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L’épargne pour la retraite, une évidence pas toujours claire pour les Français

14 février 2020

Pour les ménages, la préparation de la retraite nécessite la constitution d’une épargne. Les pensions des régimes par répartition ne constituent pas une garantie pour l’obtention d’un niveau de vie correct à la retraite. Avec le débat sur la retraite qui a été engagé depuis plus de deux ans, la question du pouvoir d’achat après la fin de l’activité professionnelle constitue un point majeur de sensibilité au sein de l’opinion publique.

Selon l’étude de l’AMF réalisée en septembre-octobre 2019 par l’institut Audirep auprès d’un échantillon de 1 200 personnes représentatif de la population française, le montant moyen épargné par les Français pour la préparation de leur retraite s’élevait à 2 300 euros par an (100 euros de plus que l’année précédente).

Même si les Français disposent d’un patrimoine de 11 000 milliards d’euros, la moitié des actifs pensent que leur épargne ne sera pas suffisante pour la retraite, tandis que 23 % considèrent qu’elle sera « suffisante », une proportion en hausse (19 % en 2018). Ce point attire deux remarques :

  • Premièrement, les retraités continuent d’épargner jusqu’à 75 ans en moyenne, par précaution ou pour leurs héritiers voire par habitude.
  • Deuxièmement, la constitution d’une épargne pour la retraite obéit, dans les faits, à des considérations patrimoniales. Peu de retraités jouent sur leur capital pour améliorer leur niveau de vie au quotidien. Les produits en rente, seuls réellement destinés à la retraite n’assurent que 2,3 % des revenus des retraités.

Si l’idée d’épargner en vue de sa retraite est amplement partagée, en revanche, près d’un actif sur deux (48 %) reconnaît n’avoir « aucune idée du montant d’épargne nécessaire » pour constituer un complément de revenus suffisant pour sa retraite.

Interrogés sur le placement considéré comme « le plus adapté pour placer son épargne sur le long terme, à 15-20 ans, pour la retraite », les Français répondent en premier lieu l’immobilier, puis l’épargne salariale et l’assurance vie en euros. Si les placements investis en Bourse (actions, obligations, fonds…) recueillent une bonne note (entre 7 et 10 sur 10) auprès de 29 % des personnes sondées, la proportion des Français envisageant un investissement en actions dans les 12 prochains mois reste limitée à une personne sur cinq (19 % en 2019).

La priorité donnée à l’immobilier confirme le caractère patrimonial de l’épargne en vue de la retraite. Ce type de placement présente cependant l’inconvénient d’être peu liquide et difficilement ajustable aux besoins de revenus quotidiens des ménages. Perçu comme valeur-refuge, l’immobilier peut faire néanmoins l’objet de fortes fluctuations. Ainsi, entre 1993 et 1997, les prix des logements parisiens avaient connu une baisse de 50 %.

Le placement retraite est par nature un placement long. Sa durée peut se compter en décennies. Les actions constituent, de ce fait, le vecteur logique de ce type de placement. Afin de surmonter les réticences des épargnants, le législateur a prévu que le nouveau Plan d’Épargne Retraite soit en gestion pilotée.

Sauf avis contraire, les gestionnaires de PER effectuent une allocation de l’épargne en tenant compte de l’âge de l’adhérent.

A lire dans le Mensuel de février du Cercle de l’Epargne

A lire dans le Mensuel de février du Cercle de l’Epargne

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