieurs secteurs devraient néanmoins être fortement touchés, la restauration, l’hébergement, le commerce de détail (produits non-essentiel), les transports, la location de voitures, etc. Plus le confinement durera, plus la baisse d’activité s’accentuera en raison des difficultés rencontrées pour écouler la marchandise produite.

Le deuxième confinement aura, selon la Banque de France, comme conséquence une contraction d’activité de 12 % pour le mois de novembre. Lors du premier confinement, la perte était de 31 % pour les semaines du mois d’avril.

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